Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Sotsu Agency et aux parties associées.
Genre : UA, monde du travail, chacorable :p
Rating : T,
C'est quoi ? Lysanéa a écrit une série de drabbles/ficlettes et j'ai eu envie d'en écrire aussi.
Résumé : Bienvenue à VIPeace... un jeune homme y passe son entretien d'embauche
Micis ! A toutes les personnes qui ont pensé à moi et qui ont mis un petit mot, merci pour vos encouragements et ne vous inquiétez pas : ça va mieux ! En revanche la paperasse assurance adverse me fait toujours aussi chier mais bon, on s'y fait.
Fic pour qui ? Mifibou et Lysanéa ! Oui j'ai été piquée par une série de ficlettes en OS dans un univers alternatif. Du fun, du feel good, du monde professionnel pour vos petits coeurs et pour vous booster, un tit peu de bonheur riquiqui quoi :p Gros bisous !
Et là je ne dis rien et je réfléchis à poster l'OS 6 avant mon départ vendredi :o)
*se marre, oui teasing ! Et alors ? :D*
Office Affairs
OS 5 : Un Geek dans la Mafia 1 et 2/2 (Attenti al Magnifico :p)
Bureau de Wu Fei Chang, mardi 25 mai 2010, quelques heures plus tard
Tu entres dans le bureau du Dragon pour apporter la bonne parole.
La nouvelle : tu vas assister à ta première réunion au sommet.
Tu entres dans la cour des grands.
- Salut Dragon.
Il est en t-shirt noir col V et baggy et en chaussettes Donald Duck. Normal.
Il a ses lunettes sur le nez et une couette derrière la tête. Normal.
Il ouvre son tiroir et sort deux joysticks qu'il met en croix. Pas normal.
- Arrière Satan.
- Hein ?
Tu refermes la porte.
Il te balance un joystick.
- J'ai pas eu mon virement.
- Et ?
Oui, tu nies.
Un peu.
Il est pas dupe.
- Réléna a souri toute l'après-midi parce qu'elle avait déjeuné avec Hitman.
- Et ?
- Elle a croisé Dorothy dans les couloirs.
Aïe…
- Et ?
- Tu connais les femmes. Ça se rencontre. Ça piaille. Ça bave.
- …
- Elle a dit que c'était ta faute tout ça.
- …
Alerte rouge.
Si Wu Fei te lâche tu peux dire adieu à toutes les mises à jour et redire bonjour à ton écran bleu.
Bordel de merde t'avais pas besoin de ça.
Tu peux avoir un salaire retardé, t'as des économies.
Tu peux pas te permettre de ne pas faire ton boulot. Ça passerait pas avec Duo.
Oui tu flippes.
- Bon, t'es encore mon pote parce que grâce à toi j'ai pu être ingénieur 350 et avoir mes bottes à réaction.
- Wow, trop cool.
Tu lui as pas montré que tu flippais mais dans ton froc c'est la Rumba.
- Mais jusqu'à ce que Hitman se calme t'es persona non grata ici.
- Il était énervé ? On ne l'a pas entendu pourtant.
C'est vrai, ça.
Il fronce les sourcils…
Et prend son air de Riguel.
Oui oui, le tout petit type chauve et moustachu dans Goldorak.
Le papa de la bombe qui laisse partir l'amour de sa vie repeupler sa planète avec sa propre sœur.
Les femmes étaient souvent connes dans les mangas des années 70.
- Tu vois quand le temps est lourd, qu'il fait chaud, que ça sent la pluie, que tu sais que ça va éclater mais pas quand ?
- Oui.
- Eh ben c'est comme ça.
Tu ne peux pas t'empêcher de sourire en coin.
Tu sais que ton œil vert pétille.
- Merci Evelyne pour ce magnifique point météo.
- Tu t'en fous. Tu penses qu'à toi.
- Ce n'est pas vrai sinon je serais en freelance, tout seul.
C'était vrai.
Mais Wu Fei était lucide. L'un des plus lucides de la boîte, véritable plateforme stratégique.
- T'en as les moyens ?
- J'ai surtout pas envie de me coller les contraintes. Et il y a des gens que j'apprécie ici quand même.
- Les gens utiles quoi.
- Précisément. Et comme t'es pas con c'est le lubrifiant sur l'anus.
Raclage de gorge.
- Je préfère la cerise sur le gâteau.
- J'aime pas…
- Les cerises ? Je savais que t'en avais pas.
C'est pas pour rien que tu le kiffes ce mec.
Dommage qu'il soit hétéro.
- J'aime pas les clafoutis, Wu Fei. Mes cerises je les préfères natures si tu vois ce que je veux dire.
- Imbécile.
- Ouais. Et ton pote. Entre cons on se comprend, tu vois, tu ris bêtement et moi aussi.
- Mouais.
La classe.
- Blague à part je ne m'en fais pas parce que demain tout rentrera dans l'ordre.
Sceptique ?
- Je crois que George Bush a dit la même chose.
- Je serais à la réunion D&D avec Duo et le blond excité du bocal. On va assurer à mort et rapporter un max de fric. Hitman se sera sacrifié pour la boîte et mon boss lui filera une perf de café, je leur prouverai de quoi je suis capable et j'aurais quoi une connerie après ? C'est un mal pour un bien !
Wu Fei te regarde comme si tu lui avais annoncé Bambinator, la revanche de la maman de Bambi devenue cyborg.
- Tu vas participer à une réunion avec Dorothy Catalona. Si j'étais toi je ne serais pas confiant mais prudent. Beaucoup s'y sont cassé les dents.
- La confiance règne.
- La prudence est indispensable avec Vampirella. Jusqu'à présent, la Dream Team a réussi à faire en sorte de ne pas baisser leur tarif. Mais avec la crise ça va être hardcore. Et Dorothy va se servir de toi, le petit dernier, pour allonger moins de fric. T'as pas droit à l'erreur.
Pas folle la bête.
Mais toi, t'es un win…
T'as un plan.
- On me fout la pression mais je ne sais pas stresser et c'est pour ça que je suis encore là. Faut prendre des risques pour avancer.
- Dit le banquier à l'épargnant… Ainsi parlait Zardansl'baba.
Tu hausses les épaules.
T'es pas arrivé jusqu'ici malgré ton physique – non mais vraiment… - pour entendre des fadaises.
Y avait bien des gens qui avaient risqué gros – et gagné gros – avec la crise, non ?
Il fallait juste savoir faire… et jouer ses deniers, pas ceux des autres.
A ton risque et ton futur baril (pas de pétrole, les matières premières c'est bien, mais ça c'est casse-gueule)
Tu souris comme si Wu Fei était sensible à ton charme.
- Je joue pour gagner. Au pire j'irais m'excuser auprès de Yuy après, au nom de nos salaires.
- …
Mais c'est que ça marche ?
Ah ouais, il se marre.
…
En fait il se fout de toi.
- Quoi ?
- Tu me fais penser à Maxwell à son arrivée ici…
- Ah ?
Tu aurais la même réussite ?
Et avec un peu de chance…
Si « Maxwell » dit oui… tu diras jamais non…
- Je répare des ordis. J'ai assisté à des conversations de fous-furieux…
« Flashback 6 ans auparavant »
Un homme en costume crème et chemise blanche, aux longs cheveux retombant sur une épaule.
D'une blondeur magnifique sans être manifeste.
Millardo Peacecraft, héritier. Excellent PDG de VIPeacecraft. Un Adonis avec un cerveau.
En face de lui un homme en costume gris avec des lunettes rectangulaires à montures fines sur le nez.
A coté d'eux un distributeur. L'un l'utilise, l'autre l'excècre.
L'accueil, le meilleur endroit pour des conversations sérieuses et privées sur le personnel.
Un pauvre admin réseau à la langue bien pendue y jouait à Wow officieusement. Officiellement, il réparait l'ordinateur de Madame Une, une quiche en informatique.
Cheveux très courts, costume bleu ascendant froissé, de ceux qui viennent d'arriver à un poste et qui sont mal à l'aise en tenue de bureau.
- Ce type est con comme une poule sans tête, Millardo.
- Enfin, Heero pourquoi tu dis ça ?
- Il sait me donner son rib pour être payé mais ne sait pas donner son numéro de sécu. J'ai la terre entière qui me harcèle parce qu'on croit qu'il va bosser au black.
Le blond énuméra, sirotant son café.
- Juste la sécu, les assurances, la mutuelle, l'ursaff… dis-lui que sans son numéro, pas de salaires.
- Ca marche pas. Il dit de lui faire un chèque s'il oublie, qu'il est débordé. Je lui ai dit que j'avais pas que ça à foutre.
Millardo fronça les sourcils
- C'est vrai qu'il est débordé. Il vient de prendre ses fonctions, il n'a pas encore d'assistant et son stagiaire n'est pas arrivé.
Heero lui décocha un regard intense.
- Je m'en bats le minou.
Le blond haussa un sourcil
- Tu n'en as pas.
- Raison de plus pour m'en foutre. Paies-le et vire-le.
- Pourquoi ?
Heero fit les cent pas.
- Je le soupçonne de me faire chier parce qu'il n'aime pas comment je lui parle.
- Comme c'est étonnant… quand tu l'as vu pour la première fois tu l'as agressé.
- Je ne l'ai pas agressé.
Il l'avait donc agressé.
- Ah oui ?
- Je l'ai pris pour un stagiaire. Je l'ai croisé dans le couloir et il parlait italien et fort, comme si on était dans un stade.
- Il est Italien. Il avait un futur gros client au bout du fil…
- Je lui ai dit de baisser d'un ton. Il m'a envoyé bouler, prétextant qu'il ne s'entendait plus penser parce que je gueulais plus fort que son interlocuteur. Puis il m'a zappé.
- Ok. Et une fois en réunion tu l'as agressé.
- Il m'a demandé pourquoi je le regardais comme ça et il m'a dit « go ahead, speak your mind » ce que j'ai fait.
Millardo leva les yeux au plafond.
- Tu lui as dit qu'on n'engageait pas d'ados ici.
- Il n'avait qu'à pas demander mon avis.
- Heero il portait un jean…
- … à une réunion où il a rencontré les principaux actionnaires. Et ce con m'a répondu qu'on était vendredi.
- Friday wear.
- Je lui ai dit que c'était lui Vendredi.
Le jeune geek essaya de ne pas rire.
Il le maquilla en toux et fatal error
Le blond rejeta la tête en arrière.
- … Laisse-moi deviner. En entretien individuel tu as du lui dire un truc du genre : « Ramenez le nécessaire qu'on fasse le nécessaire » ?
- Je lui ai dit « j'ai 5 nouveaux contrats à faire et un bilan à finir. Merci de vous magnez si vous voulez être payé »
- Ca ne risquait pas de marcher avec lui.
- Ca a marché avec les autres. Et j'ai dit merci. Et au lieu d'obtempérer il me ramène du café en chantant « Paroles, paroles » Quel con.
Il venait du cœur celui-là.
- J'ai débauché Duo Il Magnifico. Le meilleur, Heero.
- Au pieu, peut-être ?
Millardo leva les yeux au plafond et finit son mauvais café.
- Je ne suis pas gay, je n'ai pas testé. Va falloir que ça marche avec lui parce que je le garde. Et va falloir que ça marche avec toi parce que je te garde.
- …
- Je prévois une éventuelle tentative de démission de ta part parce que Duo ne marche pas à la pression. Il a l'air gentil comme ça mais c'est…
- Une poule sans tête.
- Un italo-américain. Tu vas tâter de l'Amérique. Et tu vas tâter de l'Italie.
- Il va tâter du KGB et du Yakuza en moi ça va être vite réglé. J'y vais, j'ai du travail contrairement à certains.
Certain, c'était notamment le geek qui écoutait au lieu de travailler.
Mais c'était tellement plus fun.
Quelques jours plus tard, bureau de Quatre, où le pauvre Wu Fei y réparait un PC
…
…
…
Quoi de neuf sous le soleil ? :P
Un ouragan entra en trombe dans le bureau.
- … Hier il a encore oublié son numéro de sécu…
- …
- Arrête de te marrer, Quatre.
- Ou quoi ?
Bataille.
Yeux jaunes en costume noir contre yeux bleus en costume anthracite cette fois.
Bureau trop petit pour jouer à Wow.
Et meeeeeerde.
Le costume bleu, le même était toujours aussi froissé, les cheveux, plus longs.
- Tu aimes ta paye ?
- Tu aimes tes dents ?
- Tu aimes ton zboub ? Parce qu'il te faudra bien mille salaires pour le reconstituer. Et je suis comptable.
- Je suis pote avec les prud'hommes.
- Combien de temps pour une procédure ?
Bataille encore.
- …
- …
- Oh, ça va, hein, si on peut plus rigoler…
- Je ne rigole jamais avec mes chiffres.
- Je ne rigole jamais avec mon gland.
- Moi non plus.
Quatre soupira et posa une main à l'apparence compatissante sur l'épaule de Heero.
- Duo te stresse à ce point ?
- C'est un casse-couilles ultime.
- Il est adorable, tu lui as parlé comme à un demeuré et il tolère pas. Demande-lui gentiment et il te le donnera.
- A de rares expressions vous êtes des demeurés ici. Et je suis gentil, je ne lui ai pas pété la gueule.
Heero Yuy était un gentleman.
- Trop aimable.
- Et de toute façon il a pas de mémoire, à ce qu'il dit. Je ferais pire que mieux en le secouant.
Quatre se gratta le menton.
- Il a pas de mémoire mais il sait lire, non ? Envoie-lui un mail ?
- … Il zappe systématiquement mes mails. Il ne renvoie pas mes accusés.
- On le comprend à peine. Alors… il n'a qu'à mettre une alarme sur son portable.
Heero se montra catégorique.
- C'est une quiche intergalactique avec son nouveau blackberry. Il sait à peine décrocher.
- T'as qu'à le lui programmer ?
- Il me laisserait pas son portable. Et puis il l'éteint pour dormir.
Quatre cligna des yeux.
- Ben quoi, l'alarme marche ?
- Oui. Mais pas l'alerte agenda.
- Et comment tu sais qu'il l'éteint pour dormir ?
- … Je lui ai proposé.
Quatre n'était pas dupe.
- Tu veux dire imposé.
- Bref. Je lui ai proposé de programmer son portable. Il m'a envoyé bouler en italien et il a mis à fond « O sole mio » dans le bureau.
- Ok, c'est l'artillerie lourde. Alors… t'as qu'à lui envoyer un sms pour le lui rappeler ?
De toute évidence Quatre Winner voulait trouver une solution.
Un Yuy énervé était une paye retardée.
- Hn. Et si son portable est encore éteint ?
Quatre leva les yeux au plafond.
- Il est une quiche en portable, non ? Appelle-le en numéro masqué, il ne saura pas le renvoyer vers sa messagerie.
- Pas si blonde, Winner.
Non, non, pas si blond.
Pas blond du tout d'ailleurs.
- Et si ça sonne, envoie-lui un sms.
- Et si ça décroche, je lui parle ?
Non, tu lui fais des signaux de fumée.
Quatre prit un air horrifié.
- Ca va pas non ? A l'oral tu ne sais pas dire please.
- Tu dis please à une poule, toi ?
Quatre décocha un sourire pervers.
- Je peux dire please à Duo sans problèmes… c'est pas mon subordonné.
Ah oui, le règlement.
- Tu peux dire plizz à sol carelus.
- Heero, vas te jeter d'un pont.
- Sans virer ton compte ?
- T'es pas le seul comptable.
- Je suis actionnaire.
- Ah ouais c'est vrai.
Le requin.
- Sinon tu aurais son numéro sur toi ? Avec un peu de chance il n'est pas encore sorti de chez lui.
Quatre chercha dans la poche de son pantalon et en sorti un portable dernier cri.
Le geek se fit la réflexion de l'inutilité d'un tel produit.
- Euh attends, voilà.
- Ca sonne. Je raccroche et lui envoie « ton numéro de sécu, please »
Quatre hocha la tête.
- Et si tu ajoutais un « n'oublie pas » ?
- Alors je retire le « please »
Wu Fei se sentit obligé d'ajouter.
- Et vous signez. Parce qu'il n'est pas censé avoir votre numéro de téléphone.
Ils le regardèrent comme s'il avait dit la chose la plus intelligente du monde.
Heero envoya le message.
Quelques secondes après il reçut une réponse.
Quatre lui lança un « alors » de derrière ses hublots.
- Il m'a répondu « OK»
- Tu vois quand tu veux ?
Quatre lui lança un regard ironique.
Heero fronça les sourcils.
- Je n'ai pas à négocier avec la poule sans tête. Il va morfler.
- Pourquoi une poule ?
- Il fait de la com. C'est une poule, quoi. Et il n'a pas de tête.
Wu Fei se sentit le besoin de rajouter.
- Prendre une poule en grippe, faut le vouloir.
- …
- Et puis il est Italien. Il maîtrise le portable. En France on est des petits joueurs.
Sous-entendu : et toi t'es con, mais je dis ça, je dis rien.
Le geek retourna à son ordinateur, dépité.
6 mois plus tard, devant le bureau du Hitman
Un pauvre geek en jeans basket et t-shirt Wow passait par là pour faire une récap' de ses heures sup'…
Et décida de repasser plus tard en entendant les cris dans le couloir.
- Mais Heerooooooooo ! Je dois me faire rembourser avant mon shooting à Hong Kong. Et c'est demaiiiin !
- Dehors. Ou c'est ici que tu vas te faire shooter. *clac*
- …
- …
- Heero Hitman Yuy est vraiment canon mais il me fout les jetons.
Réléna, petite sœur de intelligente au crush aussi énorme que sa paire de fesses dans sa micro jupe.
Toute petite, donc talons vertigineux.
Coup de cœur coup de foudre. Donc conne comme un balai.
Un type aux cheveux nattés, costume noir, chemise blanche sans cravate.
Des yeux étranges et un sourire franc.
Des fossettes.
Un accent léger sauf quand il parlait longtemps. Il devenait un peu plus coloré.
Comme ses mots.
- Non mais Léna, t'as peur de ça ? C'est un comptable, Bella. Un con, une table. CQFD. Et apparemment oggi il est en mode Préparation H.
- …
Léna resta bouche bée.
Heero était son héros.
Maxwell haussa les épaules.
- Si tout le monde passe son temps à l'admirer au lieu de lui filer un coup de main c'est un peu logique. C'est clair qu'il n'est pas aidé.
- Tu parles d'utilité ! C'est toi qui l'a le plus gonflé.
Duo sourit en coin.
- Il m'a cherché. Pour le reste vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous. Je vais pas le lui dire, ce serait donner à un lapin un stock illimité de carottes. Mais je comprends qu'il pète un câble.
Il frappa à la porte et entra sans attendre.
- Bonjour Heero, voilà mes notes de frais.
- … Je n'ai pas souvenir d'une note quelconque de la Direction.
- En mode Préparation H à ce que je vois ?
Wu Fei éclata de rire derrière la porte.
Réléna ne put que frémir. Son chéri venait d'être officiellement comparé à un tube visant à soulager les hémorroïdes.
- Quoi ?
- Ca s'appelle « dernière minute », carreaux. Vois ça avec Millardo.
- Je ne vous ai pas autorisé à me tutoyer. Vous les communiquants vous tutoyez la terre entière mais avec moi c'est négatif.
Maxwell avait le don de dire les choses avec la candeur de celui qui te prenait ouvertement pour un con, dire les choses qui ne passaient pas avec un grand sourire.
- Nous les communiquants sommes des poules sans tête. Me demande pas de retenir ce que tu dis. Par contre toi tu vas retenir ce que je te dis puisque tu es si intelligent.
- …
- J'ai dépensé une petite fortune pour le projet du boss. Il m'a dit que je pouvais faire passer le tout en note de frais. J'ai voulu suivre la procédure mais il m'a dit « je n'ai pas le temps »
Ca c'était Millardo tout craché.
« Je n'ai pas le temps. »
« Vois avec Heero. »
Pas étonnant qu'ils pètent un câble…
Tous les deux.
Quatre arriva en costume beige sans veste, polo blanc et un dossier avec la mention « demande d'achat » dessus.
Wu Fei et Réléna n'y prêtèrent pas attention.
Quatre se croyait dans un épisode d'Ally Mc Beal.
- Je comprends. Mais ça, c'est votre vie. Moi j'ai besoin d'un papier officiel, d'un justificatif.
- J'ai les factures !
- Celles-ci prouvent l'achat, pas son intérêt pour l'entreprise.
- Qu'est-ce que je ferais d'un rétroprojecteur professionnel ? J'en ai déjà un !
- Encore une fois c'est votre vie. Mais ces factures ne prouvent en aucun cas que Millardo ait donné son accord. Il faudra voir avec lui. Et repasser avec les papiers.
- …
- En attendant je vais m'occuper de ceux qui prennent la peine de suivre les procédures.
L'accent italien de Maxwell se fit plus prononcé à ce moment précis.
- Millardo est à Bora-Bora !
- Bonnes vacances.
Le salaud.
Et le petit sourire dans la voix.
Wu Fei et Réléna entendirent Duo se rapprocher du bureau de Heero.
Quatre arriva sur ces entrefaites. Il avait apporté une demande d'achat.
Et les « u » de Maxwell se transformèrent en « ou »
- Ecoute, Carreaux, à t'entendre t'es surbooké, t'as des comptes à faire, à rendre et t'es sous pression. Mais hey ! Tu es bien payé à quelque chose. Tu t'en fous de mes notes de frais ? Je me fous de ton emploi du temps de ministre.
- …
- A t'entendre tout le monde veut ta peau, tu te prends pour Jason Bourne mais tu me fais plus penser à Roger Rabbitt. Dans « Bourne » y a un « o » en trop.
- …
- Alors Carreaux, tu te démerdes.
- Ne m'appelle pas comme ça.
- Pourquoi tu t'énerves, Carreaux. Tu préfères Roger ?
Wu Fei cligna des yeux.
Réléna aussi.
Duo tutoyait tout le monde, dans la com', dans le commerce, c'était hélas comme ça.
La valse des popotins en plastique.
Mais Heero Yuy ne tutoyait que les dieux de la boîte. Il tutoyait petite sœur de à regret, la pauvre perdant tout bon sens en sa présence. Et Maxwell n'était pas encore un dieu de la boîte.
En informatique on avait accès à tout.
Ca avait du lui échapper. Il allait craquer. Et donc…
- Réléna, partons.
- Je ne peux pas, j'ai rendez-vous avec Duo. Et puis Heero…
- ?
- Il…
- Oui ?
- Il est trop beau quand il s'énerve !
… Avait-elle du bon sens ?
- Qu'est-ce que tu fais.
Ce ton glacial…
Avait-il du bon sens ?
- Ca ne se voit pas, Carreaux ? Change de hublot. Là, tu vois, j'ouvre le clapet et m'apprête à faire une photocopie de toutes les factures et reçus bancaires pour te laisser les originaux, histoire que je ne sois pas venu pour rien.
- …
- Après j'appelle Millardo pour qu'il t'appelle puisque qu'il faut prendre des départementales quand on peut prendre l'avion.
- Dégage.
- Ou tu vas faire quoi ? Me prendre sauvagement contre la photocopieuse ? Hmph. Elle est trop petite de toute façon.
Duo sortit du bureau avec un grand sourire, entrainant une Réléna bouche-bée avec lui.
Quatre, tout sourire, y entra au moment où le Hitman parla à voix haute, sans hurler.
- C'est une maquilleuse professionnelle ce Magnifico. Il transforme un chouinage en règle pour des notes de frais en je pose mes couilles sur la table.
- …
- Ca joue les Capone alors que c'est tout juste un Peppone.
- I heard that! Leave my Great-GrandPa out of this!
Maxwell aurait un membre de sa famille dans la Mafia ?
Non, plutôt l'acteur qui jouait Peppone… non ?
Wu Fei en avait des sueurs froides.
Si surpris qu'il était, il n'avait pas bougé.
Mais ses oreilles fonctionnaient à plein régime.
- Voici mes demandes d'achat, en règle, comme d'habitude.
- Quatre, je vais le tuer.
- Quoi encore ?
- Il vient de me traiter de Roger Rabbitt bigleux.
- Tu le traites de poule sans tête.
- Je dois changer de carreaux. Ou de calot, avec son accent à la con, il me traite ptet' de grosse bille.
- Pauvre petit Heero qui se fait traiter de lapin.
- Je suis un lapin warrior.
Quatre referma la porte complètement sur un grand éclat de rire.
Wu Fei repartit en fredonnant du Chantal Goya.
Il lui fallait impérativement une copine, ils allaient le rendre fou.
« Fin du flashback »
Trowa secoua la tête.
- C'était à ce point ?
- Tu n'imagines même pas le champ de mine, ça a été l'enfer. Etre l'ennemi juré du comptable c'est la fin du monde. Mais Maxwell te racontera.
- Et comment ils en sont venus à être potes ?
Wu Fei haussa les épaules.
- Duo a racheté les parts d'un de nos actionnaires. C'est beaucoup plus facile de rembourser quand on doit rendre des comptes. Et y a moins de procédures quand tu peux justifier toi-même tes demandes. Donc moins de stress pour l'un et pour l'autre.
Avec de la thune…
Ok, t'es vraiment dans la merde.
- Il est donc devenu un Dieu de la Boîte. Joli. Mais…
- Oui ?
- Heero te tutoie aussi ?
Wu Fei te regarde comme si tu étais la lumière de l'humanité.
- Je suis Admin. Je suis indispensable. Et tu le sais.
- Et ?
- Je ne le fais jamais chier et je le dépanne, tu voudrais pas qu'il me déteste ?
Bien tenté Wu Fei, bien tenté.
Mais t'es pas dupe.
- Et tu as des actions.
- Et j'ai des actions.
- En gros vu que je ne suis pas indispensable…
- Ce n'est pas ce que j'ai dit.
- … il faudrait que je rachète des actions ici pour échapper…
- Echapper, même pas en rêve. Millardo pleure encore du dernier coup qu'il lui a fait.
Sans signature, pas de facture.
S'aider de la législation pour pourrir la vie…
Contre ça on peut pas faire grand-chose.
Hitman est le roi du monde.
- Pour atténuer le courroux, le Hitman fonctionnant au business.
- Comme le tueur à gages qu'il est.
- Oookayy… Y a plus qu'à assurer alors ? Vu que le Hitman ne sera pas viré ?
- On ne vire pas le meilleur. Surtout s'il est l'un des plus gros actionnaires. T'es condamné à réussir.
Tu hausses les épaules.
- De toute façon Duo est là.
- Mais si tu foires, tu plonges tout seul.
- Challenge.
Tu retournes sur tes pas, tu as besoin d'un mauvais café, t'as pas fini de bosser.
- Au fait, merde pour jeudi.
- … Toi tu veux des astuces.
Wu Fei sourit.
- On ne peut rien te cacher.
OWARI
Pas de cliffangher, les ficlettes se suivront sur cet univers.
Pas de nombre précis d'OS puisque chacun se suffit à lui-même, dépendra de l'inspi (déjà 8 d'écrits)
Ficlette 6 : *sourire mega ultra giga sadique*
J'espère que ça vous aura plu, surtout à vous 2, Mifibou et Lysa !
A pluch' tout le monde !
Mithy ¤ otaf !¤
