Chapitre 14: Moteur....Action!
Tic. Tac. Tic.
Dans la tête de House tout va à la vitesse lumière.
Il avait apprécié ce dernier baiser avec Stacy, mais à présent c'était à lui de jouer.
Il devait récupérer Allison. Le plus vite possible.
Tic, Tac, Tic.
Que doit-il faire? Commencer par où? Il ne le sait. Tout va si vite.
Ses yeux sont perdus sur le piano, ses mains toujours sur les touches.
Un son sort de l'instrument, puis cinq secondes plus tard un autre et ainsi de suite.
Ses yeux ne fixaient pas les touches mais l'instrument dans son ensemble. Do, si, la mi #, ré, la, mi bémol...
Un air totalement inventé.
Tic Tac Tic.
Un ré par-ci, un do par-là. Mi ici et fa là. Tout ses doigts accéléraient sur les gammes de cet instrument. Le rythme était encore lent comparé à la rapidité de ses pensées.
Aller chez elle? Ou ne rien faire?
S'il y allait, il y avait deux possibilités: malheur d'une fin définitive, bonheur pour un amour en retour.
Tictactictactic...
Ses doigts vont le plus vite possible sur les touches.
Si, la, ré#, fa bémol, sol, ...
Il doit aller la.
Ne pas la laisser partir comme ça. Encore une fois.
Soudain il se lève, le piano fait un bruit assourdissant et il renverse son verre qui se brise par terre.
Mais il était déjà parti.
Sa moto se gare devant l'immeuble.
House voit de la lumière, sentant l'espoir grimper jusqu'à son cœur pour s'y nicher.
A l'aide de sa canne il monta jusqu'à l'étage pour se retrouver devant la porte de son amour.
Son souffle est court voire inexistant. La peur le submerge.
C'est alors qu'un sourire apparaît sur ses lèvres quand il leva sa canne pour frapper à la porte.
Silence. Attente . Trop long. Trop longue.
Une ouverture. Une personne. Elle. Les yeux rouges. Le corps sans réelle force. De grands yeux qui s'ouvrent de surprise. Puis d'espoir, il croit.
Un ange passe, et encore.
Personne ne bouge, ils pensent, réalisent, espèrent.
Puis tout s'accélère.
La porte se retrouve fermée; Cameron dos au mur, voire même contre le mur; la canne de House au sol; lèvres contre lèvres en un baiser avide de l'autre, passionné.
Les mains de House sont posées sur le mur, bloquant l'accès de sortie de l'immunologue si elle voulait partir.
Mais elle ne partirait pas. Elle ne le voulait.
Ses mains descendent vers les hanches de la jeune femme qui a mis son bras autour de son cou.
Il l'amène, en titubant, vers la chambre.
Ils étaient installés dans le lit, tranquillement. Cameron avait une de ses jambes entre les siennes et était à moitié sur lui alors que House passait sa main de ses cheveux à son dos et vis versa.
Un silence total s'était répandu durant tout le long, juste pour savourer.
House embrassa le haut de sa tête avec tendresse avant de débuter un mot, puis une phrase:
Ne pars plus. Ne me fuis pas.
Une pause s'installa avant qu'il n'ajoute à nouveau, comme la première fois:
Je te veux toi.
Qu'est-ce qu'elle aime ces mots. Ils ont l'air si vrais! Ils sont vrais.
L'immunologue releva la tête, plongea dans l'océan de ses yeux, navigue dans cette couleur. Ses lèvres murmurent alors:
Jamais.
Avant de les poser doucement, comme une plume sur les siennes.
3-2= 1
