Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Sotsu Agency et aux parties associées.
Genre : UA, monde du travail, chacorable :p
Rating : T,
C'est quoi ? Lysanéa a écrit une série de drabbles/ficlettes et j'ai eu envie d'en écrire aussi.
Résumé : Bienvenue à VIPeace... un jeune homme y passe son entretien d'embauche
Micis ! A toutes les personnes qui ont pensé à moi et qui ont mis un petit mot.
Fic pour qui ? Mifibou et Lysanéa ! Oui j'ai été piquée par une série de fics (oui hélas, ce ne sont plus des ficlettes... je te hais Lysa :D) en OS dans un univers alternatif.
Du fun, du feel good, du monde professionnel pour vos petits coeurs et pour vous booster, un tit peu de bonheur riquiqui quoi :p Gros bisous !
Attention : La Blonde, Le Geek et le Hitman c'est l'OS 12. Je me suis trompée ^^;
What took me so long: les vacances, quelques soucis de santé et me voilà. Back à sable !
Office Affairs
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OS 11 Opération Nookie (ou Taupe ModelS :p)
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Bureau de Quatre Raberba Winner, 13h30
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Quatre Raberba Winner se tapote le ventre après un rot harmonieux.
Oui, harmonieux, puisqu'il l'avait fait en duo.
John La classe. Et il s'en fichait, ils étaient nature malgré les artifices.
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- Merci pour le déjeuner, Il Magnifico.
- Mi fa piacere, Cash Quat'.
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Le déjeuner avait été exquis, comme d'hab' quand Duo s'occupait d'un panier « pique-nique champêtre urbain ».
Et ce même déjeuner était terminé. Et Il Magnifico commençait à débarrasser, parce qu'il était maniaque.
Ils avaient tout déchiré, fini le vin, il ne restait que les carcasses. Il se ferait bien un petit somme mais non, ça n'allait pas le faire.
Il avait un chât… un travail à terminer après tout. Et pas de sous-fifre parce que trop mignon.
Et pas de voiture parce que…
Ne pas penser à l'injustice de la situation.
Ne pas penser à ça.
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- Hmm…
- Tu m'as l'air mieux que tout à l'heure.
- C'est l'effet que tu fais, Duo.
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Quatre était mieux, indéniablement.
Il était calme, détendu, le stress momentanément parti.
Il avait chaud, quelques gouttes glissaient sur ses tempes.
Et euh… il avait encore faim.
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- Ma. C'est la reconnaissance du ventre, plutôt. D'un ventre copieusement et savoureusement rempli. C'est comme du sexe d'excellence.
- Heero Yuy : exigez l'exigence.
- Jamais cru un jour que j'adorerais la compta. Quel pied !
- Au cul, ouais !
- Hmm… au pieu, surtout. Tu t'es tapé Manuel, que je sache ! Mais si tu veux te faire plaisir, vas voir Smarty.
- Duo. Rien ne dit que ce soit une bête de sexe.
- Hmmm. Je dirais… sa façon d'embrasser.
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Il ne le dirait pas à Duo, un Italien à qui tu dis que tu as encore faim après l'un de ses repas… bref c'est la fin du monde.
C'était pas vraiment de la faim, plus une envie de manger.
Il se ferait bien une belle granny smith, histoire de faire comme s'il ne s'était pas pété le ventre avec de la bonne bouffe.
Une caution « mangez 5 fruits et légumes par jour »
Une caution connerie, quoi.
Il allait se prendre une pomme à la cantine, avant de reprendre le château de… euh, le travail.
Très bonne idée.
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- Ca ne veut rien di… tu l'as embrassé ?
- J'embrasse les mignons, voyons, tu le sais. Mais là, c'est pas de ma faute. Enfin, si.
- Et en français ça donne quoi ?
- Ca donne que quand il a su pour son augmentation il m'a littéralement sauté… dessus.
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Quatre voulait croquer des pommes, Duo se faisait bouffer la bouche…
Une pomme c'était super : il pourrait planter ses dents quelque part.
Après un bon repas on était vraiment plus zen… Manuel était un bon repas aussi, à sa manière.
Vive les pauvres pommes.
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- Ca va, tranquille.
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Duo jette le dernier sac avant de s'asseoir sur un coin du bureau de Quatre mais pas sur les cartes, il n'était pas suicidaire.
Il lève les mains en signe de fausse reddition.
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- J'étais sans défense devant ses qualités manifestes et son… enthousiasme. Qui suis-je pour éviter un tsunami d'amouuuur ?
- Mouais. Je vais rappeler Manuel pendant que tu te fais rouler des pelles dans les vagues par ton subordonnée.
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Duo met la main sur le cœur.
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- Il ne tient qu'à toi d'être à ma place Cash Quat' mio.
- Tu me le laisserais ? Professionnellement parlant.
- Jamais. Professionnellement parlant. Personnellement… je te souhaite de tâter sérieusement du levier de vitesse quand tu récupèreras Posh. Parlant de ça…
- Hmm ?
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Wow. Le ton de Duo s'était fait inquiétant d'un seul coup, le regard était devenu très sombre, presque surnaturel.
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- C'est qui le saboteur ? Je le connais ? Tu es resté assez évasif tout à l'heure.
- Je ne suis pas resté évasif, Duo, il n'y a juste rien à dire tant que je n'ai pas récupéré la caisse. T'inquiètes, je contrôle la situation.
- En roulant avec Réléna ? Personne ne mérite ça. Personne ne touche à ta voiture quand tu n'as même pas eu le temps de me la prêter.
- Tant de sollicitude me bouleverse.
- Quand tu vas lui présenter la facture tu m'emmènes, histoire de ne pas être seul, des fois qu'il se croirait dangereux. Tu es de ma famille fratello mio. Tu peux compter sur moi.
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Pourquoi avait-il la musique du Parrain dans la tête ?
Duo avait dit « tu m'emmènes » pas « je peux venir avec toi »
Quatre balaie l'injonction de la main.
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- Merci mais ce ne sera vraiment pas nécessaire, tu sais ce qui arrive quand on dérange ma routine.
- Oh, oui…
- Il me faut tous les éléments avant de faire quoi que ce soit. Si j'ai besoin de toi je ne manquerais pas de te solliciter.
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Net et précis.
Le regard du Magnifico se fait plus pénétrant.
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- Tu ne veux pas que j'intervienne et tu essaies de me dissuader de rendre la vie du saboteur infernal. Tu ne me révèles pas son identité parce que tu n'as pas toutes les cartes en main. Ce qui signifie…
- … que je contrôle la situation ?
- … que toi et moi le connaissons. Tu le penses inoffensif, donc nous le connaissons bien. Et il n'y a pas 36 personnes que « nous » connaissons bien, n'est-ce pas ?
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Il Magnifico avait un cerveau très bien irrigué.
Peut-être trop bien.
Cantine-Self, 13h45
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Une jeune femme au look bohème, longue robe à bretelles made in friperie, large et fines créoles d'or, bandeau de cuir marron sur la tête assorti à ses bracelets et à ses tongs.
Une chevelure auburn, presque comme toi, de grands yeux bleus tirant sur le mauve, pas comme toi.
Un tout petit sourire coquin et un visage tout fin, comme toi.
Une femme toute mignonne dévore un énorme cheeseburger-pain complet- bio, avec des frites light et un jus de tomates.
Ok, pas light, les frites. Et le jus de tomates c'est un smoothie fraise-bananes. Mais c'était bio !
Ah bas le light.
Tu lui piques ses frites vu que t'as fini les tiennes et l'entrecôte et l'excuse de salade qui allait avec.
T'as failli y laisser des doigts.
Elle a un soleil stylisé sur l'épaule droite. Elle est un petit soleil CC : chaleureux et chiant.
Elle te parle.
Elle te ressemble un peu.
C'est ta grande sœur.
T'as tout fait pour qu'elle ne vienne pas, mais elle est là.
Faut espérer qu'il n'y aura pas de guerre nucléaire.
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- Alors comme ça t'as eu une promotion ? C'est génial.
- C'est clair. C'est beaucoup de boulot.
- Mais tu fais quoi exactement ?
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La question à un million de dollar (babe)
Caféman ?
Standardiste ?
Chauffeur ?
Livreur ?
Tony Micelli ?
La vérité, c'est mieux.
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- Je suis l'assistant d'Arduro Maxwell.
- Ok. C'est censé m'aider, ça ?
- Il est connu !
- Euh, il est médecin ? Je veux dire, c'est quelqu'un d'important ? Parce que sinon, je m'en fous et le commun des mortels aussi.
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Lala, elle fait de l'esprit.
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- Me prends pas de haut, tu es fan de chiard bouf.
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Elle renifle.
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- C'est Shia Labeouf. Enfin, ça se prononce Leboeuf, comme le champion du monde. Et lui c'est une star !
- Il a joué dans un bioman quelconque.
- C'était Transformers !
- Je m'en fous.
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T'en profites pour lui piquer des frites.
Elle mort rageusement dans son pain.
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- Hmph. Eh bien lui c'est une star, y a plus de personnes qui connaissent Shia que ton Arduro.
- Pas sûr. Il a un carnet bien rempli.
- Ok. Donc t'es l'assistant de la seule star incognito que personne ne connaît. Ça me dit pas ce que tu fais.
- Cesse de faire de l'esprit.
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Elle hausse un sourcil.
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- Tu admets que les femmes en ont un ? Serais-tu devenu hétéro ?
- Tu es ma sœur, j'ai bien pu te transmettre quelque chose.
- Je suis ta grande sœur.
- C'est rétroactif.
- Il existe une raison pour laquelle j'ai fait assistante vétérinaire-lanceuse de couteau dans mes loisirs et toi assistant frivole.
- Espèce de snob sans le sou.
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Elle éclate de rire.
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- On n'est pas payées à notre juste valeur mais on a des idées !
- Moi aussi, sauf que je suis en parti payé pour.
- Fiichtre !
- J'ai un travail polyvalent, Cathy. Les rares fois où j'explique ce que je fais, on ne comprend et pense que je ne sers à rien.
- Essaie toujours ?
- Avec le pôle stratégie…
- Ah, tu travailles quand même là où tu voulais ?
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Non. Mais presque.
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- Pas tout à fait, mais si, quand même.
- C'est d'un limpide…
- On s'en fout, l'important est que j'ai un travail – par les temps qui courent, c'est tendu - qui corresponde à peu près à mes compétences.
- Et que tu sois heureux.
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Elle est sincère. Tu simplifies au possible et elle comprendra.
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- Oui. Bref avec le pôle stratégie on définit la communication de notre client. Parfois cela concerne une marque, parfois, l'entreprise qui la possède. Parfois il s'agit de vendre, parfois, de renforcer la cohésion des collaborateurs. Une fois que c'est fait, j'aide à la mise en œuvre.
- En gros tu fais des photocopies ?
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Si tu commences à lui parler de cahier des charges, de charte graphique, de supports, d'exe, de plaquettes, de référencement, de créa…
Tu vas la perdre. Tu les perds toujours quand t'essaies, ça leur paraît trop abstrait.
Vas à l'essentiel.
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- Je suis une force de proposition.
- C'est d'un compréhensible.
- …
- C'est ce que les Ressources Humaines écrivent dans leurs offres d'emploi, mais c'est du charabia pour moi. En français et concrètement ça donne quoi ?
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…
Concrètement, repique une frite.
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- Concrètement mon travail dépend de ce que le client souhaite.
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Elle a les yeux qui lui sortent des orbites.
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- … Tu te prostitues, c'est ça ? C'est pour ça que tu ne veux pas que je visite ton bureau ?
- Non mais ça va pas bien, toi.
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La main sur le cœur et les yeux qui papillonnent.
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- Toutes ces heures supplémentaires pour un salaire inférieur au mien…
- Avant.
- Certes. Till Rowan Barton. C'est une promotion canapé, alors ?
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Ah, si seulement.
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- Non, hélas. Et je te signale que j'ai failli ne pas être engagé parce que je plaisais à mon ancien futur patron.
- Le saint homme.
- Le taré, plutôt.
- Et pourquoi hélas ? Ton chef te plaît ?
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Ta sœur comprend très vite.
C'est à la fois le pied et une épine dans le fion.
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- Oui.
- Non, Trowa, ce n'est pas bien.
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Blablablaaa…
Tu hausses les épaules.
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- Et alors ? La plupart des gens rencontrent leur moitié sur leur lieu de travail.
- C'est peut-être la cause de la plupart des divorces ?
- Je ne veux pas me marier, je veux le…
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Ah ouais, tu veux…
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- Epargne-moi les détails, Trowa. De toute façon s'il est si bien que ça, il est pris.
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Connasse.
Bon, c'est ta sœur, alors c'est une connasse +.
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- Il a quelqu'un.
- Ahhh !
- Mais je ne sais pas si c'est sérieux.
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Elle fronce les sourcils.
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- Tu risquerais ton boulot pour un coup.
- Pour un cul ? Qui serais-je pour passer à côté de l'amouuuuur ?
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Tu déconnes.
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- …
- Je n'ai pas encore perdu l'esprit. Si je risquais mon boulot, je passerais à autre chose.
- Mais tu n'en sais rien.
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Et c'est vrai.
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- Mais je n'en sais rien.
- En fait le type qui ne voulait pas t'engager ?
- Hm ?
- C'était un visionnaire. T'es vraiment trop con.
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Elle éclate de rire.
Connasse ++, c'est quand même pas une formule 1.
Elle finit son sandwich et ses frites.
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- T'abuses.
- Je n'exagère pas du tout. T'es mignon, intelligent, tu plais. Y a des mecs bien partout et toi tu choisis la complication : ton boss, pris…
- … par le comptable.
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Et ouais, tu fais pas les choses à moitié.
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- Hein ?
- Son mec c'est le comptable.
- … tu as donc toutes tes chances.
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Quoi ?
Ta sœur te soutient ?
- Hein ?
- Tu es encore plus suicidaire que je ne le pensais. Mais tu as toutes tes chances.
-o-
…
-o-
- Ah bon ? Je veux dire ah ouais ? Tu dis ça parce que t'es ma sœur et qu'au fond de toi tu as un service important à me demander.
- Tu me connais si bien… mais c'est pas ça, c'est plus logique que ça en fait.
- Ah ?
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Elle énumère.
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- T'as un cerveau atrophié mais t'es plutôt pas mal. Et les comptables sont vieux et moches. Wow c'est qui ce mec ?
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Costard noir col relevé et derby assortis, de marque, évidemment.
Un look d'une classe absolue + un silence quand il récupère un sac à la caisse, Monsieur choisissant d'emporter son repas plutôt que de manger avec le commun des mortels.
Un regard-scalpel que des petites lunettes à monture fines ne parvenait pas à moindre moins impressionnant.
Et bronzé. T'espères qu'il a fait des U.V et qu'il n'est pas parti en weekend cocotier rejoindre Duo.
Tu doutes que ce soit le style U.V…
T'as la jaloushaine.
Ça ne pouvait être que…
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- Le comptable.
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Catherine bave encore cinq minutes après le départ de l'apparition.
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- … Ok. Game over.
Bureau de Heero Yuy, 10 minutes plus tard
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Une porte s'ouvre avec une petite violence sur un Wu Fei conquérant, surprenant un Heero Yuy mordant un club sandwich sashimi de saumon- fromage frais.
Un sandwich de femmelette.
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- Tu ne frappes jamais avant d'entrer ?
- Je frappe après en général.
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Il referme la porte.
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- Ah oui ? Essaye un peu pour voir.
- Volontiers.
- …
- …
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…
…
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- Alors. J'attends. C'est ton salaire qui te retient ?
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Il renifle.
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- Non, la sagrada famiglia de Don Magnifico. Pas sûr qu'il apprécie que je touche à son jouet.
- Comme si tu avais la moindre chance, Chang.
- Viens sur WoW si t'es un homme !
- T'es même pas un homme dans WoW…
- …
- …
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C'était vrai :D
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- Me vengerait.
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Yuy finit son sandwich et en propose un autre à son vis-à-vis.
Il s'attendait à ce qu'il vienne le relancer.
C'était un homme d'honneur… parfois.
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- Adieu nouvelles consoles… Adieu Hilde d'humeur coquine parce que tu lui fais bénéficier des exclus… tu as vraiment besoin que je remue le couteau dans la Play ?
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Wu Fei mord dans son sandwich concombre-menthe-sashimi thon et fromage frais ciboulette avec hargne.
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- T'es dégueulasse.
- Oui.
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Immense sourire.
Cantine, même moment
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- … Ok. Game over.
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Tu prends un air outré.
C'est ta sœur, elle est censée te soutenir.
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- Tu dis ça parce que t'es ma sœur.
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Elle s'essuie la bouche et soupire.
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- C'est toujours de la faute des sœurs de toute façon. Depuis la nuit des temps on emmerde nos frères par notre simple existence. Mais je te rassure, l'emmerdement est réciproque.
- Ha, ha, ha.
- Soyons efficace pour l'opération 'nookie'. Puisque tu tiens tant que ça à te taper quelqu'un de ton taf… il est mignon le mec qui ne voulait pas t'engager ?
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Hey !
C'est bon quoi, t'es pas rincé !
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- Hey ! J'ai mes chances !
- Non.
- T'es ma sœur.
- Oui. Et j'ai des yeux, comme la colline. Et je suis pragmatique. Je ne quitte pas un beau ténébreux installé pour un nouveau au salaire rachitique. On n'est pas dans une série américaine.
- Tu es vénale.
- Pragmatique.
- Et puis dans les séries américaines, le sexy, ça marche. Et je peux être sexy.
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Elle se bouche les yeux quelques secondes.
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- Je ne veux pas imaginer mon frère sexy. Et oublie, le sexy c'est temporaire ou tu vas te stéroïder, te botoxer et j'en passe et je t'appellerais Madonno.
- Les hommes se bonifient avec le temps.
- Ils se bonifient tellement qu'ils prennent du viagra.
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Connasse +++, la Rolls Royce des chacals.
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- …
- C'est pas dirigé contre toi, hein, frangin ? Je t'ouvre juste un peu les yeux en te donnant un point de vue extérieur et parfaitement désintéressé d'une personne qui t'aime.
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Mais ouais bien sûr.
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- Et le mensonge éhonté en moins ça donne quoi ?
- Je pense à ton bien-être et à mes futurs cadeaux d'anniv hors de prix que tu ne pourras plus m'offrir si tu es viré avec ton solde de tout compte et une tape sur l'épaule de la part de ton chef.
- La confiance règne.
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Elle hausse un sourcil.
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- Je vais au plus efficace, frangin, après tu fais ce que tu veux. Je ne comprendrais jamais rien à ton boulot mais l'important est que tu sois heureux…
- et que je paye les factures ?
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Elle te sourit.
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- Et que tu payes les factures. Tu me connais siii bien.
- Et toi donc.
- Mais je ne connais pas assez ta boîte. Je reviendrais !
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Non.
C'était justement pour ça que tu ne voulais pas qu'elle vienne.
Elle était trop perspicace.
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- Euh, c'est pas utile…
- Que tu crois… C'est apparemment une usine à mecs mignons ici ! Mais ils sont tous gay !
- Non, Wu Fei n'est pas gay. Le big boss non plus…
- Et ils sont pris c'est ça ? Ca revient au même de toute façon. J'ai pas de faible pour les intouchables c'est trop prise de tête. Pourquoi t'as pas pris ça de ta grande sœur ?
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Oui, pourquoi tu ne kiffais pas les mecs moches et cons ?
Grand mystère de l'existence.
Bureau de Heero Yuy, 14h00
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- Et comment tu sais ça ? Que j'y ai eu droit ?
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Yuy secoue la tête.
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- Tu n'as pas mis de chaussettes. Et tu as mis le t-shirt bleu « j'y ai eu droit »
- Et je compte le remettre très souvent.
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Sourire de mec qui y a eu droit.
Vs.
Sourire de mec solidaire.
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- Ravi de contribuer.
- Mouais.
- Quoi, tu te plains ?
- Je plains Barton surtout.
- Il est robuste, il survivra.
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Wu Fei secoue la tête et engloutit son sandwich le plus virilement possible.
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- En dehors du fait qu'il soit un communiquant et que tu ne puisses pas les blairer, qu'est-ce qu'il t'a fait, que je meure pas idiot ? Ah oui.
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Grand sourire de Wu Fei.
Air imperturbable du Hitman.
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- Ah oui ? Oui quoi ?
- Rien.
- Hn ?
- Je l'ai juste vu embrasser Maxwell tout à l'heure. Il venait de lui apprendre qu'il était augmenté. Il lui a littéralement sauté dessus. Sacré Barton, définitivement pas la langue dans sa poche.
Bureau de Quatre Raberba Winner, même moment
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Il Magnifico avait un cerveau très bien irrigué.
Peut-être trop bien.
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- Smarty essaierait-il de se rapprocher de toi ? De se venger tout en te faisant connaître les joies du pauvre ? V pour Smart Vendetta? Le Simple Life de la voiture ? L'Amour est dans le Cambouis ?
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Pas si bien irrigué que ça, finalement.
Quatre éclate de rire.
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- Le vin t'est monté à la tête, Duo.
- On va dire ça. A moins que ce ne soit toi…
- Je n'ai rien fait.
- Si. Tu es… so sexy quand tu ne lâches rien…
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Quand un Duo décidé vous regardait comme ça…
Ça donnait quelques vapeurs quand même.
Et une occasion de dévier le sujet. Si Duo s'approchait trop de son suspect…
Mieux valait qu'il n'intervienne pas.
-o-
- Hmm c'est ptet la conversation mais il fait vraiment trop chaud ici, je sue comme un bœuf.
- C'est clair mon Cash Cat', y a des auréoles et ça le fait pas.
-o-
Le regard du Magnifico se fait bon enfant.
Quatre tique.
-o-
- Et c'est maintenant que tu le dis ?
- Ton polo est plaqué sur ton corps et c'est un plaisir pour les yeux. Par contre là, ça goutte un brin trop et le quotient glamour est parti à la poubelle.
-o-
Quatre lève les yeux au ciel et se lève de son siège.
Il se dirige vers une petite salle d'eau attenante à son bureau.
-o-
- Merci pour moi. Je vais me rafraîchir un peu et changer de polo.
- Mets une chemise plutôt.
- Pourquoi ?
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Quatre ressort de la salle de bain torse nu.
Il a les cheveux, le visage, les aisselles et le torse légèrement mouillés.
Duo le dévore des yeux.
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- Comme ça tu pourras la garder ouverte, tu sais, que l'air passe un peu sur ton corps…
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Les yeux de Duo étaient un brin trop brillants.
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- Duo…
- Quoi ? Je pense à toi, tu sais ? A ton bien-être !
-o-
Quatre ouvre son dressing d'appoint et observe ses vêtements de rechange.
-o-
- Tu es incorrigible.
- Et tu es magnifique. Je ne vais pas faire comme si je ne te matais pas.
- Me balader ici la chemise ouverte ? Et pourquoi pas la chaîne en or, les pecs et les poils au vent ? Oublie un peu tes racines italiennes, Arduro.
- Mets la rouge, Ankara.
-o-
Duo s'était levé et posté derrière lui, silencieusement.
Quatre faillit sursauter.
-o-
- Pourquoi ?
- Parce que tu ne la mets jamais et que je vais finir par croire que tu n'aimes pas ce que je t'offre.
-o-
Résister à Arduro Maxwell était difficile, surtout quand il avait quelque chose en tête.
L'Italo-Américain prend de lui-même la chemise dans le placard, retourne Quatre et entreprend de la lui passer.
Quatre se laisse faire sans protester. Il avait l'habitude qu'on l'habille, habitué des tailleurs qu'il était.
Mais ses tailleurs ne portaient pas un soupçon d'Armani Code. Ses tailleurs ne lissaient pas une chemise sur ses bras, ses pectoraux.
-o-
- Ben voyons. Je la mets ! Tu ne me vois juste pas avec.
- Je veux te voir. Maintenant. Laisse-toi faire…
- J'ai l'impression d'être le Ken de Barbie.
-o-
Ses tailleurs ne boutonnaient pas sa chemise… en commençant par le bas, ni ne respirait contre un pan de sa gorge nue.
Ses tailleurs n'étaient pas sensuels.
-o-
- Et le rouge chauffe ta peau… C'est ta couleur.
- C'est toi qui chauffe, Duo.
- Oh, je te chauffe ?
- Tss. Tss.
-o-
Ses tailleurs ne cessaient pas de boutonner une chemise à 6 boutons du col.
Les boutons blancs étaient petits et resserrés. Le dernier bouton fermé par Duo se trouvait entre les pectoraux de Quatre.
La chemise, d'un rouge soutenu, était cintrée et classe. Et griffée, évidemment. Hugo Boss.
-o-
- Voilà. C'est parfait. J'ai vraiment un goût très sûr.
- Et la modestie qui va avec.
- Pot meet kettle.
- Indeed.
-o-
Deux sourire complices.
-o-
- Allez, va chercher ta pomme.
- ?
-o-
Hein ?
Il sait ?
Trop observateur. Beaucoup trop.
-o-
- Tu adores les pommes et il manque ta caution minceur.
- Tu me connais trop.
- Si.
- Merci encore pour le déjeuner.
-o-
Duo lui répond par deux longs smacks sur les lèvres. Il pouvait se faire plaisir.
Ils sortent en même temps du bureau, Cash Quat en plissant un peu les yeux, la luminosité le blessant un peu plus que d'ordinaire.
Il Magnifico avec un sourire énigmatique.
Quatre verrait peut-être le monde sans œillères pour une fois.
Il avait oublié ses lunettes sur le lavabo et Arduro Maxwell s'était bien gardé de le lui dire.
Les pommes étaient faites pour être croquées après tout. Et qui était-il pour s'opposer à la nature ?
Bureau de Heero Yuy
-o-
-o-
Sacré Barton, définitivement pas la langue dans sa poche.
-o-
Clignement de paupière du Hitman.
-o-
- Et le fait qu'il ait embrassé Maxwell devrait m'énerver ? D'autant que tu me l'apprends, là. Tu me l'apprends.
-o-
Ah, il lui apprenait ?
Le geek prend un air faussement outré.
-o-
- Heero par pitié ! Les relations interprofessionnelles ne sont pas recommandées ici ou carrément prohibées avec un rapport de hiérarchie.
- Oui. Et ?
- Deux actionnaires ensembles et à des postes clés… vous pouvez être soupçonnés de collusion.
- Et ?
- Si on se fout royalement de votre vie sexuelle – on sait que vous couchez -, le soupçon d'une quelconque collusion peut nuire à votre image et à l'équilibre du groupe… et Duo exerce un métier d'image.
- …
-o-
Wu Fei… savoure… son sandwich.
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- C'est un homme droit et il a des principes. Votre relation est donc strictement sexuelle pour empêcher tout débordement émotionnel et non professionnel.
- Au risque de me répéter… Et ?
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Prêcher le faux…
Pour savoir le vrai.
Le Geek sourit.
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- Et tu as raison « et », parce que Duo se fout royalement de ce qu'on peut penser. Il est de famille de mafieux, la collusion, ça le connaît, ce qui ne l'empêche pas d'être droit, ou de tordre les choses pour qu'elles aillent dans son sens. Donc…
- Donc ?
- Donc rien ne s'oppose à ce que ce soit plus sérieux que vous ne voulez le faire croire. Et rien ne s'oppose à ton envie étrange et pénétrante d'en coller une à Trowa parce qu'il marche sur tes platebandes.
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Le Geek n'était peut-être pas arrivé à cet échelon en faisant l'imbécile.
Mais avait-il raison ?
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- …
- En résumé, fous-moi la paix. Va discuter d'homme à homme avec Barton, dis-lui que tu es le mec officiel officieux du Magnifico. Et dis à Maxwell que c'est sérieux entre vous au cas où il ne serait pas au courant.
-o-
Yuy hausse les épaules pas déphasé le moins du monde.
-o-
- La discussion d'homme à homme ça ne sert à rien. On dépose ses couilles sur la table, on évalue la taille, on montre les dents, on prend un air viril et… ça ne fait que renforcer l'envie de pourrir la vie de l'homme qui nous fait face.
- …
- En résumé j'ai autre chose à faire. Et Duo sait… qu'on ne mélange pas travail et plaisir. Et que je n'aime pas que l'on touche à mon travail. Ou à mon plaisir. En attendant…
Le Hitman jette les restes de son sandwich dans la poubelle à ses pieds.
Il n'avait pas changé d'avis, non.
Chang restait sur le bateau.
- …
- En attendant tu évites Quatre avant qu'il ne te butte, je m'arrange pour qu'il passe le plus de temps possible avec l'assistant. Et il craquera. Tout est sous contrôle.
- Pourquoi je me suis embarqué là-dedans…
-o-
Le sourire de Yuy est carnassier.
-o-
- Beta testeur ? Joystick Fever ?
- Tu seras puni, Yuy.
- Au nom de la justice ?
Cantine, même moment
-o-
Cathy a encore faim. Les burgers remplissaient sur le coup et à la fin on avait euh faim.
-o-
- Tu veux pas un dessert ?
- …
- Hé-ho ? Tu peux arrêter de faire mumuse avec ton portable pendant que je te cause ?
- J'ai une barre…
- Je suis ta sœur, je ne peux rien faire pour toi.
- …. et j'attends un message important.
- Pendant ta pause déjeuner ?
- Hmhm.
- Roh, les intoxiqués du portable ça m'énerve. Pas étonnant que tu sois célibataire.
- Hm-hm.
-o-
Elle se lève, dépité : le dessert ferait du bien, il y avait des claques qui se perdaient.
Une mousse au chocolat la tenterait mais ce ne serait pas raisonnable avec son repas...
…
…
…
On s'en fout.
-o-
- Les mecs. Tant pis, ça en fera plus pour moi.
-o-
Elle arrive devant le long présentoir.
La mousse au chocolat a l'air fameuse, la consistance idéale, la quantité que tous les gourmands apprécieront.
Et juste à côté il y avait les fruits.
-o-
- Dilemme, dilemme…
-o-
Bah, s'il y avait une poire, elle pourrait toujours la tremper dans sa mousse.
Effet poire au chocolat !
Délicieux, presque diététique et y avait des fruits !
Toute heureuse de sa bonne résolution, elle s'apprête à attraper mousse et poire quand…
Quand une sirène s'est faite entendre.
Dans sa tête.
Cœur qui bat à 100 à l'heure.
Mains moites.
Gorge sèche.
Tous les symptômes de l'iceberg au Titanic.
Il y aurait percussion et répercussions.
-o-
- Oh. …
-o-
Canon en vue.
Canon en vue.
CANON EN VUE.
Mode FF : Fille Futée ON.
-o-
- Ne pas prendre la mousse au chocolat : prendre la poire. Non, prendre une pomme ça fait fille saine et sportive.
-o-
Attraper la pomme sans aucun regret (enfin presque) en priant pour qu'il reste de la poire et de la mousse au chocolat.
Le percuter sans qu'il ne fasse tomber sa pomme – comment, lui aussi mangeait des pommes ? ça faisait un sujet de con(versation !).
Attention à sa bouteille d'eau (fallait pas l'énerver, le but étant non seulement de baver, mais de lui parler)…
-o-
- Allez, j'y vais, j'y vais !
-o-
Impact dans 5,4,3,2…
-o-
- Ouch… je suis désolée.
-o-
Prendre un air contrit.
Il la regarde avec des yeux bleus des mers du sud.
T'es aussi désolée que tu l'aurais été si t'avais touché le jackpot au loto.
-o-
- Est-ce que ça va ?
-o-
Et cette voix…
Gah…
Gah…
GAH !
Pourvu qu'il soit hétéro !
Même bi elle le prendrait, malgré l'excès de concurrence ! (Confiance en soi en déclin, c'est difficile d'être en confiance avec un mec magnifique)
Mah la confiance ça s'APPREND ! ça s'ADOPTE ! et ça se PRATIQUE !
Prendre une voix un peu rauque en s'appuyant sur l'épaule sans déraper sur les biceps à travers la chemise fine.
Cette peau que t'aperçois à travers la chemise entrouverte…
Oui, c'est juste surhumain.
-o-
- Oui, oui, merci. Un léger étourdissement. Il fait un peu… chaud.
-o-
AH OUAIS…
Cathy veut changer de métier.
Elle aussi veut faire un métier à la con.
-o-
- Vous n'avez pas l'air bien.
-o-
Penser VITE !
-o-
- ça ira mieux quand je serais assise. J'ai dû me lever un peu trop vite. Oh…
-o-
Juste ce qu'il faut d'étourdissement pour ni en faire trop, ni inquiéter et surtout pour vérifier le taux de gentlemantitude de l'individu.
-o-
- Je peux vous accompagner à votre table si vous voulez, avant que je ne retourne au bureau.
-o-
JACKPOT.
Même si ça signifiait un dépose-minute, comme un taxi déposerait un vacancier à l'aéroport.
Qu'importe ! Le retenir trop longtemps… une première fois serait trop suspect.
Et puis elle le ferait voir à Trowa pour qu'il lui dise si c'était bien un hétéro, histoire de ne pas se vautrer.
-o-
- Oui, merci. Je suis à la table de mon frère. C'est le roux, là-bas.
- La cigogne a été très gentille avec votre famille.
-o-
Mais en le disant il la regardait elle.
Manière détournée de faire des compliments ?
Hiiiii ! Elle avait l'impression de flotter, de marcher sur un nuage !
D'être débile, accessoirement.
-o-
- Avec la vôtre aussi.
- Vous êtes arrivée.
- Oh ?
-o-
Déjà ?
En fait elle n'avait pas l'impression d'avancer.
Elle avançait tout court.
Il avait juste détourné son attention de son prétendu malaise… et il avait réussi.
Merde, Trowa allait s'inquiéter… sauf qu'il connaissait ses techniques de drague, hein ?
Mais…
Mais à QUOI pensait-elle ? Avec quelqu'un de sa boîte ? Il allait la tuer !
A côté de ça il était prêt à se taper son chef… qu'il lui jette pas la pierre, elle lui renverrait un tronc d'arbre !
-o-
- Vous y êtes.
- Merci…
-o-
Mais… le bel inconnu lui tirait la chaise.
Et l'installait.
Et s'agenouillait devant elle, levant les yeux vers son regard quelque peu ahuri, parfait pour le malaise, sauf qu'elle ne feignait ni son sans scrupulisme envers Trowa, ni le charme sous lequel elle se trouvait.
Et il lui souriait.
Et il avait des fossettes craquantes.
Une bouche ourlée.
Un nez adorable.
Une bouche incurvée.
Des yeux bleus des mers du sud.
Une bouche entrouverte.
Des cheveux blonds… et courts, mais pas trop, le genre on a envie d'y passer la main…
Une bouche qui parlait.
Elle cligne des yeux.
-o-
- Vous vous sentez mieux ?
-o-
Il passe la main sur son front, cette fois il a un air soucieux.
Elle avait de la fièvre et le rouge aux joues.
Ce mec était une BOMBE !
Mais où était Trowa ? Il ne disait rien ? Il était aussi sous le charme ?
-o-
- Oui… mais euh mon frère n'est pas là ?
- On s'est ratés à peu. Il s'est levé répondre à son portable. Certains réseaux ne passent pas ici.
- Ah…
-o-
Il débouche sa bouteille et la lui donne.
-o-
- Buvez un peu d'eau et reposez-vous. Ah, je vois qu'il revient, je vous laisse entre de bonnes mains.
- Vous avez les yeux dans le dos ?
- Non. Vous avez levé la tête et fixé.
-o-
Et observateur avec ça.
Il se redresse après une caresse sur sa joue.
Légère.
Et un sourire.
En coin.
Craquant.
-o-
- Ah je vais les faire me donner un portable pro, c'est pas possible… va falloir que je te laisse, j'ai des prints à récupérer… Catherine ?
-o-
Wow, il l'avait appelée Catherine.
Un Catherine entre « ça va » et « qu'est-ce que tu as encore fait pourquoi y a un type de mon boulot à côté de toi »
-o-
- Oui ?
-o-
(Pour un peu elle aurait dit « miaou »)
C'était un « ou-wi » plus qu'un « oui ».
Pathétique.
Elle ne savait pas à quoi ressemblait La Bombe de derrière mais elle enviait un peu Trowa.
Elle, elle avait du blond, des yeux, un sourire, une ébauche de pecs, d'épaules, d'adducteurs et… de triangle des Bermudes (oui, dans cet ordre, le triangle elle préférait l'imaginer que l'essayer en général, parce que la réalité ne dépassait jamais la fiction) sous les vêtements.
Lui il avait… du blond et une ébauche de NUQUE (Trowa est un nuque-man, pas un eunuque), les omoplates et une vue plongeante sur le ballon de basket. Et ah oui, le reste.
Ce qui est bien c'est qu'avec le blondinet son frère ne pouvait pas lui dire qu'est-ce que tu fous.
-o-
- Ca va ?
-o-
Oui à la place, il parlait pour ne rien dire.
Ce serait presque drôle.
-o-
- Bien et toi ?
-o-
Le téléphone de la Bombe sonne, lui et après un signe de tête à Catherine…
Après avoir offert un profil et un soupçon de bleu incroyable à Trowa…
Après un dernier sourire en coin et un haussement d'épaules – à moins qu'elles n'aient tressauté - il s'en va et décroche un peu plus loin, politesse oblige.
Contrairement à certains qui consultent leur téléphone en déjeunant avec sa sœur.
Ils le regardent s'éloigner avant que Cathy ne se reprenne.
-o-
- Waouh il est canon !
- Je m'en fous. Qu'est-ce qui se passe ?
- Oh, t'inquiètes. J'ai fait semblant d'avoir un peu chaud et il m'a raccompagné à la table. C'est qui ce gentleman que je lui fasse des bébés ?
- …
-o-
Trowa secoue la tête même pas hébété par l'attitude de sa sœur.
S'ils n'avaient pas échangé les prénoms alors il n'était pas obligé de changer de boulot.
Une sœur qui sort avec un collègue c'est comme une sœur qui sort avec son meilleur ami.
C'est juste insupportable les 10 premières années.
-o-
- Alors c'est qui ?
-o-
Alors Trowa lui répond le plus honnêtement du monde, ça se voit dans son œil.
-o-
- Je n'en ai aucune idée.
- ?
- Elle est grande cette boîte, je ne connais pas tout le monde.
-o-
Elle le regarde comme s'il était demeuré.
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- Mais tu sers à rien, toi.
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OWARI OS 11
Pas de cliffangher, les ficlettes se suivront sur cet univers.
Héhéhé ! Gnéhéhéhé ! Gnéhéhéhéhéhé :D
Oops à fond : La Blonde, Le Geek et le Hitman c'est pour l'OS 12
Pas de nombre précis d'OS puisque chacun se suffit à lui-même, dépendra de l'inspi (déjà 14 d'écrits)
J'espère que ça vous aura plu, surtout à vous 3 pour cet OS, Mifibou, Lysa et Sortilège !
A pluch' tout le monde !
Mithy ¤ back from oh Canadaaa :p !¤
