Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Sotsu Agency et aux parties associées.
Genre : UA, monde du travail, chacorable :p
Rating : T,
C'est quoi ? Lysanéa a écrit une série de drabbles/ficlettes et j'ai eu envie d'en écrire aussi.
Résumé : Bienvenue à VIPeace... un jeune homme y passe son entretien d'embauche
Micis ! A toutes les personnes qui ont pensé à moi et qui ont mis un petit mot, merci pour vos encouragements et ne vous inquiétez pas : ça va mieux ! En revanche la paperasse assurance adverse me fait toujours aussi chier mais bon, on s'y fait.
Fic pour qui ? Mifibou et Lysanéa ! Oui j'ai été piquée par une série de ficlettes en OS dans un univers alternatif. Du fun, du feel good, du monde professionnel pour vos petits coeurs et pour vous booster, un tit peu de bonheur riquiqui quoi :p Gros bisous !
Office Affairs
OS 6 : All Rights Reserved 1 et 2/2 (Bombe H vs TNT :p)
Bureau de Quatre Raberba Winner, mardi 25 mai 2010 au soir, à bosser son rapport comme un porc.
Ah… pourquoi avait-il refuser un assistant, déjà ?
Quatre savait que sa journée allait se finir merdiquement.
Déjà les salaires n'étaient pas encore tombés.
Ensuite les pubs n'étaient pas montées et ça allait être la merde.
Sans compter que Dot La Rouge était venue lui mettre une petite pression.
Qu'allait-il lui tomber dessus de plus ?
« Flashback quelques heures auparavant »
Une silhouette rouge et sexy entre sans frapper avec une classe dingue.
Son parfum délicieusement sucré précède ses pas.
Et Quatre se rappelle qu'il a des besoins mine de rien.
- Hello Blondie Boy. Je peux entrer ?
Il se lève à sa rencontre, gentleman.
Un baiser sur les lèvres, bon vieux temps où tu lui titillais le Snorky.
Elle était vraiment belle aujourd'hui, en forme, radieuse.
…
- Dorothy ! Bronzée comme un petit pain, magnifique. Alors ce voyage à Bali ?
- Superbe.
OK, un serpent avec des dents de sabre.
Dorothy Catalona était belle comme un chèque de 1.000 000 d'euros fait par un inconnu.
Belle comme un truc louche.
Lève les bras, Dot, tu pues l'arnaque.
- Mais tu es rentrée en avance ? Tu ne devais pas revenir demain ?
- J'ai avancé mon retour d'une journée.
Oh-Oh…
Et elle sourit de toutes ses dents.
Elle joue les innocentes.
- Rien de grave ?
- Nooooon. Pourquoi tu fronces les sourcils ?
- C'est que je ne t'attendais pas aujourd'hui.
C'est le moins qu'on puisse dire.
- Les amis ne peuvent-ils se rendre visite ?
Elle fait l'innocente en plus.
Allez, c'est bon.
- Je te kiffe mais si j'avais voulu des salades je serais parti m'en acheter.
- Tu aurais plutôt envoyé quelqu'un.
- Non non j'y serais allé.
- …
Elle te croit pas et pourtant c'est l'Effet Trop Mignon.
Quand il était là…
- Et puis tu as avancé ton retour d'une journée. Alors tu viens de rentrer.
- Tu me manquais peut-être ? Et puis je passais dans le coin.
Bien sûr.
Et la marmotte… elle te titille le Snorky ?
Allez, ouste.
- Tu ne passes jamais dans le coin. La réunion c'est jeudi, va jouer ailleurs.
C'est beau l'amitié.
Pas déphasée pour deux sous.
- Stressé, Darling ? C'est l'assistant de Duo qui te fais des misères ?
…
Ne jamais montrer à Dorothy que Houston avait un problème.
Une constatation.
- Tu l'as vu.
- Oui. Ma question est… comment fais-tu.
Ah oui, ils avaient les mêmes goûts. Elle ne pouvait que le repérer.
Mais…
Le voir ?
Les bureaux étaient grands et mine de rien les communiquants travaillaient, ils étaient rarement à leur bureau, souvent en déplacement.
Merde.
Quatre hausse les épaules.
- Ben je couche avec d'autres.
- Lui est du genre qu'on baise et qu'on aime. Le genre pénible, quoi.
Ah, elle aussi elle l'avait vu ? Elle a le Snorky qui frétille ?
- Je sais ! Mais bref, pas que je sois pas content de te voir, au contraire… mais qu'est-ce que tu veux ?
Jouer carte sur table.
Elle prend son air super sérieux.
Quatre va la virer manu militari.
- Revoir vos propositions tarifaires. Treize trouve que c'est…
- Dot. Si on doit revoir votre budget ce sera après présentation et pendant la réunion officielle. Pas avant, comme des marchands de tapis dans un souk.
Elle le toise.
- C'est nous qui finançons.
Quatre la regarde froidement.
Quatre était le négociateur.
- C'est nous qui facturons. Les angles à arrondir le seront quand tous les éléments seront en votre possession. Les raccords à deux jours avec des charlots qui ne savent pas ce qu'ils veulent, ça ne va pas être possible.
- …
Quatre avait cette manie d'être cash, pro et sexy.
Et Dorothy sentait son Snorky lui demander de négocier un quatre-heures.
Elle adorait Quatre en manly man.
- Alors belle blonde soit on nourrit nos corps…
- Hmm…
Yes ! Elle le voulait ! Elle savait qu'elle n'obtiendrait rien de lui.
Mais un tout petit ?
- Pas ça. On travaille ensemble, c'est pas possible et puis c'est périmé entre nous.
Elle tique.
C'est dangereux ces bestioles.
- Trop aimable.
- Sauf notre amitié.
Elle lève les yeux au plafond et fait mine de bailler.
- Trop mignon. Mais d'un rabat-joie... Il y a des aliments qui peuvent être consommés bien après la date de péremption.
Quatre use de sa dernière carte : son charme incontestable.
Il baisse très légèrement ses lunettes sur son nez et la regarde en plissant les paupières.
Lumière…
Elle est hypnotisée, conquise.
- Tu n'as jamais été discount, ma belle. Tu es un luxe que je ne peux plus m'offrir.
- …
Elle ne peut pas s'empêcher de rougir.
Les femmes.
Il redresse ses lunettes.
- Donc soit on déjeune ensemble, soit on se dit à jeudi, parce que j'ai vraiment pas le temps pour ces conneries.
Et Dorothy n'était pas le genre parler pour parler.
Surtout après un retour de vacances.
Elle appellerait quelqu'un d'autre pour lui titiller le Snorky.
Quatre se rappela avec un soulagement non feint que Trowa était gay et pas bi, comme lui.
Oui il était jaloux, comme seuls les crétins dans son cas pouvaient lui permettre d'être.
Dorothy soupira.
- J'aurais essayé. Donc on se dit à jeudi avec Duo ?
Elle l'embrasse.
Cette femme n'aimait vraiment pas perdre son temps.
Cette femme était une tentatrice.
- A jeudi. Tu ne m'en veux pas d'être un peu venue pour rien ?
Elle lui décoche un sourire énigmatique alors qu'il la raccompagne à la porte.
- Pour rien ? Jamais…
- …
Elle a un regard qui ne dit rien qui vaille.
- A jeudi, Quatre. Ne soyez pas en retard.
- Duo et moi ne le sommes jamais.
- Hm.
Un sourire franchement moqueur avant que la porte ne se referme sur elle.
Quatre n'a pas le temps de réfléchir au pourquoi du comment. Il est débordé.
« Fin du Flashback »
Il se prendrait bien une clope. Mais ce foutu règlement de merde l'en empêchait.
Ne lui restait plus que le boulot pour enfumer sa frustration.
Et ses inquiétudes.
Elle était venu tester les eaux et semblait en être sortie avec des bouées de sauvetage.
Il faudrait qu'il discute avec Duo et revoie leur stratégie encore une fois.
Accueil, cet endroit où on voulait gentiment boire un mauvais café en paix, où comme par hasard la préposée (aux abonnés absents) était partie aux toilettes.
Décidément…
Une femme s'approche de toi et incline la tête poliment alors que tu prends ta came.
- Bonsoir.
- Bonsoir Madame.
- M. Chang est là ?
- Oui.
- Merci.
- …
- …
- …
Et elle attendait quoi au juste ?
Elle est blonde ou quoi ?
- Que puis-je faire pour vous ?
- Eh bien j'attends.
- ?
- Que vous m'annonciez.
Elle a les yeux fixés sur ta chemise.
Sur la poche de poitrine.
Ah merde.
La chemise noire sexy et spécial kick off tu vas la dégager.
Ça commençait à bien faire.
- Je ne suis pas standardiste. Mademoiselle Une s'est absentée.
Là elle te regarde comme si tu étais le dernier des cons.
- Je sais, je la connais. Et ? Vous êtes là non ? Vous faîtes parti de VIPeace ?
- ?
- Vous ne pensez tout de même pas que je vais déambuler dans cette entreprise sans être annoncée. Pour que les vigiles m'expédient ?
Tu lui décoches un sourire sincère à cette pétasse.
Tu es un communiquant. Communique.
- Vous pouvez. Vous êtes magnifique.
- Pardon ?
Souris plus, elle l'est.
- Vous êtes brune avec des cheveux très courts. Vous avez des yeux électriques et des talons vertigineux. Vous avez un sourire aussi dévastateur que votre mini jupe. Et vous portez un col v plongeant avec classe. Ma-gni-fique.
Tu es gay, pas aveugle.
Elle semble sensible au compliment, elle frétille. Une fille, quoi.
- Avec classe, hm ?
- Parfaitement.
Elle fronce les sourcils.
- Vous trouvez ? Ca ne fait pas vulgaire ?
- Aucunement.
Elle hausse un sourcil et un petit rictus joue sur ses lèvres.
A con, con et demi et le con, c'est toi.
- Dites tout de suite que je suis plate ?
- Je dis que Wu Fei n'a pas à se plaindre.
- ?
Tu viens de jouer ta dernière carte.
Elle écarquille les yeux.
Ma belle quand on veut venir incognito on ne s'annonce pas.
Fausse brune.
- Vous êtes belle, brune et sexy. Tous ceux qui vous ont vu se demandent ce que vous faites avec le fou. Je ne pouvais que vous reconnaître sans vous connaître, Hildegarde.
- Hilde. C'est le t-shirt Wow qui m'a trahie, hein ?
Pas dupe.
Tu l'aimes déjà.
- Oui. Et le fait que ceux qui vous on vu ne vous voient pas avec Wu Fei.
- Wu Fei est un as du joystick.
- …
- Il assure au jeu et au pieu. Et il est adorable.
Cette fois tu écarquilles les yeux.
Adorable ?
- Wu Fei ?
- S'il était adorable avec vous…
- Vous auriez du souci à vous faire ?
Tu lui fais un clin d'œil.
Son regard devient carnassier.
- Vous auriez eu du souci à vous faire. Avec moi. Pas besoin de m'annoncer, je vais lui faire la surprise. Et puis…
- Oui ?
- Dot et Léna ont raison. Vous êtes hot.
Elle te fait un clin d'œil et s'en va
Tu te lèves et t'apprêtes à t'acquitter de la tâche que t'as confié Lo Magnifico avant que la flemme ne t'attrape : aller apporter à Winner les copies des pubs, qu'il puisse les visionner.
Et oui t'as hâte de voir sa tête.
Tu finis ton café, cependant.
Bureau de Quatre Winner, quelques minutes après.
Tu frappes trois coups.
- Oui ?
- C'est Trowa.
- Et ? Où est Duo ?
- Il fait caca.
Tu entres sans plus de cérémonie.
Tu trouves le moyen de rester stoïque.
Lui aussi même si tu vois la veine de sa tempe battre.
Merde quoi, t'allais pas lui dire qu'il était à la salle des prints.
Il ne relève même pas la tête de ce qu'il fait.
- …
- …
- Ah. Et vous êtes ici parce que ?
- J'ai le montage définitif de 6 spots pubs D&D.
T'es trop fier et tu le montres pas.
Tu restes pro.
S'il t'avait regardé il aurait vu que tu te la pétais grave.
Donc tu te la pètes dans ta tête, comme Diego. T'es libre !
Il continue à taper.
- Déjà ? Ils avaient dit deux jours.
- Hier ils m'ont dit demain. Et c'est aujourd'hui.
- Vraiment ?
- Vraiment.
Franchement t'as assuré. Il pourrait pas te le dire ?
Non, hein ?
T'étais quoi, juste sexy ?
Une épine dans son fion ?
Quoique une épine c'était un peu péjoratif…
Un baobab c'était plus flatteur.
- Excellent travail.
- Je sais que je suis bon.
Tu le nargues et – et non pas « mais » - au fond de toi…
Bon, tu t'en fous de sa vie, de son opinion, tu veux plaire à Duo dans tous les sens du terme.
Mais Winner l'avait dit.
Il l'avait dit.
Il l'avait dit.
Il le pensait peut-être.
C'était la première fois qu'il te faisait un compliment autrement que physique.
Non c'était pas vrai, il avait dit que t'avais un bon CV.
Non.
C'était la première fois qu'il te jugeait sur ton travail.
Winner avait le cerveau complètement malade.
On oubliait que dans « cerveau complètement malade » il y avait « cerveau »
Cte classe. Il plairait encore plus à Duo avec l'approbation du taré qui connaissait son job.
Tu te sens plus péter.
- Et ça vous a coûté quoi, un bras ?
Lucide le bougre.
Il allait falloir lui dire.
- Un rendez-vous avec Réléna Peacecraft.
- Qui, vous ?
- Non, Heero.
- ?
Il a ralenti dans sa frappe.
- Je lui ai promis d'arranger un rendez-vous entre eux.
- Qui « lui » ? Heero ?
- Non, Réléna.
- …
Winner ne te regarde pas mais il semble largué.
- J'ai promis à Réléna Peacecraft de lui arranger un rendez-vous avec Heero.
- Et vous comptez y arriver comment ?
Il a repris sa frappe, genre c'est mission impossible.
S'il savait.
T'es encore plus fier de lui fermer le clapet.
- Je lui ai dit de faire le poisson devant la chaîne info.
- ?
Il capte toujours pas ?
Blondeur, quand tu nous tiens.
- Je lui ai dit où mangeait le Hitman aujourd'hui. Et donc elle y est allée.
- ?
Tu sens qu'il te prend pour le roi des cons.
Tu le vois à la raideur de ses épaules.
- Elle m'a dit un rendez-vous. Elle m'a pas précisé l'objet.
- …
Tu vois aussi qu'il capte rien, que ça lui paraît surréaliste.
Tu sais juste ce que tu veux. Et comment l'obtenir.
Ouais, t'es dangereux.
- Vous faites votre blonde ?
- Pardon ?
Ah, une réponse.
Tu tacles à mort.
- Il vous a fallu une minute pour comprendre…
- … l'énormité de ce que vous avez fait, oui.
- Je ne suis pas à une chose énorme près.
Ah ouais…
- Vous m'allumez ou vous affabulez ?
Ah, surtout pas.
T'es pas suicidaire. Et le démon aux yeux jaunes tu l'aimes que dans Supernatural.
- Non, je vous cherche un peu.
- Vous êtes un homme mort.
Voix d'outre-tombe.
Winner pense à son salaire et à ses stock-options.
- Les payes vont bientôt tomber.
Il secoue la tête.
- Vous spéculez. Et même… Priez pour celle du mois prochain. Si Heero vous en veut, tant pis. Si Heero nous en veut... parce qu'on est dans le même bateau sur ce coup-là, n'est-ce pas ?… je ferais de votre vie un enfer.
C'est déjà le cas.
Il a failli ne pas te faire embaucher bouffi-bouffon.
- Des promesses, toujours des promesses.
Il frappe un peu plus vite.
- Je ne transige ni avec le fric ni avec le sexe. Si Heero nous fait chier votre vie sera un enfer, c'est une certitude. Est-ce tout ?
Il reprend sa frappe normale.
Il n'a jamais changé de ton à aucun moment.
Comment peut-on faire de l'effet sans faire d'effet ?
Ça s'appelle être Format Boulot.
- A priori, oui.
- A priori vous pouvez dégager alors.
…
…
…
Alors ça…
Connard.
- …
- Sauf si vous voulez que je vous saute dessus ?
- C'est une proposition ?
Prud'hommes s'il répond oui ILLICO PRESTO SUBITO comme dirait Duo.
Chantage dans ta face comme tu dirais toi.
Mais Winner s'en fout, il sait que c'est pas dans ton intérêt de faire ça.
Il lève le bras droit…
Et pointe du doigt…
- C'est surtout la porte si ça se fait. D'ailleurs elle est derrière vous. Go.
- …
- …
- …
Il recommence à taper des deux mains.
- Autre chose ? Ce n'est pas parce que vous me plaisez que je dois être gentil. Je suis gentil avec le fric. Pour le moment vous servez à Duo.
Ah oui c'est vrai, il n'était pas au courant.
Oooooh tu vas t'amuser.
Beaucoup.
- Euh oui. Au fait…
- Quoi encore ? Y en a qui ont du boulot ici.
- Jeudi je serai à la réunion D&D.
- On en a déjà discuté.
Il te parle comme si c'était toi le charlot.
Il prend le ton du papounet qui a dit 1000 fois à son fiston qu'il ne pouvait pas aller chez son copain Steve parce que c'était la semaine « visite chez mémé et son clebs qui pue»
C'est débile.
- C'est ridicule.
- Et ?
Il ne le nie pas.
Tu sais pas si c'est pire ou pas.
En fait si, tu sais. C'est du n'importe quoi. Ce sont les règles du jeu.
Mais elles vont évoluer.
Comme dans WOW.
- …
- La porte est derrière vous. Bonne soirée.
- Parlez-moi autrement.
Il ne te regarde toujours pas.
Il te nargue.
Et il a complètement arrêté de taper.
- Ou… quoi ? Vous m'envoyez chier ? Et ? Vous m'en collez une ?
C'était tentant de le coller dans le mur.
Son sourire devient carnassier.
…
Quoi tu l'as dit à voix haute ?
- Essayez qu'on rigole.
- Pas sûr que vous ririez longtemps.
- Certain que vous y laisseriez des dents, Trowa. Ne vous faites aucune illusion.
- Rassurez-vous j'en ai aucune.
Il croit que tu parles de tes chances de rester à VIPeace, mais tu penses très sérieusement à son QI.
- Dingue, ouais. De vous, grave. Et ceinture noire de kung fu. Et de kick boxing.
Tu lèves les yeux au plafond, sceptique.
- Vandamme quoi. La noisette vous la cassez entre vos fesses, aussi ?
- Un mot de plus et les vôtres feront de la figuration dans votre slip.
D'abord t'en portes pas, les poulets, faut les élever en liberté, c'est mieux.
Non mais merde, comment ce taré fait-il pour retourner la situation ?
Il est au-delà de la connerie, lui.
Lance ton skud.
Lance le bien.
C'est le moment de lui faire fermer sa gueule.
- J'aurais besoin de mes noisettes jeudi pour la présentation.
Il éclate de rire.
- L'écureuil touffu n'en ferait qu'une bouchée.
- Si l'écureuil touffu c'est Dorothy… c'est elle qui insiste pour que j'y sois.
Ah tiens, il te regarde.
Enfin ses yeux jaunes te regardent.
Il tilte.
- Dorothy insiste ?
Il flippe.
Il le montre pas, mais il flippe sa race comme dirait l'autre.
Le pied.
- Oui. Elle veut voir à qui elle confie son argent. Elle ne vous en a pas parlé ?
Apparemment non, hein ?
Tu savoures.
Il déchante. Avec classe il faut le reconnaître.
- La garce.
- Je vous laisse cette appréciation.
Il secoue la tête une fois.
Inspire profondément. Sans te quitter des yeux.
A aucun moment son ton ne change.
- Au risque de me répéter, Trowa.
Il se lève, contourne son bureau pour se planter devant toi.
Vous êtes presque de la même taille mine de rien.
La première fois que tu l'as vu il était aimable. Puis un mélange PP. Professionnel et un brin Paniqué.
Et Déterminé.
PPD.
Il avance son index et en pose l'extrémité sur le creux de tes lèvres et tu résistes à l'envie de le mordre…
- Oui ?
… le fait glisser lentement dessous…
- Je ne transige…
- Hmm ?
… sur et sous le menton…
- ni sur le sexe,
- …
… sur ta gorge…
- ni sur le fric.
- …
…effleure ta pomme d'Adam…
- Si vous me faites perdre du fric il n'y aura pas que vos noisettes qui feront de la figuration ici.
et s'arrête sur ton torse ou plutôt sur ta chemise.
Tu hausses un sourcil. T'es ni du genre timide, ni à te laisser intimider. En fait tu t'en bats le cocotier de tout ça.
Sympa ce doigt, mais t'es pas impressionnable.
Par contre de si près tu peux bien admettre qu'il ne pue pas.
- C'est une menace ?
L'index fait des petits cercles concentriques sur ton torse.
Sur ta chemise noire, quoi, il ne touche plus ta peau nue.
- C'est une certitude. Vous vouliez faire vos preuves, Trowa… faudra pas vous louper, parce que je ne vous louperai pas. Et Duo ne pourra rien faire pour vous.
Pas paniqué pour deux sous. Pas flippé de te toucher pour une fois.
Parce qu'on parlait vraiment thune ? Parce que tu t'intéresses pas à lui ?
Ce serait bien plus chiant – et chaud - pour ses fesses si c'était le cas, hein ?
C'est plus facile de vanner quand on a du vide en face, hein ?
Mais t'es pas vide.
T'es bien là.
Dans la place.
T'es pas intéressé. Tu vas pas faire semblant de l'être. Par contre tu peux rendre coup pour coup.
Faire en sorte que ce soit chaud pour ses fesses là, maintenant, tout de suite.
Ne pas risquer ta place en public ou en réunion.
Lui mettre la pure misère en privé.
T'en as autant dans le slip que dans la tête.
Et ça fait déjà quelques temps que t'es là. Il va brouter de la plante verte quitte à redevenir Bi.
Tu le regardes droit dans les lunettes et tu lui réponds.
- Essayez de ne pas vous louper quand je serais dans la pièce. Vos noisettes format Nutella dans le calbut' ça fait mauvais genre.
Le taré retire son doigt sans ciller.
Un sourire différent étire légèrement le coin gauche de sa bouche.
Avant que tu aies le temps de dire « oh putain le con », il récupère les dvd de pub que t'avais dans les mains.
- J'ai les avelines en titane. Elles ont pété plus d'un casse-noisette.
- Ah ouais ? Vous allez pouvoir jouer à la pétanque alors. Bon match.
C'est qu'il t'a chauffé !
Tu hausses un sourcil et, prit d'une impulsion, tu déboutonnes ta chemise, pression après pression, sans le quitter des lunettes.
Clac.
Clac.
Clac.
Elle s'ouvre sur tes pecs, ton torse, tes abdos et il reste neutre, limite à s'ennuyer, genre tu lu plais pas.
- C'est tout ? Un Boys Band tout seul. Pas de quoi... ooooof !
Tu lui balances la chemise en pleine tête, toute façon elle était pas au point. Prends ça ! T'assumes. Il te cherchera encore plus après ça, mais tu l'attends de pied ferme.
Tu ne peux que réussir, jeudi.
Tu sors du bureau en ayant l'impression de jouer un Tie Break avec Rafael Nadal.
Tu refermes la porte... puis tu percutes.
Trowa. Il t'a appelé Trowa.
Plusieurs fois.
C'est la plus longue conversation que t'aies eu avec.
Balancer un vêtement pour faire chier un type à qui tu plais, aux lunettes qui t'empêchent de voir où il te mate, c'est moins, beaucoup moins intime qu'un prénom dans sa bouche.
Tu existes de plus en plus dans cette boîte. Manquerait plus qu'il te tutoie. Manquerait plus qu'il te respecte. Tu résistes intelligemment. Ca vient.
T'as trop hâte de lui rabattre le caquet.
Faut que tu peaufines tout avec Duo, encore.
Le pauvre, il allait être sacrément demandé, le taré lui tomberait dessus.
Tu jurerais avoir entendu Winner murmure... TNT...
Salle de reprographie, même jour, 22h
Duo tapait du pied devant l'immense photocopieuse de la salle des prints.
Non il ne trépignait pas, il avait un petit air dans la tête, qu'il fredonnait tout en dupliquant ses données puisqu'il n'avait pas la version numérisé.
Certaines personnes ne connaissaient hélas pas les bienfaits de la clé usb.
Uh uhhh
If you want me you can watch me on your video phone (beyonce feat lady gaga, videophone)
Non il ne se trémoussait pas sur du Beyonce.
Il claquait des doigts au rythme lancinant, électronique.
- I love how you approach me
- Tu restes bien tard.
Lo Magnifico ne sursaute même pas.
La quintessence du cool.
Il ne se tourne pas non plus, continue à fredonner, à battre la mesure du pouce et du majeur, en attendant que l'appareil préchauffe.
Mais ses pieds ne tapent plus.
- Oh ? Ciao Heero. Oui, il faut que je termine.
- A quoi te sert ton assistant ?
Petit sourire en coin.
- Uh uhhh… Mon smart guy ? Nous avons déjà eu cette discussion, Heero.
- Il a du rentrer chez lui et te laisser le travail. Et il a déjà obtenu une augmentation.
Quand Hitman verrouillait sa cible…
- Hmm… il est bon. C'est amplement justifié.
Claquement de doigts.
Uh uhhh
*
- Il n'y a pas retour sur investissement.
- Il nous rapporte déjà.
- 15% de plus…
- Pour 160% de travail.
- Qui ne rapportent que…
- Qui rapportent déjà, Heero.
Fin de non recevoir.
Fin de discussion.
Actionnaire contre actionnaire.
- A lui tout seul il me faire faire plus de travail que les autres.
- Tiens ça me rappelle quelqu'un.
Duo bat la mesure encore.
La photocopieuse préchauffait longtemps.
Celle de Heero mettait moins de temps, après tout elle était plus petite.
Mais il avait besoin de matériel professionnel, pas de comptable.
- Un seul ça suffit.
- Tu as fini tes chocolats ? L'est un peu tard pour un café. Et le champagne…
- Tu changes de sujet.
Ah oui ?
Duo claquait des doigts encore.
Lentement.
Au rythme d'un claquement toutes les trois secondes.
Clac
Clac
Clac.
- Ah oui ? Oui je change de sujet. Tu as essayé de te débarrasser de moi et j'ai la résistance d'un cafard.
- La bombe A ne leur fait rien.
- La bombe H ne me fait rien. En fait je devrais dire Préparation H, comme au bon vieux temps.
Il se rapproche.
Duo n'entend pas ses pas, mais il sait.
Uh uhhhh
- Je préfère Hitman.
- Il préfère Préparation H.
- ?
- Wu lui a raconté.
- Il va adorer son salaire en otage.
- Tu frappes sous la ceinture, Heero.
- C'est bien là qu'agit Préparation H ?
Duo éclate d'un rire bref.
- You have a point. Mais t'auras beau faire, faudra t'y faire. Il reste. D'ailleurs il est encore là.
- Il est là pour toi.
Pas besoin de nier.
Préchauffage fini.
Heero s'arrête.
Duo arrête la mesure.
- En partie. Il est là pour le job parce qu'après-demain il entre dans la cour des grands.
- D&D ?
- You got it. Dorothy veut le voir.
- C'est le baptême du feu.
- Et je serai là pour voir le phénix.
- Tu as l'air satisfait.
Constatation.
- Et je le suis. Sans blague c'est le pied d'avoir un bon binôme. Il y a une réelle alchimie entre nous. On bosse bien ensemble. On s'entend bien. We're awesome together.
- Et Quatre n'en a pas voulu.
Heero, pragmatique.
- Quatre n'est pas objectif.
Duo, pragmatique. Il relève le clapet et se prépare à travailler un peu plus.
- Tu ne l'es pas non plus.
- Je ne le suis plus. Mais je l'étais quand je l'ai fait engager.
Incontestable.
- Vraiment ? Ton petit protégé a joué avec sa vie. Ton smart guy a envoyé Réléna dans mes pattes pour obtenir les vidéos.
A peine un silence.
Et un mouvement à peine ralenti.
Heero est en marche.
- Et tu le sais déjà parce que…
- … je venais de faire valider les fiches de paie auprès de Millardo. J'allais donc vous les apporter.
A peine un soupir.
- Et tu as écouté. Et tu ne nous as même pas donné nos fiches du coup.
- Oui. Oui, faudra venir les chercher à mon bureau quand je serai disponible. Et il me faudra bien plus que du chocolat, du café ou du champagne.
Uh uhhhh
Oh-Oh…
Voie sans issue.
- Oh ? Fuck. J'ai besoin de Trowa. Tu peux l'anéantir après-demain ?
- A Rome fais comme les Romains. Mieux vaut s'adresser au bon dieu qu'à ses saints. Je vais considérer cet incident comme une note de frais surprise.
Lo Magnifico secoue la tête.
- Procédurier au possible.
- J'applique le règlement.
- I see. Et dans ce cas de figure…
- Il faut s'en référer au supérieur direct qui prend…
Une main qui remonte de l'extrémité de la queue de cheval natte pour la caresser de haut en bas, doucement.
- toute la mesure du préjudice commis et qui fait le nécessaire… pour que l'incident ne se reproduise plus.
Duo referma le clapet de la photocopieuse et l'enclencha.
- Tut-tut. Tu fais peut-être de la figuration ici, mais y en a qui bossent.
- Ca prendra 10 minutes.
Heero caressa et détressa les cheveux, pour tirer doucement sur la queue de cheval.
Duo se raidit, posant ses deux mains de chaque côté de l'appareil pour se soutenir.
C'était agréable… et c'était juste dégueulasse.
Il secoua la tête.
- 10 minutes ? 1, c'est moi. 2, c'est moi. 3, si c'est vraiment 10 minutes, c'est toi et ta main.
- OK. 20.
- Dehors.
Heero effleura de ses lèvres le creux de son cou.
Quel salaud.
- 30.
Duo couina dignement, les mains de préparation H rentrant sournoisement sous le long t-shirt blanc.
- J'ai présentation après-demain...
- 40.
Duo émit un soupir résigné alors qu'il sentait une langue chaude sur sa nuque.
- On sera jamais virés…
Heero mordilla son oreille, la voix un brin plus rauque mais toujours aussi méthodique, pragmatique. Sexy.
- 50. Je suis professionnel. Tu es à un clic d'un paiement en liquide. Mais je te rassure…
- …
- Le transfert ne sera pas « immédiat ». 60. Minimum.
Heero Hitman Yuy était dur. Très dur en affaires.
Il se pressa complètement contre son partenaire... en affaires.
- J'en ai plein le cul de toi.
- Je crois pas, non, Duo. Je le saurais.
- …
- Tu le saurais. Et tu ne serais pas en état de parler.
Cuisses contre cuisses.
Sexe contre fesses.
Torse contre dos.
- Oh yeah? Tu te crois où ?
- En direct de mon boxer. All rights reserved.
Et Duo Lo Magnifico Maxwell avait envie de s'allonger sur la photocopieuse.
Ce qu'il fit par la force des choses.
- Heero…
- Hmm ?
- Caro…
- Je préfère.
La nuit promettait d'être longue.
La nuit suivante fut courte pour Quatre et Trowa, Duo s'était mis en arrêt maladie jusqu'à la semaine suivante, pour ne pas subir de carence sécu.
La vengeance était un plat qui se mangeait glacé. Les salaires étaient tombés.
Mais à quel prix !
Le sourire de Heero Yuy était priceless.
Il était temps de voir si ce Barton méritait son salaire.
OWARI
Pas de cliffangher, les ficlettes se suivront sur cet univers.
Dans cet OS, plusieurs ont posé une option :p
Pas de nombre précis d'OS puisque chacun se suffit à lui-même, dépendra de l'inspi (déjà 10 d'écrits)
Ficlette 7 : *Trowa supastar ! XD*
J'espère que ça vous aura plu, surtout à vous 2, Mifibou et Lysa !
A pluch' tout le monde !
Mithy ¤ olit !¤
