Coucou tout le monde !

Chaud devant un nouveau chapitre en livraison express pour mes très patients lecteurs.

Et pour vous remercier de votre attente, de votre soutien et surtout de continuer à me lire, voici un très long chapitre (13 pages, gloups) remplit de suspenses, de révélations et de tendresses…

Je vous remercie encore une fois pour tout. Vous êtes adorables.

Bon place au chapitre car le programme est bien chargé, Bonne lecture !

Chapitre 17 : Passé, présent et futur ?

POV Rosalie :

Je regardai cette petite clé entre mes doigts qui détenait je l'espérais, notre porte de sortie vers la vérité et peut-être aussi vers notre nouvelle vie.

Je me tournai souriante face à Emmett et Jack qui me regardaient comme si je détenais le St Graal.

-« Elle vient d'où cette clé ma puce ? » Me demanda mon mari.

-« Je ne sais pas de quelle gare il s'agit mais je peux te certifier que la clé provient d'une consigne à la gare routière. Mon père partait régulièrement en déplacement et il disait souvent qu'il laissait des affaires importantes là-bas. Selon lui, beaucoup plus sûr et discret qu'un coffre fort de banque. » Lui répondis-je.

-« Je reconnais bien là ton père ». Rigola Emmett.

-« Et bien au moins, nous savons où chercher, c'est déjà ça. Tu sais combien de gare il y a au Texas ? Car elle peut être située dans n'importe quelle ville. » Questionna Jack.

-« Je ne sais pas du tout. Je vais regarder sur Google. » Lui répondis-je en m'installant devant mon pc portable afin de ne pas perdre de temps. Je l'allumai et tapai ma recherche sur celui-ci.

-« Il vaut mieux qu'on réduise le périmètre sinon ça va nous prendre des semaines ». Souffla Emmett.

La liste était longue et décourageante. Je ne voulais pas me laisser abattre, souhaitant plus que tout que l'ancienne Rose refasse surface, certes plus entière et fissurée que par le passé mais en vie et prête à se reconstruire auprès de son mari.

-« Je pense qu'il faut que l'on commence par la gare d'Austin et celle de Dallas. Ce sont des grandes villes. Il y a énormément de passages et les gens ne prêtent pas attention à ce qui s'y passe. C'est Plus discret qu'une petite ville où tout le monde se connait. » Répondis-je enthousiaste.

-« Waouh les blondes ont un cerveau. Je suis impressionné. » Ironisa Jacob avec un sourire taquin.

-« Va te faire foutre peau rouge ». Lui répondis-je sur le même ton.

-« Tu m'as manqué blondie ». Jacob s'approcha de moi et me fit un tendre baiser sur la joue. Je lui souris en réponse, lui faisant comprendre que lui aussi m'avait manqué mais je ne lui avouerais jamais directement. Mon mari nous regardait et dans ses yeux je vis de la joie, de la tendresse et de la fierté. Je lui souris et il me murmura un « je t'aime ».

Mon cœur se gonfla d'amour pour cet homme qui était toute ma vie. Je n'avais peut-être pas tout foutu en l'air.

-« Bon, on ne devrait ne pas perdre de temps et commencer par Dallas. » Emmett avait retrouvé son visage grave et inquiet. Je savais que tant que nous n'aurions pas de nouvelles de Bella, il n'irait pas bien et moi non plus. Je me levai et allai chercher mon sac.

Le trajet vers Dallas fut long et non concluant. Nous n'avions pas trouvé la consigne qui portait le même numéro que la clé. Nous avions demandé au guichet information qui nous avait confirmé que c'était bien une clé de consigne mais pas pour cette gare.

Nous nous dirigions vers notre deuxième option en espérant que ce soit la bonne sinon nous passerions des semaines à faire chaque gare de chaque ville. Le silence régnait dans l'habitacle, tous anxieux de ce que nous allions trouver. Je voulais rester positive mais à l'approche de notre destination, la peur reprit le dessus. Emmett se gara au parking souterrain de la gare. Nous nous dirigeâmes tous les trois vers l'ascenseur. Emmett attrapa ma main et entrelaça ses doigts aux miens. Je souris à son attention qui me réconfortait.

Après une montée rapide, nous arrivâmes vers le hall de la gare où les gens fourmillaient dans tous les sens. Emmett nous dirigea directement vers les consignes un peu à l'écart. J'avais oublié qu'il connaissait l'endroit comme sa poche faisant des allers-retours régulièrement pour rentrer voir ses parents à Austin quand il était à la fac. A ce souvenir mon cœur se serra. Charlie et Renée étaient des gens d'une gentillesse et d'une générosité rare qui m'avaient accueillie chez eux très chaleureusement. Je sentis Emmett se tendre et laissais mes pensées s'évaporer. Je le regardais pour voir ce qu'il avait et je vis qu'il fixait quelque chose qui retenait toute son attention. Je suivis son regard et écarquillai les yeux sur ce que j'avais devant moi. La consigne qui portait le numéro de la clé.

-« Nous y voilà » Nous dit Emmett.

-« Au moins, nous avons trouvé rapidement » Lui répondit Jacob.

Quand à moi, j'étais paralysée par la peur de ce que nous allions y trouver mais surtout par le fait que Laurent n'avait pas menti à Emmett.

-« Rose, la clé ma puce s'il te plait ». Me pressa Emmett. Toujours silencieuse, je sortis la clé de mon sac et la tendis à mon mari. Je n'avais pas le courage de l'ouvrir. Il lâcha ma main et inséra la petite clé dans la serrure. Comment une consigne pouvait-elle autant signifier pour notre futur ? Mon cœur battit la chamade à l'ouverture de celle-ci. Emmett ramassa plusieurs dossiers et effet personnels à l'intérieur. Il les feuilleta rapidement avant de s'arrêter sur un dossier sur lequel était inscrit « Edward Cullen/Swan ». Je soufflais fébrilement à la découverte de ces noms. Nous y étions, nous allions enfin découvrir les réponses aux énigmes de toute cette sombre histoire. Je me tournai vers Jake tout aussi impatient de découvrir le fin mot de l'histoire. Je distinguai par-dessus son épaule un homme qui nous observait non loin de nous. Je me faisais sûrement des idées mais cet homme d'une carrure imposante avait l'air de nous surveiller. Son regard me mettait mal à l'aise et ne m'inspirait pas confiance. Il fallait que nous partions d'ici et rapidement.

-« Emmett, ne te retourne pas mais on nous observe et je n'aime pas ça. Allons nous en ». Murmurai-je.

Il porta un regard discret vers l'inconnu et mit rapidement les dossiers dans sa sacoche. Il me prit la main pour nous diriger d'un pas rapide vers l'ascenseur , Jacob nous suivant.

J'avais peur, très peur même. Mes jambes tremblaient et des questions se bousculaient à une vitesse folle dans mon cerveau. Nous arrivâmes au parking et je me sentis un peu mieux dans l'habitacle réconfortant de la voiture. Personne n'osait parler. Nous retrouvâmes la lumière du jour à la sortie du parking et nous soufflâmes tous de soulagement.

-« Putain mais c'était quoi ce bordel ». Demanda Jacob.

-« Je n'en sais rien mais cela ne m'inspire rien de bon ». Répliqua mon mari en regardant dans le rétroviseur régulièrement.

Nous avions décidé de ne pas retourner au chalet à Lorena mais plutôt d'aller à notre maison.

Lorsque nous arrivâmes, les garçons vérifièrent qu'on ne nous avait pas suivis.

Je m'engouffrai dans la chaleur réconfortante de mon chez moi et allai nous chercher trois bières au réfrigérateur. Je les tendis aux garçons qui étaient installés au salon avec les dossiers éparpillés sur la table basse.

-« Alors ? » Demandai-je

-« Merci ma puce. Je n'ai pas vu tous les détails mais il semblerait que Cullen soit bien innocent de l'accident. Il a dit la vérité. »

-« Putain ! On est dans une sacrée merde. » Répliqua Jake.

-« Mais comment est-ce possible ? C'est bien Laurent qui avait fait les recherches ? ». Le questionnai-je.

-« Oui. Sauf que celui-ci n'a apparemment pas eu le choix. Ce sont des personnes très hautes placées qui ont demandées à Laurent de désigner Cullen comme coupable. Ils ont fait des recherches sur nous. Ils pensaient sûrement que nous allions nous venger ou le faire mettre en prison pour avoir provoqué la mort de notre famille. »

-« Mais tu te rends compte Emmett, nous avons accusé un homme, l'avons enlevé et séquestré et tout ça pourquoi ? Pour rien. Mon dieu, nous avons fait tellement d'erreur que je ne pourrai jamais me le pardonner.

-« Nous ne le savions pas Rose ». Me murmura Jacob.

-« Parce que tu crois que ça va réparer tout le mal qu'on a pu lui faire. Cet homme ne méritait pas tout cet acharnement sur lui ». J'éclatai en sanglot trop honteuse de toute cette histoire. Emmett me prit dans ses bras.

-« Pourquoi tout ça ? » Demanda Jacob.

-« Cullen est visé dans toute cette histoire, les personnes qui cherchent coûte que coûte à le faire plonger ne veulent que vengeance. Mais de quoi ? ».

-« Qui peut bien faire ça ? ». Lui demandai-je

-« Il y a un nom sur le dossier, je vais voir si je peux en savoir plus. » Nous annonça Emmett

-« Qui serait capable de s'acharner autant sur un homme sans qu'on ne le soupçonne ? » Demanda Jack

-« Quelqu'un de très puissant et prêt à tout ». Révéla Emmett.

-« Mon dieu Bella ! Bella est en danger ! ». Lui hurlai-je

-« Il n'y a pas qu'elle ».Répliqua Jacob.

POV Bella :

La tête me tournait tellement c'était bon d'être dans ses bras, de nous embrasser à en perdre haleine comme des adolescents lors de leur premier baiser. C'était fort, intense et d'une infinie tendresse.

Jamais je n'avais échangé ce genre de baiser ou toutes les émotions sont multipliées par dix.

Mon corps répondait au sien collé contre le mien. La douleur au niveau de mon bas ventre, se transformait en milliers de papillons heureux d'être enfin libérés. Nos gémissements de plaisir traduisaient un total abandon l'un envers l'autre.

Je n'arrivais pas à nommer mon ressenti en cet instant mais j'étais certaine de me sentir bien, heureuse et vivante auprès de lui.

Je pensais ne plus être capable de ressentir de telles émotions après toutes ces épreuves mais je me trompais.

Ce qui me surprenait plus que tout fût que mes sentiments croissent pour cet homme si fragile et blessé par la vie alors que nous avions projeté sur lui tant de haine et de rancœur.

Cet homme présent à mes côtés avait décidé de rester avec moi contre toute attente. Pourquoi ? Je ne le savais pas. Tant de question demeurait sans réponse.

J'étais troublée par sa dernière phrase « Je ne peux pas laisser mon ange » Quel ange ? Moi ? Certainement pas après ce que je lui avais fait.

Edward s'écarta doucement de moi pour nous permettre de pouvoir remplir nos poumons d'air.

Il emprisonna mon visage de ses mains et je me noyais dans ses émeraudes.

-« Bella, je ne peux et ne veux pas te quitter. »Sa voix trembla sous l'émotion.

-« Pourquoi fais-tu ça Edward ? Je ne comprends pas. »

-« Je ne peux pas t'expliquer ce que je ressens. Tout est encore confus dans mon esprit. Mais je sais que je veux rester auprès de toi. Je me suis senti tellement vivant dans tes bras à t'embrasser. Les sentiments que je croyais enfouis au fond de moi refont surface. Je ne veux pas les perdre, je ne veux pas te perdre toi. Peu importe que tu penses être un monstre pour m'avoir fait subir certaine chose car c'est totalement faux. Tu m'as sauvé Bella et de plusieurs manières.

Tout ce que je te demande c'est de nous laisser du temps, le temps d'apprendre à nous connaître.

Nous avons besoin tous les deux de nous reconstruire et de panser les blessures de notre cœur même si les entailles sont très profondes .Je pense que tu es mon remède. J'espère que tu seras d'accord avec ça. » Il souriait à cette dernière phrase.

Je n'en revenais pas de ce qu'il venait de me dire. C'était tellement beau et profond.

Je ne savais pas si j'étais capable de pouvoir me pardonner pour ce que j'avais fait subir à cet homme, m'ouvrir à lui et de vivre tout simplement.

Mais en même temps je ne pouvais ignorer mes sentiments lorsque j'étais près de lui.

Plusieurs éléments semaient le doute dans mon esprit concernant un possible avenir avec lui, le principal étant, « il est marié ».

-« Je…je…ne sais pas Edward ». Lui répondis-je paniquée.

-« De quoi as-tu peur Bella ? Nous n'avons plus rien à perdre, il me semble non ? ».

-« Moi non mais toi oui »

-« Et quoi donc ? ». Il était surpris

-« Ta femme ». Lui répondis-je en m'écartant de lui. Il se décomposa et sa main fourragea dans ses cheveux nerveusement.

-« C'est vrai mais tu ne connais pas l'histoire » Il voulut me prendre la main mais je l'enfonçai dans les poches de ma veste.

-« Tu ne peux pas me dire toute ces choses sur nous en l'oubliant. Je ne suis pas ce genre de femme ». J'étais à présent en colère contre moi pour m'être laissée aller ainsi avec lui. J'étais en colère après lui pour m'avoir dit toutes ces belles paroles alors qu'une madame Cullen l'attendait quelque part.

-« Ecoute Bella, je sais que nous avons besoin de parler de tout ça mais pas ici. Tout ce que je t'ai dit était sincère ». Il avait l'air tellement blessé en cet instant. J'avais envie de le croire mais la peurd'avoir mal et d'être abandonnée refit surface.

-« Tu n'as rien à faire ici Edward, ta place est auprès de ta femme. Elle doit s'inquiéter pour toi de ta disparition. Va la rejoindre ». Dire ces quelques mots me fit mal.

-« Elle ne m'attend pas ». Ses yeux étaient remplis de tristesse.

-« Quoi ? »

-« Je te promets de te le dire mais pas ici. Viens, ne restons pas là, il va pleuvoir »

Je ne bougeai pas trop stupéfaite. Ça voulait dire quoi tout ça ?

-« S'il te plait, viens et tu sauras tout »Il me suppliait du regard.

-« Bon d'accord et où va-t-on ? »

-« Dans un de mes appartements ». Il me guida jusqu'à la voiture et nous parcourûmes le chemin jusqu'à chez lui en silence.

Nous arrivâmes devant un immeuble moderne. Edward entra dans un parking souterrain et il se gara devant un emplacement où son nom était inscrit. Il descendit du véhicule et je le suivis mais je m'arrêtai trop stupéfaite par ce que j'avais devant moi. Edward revint vers moi.

-« Qu'y a-t-il Bella ? ».

-« Toutes ces voitures sont à toi ? » Lui demandai-je en lui indiquant les véhicules garés.

-« Oui, elles sont toutes à moi. Tu t'intéresses à la mécanique ? » Il haussa un sourcil moqueur.

-« Non pas vraiment mais quand même six voitures pour un seul homme ça fait beaucoup ».

-« En effet et encore tu n'as pas tout vu » Il souriait. J'aimais cet Edward taquin. Je lui souris et le suivis jusqu'à l'ascenseur.

Arrivés au dernier étage, la porte s'ouvrit directement sur l'appartement. Il était magnifique, spacieux et chaleureux, éclairé par de grandes baies vitrées et surplombait la ville.

-« Impressionnant » Lui dis-je

-« Merci mais tout le mérite en revient à ma mère, c'est elle qui à tout fait. C'est son métier ».Je lui souris à travers la fenêtre de la cuisine américaine d'ou il sortait des verres d'un placard.

-« Tu veux du jus de fruits ? »

-« Oui, je veux bien s'il te plait ».

Je m'approchai de l'instrument magnifique que j'avais devant les yeux. Un imposant piano de couleur noir. Une photographie était posée dessus, on y voyait Edward jouer de cet instrument avec sa fille sur ses genoux, regardant les touches du piano avec émerveillement.

-« Tiens. » Je sursautai en entendant la voix d'Edward. Il se tenait près de moi et fixait également la photo.

J'attrapai le verre qu'il me tendait.

-« Merci, ça fait longtemps que tu joues du piano ? »

-« Depuis l'âge de 7 ans » Il me répondait mais son esprit était ailleurs, ses yeux ne reflétaient que douleur.

-« Cassie avait quel âge sur cette photo ?

-« C'était le jour de ses 1 an et je lui jouais ce que j'avais composé pour elle ». Je préférai changer de sujet. C'était encore tellement douloureux pour lui.

-« Alors Monsieur Cullen, vous avez combien de logement ? »

-« Beaucoup trop » Me sourit-il

-« Je vois ». Je l'entendis rire et j'étais heureuse d'avoir allégé la conversation.

-« Bon et si on trouvait quelque chose à manger ? »

-« Je meurs de faim » Lui avouai-je.

-« Alors, voyons ce que nous avons » dit-il en ouvrant le congélateur « Hum… viande haché…parmesan et je crois que j'ai des pâtes et de la sauce tomate dans le placard… ah oui c'est bon. Des spaghettis bolognaise ça te dit ? »

-« C'est parfait » Lui souris-je.

-« Ok. C'est parti alors »

Je l'aidai à préparer le repas et je devais avouer qu'il se débrouillait très bien en cuisine.

Nous discutâmes de chose plus légère durant le déjeuner comme de nos études, de la musique ou de la littérature. J'étais bien en sa compagnie et j'appréciais de pouvoir le connaître un peu plus.

Après le repas, nous nous installâmes sur le confortable sofa avec nos tasses de thé. Il semblait nerveux et jouait avec le tissu du coussin. Je posai ma main sur la sienne afin de le calmer et qu'il cesse de martyriser ce pauvre coussin. Son regard rencontra le mien et j'y voyais toute la détresse, la peur et la culpabilité. Je n'aimais pas le voir ainsi.

-« Ecoute Edward, si tu ne te sens pas prêt à parler, je… »

-« Non, Bella je veux tout te dire mais seulement je ne suis pas fier de certaines choses. J'ai peur de ton jugement. C'est pourquoi je te demande de m'écouter jusqu'au bout ».Me coupa t'-il.

-« D'accord ». J'étais angoissée à l'idée de ce qu'il allait me révéler.

-« Je… je suis bien marié et ma femme s'appelle Jane mais nous ne vivons plus ensemble depuis le décès de Cassandra. Nous n'avons jamais été un couple amoureux et notre mariage était un arrangement. J'ai rencontré Jane lors d'un de mes voyages d'affaires en Russie en Mai 2005.

Avec mon père nous avions décidé d'ouvrir une usine là-bas pour la création de notre matériel médical. Le personnel et le prix de fabrication étaient beaucoup moins chers et cela permettait au gens d'avoir un emploi. Nous avions tous à y gagner dans cette histoire.

J'étais parti pour 4 mois à Moscou. Le projet était long à finaliser avec un terrain à trouver, un financement à monter et le plus fastidieux l'accord des autorités à obtenir. J'étais en affaire avec un homme impitoyable qui ne voyait pas d'un très bon œil l'arrivée d'une entreprise américaine dans son pays. Il a fallu de longs mois de négociations avant qu'il n'accepte le contrat.

Lors d'un dîner il m'a présenté sa fille Jane et rapidement j'ai été sous le charme. Nous avons eu une liaison cachée pendant quelque temps. Nous étions jeunes et célibataires à l'époque donc nous en profitions sans engagement réciproque car je devais rentrer aux Etats-Unis peu après.

Seulement fin Juillet, quelques semaines avant que je ne parte, elle m'a annoncé qu'elle était enceinte de 15 jours et qu'elle voulait garder l'enfant. Moi j'étais complètement perdu face à cette nouvelle et surtout je n'étais pas amoureux d'elle. Un soir elle est venue dans ma chambre complètement effondrée en me disant que son père lui avait annoncé qu'elle était promise à un homme et qu'elle devait l'épouser prochainement. Jane ne voulait pas de ce mariage et ne voulait pas de cette vie pour notre enfant. Elle disait que cet homme lui faisait peur et qu'elle craignait pour sa vie.

J'ai rencontré cet individu une fois et je peux te dire qu'il me faisait froid dans le dos, il maltraitait Jane. Je ne pouvais pas laisser faire ça. J'ai donc pris la décision de la ramener avec moi à Austin.

Nous avons fait un mariage blanc dès notre arrivée ici et nous avons élevé notre fille ensemble. » Il murmura cette dernière phrase. Pendant tout son récit il avait gardé les yeux baissés. Tout cela me paraissait tellement irréel.

-« Où est –elle maintenant ? ». Lui demandai-je

-« Dans une maison de repos ».

-« Quoi ? »

-« Oui, nous avons formé une famille avec Cassie et même si nous n'étions plus amants, nous nous apprécions énormément et avions beaucoup de respect l'un pour l'autre. Quand l'accident de Cassie s'est produit, je n'étais pas là. Je devais les rejoindre pour passer les fêtes de fin d'années avec toute la famille seulement je prenais du bon temps avec ma maîtresse.

Nous avions cet accord avec Jane d'être libre tant que nous gardions à l'esprit que notre fille était notre priorité. Lorsque je suis arrivé, Jane était en état de choc et répétait sans cesse « tout est de ma faute ». Je lui ai crié dessus et m'en suis pris à elle pour l'avoir laissée sans surveillance. Depuis ce jour, elle est dans un état catatonique et sous antidépresseurs mais ne refait pas surface. Pour sa sécurité, nous avons préféré la placer dans une maison de repos. Mais la Jane que j'ai connue est partie avec ma fille depuis longtemps alors oui je suis marié mais avec un fantôme. »

Je ne retenais plus mes larmes, c'était tellement bouleversant. Comment la vie avait elle pu s'acharner autant sur eux ? Je ne savais pas quoi dire ni quoi faire pour lui donner du réconfort. J'attrapai sa main et entrelaçai nos doigts. Il ne leva pas les yeux vers moi mais je sentis une pression de sa main contre la mienne. Je ne savais pas si je pouvais lui poser la question sur Cassie, s'il accepterait de m'en parler mais je la tentais quand même.

-« Qu'est-il arrivé à Cassie ? ». Il ne me répondit pas. Je me demandai même si il m'avait entendu mais il finit par me murmurer d'une voix tremblotante.

-« Cassie et Jane étaient parties à la maison de vacance de mes parents et je devais les rejoindre le lendemain. Nous avions une piscine intérieure et Cassie adorait l'eau. Elle se baignait avec ses brassards et Jane la surveillait quand un livreur a sonné à la porte. Jane a sorti notre fille de la piscine et est partie lui ouvrir. Seulement la petite devait trouver que sa mère était longue, elle n'a pas voulu attendre et elle est retournée dans l'eau mais… sans brassards. Ensuite, je te laisse imaginer … »

-« Oh mon dieu, je suis tellement désolée Edward ».J'étais plus que choquée.

-« Le pire dans tout ça est que j'ai osé accuser Jane alors que c'était une très bonne maman et que moi je n'étais pas là, c'était un accident… juste un accident. » Edward retenait ses larmes difficilement. Je lui saisis le visage et le forçai à me regarder. Son expression me fendit le cœur. Je ne pouvais pas laisser cet homme se maudire ainsi.

-« Edward écoute moi bien. Tu n'es pas responsable de la mort de ta fille, ni toi, ni Jane. Tu m'entends ? C'était un horrible accident et tu ne la feras pas revenir en te culpabilisant de la sorte. Vous avez su lui donner beaucoup d'amour à cette petite fille et je suis certaine qu'elle était très heureuse.

Même si tu en doutes, tu es un homme incroyable car tu as fait passer ton enfant avant tes intérêts personnels. Ton sacrifice n'est pas vain.

Tu as sauvé Jane. Quand je vois les photos de Cassie avec toi, cette petite fille transpire le bonheur et pour elle tu étais le meilleur papa au monde. Alors arrête maintenant. »

Des larmes descendaient sur ses joues et je les essuyai avec mes pouces.

-« Bella ».

Il reposa son front contre le mien. Il y avait tant de souffrance dans sa voix. Nous étions tous les deux à la recherche de nos âmes perdues à cause des difficultés de la vie. Nous avions les mêmes sentiments sur nos épreuves, tristesse, colère, culpabilité et plus que tout un amour infini pour des êtres chers et trop tôt disparus.

C'était peut-être cet état qui nous reliait l'un à l'autre car je ne pouvais le nier, j'étais attiré comme un aimant par cet homme que je connaissais à peine.

Je voulais le protéger et peut-être aussi arriver à lui redonner cette lueur d'espoir dans le regard. Pour reprendre la phrase d'Edward « nous n'avions plus rien à perdre » alors je me décalai plus sur le côté pour me trouver tout contre lui. Il redressa son front du mien et m'interrogeai du regard sur mes intentions mais je ne voulais plus parler, pas maintenant.

J'attrapai sa nuque tout doucement et me penchai sur ses lèvres, ses lèvres qui m'avaient faite me sentir si vivante…

A peine se touchèrent-elles que ce même courant électrique s'était propagé dans tout mon corps. J'avais besoin de lui, de son toucher. Il dut le comprendre car il m'attrapa par la taille pour me poser sur ses genoux à califourchon sur lui. Je le serrai contre moi en lui maintenant la tête et pressai ses mains contre mon dos. Je forçai le barrage de ses lèvres et sa langue rejoignit rapidement la mienne. Notre baiser s'intensifia et nos mains cherchèrent plus de contact sur le corps de l'autre.

Sans réfléchir une seconde de plus, je me reculai et l'observai. Son regard n'était que désir et envie.

J'attrapai le bas de son tee-shirt et le remontai. Sans un mot Edward leva les bras toujours en me regardant et j'enlevai le vêtement qui finit rapidement sur le sol. Je dévorais son torse musclé des yeux, ne pouvant empêcher les bouts de mes doigts de le caresser.

J'entendis Edward gémir sous mes caresses et je le regardai. Il avait fermé les yeux profitant des sensations que je lui procurais en se mordant la lèvre inferieure. Je le trouvais vraiment beau en cet instant et terriblement sexy. Cet homme qui se laissait aller entre mes mains et toute trace de souffrance avait disparu.

Ne résistant plus à la vision que j'avais devant moi, je me jetai de nouveau sur ses lèvres.

Edward parut surpris par cet assaut mais dévora avec fougue mes lèvres. Il passa ses mains sous mon haut et me caressa les hanches. Elles étaient douces et chaudes mais pour moi, ce n'était pas suffisant. Je le repoussai et enlevai mon vêtement inutile, l'envoyant rejoindre celui d'Edward. J'étais en soutien-gorge et cela ne me gênait pas. Pour la première fois de ma vie je me sentais femme sous son regard envieux. Il me rendait entreprenante alors que je n'avais jamais été comme ça. Je ne reconnaissais plus la Bella timide et réservée.

Je le voulais et pour un instant tout oublier dans ses bras.

Nous avions trop laissé la vie nous filer entre les doigts, je n'hésitais plus car pour moi c'était Lui.

Edward m'embrassa doucement sur le buste pour remonter dans mon cou. Je sentis mon corps flotter, frissonner de plaisir au contact de ses lèvres. Il me tira par les cheveux et m'embrassa violement. Nos corps bougeaient instinctivement pour nous donner plus de contact entre nous.

Nos gémissements et nos respirations se firent haletants. Mon sous vêtement disparut très vite et fut remplacé par les mains d'Edward. Il les malaxa mes seins avec soin et mes pointes furent dans sa bouche rapidement. Il les mordilla et les titilla avec ferveur. Je ne tenais plus. C'étais tellement bon que j'aurais pu jouir rien qu'avec sa langue sur mes seins. Je gardais sa tête contre ma poitrine pour qu'il ne s'arrête pas, ne cessant de gémir.

-« Humm Edward ». Il me rendait dingue. Je descendis mes mains vers l'ouverture de son pantalon et lui défis ceinture et boutons. Il m'arrêta.

-« Bella, je ne… ».

-« Quoi ? Tu n'en as pas envie ? »

-« Si plus que tout mais je ne veux pas que tu le regrettes après car je ne supporterais pas que tu me rejettes »

-« Je suis certaine de ce que je veux et c'est toi ».J'étais soulagée qu'il ne me rejette pas et je n'avais pas l'attention de faire de même. Il sembla rassuré car j'eus le droit à un magnifique sourire. Il m'attrapa par les hanches pour me faire basculer sur le canapé. Il se redressa et enleva pantalon, chaussettes et chaussures. La vue de son corps me fit haleter d'anticipation et je ne pouvais ignorer son envie de moi, vu la bosse très prononcée de son boxer.

Il revint vers moi et me regarda tendrement avant de m'embrasser fougueusement pendant un long moment. L'excitation était trop forte et je me tortillais sous lui.

-« Tu veux bien être sage, oui ». Me gronda-t-il avec une moue si craquante que je m'humidifiais encore plus.

-« Grrrrrrr Edward ».Le suppliai-je.

-« Tu es bien impatiente ! ». Rigola t-il.

-« J'ai simplement envie de toi et maintenant Edward » Lui répondis-je autoritaire.

J'entendis un grognement sortir de sa poitrine et il me prit dans ses bras pour nous diriger vers la chambre où il me déposa délicatement sur le lit. Il descendit sur mon corps en le parsemant de baisers mouillés et en s'attardant sur mon nombril. Doucement il enleva mon pantalon et le fit descendre sur mes cuisses pour me le retireravec mes chaussures. Il remonta en m'embrassant du pied au haut de ma jambe. Il recommença de l'autre côté en s'arrêtant cette fois-ci au niveau de la couture de ma culotte. Ma poitrine se souleva rapidement. Est-ce qu'il cherchait à me faire mourir avant même que j'ai atteint l'orgasme ? Edward dut ressentir ma frustration car je sentis ses lèvres sourire contre ma peau. Il se redressa et m'enleva enfin ma culotte tout en étant connecté avec moi par le regard. Mon dieu, ce qu'il était sexy.

Il en profita pour enlever également cette dernière barrière sur lui pour que nos corps soient enfin complètement en contact, peau contre peau.

Il écarta mes jambes et s'installa entre celles-ci. Pouvoir sentir son corps nu me procurait un sentiment de bien-être, de confiance et d'abandon.

-« Tu es tellement belle Isabella ».

Ma seule peur était que je ne sois pas à la hauteur vu mon peu d'expérience en la matière.

Mes seules relations physiques, je les avais eues avec mon premier amour. Je n'avais eu personne d'autre depuis. Donc on peut dire que cela faisait très longtemps.

-« Edward, ça fait longtemps que je n'ai pas eu de… tu sais ». Lui dis-je gênée.

-« Moi aussi Bella. Cela sera notre première fois et de la plus belle des manières mon ange ».

J'étais totalement sous le choc devant cette si belle déclaration. En guise de réponse, je préférai l'embrasser et me donner à lui.

Il vint placer ses doigts contre mon centre, faisant des cercles dessus mais je ne voulais pas de ça. Je le tirai vers moi et j'obtins enfin cette friction entre nos sexes que j'attendais plus que tout. Je me frottais à lui en encerclant ses hanches avec mes jambes pour qu'il ne m'échappe pas. Des gémissements de bien-être nous échappèrent. Edward m'embrassa et je lui suçai durement la lèvre inférieure. Il se recula et me demanda d'un simple regard si j'étais prête. J'hochais la tête.

Doucement il entra en moi pour que je m'habitue à sa présence. Nos regards étaient connectés l'un à l'autre. Une fois au fond de moi, il recommença et suivit un rythme régulier de va- et- vient.

J'étais complètement bouleversée par tout ce flot de sensation et de sentiments que mon corps exprimait. Edward m'embrassait, me touchait, me faisait l'amour comme si il connaissait chaque courbe de mon corps, comme si nos corps se reconnaissaient. Le plaisir grandissait un peu plus à chacune de ses poussées en moi. Il titilla mes pointes durcies tout en continuant ses va- et- vient et cela m'emmena tout près du précipice. Il revenait de nouveau sur mes lèvres pour un baiser fiévreux qui m'indiqua qu'il n'était pas loin lui non plus.

Sa main descendit et me prodigua de douces pressions sur mon clitoris qui ne demandait que ça.

Comme un pianiste s'évertuant à créer une mélodie, à l'écoute du moindre son, d'un toucher souple sur les touches, moi, comme le piano, je me laissais aller au contact de ses doigts magiques et répondait à ses attentes.

Mon corps n'avait jamais autant ressenti de plaisir et je brûlais d'envie d' atteindre ce point de non retour.

Je pressai ses hanches et Edward accéléra, s'enfonçant toujours plus loin, toujours plus fort.

Je ne pouvais plus retenir mes gémissements et mon halètement, tellement c'était intense.

Il continua le rythme et ses pressions sur mon clitoris plus fortement. Il ne m'en fallut pas plus pour atteindre l'orgasme. Edward me rejoignit peu après.

Nous restâmes collés l'un contre l'autre dans cette position un bon moment, lui sa tête contre mon cœur et moi lui caressant les cheveux. Redescendre sur terre était dur car nous savions que nous avions encore des choses à régler. Je voulais pleinement profiter de ce moment de bien-être, de cette petite bulle de bonheur et de cette osmose entre nous. Nos respirations revinrent à la normale et j'entendis Edward gémir contre ma poitrine. Je le regardai et vis son visage. Il avait l'air apaisé, les yeux fermés, et souriais. Je souris à mon tour en lui embrassant le front. Il rit de nouveau et je me dégageai de lui.

-« Qu'est qu'il y a ? »

-« Rien, sauf que je me suis fais pratiquement agressé »

-« Quoi ? Tu es sacrément gonflé ». Je voulus le pousser mais il me maintenait fermement contre lui.

-« Rassure toi, j'aime quand une magnifique jeune femme me saute dessus ». Me répondit-il avec sa moue si craquante.

-« Je ne t'ai pas sauté dessus »

-« Si tu le dis mais pour moi ce fut un moment magique que je ne suis pas près d'oublier »

-« Moi non plus »Lui répondis-je émue.

-« Alors profitons encore un peu de ce moment… ». Me murmura t-il à l'oreille tout en m'embrassant tendrement.

Alors ? (pars se cacher au fond d'un trou) J'espère que ce chapitre a répondu à vos attentes.

Je veux tout savoir et svp un petit mot de chaque personne en alerte me ferait un immense plaisir surtout après autant de travail.

J'ai un peu la trouille car pas l'habitude de faire des lemons et j'espère également que me révélations vous aurons plu.

En tout cas, je sais que ma relectrice a bien apprécié les bouts, hein ma Jess ? Merci à toi

Merci à Béa pour son travail de correction sur ce chapitre car la pauvre elle en avait beaucoup sur celui-ci.

Je ne sais pas quand je posterai la suite mais en tout cas elle est déjà en cours d'écriture.

Voilà, tous à vos cliques.

Profiter bien du soleil et de vos familles.

Robisous.

Cindy