Coucou,

Je suis très heureuse de vous retrouvez pour ce nouveau chapitre qui je l'espère vous permettra d'y voir plus clair ou pas. Lol

Je tenais principalement à remercier ma petite Béa qui m'a beaucoup aidé et soutenu pour ce chapitre pas très facile à écrire. Alors merci infiniment.

Et je tenais aussi à dire un grand merci à Lu et Cathou pour leurs si gentilles et longues reviews à chaque chapitre. Merci les filles, vous êtes des amours et votre soutiens me touche énormément.

Bref, place au chapitre et bonne lecture.

Chapitre 11 : Prendre conscience.

De nos jours, Lorena, 8me jour d'enlèvement.

POV Edward :

J'avais écouté son histoire sans l'interrompre et j'étais vraiment choqué par ses révélations.

Je ne pouvais pas être le responsable de toutes ces vies détruites, non ce n'était pas possible.

Elle ne m'avait pas regardée une seule fois, débitant son récit en observant le sol.

Des larmes coulaient le long de ses joues et la douleur se reflétait sur son visage.

Elle avait l'air si fragile, presque cassable assise sur cette chaise, balançant son corps d'avant en arrière, comme pour s'échapper de ce gouffre qui se creusait inexorablement.

Je connaissais cette douleur pour l'avoir également vécue et même encore aujourd'hui, elle perdurait. Seulement, j'étais seul responsable et coupable de ma propre souffrance.

Je n'avais pas pu créer un accident et m'enfuir en laissant ces gens au milieu de la route, blessés.

Je me rappelais avoir bu plus que de raison ce soir là. C'était l'anniversaire de ma fille, elle aurait eu 3 ans ce jour là, le 14 mars.

J'étais seul chez moi, allongé dans le lit de ma fille avec sa peluche serrée contre mon visage. Son odeur commençait déjà à disparaître et ça me rendait fou. Cela ne faisait pourtant que 3 mois que je l'avais enterrée, seulement 3 petits mois. Malgré tout, la douleur était tellement vive que j'avais l'impression que c'était hier. Ne plus sentir son odeur, sa chaleur, ne plus entendre son rire, me détruisait un peu plus chaque jour.

J'étais resté plusieurs heures dans son lit, replongeant dans tous ces souvenirs, recroquevillé sur le côté, en essayant de capter la chaleur de ma fille trop tôt disparue. Mais le lit resterait froid et vide à jamais. Ma fille et elle ne me dirait plus :

-« T'aime papa ».

-« Mon dieu si tu savais comme tu me manques ma puce, je t'aime tellement Cassie, Cassie ».

J'avais éclaté en sanglot et ma peine s'était transformée en rage. J'avais tapé violement dans l'oreiller en hurlant. Je ne pouvais plus supporter tout ce poids et j'étouffais dans ma propre maison. C'était trop dur de vivre sans elle, dans cette maison, où chaque pièce me la rappelait.

A bout de force à cause de mes nuits sans sommeil et de mon corps imbibé par l'alcool pour tenter d'atténuer la douleur trop forte, je ne voulais plus vivre dans ce monde trop cruel, sans elle, sans ma vie…

Je voulais la rejoindre. Ce soir là, je voulais mettre fin à ma vie pour abréger mes souffrances.

Inconscient de mon état d'ébriété et de ma fragilité émotionnelle, j'attrapais mes clés de voiture et m'engouffrais dans celle-ci. Je roulais sans but, faisant défiler les paysages rapidement.

Je ne ressentais plus rien, juste que je me rapprochais de ma fille, accélérant toujours plus, beaucoup plus.

Je serrais la photo de ma fille dans ma main, elle souriait à la vie, belle comme un cœur.

-« J'arrive ma puce. Cassandra, papa arrive ».

Je resserrais mes mains sur le volant et mon pied s'enfonçait sur l'accélérateur.

Je ne savais pas où j'étais et je m'en fichais éperdument. Tout ce que je voulais, c'était rejoindre mon bébé. Un sourire s'élargit sur mon visage, le premier vrai sourire depuis 3 mois.

Et mes souvenirs s'arrêtaient là, je ne me rappelais de rien de plus.

Je savais que j'avais eu un accident à quelques kilomètres du carrefour de Matkil et que j'étais seul dans mon véhicule.

Je ne me souvenais de rien de plus, c'était le trou noir.

Et si par mon envie de me tuer avait également privé de vie toutes ces personnes ? Mon dieu, faite que ce soit une erreur, par pitié.

Je ne voulais pas être le responsable de cette immense douleur sur le visage de cette jeune femme, mon Ange, Isabella. Je ne le supporterais pas.

Lorsque je lui avais affirmé être sincèrement désolé pour sa famille, elle avait levé les yeux vers moi et son regard m'avait transpercé le cœur tant la douleur et la détresse s'y lisaient.

J'avais beau essayé de me rafraîchir la mémoire, rien à faire. Aucun souvenir ne se dévoilait. J'avais besoin de certitude, comme être sûr que c'était bien moi au volant de cette voiture, percutant la leur. Je ne doutais pas du récit de Bella mais peut-être que finalement c'était une autre personne, un autre véhicule.

Et elle m'asséna cette phrase, son regard planté dans le mien :

-« Je le sais car si tu es là, c'est à cause de moi ».

-« Quoi ? Mais … J…je ne… Comprends pas ». Lui répondis-je sous le choc.

-« Disons que je ne m'en suis rappelée il y a peu de temps ».

-« Mais de quoi ? ».

-« De ton numéro d'immatriculation ».

-« Mon … numéro… mais pourquoi seulement maintenant ? ». J'étais complètement abasourdi par ce qu'elle venait de me dire.

-« Lorsque nous avons eu l'accident, j'avais noté mentalement ton numéro d'immatriculation au moment de ta fuite. Mais j'étais tellement anéantie par la mort de mes parents et en état de choc que j'ai enfoui inconsciemment ce détail en moi. Pendant plusieurs semaines, j'ai refusé de manger et de parler. Dès que je fermais les yeux, je revoyais toute la scène, ce sang, le corps de mes parents. Mes cauchemars étaient de plus en plus violents et je refusais d'y faire face, préférant les calmants ou les cachets pour dormir et éviter ainsi la férocité de ces images.

Grâce à l'aide de ces médicaments destinés à m'anesthésier complètement l'esprit, j'ai pu me relever et aider mon frère Emmett et sa femme Rosalie. Je n'avais pas le choix, il fallait que je m'occupe d'eux.

La convalescence de mon frère fut longue. Entre les opérations et la rééducation, je n'avais pas le temps de penser.

Ma belle-sœur a été placée en psychiatrie pendant de longue semaine suite à la perte de son enfant.

Bref, je n'avais plus de temps pour moi, pour réfléchir, pour mes études. Je devais prendre soin d'eux. »

-« Bella, je suis tellement désolé pour toi et ta famille. Tu as traversé tellement d'épreuve seule. Je… ». Je n'arrivais pas à réaliser ce qu'elle venait de me dire. La seule chose que je retenais était ma responsabilité dans toute cette affaire et le refus de mon cerveau de se rappeler de cette nuit d'horreur. J'étais un monstre et ne méritais pas de vivre.

-« J'ai fait ce que j'avais à faire ». Me répondit-elle froidement.

-« Je n'arrive pas à croire que ce soit moi qui ait fait ça ! Il n'y a pas eu d'enquête ? ».

-« Si mais comme à l'époque je ne me rappelais de rien, l'enquête n'a pas abouti faute de preuve et a été classée sans suite ».

-« Et depuis quand tu te souviens ? ». Lui demandai-je, pas certain de vouloir connaître la réponse.

-« Depuis fin Septembre. Quand j'ai repris les cours, j'ai diminué mon dosage pour pouvoir étudier.

Et de ce fait, ayant l'esprit plus clair, mes cauchemars ont repris me dévoilant ce que je cherchais à oublier « toi » ou plutôt la plaque d'immatriculation de ta voiture grise ».

-« Pourquoi je ne me rappelle de rien ? ».

-« Beaucoup de chose peuvent faire que ton cerveau refuse de te dévoiler la vérité comme L'alcool, un accident, un choc. Je ne sais pas. Peut-être que ton sevrage va-t-il pouvoir t'aider à éclaircir toute cette affaire. »

-« Oui, de toute façon peu importe je suis un homme mort ».

-« On ne cherche pas à te tuer ! ».

-« Ah oui. Pourquoi suis-je ici alors ? Je devrais être dans le couloir de la mort pour ce que j'ai fait. Comment puis-je continuer à vivre avec un tel fardeau ? »

-« Ce n'est pas ta mort que nous souhaitons. Je veux dire que nous avions besoin de preuves, de tes aveux pour pouvoir rouvrir le dossier du décès de mes parents. Nous avions besoin de savoir le nom de la personne qui avait fait ça. C'est pour cette raison ça que mon frère, suite à ma révélation, a préféré faire appel à un détective plutôt qu'à la police pour te retrouver. C'est pour cela que je suis responsable si tu es là, c'est de ma faute. Jamais je n'aurais imaginé que ça irait aussi loin. Tu mérites d'aller en prison, mais pas de mourir. Je suis contre la peine de mort. Mon métier est d'aider les gens. Je ne peux cautionner ce genre de pratique. »

Je regardais cette jeune femme que j'avais brisée par ma bêtise. Sa force de caractère m'impressionnait. Elle était si jeune et tellement mature par les épreuves traversées.

Je ne doutais pas de son récit et en même temps, mon amnésie m'empêchait de réaliser pleinement ce que j'avais fait.

-« Je détruits tout sur mon passage. Si seulement j'avais pu mourir comme je le souhaitais et surtout ce soir là. » Je déglutis difficilement en repensant à ma petite fille que j'avais voulu rejoindre, tant la douleur était invivable. Les larmes me montaient aux yeux.

-« Quoi ? Tu voulais mourir ce soir là ? Pourquoi ? »

-« Oui j'avais décidé de rejoindre ma fille et à la place j'ai tué des gens innocents ».

Elle me regardait complètement choquée et je laissais mes larmes s'échouer sur mes joues.

-« Ta fille ? Ta f… fille … est …morte ? ».

-« Oui le jour de l'accident c'était son anniversaire et elle aurait eu 3 ans. Elle est morte … 3 mois plus tôt. »

-« Cassie ? »

-« Oui, Cassandra Cullen. »

Alors ? Je veux tout savoir sur vos impressions de ce chapitre.

Merci de continuer à me mettre en alerte et surtout de me faire une reviewrob pour que mon envie d'écrire cette histoire se poursuive…

RDV normalement dans 15 jours.

Robisous.

Cindy

Je vous souhaite une très belle année 2010 !!!