Salut à tous lectueurs !

Voici le chapitre tant attendu (enfin ça c'est ce que je me plaît à croire !) J'espère qu'il vous plaira et que vous me le direz ;)

Mais avant ça :

Bonne lecture !

PS : merci aux non-inscrits qui laissent des reviews ! Et à ma Clo qui me distrait :)


Chapitre 4 : Quidditch !

Hermione souriait bizarrement à son miroir, on aurait presque dit qu'elle faisait une grimace. Ses yeux étaient rouges et ses traits tirés ; synonymes d'une nuit blanche de larmes. Elle s'était, en effet, torturée l'esprit dans ses draps, alternant crises d'angoisse et tristesse languissante. Ses cheveux étaient encore plus touffus et gonflés qu'à l'ordinaire. Elle se sentait mal, elle se maudissait encore et encore. Idiote ! Idiote ! Idiote !

« T'es sûre que ça va Hermione ?

- Oui t'inquiète pas Ginny, j'ai juste passé une mauvaise nuit, répondit la préfète alors qu'elles allaient dans la Grande Salle.

- T'es pas la seule, déclara la rouquine, Ron non plus n'avait pas l'air dans son assiette ce matin.

- Ah bon… marmonna la brune le plus naturellement du monde.

- Il se serait pas passé quelque chose entre vous hier, d'après Harry il avait l'air sonné en revenant de votre ronde… demanda suspicieusement Ginny.

- Ah bon ! croassa Hermione, non, non rien d'anormal.

- Ecoute, se retourna brusquement la poursuiveuse, je sais bien que tu mens ! Ne fais pas l'innocente ! Pour l'instant je suppose que ça ne me regarde pas mais ça a intérêt à ne pas l'empêcher de jouer correctement au match de cet après-midi ! Je ne veux pas qu'on perde pour une broutille pareille !

- Ce n'était pas une broutille ! s'exclama Hermione en se dégagea des mains de Ginny qui avait saisi le col de sa chemise.

- Alors tu reconnais ? »

Hermione se détourna de son amie, accélérant le pas. Mais la rousse ne se laissa pas distancer et continua de la harceler, jouant avec les nerfs de la préfète déjà à fleur de peau à cause de sa nuit blanche. Soudain, plus qu'énervée par Ginny, elle se retourna vers la Weasley pour lui hurler à la figure :

« Je l'ai embrassé ! Ca va là ? T'es contente ?

- Tu as…qu… quoi ?

- T'as très bien entendu !

- Hermione…, souffla Ginny, mais…mais… mais c'est GENIAL !

- Non ce n'est pas génial ! C'est une catastrophe ! explosa la jeune fille. Il ne m'aime pas, tu comprends ?

- Hein ? s'étonna la rousse, comment ça ?

- Ben rien. Je l'ai embrassé et puis rien, répondit Hermione toute colère retombée, trop fatiguée pour se battre.

- Comment ça, répéta son amie qui visiblement ne comprenait pas.

- Ben…, Hermione rougit, il n'a rien dit.

- Et toi qu'est ce que tu as dit ?

- Rien. Je… je l'ai embrassé. Et lui, il a rien dit, la sorcière était maintenant rouge tomate

- Hermione, soupira Ginny, qu'est-ce que tu crois ? Que Ron va comprendre que tu l'aimes seulement à cause d'un simple baiser…?

- Ce… ce n'était pas un simple baiser, murmura son amie.

- Peu importe ! Tu connais mon frère, il doit croire que tu as fait ça sur un coup de tête sans aucun sentiment ! Peut-être même va-t-il croire que c'est un jeu, un pari. »

Hermione eut un hoquet. Ce n'était pas possible. Ron ne pouvait quand même pas croire qu'elle était ce genre de fille ? Celles qui font des paris stupides pour faire tourner en bourrique les garçons ? Non ? La dernière phrase du rouquin lui revint en mémoire.

« Au fait, c'était quoi ce défi entre elle et toi ? »

« Noooon, gémit-elle se mordant la lèvre de désespoir. C'est pas possible !

- Si. Je suis sûre que si. Il n'aurait jamais rien dit sinon, assura Ginny en hochant la tête, il aurait répondu ! Là tu l'as choqué, et il doit certainement plus savoir quoi penser ! »

Alors que la rouquine regardait avec sérieux la mine décomposée d'Hermione, la cloche retentit. Ginny pesta : elles n'avaient pas eu le temps de déjeuner. Bien que la préfète en soit la cause, parce qu'elle n'avait pas réussi à se lever de son lit, elle en fut soulagée. Elle n'aurait pas à s'asseoir à côté de Ron… Elle courut alors en direction de la salle de cours de Métamorphose, suppliant mentalement Macgonagal de sortir des interros et empêcher ainsi une conversation entre elle et le rouquin. Lorsqu'elle arriva, la salle était déjà pleine et elle s'assit précipitamment à côté d'Harry en s'excusant auprès de son professeur.

« Mettez-vous par groupe de deux, vous allez tester un sort de métamorphose sur votre partenaire, annonça la directrice des Gryffondors droite comme la justice dans sa robe verte. »

Hermione bondit de sa chaise pour se précipiter vers Neville. Ce dernier eut un gentil sourire et hocha la tête de consentement alors que les autres groupes se formaient. La jeune fille se demanda alors comment une fille si franche et excentrique que Luna avait pu tomber amoureuse de quelqu'un d'aussi maladroit et tranquille que lui. Mais ne disait-on pas l'amour avait ses raisons que la raison ignore ? La préfète se fit la promesse d'en savoir un peu plus sur les sentiments de Neville envers Luna. Sait-on jamais, peut être étaient-ils réciproques ! La sorcière tira sa baguette de sa poche, prête à se jeter à corps perdu dans le cours. Mais même si Hermione s'interdisait de penser à Ron, elle n'arrivait pas à s'empêcher de le regarder du coin de l'œil. Il lui jetait des coups d'œil dont elle n'aurait su dire ce qui se cachait derrière. Il paraissait perdu, dépassé et dans la lune au grand agacement d'Harry. La préfète put lire sur les lèvres du Survivant un « Qu'est ce qui t'arrive ? » et soupira de soulagement avant de se concentrer du mieux qu'elle put sur l'exercice : personne ne savait. Harry ne le savait pas.

Tout le long que dura leur cours de Métamorphose, Hermione ne pensa qu'aux lèvres de Ron, au plaisir qu'elles lui avaient donné et au désir qu'elles avaient enflammé en elle. Elle n'avait pas une grande expérience en matière de relation amoureuse et de baiser. Cornac et Krum étaient ses seules références (et encore Cornac ne comptait pas.) Mais une chose était sûre, jamais elle n'avait ressenti de telles sensations avec Krum alors que pourtant elle avait cru l'aimer, elle n'avait ressenti qu'une vague douceur et un peu de rouge aux joues. Cornac l'avait embrassée une seule fois, et cela lui avait suffi. Ça avait été humide, dur, sans chaleur, sans plaisir. Vide. Vide de sens. Ça n'avait pas été fiévreux, passionné, empressé et brûlant. Ça n'avait pas été comme avec Ron… Fallait-il qu'elle retourne se déclarer ? S'expliquer ? Après ce baiser, Hermione n'était pas sûre de pouvoir parler encore normalement avec son ami, alors lui dire qu'elle l'aimait… Pourquoi fallait-il que l'homme qu'elle aimait soit bêta ? Pourquoi n'était-il pas comme les princes qui devinent les sentiments, qui se déclarent en premier à leur belle ? Pourquoi fallait-il qu'il soit si… si Ron ? Non, elle ne pouvait pas, elle n'aurait jamais la force de recommencer. Et si… ? Et si Ginny avait tort ? Et s'il n'avait répondu à son baiser que dans un but purement physique ? Et s'il n'avait pas fait de déclaration parce qu'il ne l'aimait pas comme elle l'aimait ? Et si… ? Et si… ? Sa tête bourdonnait d'interrogations sans réponse.

Pourquoi tout était si compliqué…? Pourquoi Ron était si compliqué ?

…...

Quelques heures plus tard, après avoir rasé tous les murs de Poudlard pour éviter un certain rouquin et sa sœur et après avoir fui tout contact avec les gens pour panser ses peines, Hermione se fit intercepter par Luna qu'elle n'avait pas vu venir.

« J'ai retrouvé mon chapeau, lança–t-elle rêveusement en désignant le lion qui trônait sur sa tête.

- Il est très beau, déclara la brune.

- Tu viens voir le match toi aussi, demanda la blonde.

- A vrai dire… commença Hermione qui s'apprêtait à refuser pour éviter de rencontrer Ron.

- Luna ! Je te cherchais, la coupa Neville qui arrivait en courant dans leur direction.

- Ah bon ? C'est gentil, fit la Serdaigle. On y va alors ! »

Elle glissa doucement ses doigts entre ceux de Neville qui piqua un énorme fard. Elle lui sourit d'une façon si particulière qu'elle rendit le jeune homme encore plus rouge. Puis, comme inconsciente de l'effet qu'elle produisait sur le Gryffondor, elle attrapa le bras de la préfète d'autorité sans se soucier de ses protestations. Puis d'un pas léger, elle les entraîna à sa suite en direction du terrain de Quidditch. Hermione n'avait encore jamais vu ce sourire niais sur les lèvres de Neville.

« Hermione ! HERMIONE !

- Ron ! s'exclama Luna en retenant la préfète par le bras, ben ! Attends-le Hermione ! »

La jeune fille grogna de mécontentement et voulut accélérer le pas en direction des gradins mais Ron qui venait de surgir des vestiaires en tenue de Quidditch avait des jambes bien plus longues que les siennes. Il la rattrapa en moins de deux secondes et agrippa son bras droit pour l'obliger à lui faire face. Il était rouge de colère et il la fixait avec incompréhension et impatience. Ses yeux bleus brillaient d'agacement.

« Faut qu'on parle ! Qu'est ce qui se passe ? cria-t-il.

- De quoi ? fit Hermione les yeux rivés vers ses chaussures.

- Mais…mais… de ça, de CA, s'écria-t-il certainement plus rouge de gêne que de colère.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, nia la sorcière en désespoir de cause. Vas-t-en, t'as un match à gagner !

- C'est pas aussi important ! rugit-il. Pourquoi tu veux pas en parler ? C'est pourtant toi qui as commencé !

- C'était une erreur ! On oublie ! On oublie ! supplia Hermione. Je m'excuse !

- Tu… Tu…, suffoqua Ron déconcerté.

- Vous allez gagner ! le coupa la jeune fille puis elle désigna Harry qui arrivait dans leur direction. Tu devrais y aller !

- Non ! Hermione ! »

Mais la jeune fille avait déjà filé, ventre à terre. Quelques minutes, plus tard, le cœur au bord des lèvres et le ventre retourné, elle s'asseyait à côté de Luna et Neville. Si le jeune homme eut la délicatesse de faire mine de ne pas voir son désarroi, la blonde au contraire lui fit remarquer que ses yeux étaient plein de larmes et qu'elle aimerait savoir ce que Ron avait pu faire pour la mettre dans un tel état.

Heureusement pour Hermione, elle n'eut pas à répondre car les joueurs de Serpentard et Gryffondor arrivaient sur le terrain. Ginny paraissait surexcitée au contraire de Ron, et Harry avait le visage crispé, comme à chaque fois qu'ils affrontaient la maison rivale. Quand enfin le souafle fut libéré, la foule d'élèves se mit à hurler puis ce fut la guerre. La balle volait d'un bout à l'autre du terrain, Ginny comme toujours faisait preuve de beaucoup de talent en tant que poursuiveuse. Au dessus, Harry volait de long en large du terrain, à la recherche du Vif d'or tandis que les batteurs frappaient avec force en tentant d'assommer un joueur adverse. Ron arrêtait le souafle mais il était clair qu'il n'était pas dans son assiette et Hermione sentit la culpabilité lui ronger les entrailles. Concentre-toi Ron, supplia-t-elle mentalement lorsque les Serpentards marquèrent le premier point. Concentre-toi !

Mais cela ne s'arrangea pas, Ron laissait passer beaucoup plus de points que d'ordinaire et même le « Weasley est notre roi » chanté par tous les supporteurs de Gryffondor ne parvint pas à le faire jouer mieux. Il était contrarié et Hermione savait que son baiser en était l'origine. Finalement, Ginny avait raison : il ne comprenait pas son comportement. A son grand désespoir. Heureusement pour l'équipe, la benjamine des Weasley accomplissait un excellent travail en marquant point sur point sous les hurlements de joie de la foule. Mais malgré tous les efforts des Gryffondors, le score se resserrait de plus en plus entre les deux maisons.

« Ron est bizarre, lâcha Neville entre deux actions. Tu sais ce qu'il a ?

- Non, mentit Hermione en faisant mine de regarder Harry. »

Ce dernier semblait avoir repéré le vif d'or, mais il n'était pas le seul. Draco, l'attrapeur de l'équipe adverse, traversa le terrain pour foncer vers le Survivant. Il percuta Harry, et Hermione décrocha son regard de Ron pour retenir un cri d'horreur en voyant son ami chanceler. Il avait failli être éjecté de son balai ! Instinctivement, Neville agrippa le bras de Luna, comme pour se calmer et cette dernière, tout sourire, lui caressa doucement la main comme pour le rassurer. Il devint aussi rouge qu'une tomate. Hermione vit alors Ron encaisser un énième but, Serpentard prenait la tête. La jeune fille eut envie de courir serrer le rouquin dans ses bras tant sa tête égarée dans de sombres interrogations lui fendait le cœur. Elle s'en voulait. Elle s'en voulait tellement de chambouler l'univers de son ami, leur amitié juste par ses sentiments… Soudain, la foule se leva en hurlant et le lion sur le chapeau de Luna fit retentir son rugissement.

« Harry Potter attrape le Vif d'or ! Gryffondor l'emporte ! »

Neville attrapa Luna par la taille, la secouant en hurlant un « Victoire ! On a gagné ! » auquel Luna répondit par un éblouissant sourire rêveur, détaché du délire qui avait pris possession des gradins. Hermione applaudissait modérément, ne détachant pas son regard de Ron qui semblait honteux malgré la joie de son équipe rassemblée avec lui au dessus de ses cerceaux. De l'autre côté du terrain, les Serpentards écumaient de rage. Ils auraient gagné si Harry n'avait pas attrapé le Vif d'Or. Soudain, l'un des batteurs particulièrement impulsif du nom de Thomas Olmes envoya son cognard avec force sur l'équipe des Gryffondors comme pour se venger. Plus particulièrement sur Harry qui était de dos. Hermione hurla tout comme le reste de sa maison face à cela mais heureusement, Dean eut le reflexe de dévier le cognard. Avec une force décuplée par sa colère. Gryffondor ne vit rien arriver, Hermione en particulier. Elle ne comprit qu'au dernier moment que le cognard fonçait droit sur sa tribune. Un même hurlement fut poussé par les élèves, et les professeurs se levèrent. Trop tard.

Le choc fut violent, Hermione ne comprit qu'elle avait été la cible du cognard que lorsque celui-ci lui frappa violemment la tempe. Elle se sentit tomber à terre, comme incapable de contrôler son corps. Une douleur lui vrilla les tympans. La dernière chose qu'elle vit avant que le noir n'obscurcisse sa vue ce fut le visage inquiet de Neville penché sur elle.

Après ce fut l'inconscience.

Décidément le Quidditch était vraiment un jeu dangereux.


Avez-vous aimé ? Quelque chose vous gène ? Faîtes le moi donc savoir ;)

Un simple J'aime ou J'aime pas est un vraie plaisir :D