Coucou,
Voilà le chapitre 5 tant attendu, qui vous apportera quelques réponses mais lesquels ????
Un grand merci pour toutes vos reviews et vos encouragements.
Des gros bisous à Jess, Béa ainsi qu'aux TPA. (Sans oublier Ernest)
J'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre qui est quand même plus long et j'espère vraiment qui vous plaira.
Je dédie ce chapitre à ma petite Val que j'adore et que je remercie pour son aide
(mon dj perso).
Et qui écrit de merveilleuses fics « Le rêve d'un amour immortelle », « Le scoop de ma vie » et la traduction de « My mother's boyfriend » sous le nom de Motamot.
Bonne lecture !!!
Disclamer : Les personnages appartiennent à Stephenie Meyers.
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Chapitre 5 / Confrontations.
Chanson du chapitre: « Everybody hurts » (Tout le monde souffre) de REM.
De nos jours à Waco: 17h30
POV Emmett:
J'étais à la maison assis dans le canapé devant les informations avec une tasse de café.
Je profitais de ce moment de calme avant de partir travailler.
Je n'avais pas réussi à trouver le sommeil bien qu'hier je sois en congé avec Rose.
Notre affaire avait très bien fonctionné mais cela ne voulait pas dire que je me sentais mieux pour autant.
Mon téléphone portable sonna et je répondis de suite.
-«Allo, Quoi ? Mais que s'est-il passé ? C'est bon j'arrive !».
Je marquai un mot pour Rose qui dormait encore, ne voulant pas qu'elle s'inquiète ni qu'elle soit au courant pour le moment.
J'attrapai mes clés de voiture et appelai mon chien Seth pour qu'il vienne avec moi. De cette façon j'irais directement au travail après.
Je roulai à vive allure sur la départementale pour évacuer le stress qui ne cessait d'augmenter dans ma poitrine au fil des kilomètres. Ma tension s'intensifia quand j'arrivai face à la maison.
Je descendis rapidement de mon véhicule et pénétrai à l'intérieur du chalet.
Ma sœur était assise sur les marches de l'escalier. En me fusillant du regard, me cracha:
-«On a un souci et un gros Emmett !».
-«Qu'est-ce qui se passe Bella ?»
-«Qu'est-ce qui se passe ? Il se passe que Cullen est malade. Il à beaucoup de fièvre et je ne sais pas
quoi faire.»
Elle croisa les bras sur sa poitrine et me toisa méchamment.
Ça compliquait beaucoup les choses et j'étais complètement perdu.
-«Bon, euh ... tu lui as donné quelque chose pour la fièvre ?».
-«Évidement Emmett ! Il va un peu mieux mais je ne suis pas médecin». Me dit-elle sur un ton sarcastique.
-«Putain ! Fais chier !»
-«Ouais, comme tu dis ! Écoute, je vais faire un tour, j'ai vraiment besoin de sortir. Toute cette situation est en train de me rendre folle, je reviens dans une demi-heure.»
-«D' accord, ma puce».
Elle se précipita vers la porte et la claqua derrière elle.
Je m'en voulais de lui faire subir ça, elle était si jeune ...
Je n'étais même pas capable de prendre soin de ma petite sœur et cela me bouffait de l'intérieur.
J'essayai tant bien que mal de faire ce que je croyais juste pour sauver le peu de ce qu'ils nous restaient de famille.
Je soupirai et montai les marches jusqu'à la chambre.
Je rentrai dans la pièce et dévisageai Cullen d'un regard soupçonneux.
Bella m'avait dit que sa fièvre avait baissé et pourtant de grosses gouttes perlaient sur son visage bien rouge.
Le voyant aussi mal avec les mains liées fit ressortir aussitôt mon côté obscur.
-«Alors Cullen, prêt à rôtir en enfer ?»
Il me détailla d'un œil surpris, s'attendant sûrement à voir Jacob.
-«Qui êtes vous ?» Sa voix était faible et rauque.
-«Oh mais oui, suis-je bête, nous n'avons pas eu l'honneur de nous présenter. Toutes mes excuses Cullen.» Je me mis à rire et repris :
-«Retiens bien ce noms, Emmett Swan car il restera gravé au plus profond de ton âme et te suivra jusqu'à la tombe».
-«Emmett Swan ?» Répéta-t-il comme un automate.
-«Tu te demandes ce que tu fais ici ? Tu ne sais pas qui nous sommes, hein ? Pourtant je reste persuadé que tu sais ce qui s'est passé, n'est ce pas ?» lui dis-je en me rapprochant dangereusement de lui.
Il me regarda troublé par mes paroles et me répondit en secouant la tête :
-«Non, je vous assure que je ne sais pas de quoi vous parlez !»
«Ah oui ! Et si je te dis le mot «ACCIDENT», ça ne te rappelle toujours rien ?» Ma voix se fit plus agressive tant la rage et la haine remplissaient tout mon être.
Il était perdu dans ses pensées et ne répondit pas.
«Le samedi 14 Mars 2009 sur le carrefour Matkil (N/A : Matkil est le début de chacun des prénoms de mes fils. Mattéo et Killian) à Austin, ça ne te rappel toujours rien ?» Lui dis-je hors de moi.
-«Quoi ? Carrefour Matkil à Austin, je ne comprend pas !!!»
Je fis les deux enjambées qui me séparaient de lui et tel un démon possédé, je le frappai au visage.
-«TU NE PEUX PAS DIRE QUE TU NE T'EN SOUVIENS PAS, ESPECE DE CONNARD !!!».
Ma rage était telle que je ne contrôlais plus rien face à cet homme qui avait détruit ma vie.
Et je continuai à le rouer de coups.
-«ARRETEZ, je vous en supplie, arrêtez, ce n'est pas moi». Me supplia-t-il.
-«Ah oui ce n'est pas toi, attends je vais chercher de quoi te rafraîchir la mémoire».
Je le relâchai violemment et descendis à l'étage dans le bureau de grand-père pour chercher mon précieux sérum de vérité.
Je remontai vivement vers la chambre et balança sur le torse de Cullen mes preuves.
-«Qu'est-ce que c'est ?». Me demanda-t-il nerveusement.
-«Et bien disons des preuves irréfutables sur ta responsabilité».
-«Je ne comprends toujours pas ! Vous avez fait des recherches sur moi ? Pourquoi ?».
-«Évidement que je me suis renseigné sur toi.J'ai engagé le meilleur traqueur qui soit. Cela a pris du temps, beaucoup de temps mais la chasse à été fructueuse puisque que tu es là devant moi, enchaîné tel un animal et complètement à ma merci.».
-«Un détective privé ? Mais que vous ai-je fait pour mériter tant de haine et de mépris ?»
-«Non pas détective privé, je trouve que le mot traqueur correspond mieux surtout qu'un homme aussi haut placé que toi dans la société, grâce à son papa, brouille très bien les pistes. N'est ce pas ?». Lui répondis-je sur un ton sarcastique.
-«Mon père ? Mais qu'est ce que mon père vient faire là ».
-« Lui rien du tout, par contre TOI, il est grand temps que tu passes à table et que tu prennes tes responsabilités face à l'accident ».
-« Ecoutez, j'ai bien eu un accident ce jour là mais à quelques rues du carrefour Matkil. Je me suis réveillé à l'hôpital avec un bon traumatisme crânien et j'ai demandé ce qui s'était passé. Ils m'ont expliqué que les pompiers m'ont récupéré dans le fossé et que j'était seul ». Me répondit-il désespéré.
-« Non, mais tu te fous de moi Cullen ! J'ai la preuve dans ce dossier que c'était bien toi qui était au volant le soir de l'accident. J'ai aussi un témoin qui a noté ta plaque d'immatriculation lors de ton délit de fuite ».
Il me regarda. Un mélange de fureur, de peur et d'incompréhension se lisait sur son visage.
-« Délit de fuite ? Ça n'a aucun sens ce que vous dites. »
-« Non tu as raison Cullen, ça n'a aucun sens et tu es juste ici pour que l'on puisse s'amuser avec toi en tant qu'esclave et boire ton sang. Non mais franchement tu t'es cru dans New Moon ? Tu m'as pris pour un volturi ?
Je suis peut-être fou mais je ne kidnapperais pas une personne juste pour le plaisir. » Lui répondis-je
railleur.
-« Très bien, alors dites moi ce que j'ai fait pour être ici » Me demanda t-il irascible.
-« Tu es entré en collision avec mon véhicule ce soir là, a commis un délit de fuite et résultat, tu as
détruit 7 vies sur ton passage. Ça te va comme réponse ? » Répliquai-je avec agressivité.
-« Non, mais vous êtes complètement taré ! Je n'ai rien fait et je veux rentrer chez moi maintenant ».
-« Oh non, tu ne vas aller nulle part, je va… ».
Je ne pus finir ma phrase car Cullen hurla et se débattit férocement avec les menottes.
-« JE N'AI RIEN FAIT, LAISSEZ MOI PARTIR .DES ABEILLES ? POURQUOI IL Y A PLEIN D'ABEILLES. AHHHHHHHH, JE SUIS ALLERGIQUE. »
-« Hein ? Quoi ? ». Il est devenu complètement fou.
La porte de la chambre s'ouvrit violement sur ma sœur.
-« Emmett, qu'est ce que tu lui as fait ? ».
-« Mais rien, j'essayais de le faire avouer et il a commencé à délirer. »
-« Ah oui et ses coups sur son visage, DEGAGE DE LA EMMETT !!! »
Je regardai ma sœur, blessé par son rejet, s'avancer vers Cullen en essayant de le calmer en murmurant des paroles réconfortantes et en lui administrant un calmant.
Cullen se détendit, fixant ma sœur comme si c'était une déesse et lui dit :
-« Oh un ange ! C'est Cassie qui t'a envoyé merveilleux petit ange ? » Lui demanda t-il en souriant.
Je me figeai à ce nom et me dépêchai de sortir de la chambre.
Est-ce que je pourrais me pardonner un jour ce que je suis en train de faire ?
POV Esmée :
Austin/Texas le 12 Novembre 2009. 9H30
J e fis inlassablement les cent pas dans le salon en ne cessant de recomposer le numéro de mon fils qui était toujours injoignable.
Je ne comprenais pas. Il n'était pas à l'étage dans sa chambre, son lit n'avait pas été défait et sa voiture n'était pas dans le garage.
J'avais appelé sa secrétaire Leah pour avoir mon fils mais celle-ci me précisa qu'Edward n'était pas à l'entreprise et qu'il était parti tard hier soir selon le registre du gardien.
Je devais passer pour une mère surprotectrice et envahissante alors que mon enfant était un adulte de 26 ans. Mais j'avais des raisons de m'inquiéter lorsque je voyais ma chair et mon sang se détruire la santé dans l'alcool, se refusant à vivre et survivant tel un zombie depuis bientôt 1 an.
Et ce matin en me levant, j'eus cette sensation étrange que cela ne tournait pas rond.
Plus les heures passèrent et plus mon angoisse et mes doutes s'installèrent au plus profond de mon être.
Mon instinct de mère me disait que mon enfant n'était pas en sécurité, qu'il s'était passé quelque chose.
Carlisle descendit l'escalier en m'observant tendrement et vint m'enlacer.
Je profitai de cette étreinte pour calmer mes craintes auprès de mon mari, mon roc.
Ma famille était tout pour moi et je serais prête à donner mon âme pour chacun de ses membres.
-« Hey, ma puce calme toi, je suis sûr qu'Edward va bien et qu'il est sans doute endormi chez un ami. »
Je relevai la tête vers mon époux qui malgré ces paroles réconfortantes, ne soulagea pas mes peurs.
-«Carlisle, je sais pas comment te l'expliquer mais j'ai cette sensation que mon bébé n'est pas en sécurité ». Je m'écroulai sur son torse pour éclater mes sanglots.
-« Chut, mon amour. Ce n'est pas la première fois qu'Edward découche et c'est un adulte qui n'a pas de compte à nous rendre.
-« Je le sais Carlisle mais même si notre fils est un adulte, il est irresponsable et n'est plus conscient de ce qu'il fait une fois qu'il est ivre. J'ai peur. Imagine qu'il ait eu un accident de voiture ou un malaise ou qu'il se soit réveillé complètement désorienté ou… » . Il ne me laissa pas finir ma phrase.
-« Arrête de voir le mal partout et il est encore trop tôt pour s'inquiéter, d'accord ? » Me dit-il les mains sur mes joues en me fixant de ses magnifiques yeux bleus.
« Oui, tu as raison, je sais que j'ai tendance à exagérer avec Edward mais… il… n'est plus le même et j'ai peur qu'il … fasse … une bêtise. » Lui répondis-je entre deux sanglots.
« Bon écoute je suis sûr que tout va bien et pour te rassurer je vais appeler tous les hôpitaux avant de partir. D'accord ? ».
«D'accord, merci. Tu dois vraiment partir à l'entreprise après ? ».
« Oui, je suis désolé ma puce mais j'ai une réunion très importante ce matin et je ne peux la repousser. Mais par contre je reste joignable sur mon portable et au moindre souci, tu m'appelles. »
Je n'avais vraiment pas envie de me retrouver seule mais chacun devait vaquer à ses obligations professionnelles.
« D'accord, je vais travailler de la maison aujourd'hui en attendant Edward. »
Il soupira et m'embrassa tendrement sur les lèvres.
-« Ok. Bon je vais passer les coups de fils. » Il sortit pour se diriger vers son bureau me laissant seule.
Je décidai de sortir les croquis que j'avais commencé pour un client afin de refaire la décoration de son loft pour m'occuper l'esprit et les mains.
J'avais crée ma propre agence d'architecte en décoration depuis 10 ans et elle marchait à merveille.
J'étais très fière de pouvoir dire que c'était moi qui avais refait toute la décoration de notre maison ainsi que celle d'Alice et de Jasper et aussi celle qu'Edward avait avec … pff, ça suffit Esmée. Tu te fais du mal avec le passé.
Je tentai de sortir de mes pensées douloureuses pour me concentrer sur mon dossier.
Au bout de trente minutes, mon mari réapparut à mes côté.
-« Alors ? » Lui demandais-je angoissée.
-« J'ai appelé tous les hôpitaux et ils n'on enregistrés personne du nom d' Edward Cullen. C'est une bonne chose. J'ai laissé mes coordonnées au cas où mais je pense que notre fils va rentrer bientôt sain et sauf, crois-moi ». Répondit-il en souriant.
-« Tant mieux ».
Je lui souris mais je n'étais pas pour autant rassurée. Bien sûr, que j'étais contente qu'Edward ne fasse pas partie des patients mais cette boule ancrée au fond des mes entrailles ne disparaissait pas pour autant. Je préférai me taire face à mon époux qui lui aussi était inquiet même si il ne laissait rien paraître devant moi.
-« Bon, je vais y aller ma puce. Tu m'appelles si tu as des nouvelles. »
-« Oui, bien sûr mon chéri ».
Il se pencha, m'embrassa et me murmura un « je t'aime. »
-« Moi aussi je t'aime, à ce soir. »
Il se redressa et attrapa sa mallette afin de sortir de la maison.
Le silence s'installa et se fit pesant.
Je ne supportai plus d'être seule dans cette grande maison à présent si froide alors qu'avant, elle était remplie d'amour, de cris d'enfants, de joie qui la rendaient si chaleureuse et conviviale.
Mais c'était il y a longtemps.
J'attrapai mes affaires et mon manteau pour me refugier à l'agence et être entourée par mon équipe, oubliant ainsi mon mal- être pour quelques heures.
Avant de refermer la porte d'entrée, je regardai une dernière fois le salon mais surtout le fauteuil où Edward aimait s'installer en espérant le retrouver là ce soir.
Alors ? Une reviewrob pour me dire si vous avez appréciés ou non ce chapitre.
Pour toutes reviews faite, un teaser du prochain chapitre !!!
Robisous.
Cindy
