Coucou à tous !
Un grand merci à ceux qui me laissent des reviews ! Désolée aux non-inscrits à qui je ne peux pas répondre mais qui ont toutes ma gratitude ;)
Voici donc le chapitre suivant, un peu lourd je trouve mais enfin on verra bien ce que vous en pensez... Désolée pour le retard :S
Bonne lecture !
Chapitre 3 : Le Défi
Hermione était mal à l'aise, ses mains étaient moites et son regard fuyant. Elle n'écoutait rien au cours de Slughorn, pourtant si passionnant d'ordinaire (malgré les emphases du professeur de Potions). Et elle savait qu'Harry le savait. Il la fixait avec intérêt, passant son regard émeraude d'elle à Ron qui jouait distraitement avec le bout de sa plume. Elle sentait son regard interrogateur sur elle, caché derrière ses lunettes rondes. Elle faisait semblant de l'ignorer, lui, et Ron assis à côté d'elle et dont l'odeur mélange de chocolat et d'orange montait jusqu'à son nez. Faisant de ce fait disparaître toute raison à son pauvre cœur. Elle en était excédée.
Soudain la longue jambe du roux se tendit sous la table, frôlant la sienne. Et elle en fut aussitôt troublée. Tout son corps palpitait, se tendit sous le regard bleu désolé qu'il lui lançait discrètement. Elle était idiote, il ne lui faisait pas du pied, il étirait seulement ses jambes ! Elle dut tout de même se faire violence pour ne pas céder à la tentation de sauter par dessus la table et l'embrasser. Pour glisser ses mains sous sa chemise tout en goûtant enfin à la saveur de ses lèvres, et s'enivrer de l'odeur de ses cheveux. Là, devant le reste de la classe. Devant Slughorn. Et devant Harry. Sans aucune gêne. Hermione grogna d'énervement avant de se mettre à feuilleter avec violence son livre de Potions. Elle devait cesser de fantasmer, elle devait arrêter de se jouer des scènes dignes de films Moldus. Elle devait tout enfermer en elle et préserver leur amitié. Quoi qu'il devait lui en coûter de larmes. Quoi que dirait Ginny pour la consoler. Elle ne devait pas se laisser aller à rêver à ce que Ron soit attiré par elle. Elle n'était pas son genre, elle en avait conscience. Elle n'était ni belle comme Fleur, ni féminine comme Lavande, ni drôle comme cette fille de sixième année, ni adorable comme la poursuiveuse de Serdaigle qui faisait de l'œil à Ron. Légèrement déprimée, elle commença avec ennui sa potion.
Le regard de Ron s'assombrit face au comportement froid d'Hermione. Il était sûr qu'elle lui en voulait encore à cause de leur dispute à la bibliothèque. Il la regardait avec tristesse, comme un chien battu. Malheureux comme les pierres. Et Harry fut le seul à le voir. L'ambiance à leur table était pesante, il était difficile pour le Survivant de respirer tant la froideur était lourde dans l'air qui les entourait. Ça devait cesser ! songea l'Attrapeur.
« Hermione, je m'excuse, lâcha alors Ron comme s'il avait lu dans les pensées d'Harry. Je n'aurais pas dû dire ça.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, répliqua la sorcière.
- Je suis sûr que si… souffla-t-il doucement, mal à l'aise. »
Hermione fut parcourue d'un frisson. S'il prenait cette voix, elle lui pardonnait tout. Miss-je-sais-tout, Vikky, la dispute… Finalement, c'était ridicule de ne plus lui parler à cause de ça. C'était ridicule de se priver de la seule chose qui compensait l'amour dévorant qui dormait en elle : son regard et ses sourires. Son amitié.
« C'est bon Ron, n'en parlons plus.
- Amis ? murmura-t-il alors que Slughorn s'approchait de leur table.
- Amis, sourit-elle. »
Comment un mot empli de tant de complicité, de tant de chaleur, de tant de gaieté et de rires pouvait-il faire si mal ? Elle ravala ses larmes de tristesse pour se jeter à corps perdu dans la rédaction des effets du Felix Felicis sur le consommateur. N'adressant plus la parole à Ron et Harry. Les deux jeunes hommes échangèrent plusieurs regards intrigués mais n'essayèrent pas d'engager une conversation, Slughorn ayant exigé le silence le plus complet durant la partie théorique de son cours. Et même si le professeur avait tendance à favoriser le Survivant, fils de sa protégée Lily Evans, il n'en était pas de même pour le meilleur ami d'Harry. Dont il était persuadé que le nom était Walenby…
C'était l'heure du dîner dans la Grande Salle. Les élèves, impatients, avaient du mal à tenir en place, excités par l'approche du prochain match de Quidditch qui opposerait les Gryffondors aux Serpentards. Comme à chaque évènement qui mettait en scène les deux maisons rivales, l'excitation et la tension était à son comble. Le match de demain promettait d'être beau ! Ron, Harry et le reste de l'équipe de Gryffondor parlaient avec animation. Même si elle était poursuiveuse, Ginny ne les écoutait pas, observant plutôt la préfète en chef. Hermione la sentait scruter le moindre de ses gestes. Le regard de la rousse lui brûlait le corps. Profitant de l'inattention de leurs amis, la Weasley lâcha soudainement :
« Tu comptes agir quand ?
- Il n'est pas question que je fasse quoi que soit ! Je te l'ai déjà dit, siffla son amie en colère. Arrête d'en parler ça ne sert à rien ! Je ne lui dirai pas !
-Tu dois le faire Hermione, s'écria Ginny.
- Faire quoi ? demanda Ron en se retourna vers elles attiré par leur altercation.
- Rien qui te concerne, l'agressa Hermione en rougissant. Je ne le ferai pas Gin' parce que toi non plus tu ne le fais pas.
- Ah ouais ? Et si je le fais ? Tu le feras !
- Mais, faire quoi, demanda son frère avec agacement alors que la préfète en chef acceptait d'un hochement de tête sous le coup de la colère.
- Faire ça Ron ! répondit la Weasley un sourire de triomphe accroché aux lèvres. »
Sous les yeux médusés de Ron et d'Hermione, de Neville, de Dean, de Seamus, de Luna et toute la table des Gryffondors, Ginny se leva brusquement. La préfète en chef fut prise d'un doute affreux… Elle n'oserait tout de même pas répondre à sa provocation ? Elle n'oserait pas accepter le défi ? Comme pour lui répondre, la rouquine attrapa avec violence le col d'Harry assis en face d'elle pour plaquer ses lèvres contre les siennes. Les yeux de ce dernier étaient aussi ronds que les verres de ses lunettes. Il y eut un silence, une seconde d'étonnement saisit l'assemblée. Le temps qu'il fallut au Survivant pour répondre avec passion au baiser de Ginny. La danse langoureuse de leurs lèvres provoqua une vague de gêne parmi les spectateurs, suivie par une salve d'applaudissements de la part des Gryffondors. Il n'y avait guère que Ron, la bouche entrouverte, et Hermione, éberluée par le courage et l'audace de son amie, qui n'applaudirent pas ce baiser. Qui semblait ne jamais se finir. Quant à Ginny, elle n'aurait su dire ce qu'elle ressentit en sentant la langue du Survivant entrelacée avec la sienne. C'était comme dans ses rêves les plus fous… Rêves qui devenaient réalité à cause d'une remarque d'Hermione l'ayant fait sortir de ses gongs ! A cause de cette flamme de défi dans les yeux chocolat de sa meilleure amie…
Lorsqu'enfin Harry et Ginny se séparèrent, l'attention des élèves sur le couple cessa et ils reprirent leurs conversations. La rousse était rouge de bonheur tandis que le brun souriait bêtement tout en jetant des coups d'œil inquiets à Ron. Ce dernier le regardait, hébété, passant ses yeux bleus de lui à la jeune fille comme pour essayer d'encaisser l'idée de son meilleur ami avec sa petite sœur. Ginny lui lança un regard qui n'admettait aucune remarque. Ron se contenta alors de dévisager Harry, puis devinant qu'il n'aurait pas son mot à dire, il grommela un « je vois… » avant de se concentrer sur les légumes dans son assiette. Hermione en fit autant ayant soudainement l'horrible sentiment de s'être fait avoir par Ginny. Se rendant compte de l'énorme erreur qu'elle venait de faire en provoquant Ginny.
La rousse se rassit à côté d'elle, visiblement satisfaite. On aurait pu croire que ce qui venait de se passer n'avait jamais eu lieu si elle n'échangeait pas ces regards tendres avec Harry. Hermione espéra un instant que Ginny l'ait oubliée mais celle-ci réattaqua entre le fromage et le dessert.
« A ton tour, maintenant ! Je l'ai fait donc tu dois le faire !
- Non… gémit la brune en évitant les yeux interrogateurs de ses amis. »
Heureusement pour elle, Ron semblait perdu dans ses pensées et ne remarqua pas le regard qu'elle lui lançait par dessus la tarte aux pommes.
« Tu es une Gryffondor ! Prouve-le donc ! Tout va bien se passer !
- Arrête, arrête, suppliait Hermione.
- Tu es ridicule. »
Ridicule.
Le mot résonnait encore dans ses oreilles. Ridicule. Malgré sa peur d'un rejet de la part de Ron, Hermione devait avouer que Ginny n'avait pas tort : elle était ridicule à rester figée dans cette situation gênante. A attendre sans rien faire, à se laisser ronger par le chagrin. La sorcière secoua la tête pour chasser le regard brun de Ginny, faisant semblant que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ne pouvant pas se permettre de montrer la moindre faille dans ses sentiments, elle souriait et discutait comme si de rien n'était avec Ron alors qu'ils faisaient leur ronde habituelle de préfets. Au fond d'elle, les mots Ami, Miss-je-sais-tout et Ridicule étaient marqués au fer rouge. Lui brûlant les entrailles si fort qu'elle en aurait pleuré. Soudainement, sans préambule. Comme un bébé.
Etirer ses lèvres pour donner un faux sourire à Ron lui faisait mal, elle était fatiguée… Si fatiguée de tout ça. Mais pourquoi diable malgré tous ses efforts, ses tentatives de relation amoureuse, et sa volonté de l'oublier, pourquoi n'arrivait-elle pas à déloger trois malheureuses petites lettres de son cœur ? Trois petites lettres qui avaient élu domicile dans son cœur depuis si longtemps…
« En fait je suis content pour Harry et Ginny, fit soudain Ron.
- Ah oui ? s'étonna Hermione.
- Oui. En fait je m'en doutais un peu… Et puis Harry ne fera pas de mal à Gin'.
- C'est sûr, acquiesça la sorcière en songeant que ce n'était pas le cas du roux qui piétinait son cœur sans le savoir depuis des années. Ils ont de la chance…
- Au fait, c'était quoi ce défi entre elle et toi ? demanda-t-il alors en s'arrêtant de marcher. »
Hermione s'arrêta aussi, lui faisant face. Elle n'avait même pas envie de nier, de faire semblant de ne pas comprendre. Il était si désirable dans la pénombre. Elle avait envie de l'embrasser. Une irrésistible envie de goûter ses lèvres. Nom de nom ! Avait-il seulement conscience qu'il l'attirait ? Qu'à la lumière des chandeliers, sa chevelure paraissait encore plus flamboyante ? Savait-il combien il était beau lorsqu'il la regardait, intrigué et curieux comme maintenant.
Ils étaient seuls dans ce couloir désert du deuxième étage, devant l'entrée de la salle commune des Gryffondors. Elle n'aurait pas d'autre occasion comme celle-ci. Elle avait la désagréable impression de ne plus contrôler son corps, de ne plus arriver à réfléchir correctement. Elle s'approcha de lui, les mains moites. Son cœur partit dans un solo de batterie lorsque Ron scruta son visage, visiblement étonné par son manque de répartie. Il ne s'attendait à ce qu'elle attrape sa cravate rouge et or, pour lui faire baisser la tête. Il ne s'attendait pas à une telle intensité dans son regard chocolat. Il regardait Hermione sans comprendre, les oreilles rougies par la proximité de leurs visages. Elle franchit vivement les derniers centimètres, guidée par un désir qui lui dévorait le corps. Elle posa ses lèvres sur les siennes, doucement. Peureuse et pourtant aussi sûre d'elle que ce matin où elle avait été persuadée de ne jamais embrasser Ron Weasley.
Elle ne réfléchissait plus aux conséquences de son acte, elle ne voulait plus que son corps contre le sien. Elle pressa sa bouche contre celle de Ron. Une foule d'émotions la traversa alors qu'il répondait à son baiser, laissant sa langue aller à la rencontre de la sienne. Son corps en fut électrisé, et son sang s'échauffa lorsque les mains du rouquin se glissèrent sur ses hanches. Elle se retrouva bientôt contre le torse de Ron, à perdre ses mains dans sa chevelure de feu. Lorsqu'ils se séparèrent, haletants, le regard qu'il lui lança fit flageoler ses jambes. Il se contentait de la fixer comme pour voir à travers elle, sans rien dire. Il semblait avoir reçu un coup de massue sur le crâne. Sans rien répondre, il la transperça de son regard si bleu... Soudain prise de panique, Hermione s'écarta brusquement de lui. Ron resta figé sur place, les oreilles rouges. Hébété.
Sans se retourner, elle s'enfuit dans la salle commune pour monter les marches quatre à quatre jusqu'au dortoir des filles. Le plantant au milieu du couloir. Elle se laissa tomber sur son lit et éclata en sanglots. L'énormité de son erreur lui sauta au visage.
Qu'avait-elle fait ?
Bon, bon, bon, Je ne suis pas satisfaite de ce chapitre... Je ne sais pas je le trouve plat. Et vous ? Vos avis m'aiderez à trouver ce qui cloche et à améliorer le suivant qui arrivera la semaine prochaine si tout va bien ! ^^
