Disclaimer : Rien n'a moi, personnages et lieux appartiennent à JKR.
Pairing : M par précaution
Couple principal : Harry /Drago
Résumé : Voir note (chapitre 1)
Bêta : LilyMalfoy2708. Merci pour tes corrections.
RAR anonymes :
Kaoru : Drago arrivera forcement à un moment, c'est sûr c'est un drarry…Mais ne soyons pas trop pressés (moi-même j'ai hâte de le voir apparaître) --. J'évolue très doucement. Merci pour la review. Bonne lecture.
Rim999 : Je te remercie bcp. Voila la suite, en espérant qu'elle te plaise tout autant. L'attente vaudra t-elle la chandelle ?
Eloise : Kikoo. Je suis ravie que Severus te plaise. C'est une teigne c'est sûr. La fin était romantique tu dis ? Lilymalfoy2708 (la bêta) a aussi apprécié . L'étendue de la fin était bien un champ de lys écarlate. Moi qui croyais que c'était évident, personne me l'a dit…ou alors tout le monde s'en fout ce qui est très possible . Faut y croire, moi-même je crois à mes conneries un comble . Je suis contente de ta review, je remarques que t'es l'une des rares a me suivre depuis la précédente fic. Ravie de te plaire. Kisu et bonne lecture.
Nat : Lol, je maîtrises tu trouves ? J'espère, en tout cas je suis ravie que le deuxième te plaise plus que le premier…peut être que cela va aller crescendo ? On verra Bonne lecture. Euh…oui Drago arrive, surtout reste là hein…
Yohina : Et toi tu te rends compte comment ta review m'as booster ? Ca n'avait rien de ridicule cette expression sinon moi aussi j'ai été ridicule de m'émouvoir…j'espère sincèrement réussir a t'enthousiasmer autant avec la suite. Kisu et bonne lecture.
Et maintenant, faites place au :
Lys Ecarlate
Chapitre trois
Londres était aux mains du tyran.
Le mangemort en chef, Kreutzer, muni de ces pouvoirs exceptionnels, avait été envoyé à Londres pour anéantir au plus près la menace des Sang de Bourbe. Voldemort détenait le pouvoir absolu ou presque sur tout le Royaume Uni et Kreutzer régnait en maître sur Londres. « Les Sang de Bourbe sont neutralisés. Ils sont neutralisés mais pas tous exterminés. Ils sont camouflés, dispersés et cachés. Et il ne faut pas les laisser en liberté, car ils se rassemblent à nouveau puis reviennent polluer le monde sorcier. De même que des sorciers traîtres à leur sang. Ceux là aussi, il faut les exterminés. »
Pour cela, le maître mot était extermination.
Chaque Sang de bourbe ou même simple suspect, chaque fils, fille, père ou mère d'un Sang de Bourbe devait être supprimé afin d'éviter toute reproduction. Les traîtres à leur sang étaient lotis à la même enseigne. Alors, Voldemort avait élu un mangemort en chef. Un mangemort pour être au plus près de la population sorcière, pour être en plein Londres et poursuivre cet œuvre « d'assainissement ». Un mangemort qui pourrait coordonner toute la troupe de mangemorts et agir efficacement sur place. Kreutzer avait été un bon candidat. Jamais on n'avait vu être plus cruel et plus apte à torturer puis tuer les Sang de bourbe. Distingué par ces hauts faits lors des premières descentes contre les Sang de Bourbe, sa cruauté avait vite fait de l'assurer une place de prince dans la cour de Voldemort. Alors ce dernier, depuis son manoir dans le Wiltshire, avait vite fait de le choisir pour mener à bien cette tâche indigne.
Les coupables méritaient la mort. Mais auparavant, ils étaient débusqués, puis, après un séjour à la prison d'Azkaban, ils étaient menés sur la place publique de Durham pour une mise à mort en bonne et due forme. Pour que la nation entière puisse s'instruire et admirer l'œuvre de Voldemort pour la grandeur sorcière. La place principale de Durham pour l'occasion avait été nantie d'une grande estrade en bois sur laquelle coulaient de grandes rigoles de sang lors des exécutions. Le bois, noircie par les trop grandes quantités de sang quotidien était d'un marron sinistre. Dix mangemorts avaient été appointés pour accomplir le travail, car ni un, ni même cinq ne pouvaient abattre le travail que générait ces Sang de Bourbe.
Dès sa nomination, Kreutzer se mit au travail. Il commença par organiser son « état major ».
Il lui fallait une maison militaire pour accueillir tous les mangemorts en fonction, pour les entraînements et autres joyeusetés. Et aussi une maison civile, pour lui et ses « adjoints ». Tout ceci sur un pied fastueux et à la hauteur des circonstances, car ce parvenu, originellement destiné à vendre des dents d'origine douteuses dans l'Allée des Embrumes, était aujourd'hui un maître absolu dans l'une des villes les plus importantes du Royaume Uni. Il avait droit de vie ou de mort sur ces habitants. Il avait donc réuni une véritable cour, avec des mangemorts adjoints, des délégués et une garde personnelle. Il avait en plus de cela, une armée d'espions, plus ou moins efficace. Un certain Théodore Nott en avait été nommé le porte paroles de ces adjoints et avait la possibilité de parler à Kreutzer à toute heure du jour ou de la nuit pour lui informer sur les arrestations et les tortures.
Ces hommes, qui avaient pour mission d'assainir le monde sorcier anglais, avaient des pouvoirs illimités. Ils pouvaient rentrer partout, espionner, fureter, arrêter, interroger dans la rue, fouiller ou bon leur semblait ; et l'inertie du ministère de la magie leur en fournissait l'impunité.
La place de Durham avait du mal à venir à bout de tous les condamnés. Et Kreutzer s'impatientait. Il voulait venir à bout de tous ces Sang de Bourbe le plus rapidement possible. Il faudrait un trait de génie pour venir à bout de la racaille, et soudain Kreutzer eut l'inspiration.
Il inventa ou plutôt réinventa les « feux de joie » !!!! Le moyen était si simple et si rapide !
Une immense boite de bois sur lequel on jette un sortilège anti-feu. Dedans non plus une poignée mais deux fois plus de Sangs de bourbe, traîtres, moldus ou autre calamités. Une fois enfermés à l'intérieur, on y mettait le feu, tout simplement.
Kreutzer était fier de sa trouvaille.
Le premier essai fut concluant. Quelle économie d'effort et de temps !!! De plus, on pouvait disposer de plus de main d'œuvre, plus besoin d'affilier dix mangemort à l'exécution des coupables.
Bientôt, les « feu de joie » vinrent à l'ordre du jour. Azkaban était remplie. Une aubaine pour Kreutzer qui voyait son projet prendre de plus en plus d'ampleur et assouvir ainsi ces besoins sanguinaires.
Très vite, une partie de Durham présenta l'hideux spectacle de cadavres pourrissants exhalant des miasmes mortels et générant des maladies pourtant éteintes depuis des siècles dans cette partie du monde. La peste et la dysenterie se répandirent très vite dans la ville de Durham et aux alentours, complétant l'œuvre destructrice de l'insensé mangemort. Les habitants qui ne bénéficiaient pas de potions curatives se déplaçaient alors en masse vers les villes du Nord, et seuls ceux qui avaient des potions pouvaient encore prétendre assister aux exécutions.
Voldemort riait seulement des frasques de son protégé.
Ceci jusqu'à l'apparition du Lys Ecarlate.
Ce maudit avait changé la donne.
Maintenant dans son antre ruisselant de splendeur, Kreutzer tremblait.
Londres n'était que tristesse, désolation, lamentations et était devenu une ville de somnambule où des spectres se lamentaient. L'atmosphère était remplie de cris et de gémissement à chaque fois qu'un sang de bourbe était débusqué, de pas feutrés courant à travers l'obscurité et les rues quasiment abandonnés. Le Londres sorcier n'était plus qu'un désert.
Désormais, Kreutzer se lamentait avec elle.
Il se tenait à l'écart, caché aux yeux de tous, enveloppé de mystère. Il s'était entouré de luxe provenant de ces pillages, dont la plus grande partie allait tout de même à Voldemort. Il donnait maintenant rarement des audiences à ses mangemorts et dorénavant, quand il le faisait c'était d'une pièce, la porte ouverte sur une antichambre, et sa voix était pour les visiteurs le seul signe de présence.
La peur d'être lâchement tué par le Lys Ecarlate ne quittait plus un seul instant son esprit. Il fomentait des plans plus stupides les uns que les autres pour venir à bout de cet implacable ennemi qui le mettait en situation délicate face à son maître. La patience du Seigneur des ténèbres était connue pour son inexistence.
En ce moment même, il arpentait rageusement le petit salon dans lequel il se terrait. C'était un homme petit, d'une rare laideur, au visage osseux, aux pommettes saillantes et à la bouche tombante. Il avait des cheveux épais et plats. Sa nature était aussi monstrueuse que son apparence physique. De lourds rideaux rendaient l'atmosphère de la pièce encore plus sinistre car Kreutzer ne devait absolument pas être vu de l'extérieur.
Théodore Nott venait de rentrer dans la pièce pour faire son rapport et annoncer à son chef la visite imminente de Lucius Malfoy.
« Que me veut-il ? » demanda haineusement le mangemort en chef. Il savait que seul Lucius Malfoy était apte à le remplacer à ce poste auquel il s'accrochait si désespérément.
Théodore ne pipa mot.
« Nott » dit il avec hauteur « fait le entrer. J'écouterai ce qu'il a à me dire. ». Après tout, rien n'était joué et il avait encore une ultime chance de piéger ce Lys Ecarlate.
« Va t-en entraîner tes compères et laisse la porte ouverte » ajouta il avec brusquerie
Il cria ensuite « Malfoy » d'un ton dédaigneux
Ce dernier s'avança d'une démarche majestueuse jusqu'au pas de la porte. Il s'arrêta et renifla dédaigneusement.
Il y'eut un silence prolongé. Kreutzer assis à son bureau se plaisait à faire semblant de fourrager dans des papiers pour montrer à Malfoy qu'il était occupé, puis avec la vulgarité qui le caractérisait, il se mit à se curer les dents. Malfoy se contentait de le regarder d'un regard méprisant, l'expression impassible. Kreutzer fut le premier à craquer et il aboya avec le ton supérieur qu'il avait vite pris l'habitude d'employer:
« Que veux tu Malfoy ? »
« L'accueil est toujours aussi charmant à ce que je vois. Pourrais tu m'expliquer pourquoi tu fermes ces rideaux alors que dehors, le soleil est à son zénith ? L'odeur qui règne ici me rappelle trop tes charmants charniers à Durham. Voudrais tu recréer cette atmosphère dans cette espèce de cagibi qui te sert de bureau ? »
Kreutzer ricana.
« Il est vrai qu'en matière de cagibi tu t'y connais hein Malfoy ? Il parait que tu n'es même plus à même de t'acheter une robe décente ? »
« Le Seigneur des Ténèbres serai ravi d'apprendre que tu critiques le fait que je mettes ma fortune à sa disposition. Sait-il que tu t'entoures de luxe et de grandeur tandis que les gallions se font rare dans nos caisses ? » Répondit Malfoy de son ton doucereux qui sous entendait toujours la menace.
Kreutzer blêmît considérablement.
« Le maître seul sait pourquoi il m'a mis à ce poste, et ce n'est certainement pas un sous fifre de ton espèce qui trouverai quoi que ce soit à y redire »
« Un sous fifre qui sera bientôt confortablement installé ici même » déclara Malfoy avec un sourire mielleux.
Kreutzer se contenta de le regarder haineusement avant de rétorquer
« Cela reste à voir. Pas que ta présence m'indispose mais j'aimerai savoir le but de ta déplaisante visite »
« Tu ressembles à un animal acculé Kreutzer. Détends toi. Je suis là dans ton intérêt. Le maître veut savoir quels sont tes projets pour venir à bout du Lys Ecarlate. La dernière évasion fomenter par cette troupe écarlate a …disons…mis sa patience a rude épreuve. Les délais se raccourcissent Kreutzer. Si j'étais à ta place, mais nous savons tout les deux que ce n'est plus qu'une question de temps, je trouverai très vite un plan digne de ce nom. Ce pauvre Crabbe. Tu t'en souviens n'est ce pas ? Et bien ce pauvre Crabbe doit regretter à l'heure actuelle d'avoir mécontenter le maître. Tu ne voudrais pas toi aussi te retrouver à l'état de poussière n'est ce pas ? Alors ? »
« Alors quoi » cria Kreutzer en postillonnant « tu crois sans doute que je te dirai ma stratégie pour piéger le Lys Ecarlate ? Tu serais capable de dire au maître que l'idée vient de toi. »
« Encore faudrait-il voir à quoi ressemble ta soi disant stratégie mon cher Kreutz » répondit Malfoy avec un sourire cruel.
Il se mit ensuite à déambuler dans le bureau reniflant face à la décoration tellement luxueuse qu'elle en devenait lourde.
« Un bouseux restera toujours un bouseux » conclut-il « Ils deviennent tellement fébriles au contact du luxe qu'ils se noient dedans avec l'impression d'atteindre le niveau de véritables famille de sang purs. M'enfin, je me chargerai moi-même de la décoration de cette pièce. Malheureusement, tu ne seras plus là pour pouvoir l'admirer » finit il avec un sourire étincelant à l'encontre de Kreutzer. Ce dernier, les jambes coupées, voyant sa déchéance inexorable approcher s'affala sur sa chaise, livide.
« T'ai-je déjà présenter mon fils ? Drago Malfoy. Digne héritier de ma famille. Une intelligence supérieure. Le maître prévoit de l'attacher personnellement au dossier « Lys Ecarlate ». Tu vois, tout le monde fait déjà des projets. Tu n'existes déjà plus. » Il soupira lourdement « je te plains mon cher. C'était une erreur de mettre une brute épaisse de ton genre à ce poste, le maître semble enfin abonder dans mon sens. » Il soupira d'un soupir satisfait « Mais il te reste encore une chance n'est ce pas ? A moi, il me semble que les dés sont déjà jetés. »
« Malfoy, sort immédiatement de cette pièce » éructa le bras droit de Voldemort
Le dit Malfoy le jaugea d'un regard cruel.
« Je n'ai pas fini. Je suis venu pour les sortilèges d'anti transplannage. Tu vois, le maître t'accorde encore une infime confiance. Je serai toi, j'en profiterai…..»
Impliqués comme ils l'étaient dans leur joute verbale, aucun des deux ne firent attention au bruissement léger, presque imperceptible, de quelque chose qui glissait à côté d'eux. Une petite silhouette était sortie de l'antichambre et se glissait vers les deux hommes, presque sans respirer, et se terra dans le coin le plus reculé et le plus sombre de la pièce. Tremblante, elle se terra jusqu'au moment ou Lucius, dans un dernier ricanement supérieur, partit en faisant voler soigneusement sa cape derrière lui et en tapant majestueusement de sa canne. Le coup de poing rageur de Kreutzer sur la table couvrit le bruit d'un « pop » léger.
Prison d'Azkaban, cellule n°25, 25 août X
Hermione Granger était prostrée dans un coin de la cellule dans laquelle une vingtaine de sorciers dits Sang de Bourbe, tout sexes confondus étaient entassés telles de vulgaires bêtes de somme.
L'humidité, le froid, la promiscuité, la présence glaciale des détraqueurs, la puanteur, la crasse ne l'atteignaient plus. Même l'horreur ne l'atteignait plus. Elle doutait même de son humanité.
Elle regardait une petite bestiole à tentacules noires lui grimper sur la jambe, lui planter ses tentacules, lui aspirer du sang dans un bruit de suçon avec indifférence. Il y'a quelques mois de cela, elle aurait secouer sa jambe en hurlant tous ces grands dieux puis l'aurait écrasée rageusement, en pleurs. Il y'a quelques mois de cela, elle refusait de faire ces besoins devant tous ces sorciers.
Mais maintenant…maintenant en regardant ces mains crasseuses, ces ongles noirs, ces cheveux lourds de crasse, sa robe et ces chaussures déchiquetés, en sentant sa propre odeur corporelle, elle eut de l'admiration pour cette bestiole : elle, avait le courage de lutter pour sa survie.
Maintenant, les yeux vitreux, elle n'avait plus la force de s'indigner, plus la force de pleurer ou de chercher, plus la force de s'apitoyer en regardant tout les jours les quelques sorciers qui étaient tirés de force pour Durham, la place officielle d'exécution. Aujourd'hui, elle priait pour être elle aussi tirée de la cellule et torturée jusqu'à la mort.
Au début comme tout le monde, elle avait hurlé, cherché un moyen de sortir d'Azkaban, même sans baguette, elle s'était battu pour avoir un peu plus de cette eau verdâtre avec un peu de sel et quelques légumes rassis qu'on leur servait en guise de repas, elle avait rusé pour qu'elles ne soit pas choisie pour l'exécution mais maintenant….
Le départ de Elia le mois dernier avait signé sa reddition. Elle essayait d'occulter le fait qu'elle avait dû hurler et souffrir mille morts avant sans doute d'être délivrée. Elle imagina ses parents les attendant à la gare sur le quai moldu en vain. Et personne sans doute pour les renseigner sur la folie qui avait envahie le monde sorcier. A moins que les mangemorts aient déjà fait une descente chez elle.
Au début, comme les autres, elle avait cru que cette situation ne durerait pas, comment le ministère et tout le monde sorcier pourraient concevoir les idées odieuses de ce mage noir ? Mais très vite, elle avait désenchantée. Elle avait vu des mois et des mois passés sans espoir. Et le premier jour qu'une bande de mangemorts était rentrés dans la cellule pour les torturer avec une joie malsaine, elle avait su qu'en effet le monde sorcier avait sombré.
Ces derniers temps, certains jours, on ne voyait paraître ni mangemorts ni repas. Les prisonniers étonnés passaient alors leur temps à faire des conjonctures sur la cause possible de ces oublis. Etait-ce un répit général ? Peut être mais pour quelle raison ? Cette funeste comédie arrivait-elle à son terme ? Ils le croyaient, ils l'espéraient, mais en vain. Les jours d'après, les mangemorts revenaient encore plus haineux, plus vindicatifs. On avait vite entendu parler du Lys Ecarlate. Mais ce n'était que fausse rumeur car au final Vous-Savez-Qui semblait être tout puissant. Et personne jamais n'était revenu de toute façon pour témoigner.
Cette dérogation à la routine ordinaire était maintenant acceptée avec le même stoïcisme que tout le reste. Ce stoïcisme, né d'un sentiment de suprême impuissance que l'on ressent à la veille de mourir. Certains, comme elle, étaient prostrés, parfois toute la journée et regardaient le carré minuscule qui leur servait de fenêtre. Dans ces moments là, elle repensait à sa joie le jour ou elle découvrait qu'elle était sorcière….
Le bruit de la cellule qui s'ouvrait la crispa involontairement. Elle ferma les yeux doucement. Apparemment, c'était l'heure de la torture quotidienne. Allait-elle être choisie cette fois ci ? La veille, elle avait eu un répit. Mais se faire torturer était comme une délivrance, un moyen comme un autre de sombrer et d'oublier….
Un groupe de mangemorts entra en ricanant et en tapant gaiement dans les sorciers sur leur chemin. Elle les vit se répartir aux quatre coins de la salle pour être sur que tout le monde en profite. Certains ne portaient même plus leur masque. Ils avaient alors le loisir suprême de regarder en face leur jouissance morbide. Elle vit un mangemort s'arrêter brusquement face à elle. Grand gaillard aux cheveux blond filasses, le visage étrangement barbouillé de suie, il avait l'étrange manie de regarder ces victimes en face lorsqu'il les torturaient, comme pour mieux les regarder souffrir tandis que les autres riaient aux éclats et jetaient sortilèges sur sortilèges à tout va en éclatant de rire. Hermione se redressa, prête à subir son quart d'heure de douleur.
« Eh quoi !! » s'exclama t-il « regardez cette donzelle là…cette Sang de Bourbe elle pleure »
Et c'est à ce moment là qu'Hermione remarqua qu'effectivement, elle pleurait. Elle ne savait pas posséder encore la faculté de pleurer.
« Cette petite garce » ricana le mangemort « elle se permet de pleurer !!! Tu penses t'attirer ma pitié ? Tu es bien bête si tu penses réussir à le faire…Tu ne fais que me donner envie de te saigner. Ça va être à ton tour ma belle !!! » Finit il avec un rictus amère tandis que ces compères l'encourageait.
Il se dirigea vers elle à grandes enjambées et elle vit ses mains horribles se tendre vers elle. Elle se mordit les lèvres au sang pour ne pas hurler. Il la rejeta contre le mur et elle sentit alors la douleur l'envahir. Monstrueuse, suffocante tandis que les sorts s'enchaînaient. Interminable. Cette fois ni la vision de Elia ou celle de ses parents ne la sauva. Elle hurla à la mort. Et même cela ne la soulagea pas.
Arriva le moment ou elle n'eut plus de voix et que seule une bave de douleur s'échappait de sa bouche en même temps qu'un filet de voix rogue d'animal blessé. Elle sentit comme sa raison s'effriter. Et elle sombra dans un coma bienfaiteur.
Elle ne sentit pas les mains du mangemort l'attraper et la repousser vers le mur.
Quand elle reprit connaissance, la nuit était tombée. Elle regarda la fenêtre toujours couchée en position fœtale. Elle soupira désappointée de ne pas avoir succombée cette fois non plus. Elle se redressa et vit que la moitié des occupants de la cellule avait déjà sombré dans un sommeil, ou un coma, qu'elle savait loin d'être réparateur.
Alors qu'elle se levait difficilement pour se diriger vers les toilettes, un bout de parchemin soigneusement plié en quatre tomba de sa robe. Elle sursauta et osa à peine le regarder. Furtivement, elle vit que personne ne faisait attention à elle et d'une main tremblante, elle finit par le ramasser.
Il n'y avait pas vraiment de lumière dans la pièce et donc elle se rapprocha le plus de la seule source de lumière de la cellule : la fenêtre.
Hermione déplia la feuille, la défroissa sur son genou, puis se rapprocha encore de la lumière.
La première chose qu'elle déchiffra, la signature, la fit trembler.
Un petit lys rouge apposé au bas du parchemin.
A cette vue, ses yeux s'emplirent de larmes. Cette petite fleur rouge représentait la délivrance, un messager céleste lui avait porté ce bout de parchemin ; elle porta le parchemin à son visage en pleurant silencieusement. Le cœur fou, elle se força à en lire le contenu. C'était court, très court mais elle n'en retint que deux idées primordiales : Elia était maintenant en Irlande vivante et en bonne santé et qu'elle-même était sous la protection du Lys Ecarlate. Elle lut et relut ce court message et se demanda qui était le porteur de ces lignes…Elle ne pouvait se le figurer mais elle était toute prête à lui accorder une confiance absolue.
Après avoir déchiré le parchemin et l'avoir au mieux fait disparaître dans les toilettes, Hermione s'endormit de sa première nuit réparatrice. Elle était déterminée à ne pas se faire exécuter avant l'arrivée du Lys Ecarlate. Elle pouvait à nouveau se permettre d'espérer.
La ligue du Lys Ecarlate
Londres, minuit trente.
Théodore Nott, le col relevé pour se protéger contre la bise, poussa la porte cochère d'une maison à côté de laquelle s'élevait une vieille église, traversa une cour obscure et s'engagea à tâtons dans un escalier de pierre étroit et raide dont la lumière fumeuse éclairait à peine les premières marches. Au deuxième pallier, il s'arrêta devant une porte qu'indiquait un mince rayon de lumière filtrant entre les deux battants et frappa un coup discret.
Une seconde plus tard, il était au milieu d'amis et poussait un soupir de soulagement. Ici, l'atmosphère était différente. La pièce où il se trouvait était pourtant aussi pauvre et dénuée de confort que les logements garnis du même genre : quelques chaises boiteuses, un canapé usé d'où s'échappait des touffes de crin, un tapis rapiécé, une table de bois blanc en composaient le seul ameublement. Toutefois, dans ce cadre misérable, quelques détails révélaient la présence d'un homme raffiné : la pièce pour commencer était propre et rangée tandis qu'un filet d'air pur entrait par la fenêtre légèrement entrouverte. Un bouquet de roses de noël s'épanouissait dans un gros vase en faïence, et le léger parfum qui flottait dans l'air semblait doublement agréable après l'odeur fétide des petites rues que Théo venait de traverser.
Georges et Fred Weasley étaient là, de même que Terry Boots et Colin Crivey. Tous quatre accueillirent Théodore avec une joyeuse cordialité.
« Où est Potter ? » demanda t-il dès qu'il eut serré la main de ces amis.
« Présent » répondit une voix haute et claire de l'intérieur de la chambre voisine
Et dans l'ouverture de la porte qui faisait communiquer les deux pièces apparut l'homme qui faisait enrager les mangemorts, l'homme dont le gouvernement en passe d'être mis en place avait mis la tête à prix et contre lequel les mangemorts lançait ses plus fins limiers.
Etait-ce chez lui une inconscience du danger ou une simple insouciance ? Le fait est qu'à voir Harry Potter tel qu'il se présentait maintenant dans sa robe à la coupe impeccable, jouant d'une main avec une feuille de parchemin et de l'autre avec un mouchoir de dentelle, il était impossible d'établir le rapport entre cet élégant sorcier et les entreprises follement audacieuses qui déchaînait l'enthousiasme des uns et la furie des autres.
Mais une chose qu'on ne pouvait nier, c'était l'influence irrésistible qu'il exerçait sur son entourage.
Rien du chef en tout cas pour l'instant dans l'homme affable et souriant qui s'avançait à la rencontre de Théodore. Celui ci s'élança, étrangement heureux de lui serrer la main ; il eut l'impression qu'à travers ces paupières mi closes, Potter le regardait avec amitié. Et ce sentiment le rendait étrangement heureux.
« Je suis un peu en retard, j'ai perdu un temps fou à essaye de semer un camarade mangemort qui me suivait. C'est dingue comme Kreutzer est suspicieux ces temps ci !!! »
Ils éclatèrent de rire.
Tous approchèrent leurs sièges du feu, sauf Harry qui préféra rester debout. Il attendit que les autres soient installés pour dire sans préambule :
« Il s'agit de Granger »
Tous acquiescèrent. Les autres membres les avaient déjà mis au courrant. Tous avaient devinés avant même de recevoir l'assignation à cette réunion que leur chef avait mit en place un plan pour délivrer cette Granger, mais Théo ne comprenait pas pourquoi mettre en place toute une stratégie pour une seule sorcière, alors il posa la question
« A l'origine, c'était pour effacer les larmes d'une adorable petite sorcière ; Elia Granger. Mais j'ai enfin rencontré cette Hermione Granger. C'est une fille forte, courageuse et certainement intelligente. Elle m'a fait grande impression. C'était pour elle que j'avais prévu cette expédition mais les conditions de détention à Azkaban sont intolérables. On ne peut pas laisser tous ces sorciers croupirent là bas. Alors, nous allons faire un grand coup. Ce sont tous les prisonniers d'Azkaban que nous allons délivrer. »
Les autres occupants de la pièce suffoquèrent.
« Du moins, ceux qui le pourront. »
« Mais Harry comment tu veux qu'on fasse ça ? » demandèrent dans un bel ensemble Terry et Colin. Théo se contenta de le regarder consterné. Fred et Georges se lancèrent un bref regard et sourirent, enthousiastes.
« Raconte Harry » dit Fred.
« J'ai enfin laisser un parchemin à Hermione cet après midi ; je lui ai expliqué la situation de sa sœur, demandé de prendre autant de force qu'elle pourrait tirer de l'immondice qu'on leur sert à dîner. Sa mission à elle est d'exhorter à tous ces compagnons de cellule de faire la même chose. Vous connaissez Dobby ? Je suppose que non, c'est l'elfe de maison du Sieur Malefoy qui accompagne souvent son maître lors de mes réceptions. Il s'avère que cet elfe de maison n'apprécie guère si ce n'est pas du tout les actes de son maître. C'est donc là un gentil espion à ma solde. »
« Eh, Harry tu nous avais caché cela !!! » s'écria Colin scandalisé.
Les jumeaux ricanèrent, admiratifs.
« Vraiment ? J'en suis profondément désolé. Mais tu te rends compte que si sa situation venait à être découverte comme celle de nombreux d'entre nous, ce serait extrêmement fâcheux. Quoi qu'il en soit, Dobby a réussi à me communiquer le jour où le sortilège de transplanage est remplacé sur Azkaban et sur certaines villes. Ce sera dans deux semaines, le dimanche à 00h00 pour être exact. Il est remis en place trente minutes plus tard par Voldemort lui même. Donc, il faudra que certains membres de la ligue viennent à Londres en renfort. Nous allons attaquer Azkaban »
« Mais c'est impossible !!! » cria Théo en se levant et en faisant tomber par la même occasion sa chaise déjà mal en point.
« Oui tu as raison Théo et c'est là que vous intervenez. Je veux que vous fassiez diversion. Un évènement d'une telle importance que cela nécessite le déplacement d'un grand nombre de mangemorts. La présence du Lys Ecarlate de l'autre côté de la ville par exemple… »
Ils restèrent silencieux pendant un court moment, semblant réfléchir à l'idée émise par Harry. Soudain celui ci éclata de rire.
« Hé, j'ai une bien meilleure idée. Il y'a une chose qui peut faire déplacer en masse des mangemorts. Une attaque de l'ordre du Phoenix !!! »
Théo ricana.
« Une attaque de l'ordre du Phoenix à l'autre bout de la ville ? »
« Oui. Eux, sont assez nombreux et dangereux pour que ce cher Kreutzer déjà acculé par ces compères déploie tout ce qu'il peut pour les arrêter ; mêmedes mangemorts d'Azkaban, j'ai cru entendre que c'est sa tête qu'il jouait à la prochaine bourde. Il sera tellement paniqué qu'il enverra tous ces sbires à l'attaque. Et nous, pour notre plus grand plaisir, il n'y aura pas grand monde à Azkaban et plus personne à appeler en renfort. Je veux les meilleurs de la ligue pour cette attaque. Ceux qui se débrouillent bien en sortilèges de défense et d'attaques et qui éventuellement connaissent quelques sortilèges de magie noire. J'ai entendu dire qu'à Poudlard, on n'enseignait pas tellement des sortilèges de magie noire ? »
« Non pas vraiment… » Dit Fred
« …mais on pourra faire avec » continua Georges
« Je veux ceux qui sont sûrs d'eux ; surtout, ceux qui maîtrise le sortilège contre les détracteurs. Azkaban, comme vous le savez, pullule de détraqueurs et voir des membres de la ligue tombés en syncope n'arrangera décidément pas nos affaires. D'autant plus que moins il y'aura de mangemorts, plus les détraqueurs auront tendance à faire la foire et se rapprocher le plus possible des prisonniers. Moi-même je maîtrise ce sortilège, je pourrais tenir en joue un grand nombre de détraqueurs mais vu le nombre qu'il y'a et surtout le nombre de prisonniers, Il faudrait que d'autres que moi puisses le faire.»
Théo ne sentait plus ces jambes. Il ne faisait que regarder les autres qui s'enthousiasmaient pour ce plan complètement hallucinant.
« Théo ne fait donc pas cette tête là. Dès que les mangemorts auront déguerpis, je vous le ferai savoir non pas par hiboux ne vous inquiétez pas. A ce moment là, nous attaquerons Azkaban et nous nous efforcerons de délivrer le plus de monde possible. Il y'a en tout trente cellules dans lesquelles sont entassés une vingtaine de sorciers. Il faudrait qu'on soit assez rapide pour ouvrir chaque cellule et prier leur occupant de transplaner rapidement à l'adresse du bâtiment de Dean et Seamus en Irlande. Bien sûr, certains ne le pourront pas dû à leur extrême faiblesse. J'espère qu'ils seront peu nombreux ; il faudra que certains en prennent d'autres avec eux parce que… » A cet instant, l'expression de Harry devint douloureuse et lointaine.
« Si cette action marche, le sort de ceux qui resteront sur place sera pire. Je ne doute pas qu'ils soient tués immédiatement dès le retour des mangemorts pour ceux qui n'arriveront pas à s'échapper. Ils sont tous extrêmement faibles physiquement. On ne peut pas dire qu'on leur sert le meilleur de la gastronomie anglaise en guise de dîner. Aucun d'entre eux n'ont leur baguettes et ils ne pourront alors pas repousser les détraqueurs donc il y'en a sûrement qui se verront… attaqués par des détraqueurs…alors je ne sais pas…si nous pouvons vraiment faire cela. »
Un silence pesant s'installa.
« Harry, je pense que c'est une bonne chose que nous leur donnions l'occasion de s'échapper ; et pour ceux qui resterons et bien, il faut bien…qu'il y ait quelques sacrifices…A l'origine, ils sont là bas pour être exécutés. Leur donner la possibilité de s'échapper est le moins qu'on puisses faire. » Dit doucement Georges
Harry le regarda.
« Donc en résumé, les mangemorts sont informés de l'attaque de l'Ordre du Phoenix, action qui tournent les regards de tous les mangemorts autre part que sur Azkaban. Immédiatement, nous attaquons Azkaban ; nous n'avons que trente minutes donc inutile de faire des actes héroïques. On attaquera un peu avant minuit, ainsi dès que le sortilège sera levé, on aura le temps d'ouvrir toutes les cellules et faire transplaner le maximum de prisonniers. J'emmènerai des porteauloins, ça nous donnera encore plus de chances d'embarquer le plus de prisonniers possible. Trente minutes, on doit donc être une bonne cinquantaine. Le soir, seul une quarantaine de mangemorts sont de garde à Azkaban. Vingt membres pour les cellules et le reste s'occupent des mangemorts qui resterons à Azkaban. Inutile de les tuer ; on jouera sur l'effet de surprise, un sort de stupefix ou d'entrave suffira. Ensuite tout le monde transplanent ; vous garderez des porteauloin sur vous au cas où le temps imparti s'est écoulé mais le maximum de prisonniers doivent s'en allés pour l'Irlande. J'ai là des plans d'Azkaban »
Il plongea la main dans la vaste poche de sa robe et en tira un certain nombre de cartes plus ou moins maculées et les tendit aux autres.
« Faites en des copies pour les autres. Les croix rouges sont les mangemorts de garde le soir. J'ai dessiné cela le plus précisément possible ; Vous pouvez vous y fiez j'y suis depuis un mois maintenant. Je connais Azkaban presque autant que ma demeure londonienne »
« D'ici là, promenez vous comme vous le voudrez dans Londres, en mangemorts, en ramoneurs, en charbonniers peu importe pourvu que vous n'ayez pas votre propre identité. Moi-même je suis un mangemort qui répond au nom charmant de Marvin !!! Le vrai croupit mille lieux sous terre »
« Comment se débrouille t-on pour faire croire à une attaque de l'ordre du Phoenix ? »
« Je serai allé moi-même leur expliquer le plan mais le temps nous manque; je ne pense pas pouvoir m'absenter de Londres et revenir en pleine mission. Théo, c'est à toi que reviendra la mission de convaincre Kreutzer de la véracité de l'attaque de l'ordre du Phoenix. Fred et Georges je vous laisse le soin de faire venir ici l'Ordre du Phoenix et le plus loin possible d'Azkaban. Puis je vous faire confiance ? Tout doit être réglé à la minute près. »
« Bien sûr Harry, comptes sur nous. »
« Colin, essaie de joindre le plus de membres possible disponible pour cette attaque. Explique leur bien le danger de cette attaque et toute les exigences dont je vous ai parlé. Le point de rendez vous sera la forêt qui entoure la prison le plus loin possible à 11h du soir. C'est compris ? »
« Oui »
« Terry, quant à toi, il faudra que tu fasses venir les membres concernés qui sont en Irlande par petit groupes disparates. Pas de déplacement de masse qui pourraient se faire remarquer. Il te reste deux semaines avant le jour de l'attaque donc d'ici là, tu as le temps de les faire venir par petits groupes. Je ne veux pas de réunions intempestives de tous les membres. Les entraînements pour ceux qui ne maîtrisent mal ou peu le sort du Patronum doivent se faire par petits groupes et dans des lieux différents à chaque fois. Ceux qui sont proches de Voldemort ne doivent en aucun cas intervenir, cela pourra s'avérer dangereux. Je ferai une réunion deux jours avant l'attaque.
« Eh bien je crois que tout est dit » finit Harry, le ton beaucoup plus léger que celui qu'il avait utilisé jusqu'à présent.
« Harry quand tu disais ramoneurs tu plaisantais n'est ce pas ? » demanda Georges
« Oui, il plaisantais » continua Georges « la suie est impossible à enlever »
« Eh bien au moins ton déguisement sera parfait. Tu pourras en barbouiller aussi ta flamboyante chevelure »
« Je ne pourrai donc pas prendre de bain pendant des jours » se plaignit Fred
« Certes non !!!Jeune freluquet » rigola Harry « tu te plains mais moi je dois toujours avoir le visage crasseux de ce Marvin. Si vous faites tant de manières l'un et l'autre, je vous condamne à vous déguiser en teinturiers, vous pourrez me servir pour mes nouvelles robes et il faudra vous plonger dans la térébenthine jusqu'à ce que la couleur consente à partir. Dans ce cas, mes chers amis, je vous laisse penser à l'odeur ! … » Conclut-il en élevant à ses narines son mouchoir parfumé.
Les jumeaux éclatèrent de rire vite suivit de Colin et Terry.
Théo assistait à cette scène avec des yeux surpris.
Bien qu'il sache que ces compères là étaient des parfaits gryffondors, et bien que cela fasse maintenant près d'un an qu'il avait intégré cette ligue, il n'arrivait pas à les comprendre. Il voyait là des jeunes hommes sur le point de s'engager dans une aventure dans laquelle ils étaient certains de risquer leur vie, et ils étaient là à rire et à plaisanter, débiter des sottises comme des sorciers de première années.
Théodore Nott avait vite remarqué qu'il n'avait aucune affinité avec le métier de mangemort prôné avec tant de fierté par son père.
Un soir, après une mission de mangemort particulièrement sanglante, Parvati Patil l'avait surpris en train de vomir tripes et boyaux, à bout de nerfs, nauséeux et se haïssant par-dessus tout. Il se mit à lui hurler dessus à grand renfort de cris et d'insultes, lui criant qu'il détestai sa condition de mangemort, prêt a expier ses cris par la mort.
A sa grand surprise, cette dernière lui avait tout simplement sourit et quelques mois plus tard, il faisait parti de la ligue du Lys Ecarlate dont le chef à sa grande consternation était Harry Potter. Suspicieux au début, il n'avait pas voulu le croire. Il avait été témoin des multiples réceptions de Potter et ce dernier y brillait surtout pour sa bêtise chronique. Potter n'avait fait qu'éclater de rire face à ses soupçons quand ce dernier l'avait rencontré. Au bout d'une dizaine de missions à son compte, il vouait à Harry Potter une dévotion sans bornes et ne discutai plus aucun de ces plans rocambolesques et incroyables d'aplomb.
Petit à petit, il se détendit aussi et déjà se demandait, l'enthousiasme le gagnant, comment il allait faire pour convaincre Kreutzer de l'attaque de l'Ordre du Phoenix.
Le mieux, c'est que je lui dise le jour même de l'attaque d'Azkaban, dans l'urgence, il convoquera le plus de mangemorts, persuadé de la justesse et de la rapidité de sa riposte, le cerveau embrumé de sa peur. Comment le lui dire ? Et bien, j'ai une semaine pour y réfléchir.
Il éclata de rire avec les autres d'un jeu de mots particulièrement ironique de Harry.
Drago apparaîtra enfin dans le chapitre suivant pour ceux qui l'attendaient.
a bientôt
Yepa
