Chapitre 13: Mea culpa ou pas.
Il l'appelait, la suivait. Elle partait, le fuyait.
La peur l'englobait, les englobait. La peur de ne pas comprendre voire de trop bien comprendre.
Mais la moitié est fausse.
Une nœud se forme dans l'estomac de House alors que les larmes montent aux yeux d'Allison.
Ils se dirigent vers le parking. Il y a du monde mais ils n'en ont cure; car tout dérape; tout va mal.
Ils ont mal.
Allison!
Elle s'arrête à ce cri-là. Depuis tout à l'heure, il l'appelait comme son patron, il vient de retrouver le réflexe de l'amant. Elle pleure encore plus.
Une dizaine de mètres les séparent. House à la main libre légèrement tendue vers elle alors qu'il dit:
Ne pars pas.
Elle passe ses mains sur son visage, toujours de dos. Elle se retourne et le cœur de l'homme fait un bon. Il a mal, car elle a mal,....à cause de lui.
C'est toi qui m'avais demandé de ne pas fuir il y a quelques semaines, dit-elle en essayant de maîtriser ses sanglots.
Il a toujours la main, ouverte, tendue vers elle. Il fait un pas en avant, elle en fait un en arrière.
La main de House se ferme, puis se poing se remet le long de son corps. Ses yeux brillent alors qu'il réplique:
Et je te le demande encore et toujours. Ne fuis pas, ne pars pas.
La tête de Cameron se secoue par la négative.
Elle quitte ses yeux pour les poser par terre avant de les remonter vers lui le temps de lui déclarer:
Là...c'est toi, qui pars. Voir ailleurs même.
Il reste là. Le souffle coupé par ses paroles, celles de son cœur, son amour.
La paralysie le prend alors qu'elle a encore ses jambes et s'en sert pour s'éloigner.
De lui.
La terre se brise sous ses pieds tout comme son cœur dans sa poitrine.
Sa canne tombe à terre.
Du haut de la tour Princeton Plainsboro, Cuddy de son bureau ainsi que Stacy du bureau de House ont tout vu. Ce n'est pas de la joie qu'elle ressentent.
Loin de là.
House était assis à son piano, chez lui.
Il aurait voulu pouvoir jouer un morceaux. Nimporte lequel !
Mais il n'y arrivait pas. Depuis qu'elle est partie.
Il ne peut plus bouger, ou du moins avec difficulté.
Son verre de whisky était posé sur le rebord de l'instrument.
Il n'avait le goût de rien. Il n'était pas parti avec Lisa. Ne voir personne était peut-être son objectif.
Mais quelqu'un toqua à la porte, contrariant ses plans.
C'est ouvert!
Il ne bougerait pas, et se fiche de qui il s'agit. Que cette personne fasse ce qu'elle désire! Il n'avait plus goût à rien.
C'était une femme. Son ex-femme.
Elle entre, il relève la tête. Leurs yeux se croisent un instant comme dans le bureau, avant que Gregory ne se dérobe, honteux.
C'est elle, qu'il fuit à présent. Pourquoi?
Tout deux le savent très bien....mais il lui faut insister.
Tout va bien?
Encore une phrase vide, dont la réponse fut un haussement d'épaule de la part du néphrologue. Elle vit qu'il avait ses doigts sur les touches du piano, mais n'appuyait pas dessus.
Elle s'approcha pour s'installer à côté de lui sur le banc, elle ne le quitte pas des yeux. Lui, regarde les touches noires et blanches.
Un silence, encore une fois en une journée.
Mais aucune envie de le briser.
C'est plus un silence de réflexion qu'autre chose.
La réflexion fuse alors de la bouche de l'avocate:
Alors c'est fini?
Il savait de quoi elle parlait.
Je suis navré de dire ça. Mais c'est bel et bien la fin.
Les yeux de la femme commencèrent à briller de larmes.
House tourna enfin la tête vers elle. Elle demanda avec quelques sanglots dans la voix:
On pourra quand même....?
Mais elle n'eut le temps de finir sa phrase qu'il hocha la tête positivement. Ils continuèrent à se regarder.
Elle approcha sa tête et embrassa doucement, délicatement ses lèvres avant de poser son front sur le sien puis de se lever et partir.
C'était fini....Ils seront des amis.
De son côté, Cameron, chez elle, seule.
Pleurait.
