Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Sotsu Agency et aux parties associées.
Genre : UA, monde du travail, chacorable :p
Rating : T,
C'est quoi ? Lysanéa a écrit une série de drabbles/ficlettes et j'ai eu envie d'en écrire aussi.
Résumé : Bienvenue à VIPeace... un jeune homme y passe son entretien d'embauche
Micis ! A toutes les personnes qui ont pensé à moi et qui ont mis un petit mot, merci pour vos encouragements et ne vous inquiétez pas : ça va mieux ! En revanche la paperasse assurance adverse me fait toujours aussi chier mais bon, on s'y fait.
Fic pour qui ? Mifibou et Lysanéa ! Oui j'ai été piquée par une série de ficlettes en OS dans un univers alternatif. Du fun, du feel good, du monde professionnel pour vos petits coeurs et pour vous booster, un tit peu de bonheur riquiqui quoi :p Gros bisous !
De retour avec un joyeux petit lapin de plus ! la 1ère et la 2nde partie de l'OS 4.
PS : j'ai été standardiste dans mes jeunes années (je suis pas vieille mais c'était il y a plus de 10 ans quand même :p) J'ai successivement été : un portemanteau, une table, une chaise, une plante ou un bonjour invisible, comprendre "passez-moi intel". Il y a des standardistes immondes et tâches - elles existent et quand on est tout gentil, on tombe dessus, elles aboient pas sur qui il faut -_-. Mais la plupart du temps ce sont des connards qui les ont rendues comme ça !
PPS : un femme qui passe près du standard EST à l'accueil pour le client qui passe :p Je l'ai vécu !
Office Affairs
OS 4 : Smart attacks 1 et 2/2 (ou le blues du standardiste XD)
Mardi 25 mai 2010, 10h30, l'accueil, tu t'octroies une pause bien méritée
T'es descendu prendre un mauvais café à l'accueil, la responsable s'est absentée et tu n'auras pas droit à son vrai café.
T'es en face du distributeur, bottillons marrons, pantalon blanc et chemise noire avec, sur la poche de poitrine, le logo VIPeace en lettre or, stylisé.
T'es assez fier de cette chemise ; d'habitude tu suis de loin la com' des clients et là t'as fait de la com' interne.
Ces chemises devaient être prêtes pour le kick-off du mois prochain et le modèle que tu portais étais le 3e test. Si celui-ci remportait le meilleur suffrage, t'exploserais carrément tes délais. Tu prouves que tu sais bosser sous pression et avec style. Tu serais le Winn…
Mauvais mot.
Tu serais au top. Voilà.
- Excusez-moi.
Ah, les kick-offs, ces soirées où on se congratulait des résultats passés et où on te foutait une pression royale pour que tu fasses mieux l'année suivante.
Et le passage de témoin d'une année à l'autre se traduit par la passation de la bouteille de Möet.
Désespoir des grosses boîtes ? Un peu quand même. Mais un désespoir classe pour toi ; tu viens d'arriver, tu ne peux pas te permettre de te déchirer la gueule même si t'en as très envie parfois.
L'année prochaine peut-être.
- Excusez-moi ?
Oui, l'année prochaine, sans interrogation. Tu ne doutes pas de ta survie, tu as le vent en poupe malgré :
- l'évitement total d'un blond dégénéré et amateur de ta personne qui veut ta peau (et qui aurait pu être ton patron)
- la méfiance absolue du comptable à ton égard qui veut ta peau simplement parce que tu es nouveau (sois honnête : c'est aussi parce que t'as transgressé toutes les règles et qu'il est psychorigide)
Ton boss est un bosseur. T'apprends, tu te fous du reste. Et puis t'as le geek de ton côté, donc le Hitman et la Blonde peuvent aller se brosser.
- Allo ?
Tu sursautes.
Une bombe veut te parler.
Tout de rouge vêtu.
Turban très 60s autour de la tête.
Tailleur robe bustier fendue sur le côté et escarpins.
Serviette, rouge à lèvre et ongles assortis.
Regard glacial.
- Ah, quand même.
Bonjour, quand même.
Tu ne l'as pas dit à voix haute ?
- …
- Bonjour. Dorothy pour Quatre.
- Bonjour. Je suis…
- Pressée.
Ah la grognasse.
T'as pas eu le temps de déguster que tu dégustes.
Vas voir ailleurs, pétasse.
Tu souris poliment.
- Je ne vous retiens pas dans ce cas.
- …
- …
Elle ne trépigne pas, non.
Une femme de cette classe haussait un délicat sourcil.
Sous le fond de teint, les boutons.
- Qu'apprend-on aux standardistes, aujourd'hui ? Ce vert, ce roux, ce… long… corps… fort… et qui parle… l'intérêt d'une énième plante à l'accueil ?
Tu clignes des yeux.
- Je vous demande pardon ?
Elle lève les yeux au plafond.
- Qu'attendez-vous pour m'annoncer ?
Tu souris.
- Vous vous annoncez très bien toute seule. Dorothy. Pour Quatre. Le veinard.
- Excusez-moi ?
Tu lui fais du charme.
- Vous avez une voix magnifique. Elle est rauque, sensuelle. Quatre a de la chance de vous entendre. Avec elle, il ne peut que vous écouter.
- … Vous n'êtes pas standardiste.
Pas si blonde !
De la lumière autre part que dans ses cheveux !
- Je ne suis pas standardiste.
- Vous êtes démentiel. Ou dément.
Elle sourit la vipère.
Tu réponds.
- Je vous l'accorde volontiers.
- Démentiel et dément. Culotté.
- Je plaide coupable.
- Mesurons votre intelligence, belle plante. Je suis Dorothy Catalona, représentante de D&D Sportswear. Le plus gros contrat de votre agence.
Tu hausses les épaules en lui donnant de l'importance, mais pas trop.
Suffisamment pour ne pas être frustrée.
Suffisamment peu pour être un brin intriguée.
Bien sûr que tu sais qui elle est, tu l'as su dès le début.
- Vous êtes Dorothy et vous voulez voir Quatre. Je ne pouvais décemment vous prendre pour la Dorothy du Magicien d'Oz.
L'image lui fait froncer les sourcils.
Elle se retient de sourire.
- Pour la sorcière peut-être ?
- Vous n'êtes pas du genre à se faire écraser par une maison. Par contre la diriger…
Avance tes pions, Barton.
Elle dirige une maison, oui.
Elle te répond.
- Démentiel. Quoi de plus normal pour l'assistant…
Elle sait qui tu es aussi.
C'est une partie d'échec.
- … de Duo Maxwell. Le meilleur créatif de notre agence.
- Vous êtes Trowa Barton, l'assistant formidable dont la photo sur le site web de VIPeace correspond à un énorme masque de clown.
- Je suis Trowa Barton, le clown belle plante qu'on prend pour un standardiste simplement parce qu'il passe à l'accueil.
- Et parce que vous portez une chemise qui porte à confusion. Trowa Barton… vous alorsz, avez un nom à coucher dehors.
Ankara et Arduro c'est Jean et Claudine ?
Tu lui fais un sourire sensuel.
- Juste le nom. Le reste…
- Hm. Je plains Quatre.
T'éclates de rire.
- Merci pour moi ! Et puis je ne travaille pas vraiment avec lui.
- Ou plutôt non, je vous plains.
- Je réitère ma réponse.
…
…
…
Est-ce que même les gens extérieur à la boîte savait pour Quatre ?
Tout se sait… mais quand même ?
Elle énumère.
- Vous êtes en tout point le genre de Winner. Quatre est une mante religieuse délicieusement sexuelle, addictive. Un boulimique de travail et de sexe et je sais de quoi je parle.
- Testé ?
- Et adoré, mais on était étudiants. Je suis le seul jouet dont il ne se soit pas lassé. Mais…
- …
Ah les femmes, avec leur manie de vouloir être les seules, l'unique.
Tu retiens un soupir alors que tu te fous de la bisexualité de ton pas boss pour qui tu bosses un peu quand même.
- Mais comme je travaille essentiellement à New York et que lui et moi avons une vie très très active… vous m'aurez comprise.
- Oui.
Oui tu vois, et tu t'en fous.
En fait tu ne vois pas pourquoi elle te raconte ça mais pourquoi pas.
Tu dois avoir l'air de quelqu'un qui veut connaître les histoires de fesse de sa boîte.
T'as l'habitude, tu gères.
- Quatre est addictif et l'un de vos anciens collaborateurs l'a appris à ses dépens. Le dernier VIPeace Man à être passé dans son lit a bien failli lui faire perdre un gros contrat. Il s'est fait virer.
- Logique.
- Depuis Quatre respecte votre règlement quelque peu contraignant. Depuis il évite toute promiscuité.
Ouais.
Bête de cul ou bête tout court.
Le sexe rend con, tu sais.
Y a pas plus con qu'un mec qui bande et t'en sais quelque chose, t'es un mec.
Mais de là à ce que ça t'empêche de travailler… ouais, le Winner était une grosse tâche.
Tu le sais. Mais ça faisait du bien à entendre aussi.
Le standard avec sa machine à café à proximité… c'était un poste plus que clé.
T'as bien fait de passer te prendre un truc au distributeur finalement.
- Et vous…
- Hmm ?
- Vous êtes là, Trowa. Et vous êtes un pur CCC. Et vous êtes en danger.
- Canon, Compétent et…
- Couillu. Faut…
- Updater le site. J'y travaille. C'est mon quatrième mois.
- Charmant avec ça.
- CCCC ?
- Vous apprenez vite. Vous êtes tout ce qu'il évite et vous squattez depuis quatre mois. C'est à se demander ce que vous faîtes là.
Tu ne peux pas t'empêcher de sourire.
- CCCCC. CQFD.
- et ce C c'est ?
- Con.
- ?
- Apparemment on engage les cons. Tout le monde me demande ce que je fais là. Alors on va dire que j'ai toujours rêvé d'être un pot de fleur.
Nouvel éclat de rire.
Dorothy Catalona ne riait jamais avec des inconnus, c'était du moins la réputation qu'elle avait.
- Vraiment génial et payé au lance-pierre ?
- Aujourd'hui le lance-pierre. Demain, la fronde.
- Hm… Une fleur avec des dents.
Tu la regardes droit dans les yeux.
Tu dévoiles un peu de ton jeu.
- Une plante carnivore. Pourquoi je suis là, Dorothy ?
- Oui ?
- D & D.
- ?
- Détermination. Et Duo.
Sourire énigmatique de la Blonde Sexuelle.
Sourire énigmatique de ta part aussi.
- J'aime Duo qui présente des forêts noires à un homme au régime. J'ai hâte qu'il craque.
- Je sais me défendre.
- Pas sûre que vous le puissiez. Pas sûre que devant le fait accompli… vous le vouliez.
- A supposer que je sois gay, il ne serait pas du tout mon genre. Trop blond.
- Dans tous les sens du terme ?
Sourire contre sourire encore.
- C'est vous qui le dites, Dorothy.
- Vous êtes sincère. Mais je connais Quatre.
- Vous ne me connaissez pas.
Regard sérieux et taquin contre regard taquin et sérieux.
- Au risque de me répéter, Trowa. Je connais Quatre. Très, très bien. Fuyez tant que vous le pouvez.
- Je ne vais pas lâcher un emploi en or massif parce qu'il a ses vapeurs. S'il y a le moindre souci je saurais le recevoir.
Sourire lumineux de Dorothy.
Ah merde, échec.
- Je n'en doute pas.
- Je ne…
Elle frappe deux fois des mains, rayonnante.
- Je cours m'annoncer. Ce fut un véritable plaisir de vous rencontrer, plante carnivore. J'ai hâte de vous voir en réunion.
- Je ne peux pas y participer.
- C'est ridicule. Vous êtes l'assistant de Duo. A moins que vous ne soyez pas prêt à assumer pleinement votre poste ? J'aime savoir à qui je confie mon argent.
- …
Un éclair de compréhension dans le regard bleu tempête.
Elle a envie de jouer avec Quatre. Elle a envie de le déstabiliser, de trouver un moyen de réduire les coûts et pour cela, tous les coups étaient permis.
Tu joueras ta place.
- …
- Et donc vous serez à la réunion de jeudi. Je ne tolèrerai aucun retard, j'aurais un avion à prendre.
- Vous jouez un jeu dangereux, Dorothy Catalona.
- Je vous retourne le compliment, Trowa Barton.
Et elle te plante là, guillerette.
Et toi t'es excité comme une puce après un coït.
Salle vidéo, une demi-heure plus tard.
Tu entres dans une salle noire de cassettes et argentée de CD. Des photos de Maryline croquée par Andy Warhol côtoient Bart Simpson et les amoureux de Doisneau, pour faire semblant d'avoir une culture artistique.
Du matériel vidéo extrêmement cher pour une équipe talentueuse de hiboux et de chauve-souris. Ils travaillaient essentiellement la nuit, surbookés qu'ils étaient.
C'était dans cette antre que l'on visionnait et montait les échantillons publicitaires.
Tu parles à la blonde en saumon parce que ça flattait son bronzage artificiel.
Elle n'avait pas eu le temps de prendre des vacances.
- Réléna, t'as les vidéos D&D ?
Réléna Peacecraft.
Superbe, fonctionne au tailleur micro jupe saumon, aux chignons et aux talons aiguilles.
Petite sœur du Big Boss, Millardo, le jamais là mais je suis là quand même et faut faire péter la machine à cash.
Actionnaire.
Ne fait pas de la figuration dans l'entreprise.
25 ans, directrice de production, tournage publicitaire.
Celle qui était débordée car elle n'a pas qu'un seul projet à mener.
Celle qui avait des deadlines, des priorités et un timing serré.
Celle qu'il fallait aussi avoir impérativement de son côté.
Celle avec laquelle il fallait marchander.
- Oui comme convenu.
Celle qui allait te faire gagner des points.
Tu vas pour récupérer la version digitale quand elle fait sa maligne.
Elle place les CD là où tu n'irais jamais les chercher.
Entre ses seins.
- Alors, quand-est-ce que je le vois ?
Celle qui était raide dingue du comptable. Comptable qui l'éjectait de toutes les manières possibles. Mais elle était tenace.
Ruser avec elle c'était quitte ou double : s'il y avait rendez-vous, elle rendrait éternellement service.
S'il y avait un plan j'arnaque, elle ferait de sa vie un enfer de délais non respectés.
Et t'as décidé de couper la poire en deux.
- Il va manger à 12h30 précises aujourd'hui, à la cantine. Pose ton plateau-repas en face de lui et regarde-le manger en silence.
- Mais ?
Tu hausses les épaules.
- Tu m'as dit que tu voulais le voir et déjeuner avec lui. Tu n'as dit à aucun moment que tu voulais lui parler. Toi qui ne connais jamais son emploi du temps, je te donne une occasion unique de lui prouver que tu sais te taire. Il verra que tu n'es pas hystérique.
- Tu me prends vraiment pour une conne ?
Dois-tu vraiment répondre à cette question ?
- Non. Par contre lui te prends pour une hystérique. Ce n'est pas pour rien qu'il t'évite, tu passes ton temps à crier dans les couloirs dès que tu le vois.
- C'est vrai… et si je lui dis que c'est toi qui m'a dit qu'il serait là ? Tu vas te faire massacrer.
Tu fais semblant de réfléchir.
- Tu ne sauras jamais plus où il se trouve et tu ne pourras plus lui prouver ton amour.
- …
- Ca fait quoi six ans que tu le connais, combien de fois t'as déjeuné en tête à tête avec lui ?
Elle a l'air de réfléchir.
Elle n'était vraiment pas bête.
Mais comme le disait la chanson… « what you won't do for love ? »
...
...
Ok, sur ce coup-là ça dépassait l'entendement.
A part ça… entre un excité du bocal qui voulait lui arracher le cul et une autre qui clamait son amour au hitman ?
A taré, taré et demi, ça te faisait presque relativiser Winner.
Presque.
- Jamais.
Tu souris un peu plus.
- J'ai respecté ma part du contrat, Réléna. Je n'aurais pas pu obtenir plus, là c'est à toi de jouer.
- …
- Aujourd'hui la cantine, demain qui sait ?
Le monde ?
- Si ça se passe mal…
- Pourquoi ça se passerait mal ? Tu manges où tu veux ? Et si tu te tais pourquoi il grognerait ? Au fond de lui le Hitman est un gros nounours aux yeux bleus. Pense nounours quand tu le vois.
Les yeux de Réléna se font rêveurs.
Fille de pub.
Oula, il fallait changer l'image.
- Oui…
- En fait pense hérisson aux yeux bleus, sinon tu vas vouloir lui sauter dessus.
Elle frissonne.
Tu viens de sauver ta tête.
- …
- Qu'est-ce que tu perds à saisir ta chance avec méthode ?
Sa fierté ? Avec ce qu'elle avait fait avant, il n'y en avait plus vraiment.
Elle secoue la tête et te tend les CD.
Elle sourit alors que tu les prends… et qu'elle les retient.
- Tu m'as eu une fois et je n'ai qu'une parole.
- Tu n'auras qu'un tête à tête, ce que tu n'as jamais eu. Je t'ai donné l'impossible.
- Tu pensais avoir quoi, ma reconnaissance éternelle ?
- Tu veux que j'aille dire à Heero que tu seras à la cantine ?
A la fois suffisamment stupide pour saisir sa chance… et pas suffisamment stupide pour ne pas la saisir.
Toute la psychologie féminine en une leçon.
Elle lâche les CD.
- Qu'échangeras-tu la prochaine fois, Trowa ?
- Si tu joues bien tes cartes ? Tu auras tout ce que tu veux.
- Et si j'échoue ?
- Je pense pas qu'il soit si difficile d'imiter un poisson rouge devant la chaine info. Tu réussiras à garder le silence.
- Et si je demande la natte de Duo ?
- Je te l'apporterais.
Mais solidement ancrée sur la tête du propriétaire.
Et tout le reste du corps qui va avec.
Réléna se croit maligne mais elle doit faire très attention à ce qu'elle te demande.
Toujours être précis.
13h30
Tu es à ton bureau quand ton boss ouvre la porte.
Queue de cheval tressée, t-shirt blanc à manches longues et signes tribaux sur les manches, pantalon noir et tong fétiches.
Un sac à la main, qui devait contenir des maquettes D&D, édités par leur imprimeur personnel.
Un mec à tomber. Il ne fallait jamais mélanger… mais parfois c'était dur, dans tous les sens du terme.
En plus il portait une eau de toilette épicée. Et tu kiffes.
- Ciao smart guy. Come stai ?
- Hey sexy boss.
- Flatteur.
- Réaliste.
Il te sourit et referme la porte.
Et en plus ce sont ses vraies dents.
Sourire blanc sans être artificiel.
- Je suis passé devant la compta et Heero est d'une humeur de merde…
Ouch.
Tu pourrais te taire, mais dans ce cas-là il fallait pas faire de coup bas à ton boss.
Surtout pas. Il faut toujours avoir un backup. Il faut conserver la confiance.
- C'est de ma faute.
Le regard change.
- Oula qu'est-ce que tu as fait ?
Attire discrètement son attention sur les CD.
Il regarde tes mains. Ça marche.
- …
- Ne me dis pas ?
- Je te dis.
- Ce sont les vidéos ?
- Ouep.
- Avec deux jours d'avance ?
- Ouep.
- Qu'on soit moins dans le rush ?
- Ouep.
- Qu'as-tu dit exactement à Réléna ?
Pas con.
Son regard est sceptique.
Tu hausses les épaules.
- Que c'était urgent.
- On va la refaire, smarty. Qu'as-tu promis exactement à Réléna ?
Ton boss te connaît bien, il sait qu'il faut être trèèèès précis avec toi.
- Qu'elle aurait un rendez-vous avec Heero à la cantine.
Il hausse un sourcil. Pas déphasé.
- Putain il mangeait sur place pour faire les payes.
T'écarquilles les yeux.
T'es dans la merde.
- Il les a pas faites hier ?
Ton boss hausse les épaules.
- Il avait du retard. J'ai consulté mon compte express et je ne suis pas encore viré.
- On l'a pas entendu hurler d'ici alors elle a du rester silencieuse.
T'en es sûr.
A peu près.
Tu intrigues ton boss.
- Qu'est-ce que tu en sais ?
- Je lui ai dit que pour ne pas offusquer Heero elle devait rester silencieuse. Apprendre à lui montrer qu'elle pouvait être autre chose qu'hystérique.
- Elle peut être autre chose et il le sait. Il s'en fout, c'est tout. Non mais je le crois pas.
Et contre toute attente il éclate de rire.
T'as bien fait de lui dire.
- La tête qu'il a du tirer !
Tu sais que ton boss est incroyable mais là il t'étonne.
- Tu m'en veux pas ?
- Tu me l'as dit. C'est clairement pas cool ni pour l'un ni pour l'autre.
- …
Ni toi ni lui n'êtes dupe, sur ce coup-là c'est chacun pour soi.
Tu n'as obligé personne.
T'as proposé, elle a disposé.
Par contre t'a imposé à Heero. Et s'il l'apprend, tu vas payer.
Ton boss poursuit.
- On va dire que D&D t'y a poussé et qu'on ne peut vraiment pas se permettre de se casser le nez avec Dot.
- …
- Et Réléna était libre de refuser. Tu as eu de la chance qu'elle ne le fasse pas parce que tu aurais eu à dealer avec moi.
Ton boss te lance un regard laser, un regard qui te picote la peau parce qu'il a un sourire carnassier et taquin.
Tu humectes tes lèvres. S'il continue ainsi tu vas lui sauter dessus.
- …
- Je te laisse dealer avec Heero et Léna.
- Il ne le saura pas, ce n'est pas dans son intérêt de le lui dire.
Tu es confiant.
Plus tu y réfléchis, plus ça te paraît logique.
- Tout se sait dans une boîte. Trust me on this. He'll know. And when he'll know… Brr je te souhaite bonne chance. Il faudra bien plus que du chocolat, du champagne et du café pour l'apaiser.
- Donner mon corps peut-être ?
Hmm… le Hitman… où il veut, quand il veut… du moins, s'il aimait les hommes.
Mais tu es un parfait initiateur. Tu peux lui faire découvrir des choses.
Duo se marre de bon cœur.
L'orage est passé.
- Sur ce coup-là, il voudra plutôt ta tête, smart guy. Et si on n'a pas nos payes, crois-moi bello, ce sera le cadet de tes soucis.
- J'en aurais besoin pour la réunion de jeudi.
Il a l'air contrit.
- Je suis désolé, smarty, mais faudra encore un peu de patience, ça durera pas parce que c'est trop stupide. Mais pour le moment tu ne peux pas y participer – même si c'est débile.
- Je ne peux pas c'est sûr. Mais Dorothy l'a exigé.
Duo plisse les yeux.
- Dot' veut que tu y sois ?
- Ouep.
- Bitch.
- Qui, Quatre ? A entendre Dorothy, il est en chaleur.
Duo rit doucement et s'approche de ton bureau et y pose ses mains.
Il penche le buste vers toi.
- C'est plutôt chaud pour tes fesses, smart guy. Dorothy veut manifestement le déstabiliser pour payer moins cher. Les femmes utilisent des décolletés de fous furieux. Là elle t'utilise toi. Des ruses de nana pour un pauvre petit Quatre.
- Pauvre petit Quatre est assez grand.
- S'il était assez grand, Trowa, tu bosserais avec lui. Et hot comme tu es jeudi il risque de te sauter dessus en plein débrief. Mais bon je serai là, je ferai tampon.
Il pose la main gauche sur ta joue et caresse tes lèvres de l'index.
Il porte une chevalière, tu n'y avais jamais prêté attention.
Tu déglutis intérieurement, extérieurement tu assures et tu proposes à Quatre.
- … une thérapie peut-être ?
Encore ce rire sexy.
- Oui, une sex-therapy. Mais je te rassure un peu quand même, s'il ne prenait pas sur lui t'aurais mal aux fesses et lui un énorme bout entre les dents.
Tu ne dois pas penser au même énorme bout que ton boss.
- Il est taré.
- Il a du goût.
Tu lèves les yeux au plafond.
- Tu défends l'indéfendable.
- You're so fucking handsome, I can't blame him. Et… tu es venu en connaissance de cause.
Il te cloue du regard.
Et t'assumes.
- Et j'assume.
- Dot veut jouer. Voyons à quel point tu es malin.
Il retire sa main.
Tu hausses un sourcil.
- Je joue ma place ?
Il lève les yeux au ciel.
- Y a pas écrit stronzo sur mon front et on a le budget. Non, disons que tu joues ta prime et ta promo.
Bossy boss.
Excellent.
- C'est dégueulasse.
- C'est la life. Victime de ton charme. A toi de faire en sorte que Dorothy soit victime de ton intelligence, smart guy. Je t'ai fait embaucher, j'ai misé sur toi. Le nombre d'euro perdu correspondra au nombre d'années que tu mettras à gravir un simple échelon.
Il te donnerait une érection à être si directif.
- Challenge.
- Yeah. Je te fais entièrement confiance. Tu as carte blanche pour la mettre hors jeu.
Tu lui décoches un sourire énigmatique.
- J'ai carte blanche ?
- Carte blanche.
Tu te lèves.
- Ok. Elle a voulu nous baiser. On va lui donner un putain d'orgasme.
Il rit.
Tu lui tends la main.
Il la serre et te répond.
- That's my man.
Ça va le faire.
- Heerooo !
- Quoique...
OWARI
Pas de cliffangher, les ficlettes se suivront sur cet univers.
Pas de nombre précis d'OS puisque chacun se suffit à lui-même, dépendra de l'inspi (déjà 8 d'écrits)
Ficlette 5 : *sourire ultra sadique*
J'espère que ça vous aura plu, surtout à vous 2, Mifibou et Lysa !
A pluch' tout le monde !
Mithy ¤ Back !¤
