Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Sotsu Agency et aux parties associées.

Genre : UA, monde du travail, chacorable :p

Rating : T,

C'est quoi ? Lysanéa a écrit une série de drabbles/ficlettes et j'ai eu envie d'en écrire aussi.

Résumé : Bienvenue à VIPeace... un jeune homme y passe son entretien d'embauche

Micis ! A toutes les personnes qui ont pensé à moi et qui ont mis un petit mot.

Fic pour qui ? Mifibou et Lysanéa ! Oui j'ai été piquée par une série de fics (oui hélas, ce ne sont plus des ficlettes... je te hais Lysa :D) en OS dans un univers alternatif.

Du fun, du feel good, du monde professionnel pour vos petits coeurs et pour vous booster, un tit peu de bonheur riquiqui quoi :p Gros bisous !

What took me so long: sciatique. Non mais je suis pas tout le temps malade, hein. C'est juste que quand je le suis c'est particulièrement chiant.


Office Affairs

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OS 12 : La Blonde, le Geek et le Hitman

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Cantine VIPeace, 14h00 et des brouettes, toujours le jeudi 3 juin 2010

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- Waouh il est canon !

- Je m'en fous. Qu'est-ce qui se passe ?

- Oh, t'inquiètes. J'ai fait semblant d'avoir un peu chaud et il m'a raccompagné à la table. C'est qui ce gentleman que je lui fasse des bébés ?

- …

-o-

Trowa secoue la tête même pas hébété par l'attitude de sa sœur.

S'ils n'avaient pas échangé les prénoms alors il n'était pas obligé de changer de boulot.

Une sœur qui sort avec un collègue c'est comme une sœur qui sort avec son meilleur ami.

C'est juste insupportable les 10 premières années.

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- Alors c'est qui ?

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Alors Trowa lui répond le plus honnêtement du monde, ça se voit dans son œil.

-o-

- Je n'en ai aucune idée.

- ?

- Elle est grande cette boîte, je ne connais pas tout le monde.

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Elle le regarde comme s'il était demeuré.

-o-

- Mais tu sers à rien, toi.

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Tu t'offusques pas des paroles de ta sœur.

Les frères qui aident leurs sœurs à se dégoter leur mec à leur taf c'est de la SF ou pire, de la sitcom.

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- Et non, pas cette fois.

- Non mais il est trop beau !

-o-

Elle ressemble à une héroïne de télé réalité.

Oui oui, un poisson mort. Et botoxé.

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- Je ne l'ai vu que de dos, Cathy.

- T'es sûr que t'as pas envie de plonger dans ses yeux ? Les yeux j'ai dit !

-o-

Qu'est-ce qu'elle a pas compris dans les mots « de dos » ?

C'est vrai, le dos était montagnes russes : il filait le vertige.

Et y a pas vraiment de face… pas assez vu, si ça avait été un criminel t'aurais pu faire un portrait-robot de son cul, par contre son visage, c'était autre chose.

Y aurait pas vraiment de forme, juste des contrastes.

Du blond.

Du bronzé léger.

Du bleu vagues.

-o-

- J'ai vu un peu de bleu de profil.

- Je dirais presque un trois-quarts plutôt, Trowa.

-o-

Elle ouvre la bouteille d'eau qu'il lui avait donné et la descend.

Wow 50 centilitres comme ça. Ce mec lui fait l'effet d'un marathon et toi...

De ce que t'en as vu il te réconcilierait presque avec les blonds aux cheveux courts.

Il était à peu près de la taille de ton boss, à peu près de sa corpulence…

Mais le taré ne quittait jamais ses lunettes de star et portait un polo aujourd'hui.

Et ce blond-là portait une chemise magenta, griffée. Et lui ne cachait pas ses yeux, il aurait tort d'ailleurs.

Ta sœur et toi avez vu le même film différemment mais l'acteur qui qu'il soit était…

-o-

- Ok à première vue ça semblait plutôt pas mal. Mais j'ai besoin d'en voir plus pour m'en faire une idée.

- Hey !

-o-

Mais c'est qu'elle te tape ?

Tu lui fais un clin d'œil.

-o-

- Je voulais dire « en savoir plus », Cathy. On a un protocole « pas touche aux crush de la famille », tu te rappelles ?

- Je me rappelle surtout que je kiffais systématiquement tous tes potes quand t'étais étudiant.

- Et que 8/10 c'était pas que des potes.

- A force de me prendre des murs t'as dû faire ton coming-out. On avait un peu trop les mêmes goûts.

- Tu m'en as voulu avant de te dire que tes copines te foutraient enfin la paix.

- Avant de déduire que les nanas aimaient souvent les plans « jamais » et « dans mes rêves »…

- Et de te voir confirmer que je ne toucherais jamais à un de tes potes…

- parce qu'ils ne ressemblaient à rien vu que moi-même je n'y touchais pas.

- … mais ils étaient gentils.

-o-

Tu te marres et elle aussi, souvenirs, souvenirs…

Changement de sujet ni vu ni connu je t'embrouille.

Puis elle fait une tite moue à la « dommage… »

Ah merde, elle a pas oublié.

-o-

- Non mais il était clairement pas intéressé par moi.

-o-

Et c'est reparti… pourquoi accorder plus de deux minutes à un mec qu'on connaît pas ?

Si t'avais appris un truc avec les nanas c'était ça : quand un mec leur plaisait elles devenaient bipolaires.

« je lui plais ! mais pourquoi je lui plairais ? tu crois que je lui plais ? toi tu lui plairais ! mais pourquoi il me plaît ?»

Et t'avais vraiment pas le temps pour ça. T'avais du boulot. Et tu devais te caler avec ton Magnifico.

Oui, le tien.

-o-

- Il serait bête, t'es géniale.

-o-

Tu penses ce que tu dis : elle est cop (conne et top). Et le mec qui te débarrassera d'elle en la rendant heureuse sera ton ami pour la vie (et s'il a un frère mignon…).

-o-

- Tu dis ça parce que je renonce, Till.

- Oui, ce qui veut pas dire que je le pense pas.

-o-

Tu lui tires la langue.

-o-

- N'empêche que c'est dommage…

- Mais qu'est-ce qui te rend si sûre alors que deux minutes avant t'avais juste l'air bête ?

-o-

Oh le con !

Mais pourquoi, pourquoi t'as posé la question ?

Règle n°1 : Quand ta sœur s'intéresse à ton pote/ton collègue/ta vie, faut LAISSER LE PROJET MOURIR GENTIMENT.

C'était bien parti, pourquoi l'ouvrir ?

Parce que… Parce qu'elle a fait « la petite moue qui sait »

La petite moue qui sait un truc que tu sais pas.

Et y a un truc plus dangereux qu'un crush de ta sœur sur quelqu'un de ton secteur :

C'était quand elle savait un truc que tu savais pas.

-o-

- Il a dit que « la cigogne avait été gentille avec notre famille. » En clair il t'a vu avant que tu ne te lèves répondre à ton piège à con, là, et il a t'a trouvé hot. De loin.

- Mon piège à con il est déchargé c'est la lose.

- …

- Oui je pense à mon portable et alors ? C'est pas futile, c'est professionnel.

-o-

D'abord.

-o-

- …

- Et accessoirement le blond il t'a trouvée canon. De près.

- Non. Il a attendu de te voir avant de me trouver belle, Trowa. Ça ressemble à un alibi.

-o-

Ah ouais ?

Euh, non, non. Ne penses pas avec tes rouquettes.

Filles en crush = bipolaires, rationalité = Hyoga : 0 absolu. Equation résolue.

Ta sœur abandonne un mec à cause d'une cigogne.

Ta sœur a besoin d'un psy.

-o-

- Et t'as pas pensé que je pouvais être son alibi aussi ? Sérieux je préférais quand t'étais un poisson mort botoxé. Pourquoi quand un mec vous fait un compliment vous le transformez en « Colombo du Pauvre » ? Le mec a pas dit « t'es bonne, file-moi ton tel » et ça y est il est suspect.

-o-

Ben quoi, c'est vrai ?

Elle se marre.

-o-

- C'est dur d'être rationnelle avec une Bombe en face. Et là il est plus là.

- Je suis largué.

-o-

Suivre le cœur d'une nana c'est rouler à 180 à l'heure sans freins.

Suivre sa propre sœur ? OK, 357 Magnum. Autant en finir.

-o-

- Quoi qu'en disent les cœurs brisés, frangin… ça se sent ces choses-là. T'as un tout petit warning dans le cœur que tu ignores ou pas. Consciemment ou pas.

- Hmm je suis pas sûr. Y'a des renards qui cachent bien leur jeu pour mieux serrer.

- T'as pas un warning qui a clignoté pour celui qui t'as viré ? Pour El Macareno ?

-o-

Le warning « t'es dans la merde », ça compte ?

-o-

- Il Magnifico.

- J'm'en fous, je parle pas italien. Ça se sent dans les premières secondes et je le sens pas même si entre nous, ça l'aurait trop fait.

- … Ne pas chercher à comprendre.

- Bref j'écoute mon warning, là, parce que c'est quelqu'un de ton taf et c'est suffisamment chaud pour tes fesses en ce moment. Même si j'en aurais bien fait mon quatre-heure. Miam.

- Ook. Je dois y aller.

-o-

T'as la paix.

Mais t'as ton propre warning qui clignote.

Tu la regardes dans les yeux, un peu de frustration.

De moins en moins de frustration. Des orbes de plus en plus brillantes.

Warning, warning, warning.

Oh non.

Red Alert.

Le regard.

Le regard qui pétille.

Le regard « plan B »

Oh merde…

Elle sourit de toutes ses dents.

-o-

- En revanche *tu* peux en faire ton quatre-heures !

- Ca va pas non ? Je mange pas les restes.

-o-

Et oui, t'es fier. Tu manges pas dans la gamelle de ta sœur, t'es pas à la rue.

-o-

- On est toujours le reste de quelqu'un, Trowa. Et ton machucombo c'est pas le reste du comptable ?

- …

-o-

Pétasse.

Elle se marre et énumère.

-o-

- C'est pas ton patron, vous n'avez aucun lien de subordination vu que tu le connais pas… donc tu risques pas ta place… suffit qu'on valide qu'il soit gay, bi et libre et tu oublies le vrai incognito ! En plus ça reste dans la famille !

-o-

Tu croises les bras sur ta poitrine.

-o-

- C'est Il Magnifico. Il est gentil, tu sais ?

- Oui, il est pris surtout, c'est juste toi qui le comprends pas.

- Tu le connais pas.

- C'est vrai. Tu me le présentes ?

-o-

Ouh la maligne… avec le grand sourire innocent.

Dans une dizaine d'années ?

-o-

- Ouais un jour.

- Mais tu te renseigneras sur la Bombe, hein ? Ne serait-ce que si je change d'avis ?

-o-

Souvent femme varie.

Putain…

-o-

- Je croyais que…

-o-

Et là elle te fait les yeux « 'teuplait »

Pire que tout.

Fuir.

Fuir.

Fuir.

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- Faut nourrir ma gossip box. C'est soit ton Macareno soit La Bomba. Je te harcèlerais et tu sais de quoi je suis capable.

- Oui oui grande sœur. Faut que j'y retourne.

-o-

Fuir.

Elle fronce les sourcils.

Tu lui tires l'oreille et elle te tire la langue.

-o-

- Ce fut un plaisir de déjeuner avec toi frangin. Quand est-ce qu'on remet ça ?

- Dans 1000 ans.

-o-

Elle hausse un sourcil.

-o-

- Quoi, tu m'emmènes en Italie ?

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Un éclat de rire, un baiser sur son front et t'es parti.

-o-

- Ben qu'est-ce que j'ai dit ?

-o-

-o-

Tu traverses la cafèt et en sort avec un air perplexe en même temps qu'un air de déjà vu.

Là, devant toi, à quelques mètres.

Ce qui ressemblait à la Bombe de Ta sœur Qui En Veut Plus Mais Peut-Etre venait de raccrocher son palm. L'ascenseur allait bientôt s'ouvrir devant lui comme la mer rouge pour Moïse.

Tu ne réfléchis pas : tu…

-o-

- Tu peux me donner un coup de main ?

- Réléna ?

-o-

Tu lui es rentré dedans.

Tu l'as vraiment, mais vraiment pas fait exprès.

A moins que ?

-o-

- Non, le pape. Bien sûr que c'est moi. Tu connais beaucoup de filles qui portent du Marchesa haute couture et du Louboutin dans la boîte ?

- Excuse-moi (pétasse) j'ai tendance à ne pas te regarder.

- Je te pardonne, parce que la plupart du temps je ne te regarde pas non plus.

- La plupart du temps Heero est dans les parages, c'est ça ?

-o-

Elle sourit.

-o-

- T'as tout compris. Bref tu tombes bien.

- J'allais récupérer les prints…

- En prenant l'ascenseur ? Tu fais comme les hommes entreprenants, toi : tu prétends aller quelque part… sans aller dans la bonne direction et après tu dis « oops » ?

-o-

Hmph, si elle a fréquenté des bourrins c'est son problème.

-o-

- Chez les hommes on n'a pas ce genre de problèmes. C'est une autoroute à une voie et une sortie. Une entrée, aussi.

- Il y a mille et une manières d'être indélicat. Par exemple quand une femme vous dit « tu tombes bien » ça veut dire « sois galant, aide-moi »

-o-

Ouais ben la galanterie elle repassera.

Elle a trop de chose à faire, le kick off ne va pas se faire tout seul.

Allait-il payer toute sa vie la CONNERIE qu'il avait faite avec le livreur ?

-o-

- Si je suis un salaud, demande au comptable.

-o-

Elle fait la moue.

-o-

- Si je lui demande, tu ne vas pas aimer, Trowa. Déjà qu'il sait que c'est de ta faute si j'ai déjeuné avec lui…

- Il le sait ?

-o-

Et merde.

La pétasse a un sourire de hyène.

Elle regarde ses ongles.

-o-

- Evidemment. Et tu ne veux pas en rajouter sur ton ardoise.

- Il n'était pas censé le savoir. En tous cas pas si vite.

-o-

Elle te zappe.

-o-

- J'ai reçu une livraison et je ne sais pas ce qu'il se passe, le livreur a cru qu'il suffisait de tout déposer à l'accueil….

- …

- Un imbécile a dû leur mâcher le travail et du coup ils se croient tout permis ! Maintenant je me retrouve avec 30 kilos à transporter. Quand je mettrais la main sur le con…

-o-

….

L'ascenseur s'ouvre.

-o-

- Je vais t'aider.

-o-

Smile gigawatts.

Une hyène.

-o-

- Tu es a-do-rable. De toute façon ça prendra pas longtemps.

- Faut que j'appelle Duo pour le… ah merde, j'ai plus de batterie.

- Mais tu l'appelleras de mon bureau… de toute façon on en a *vraiment* pas pour longtemps.

-o-

-o-

L'ascenseur se referme sur le déjà-vu et tu jurerais avoir vu un petit sourire, même à cette distance.

Et même à cette distance ce bleu…

Ce bleu était bien un bleu vagues.

Pas un vague bleu. Ça, il fallait le reconnaître.

Ce bleu semblait *vraiment* incroyable.


Bureau de Réléna Peacecraft, 5 heures plus tard

-o-

A la fin de la journée (soit, en langage féminin « pas longtemps ») et après avoir fini torse nu pour avoir monté une armoire et trois étagères, fait la navette entre le rez-de-chaussée et la prod' pour récupérer les 30 kilos SUPPLEMENTAIRES de matos, les avoir placés

« là, pas là, finalement là, mais qu'est-ce que tu ne comprends pas au mot là ? »,

« mais tu traînes c'est pas possible !»

« mais tu n'écoutes pas »,

« comment ça tu peux pas te diriger si je confonds ma gauche et ma droite ? »,

« la pile est trop grande pour que tu vois de quelle droite je parle ? »,

« dépose ça, on va faire un point, c'est pas possible »,

« comment ça, non ? ah tu pourras plus le soulever ?»…

ce qui était *vraiment* incroyable était que Réléna soit *encore* en vie.

D'autant qu'il Magnifico n'avait pas apprécié ton absence.

Jaloux ?

Elle avait les mains prises et donc le haut-parleur était activé.

-o-

- Léna j'apprécierai que tu préviennes quand tu décides de faire faire à l'assistant d'Arduro Maxwell un travail pour lequel il n'est pas payé quand il est sollicité.

- Duo… on n'a pas pensé à t'appeler, désolé.

- Comment ça j'ai pas…

-o-

No calcul.

-o-

- On a un agenda chargé. Je n'ai pas pris un assistant pour jouer à « où est Charlie » avec, Léna. Fais en sorte qu'il soit à jour dans ce qu'il a de prévu sans qu'il ne fasse d'heures supplémentaires et j'oublierais ce contretemps.

- Sans heure sup…

- VIPeace ne paiera pas un supplément d'heures sup' pour tes besoins, Réléna et tu le sais. A moins que tu ne veuilles en discuter avec la comptabilité ?

- Je vais faire le nécessaire.

- Grazzie.

-o-

Il l'avait dit très doucement, très calmement.

Il t'avait évité de bosser encore plus pour gagner la même chose.

Il savait que tu n'y étais pour rien, hein ?

S'il y avait bien un truc que tu savais de ton boss c'était ça : super cool tant qu'on l'emmerde pas.

Léna raccroche et hausse les épaules.

-o-

- Bon Duo te cherchait, il t'a trouvé, c'est cool. Tu peux déplacer l'armoire de cinq centimètres ?

-o-

- Encore un mot et toi et tes pompes de pouffe vous passez par la fenêtre.

- …

- Et je me fous qu'elle soit double-vitrage, j'essaierai le temps qu'il faudra et j'y arriverai.

- … waouh t'as un super torse… presque aussi beau que celui de Heero. Enfin. Je crois. Je l'ai jamais vu torse nu.

- …

- et euh sinon le kick-off, ça avance ?

- …

- Ok, je te file mes contacts et euh je sors me prendre un chocolat et euh en passant je te prends une camomille, t'as l'air un peu à cran.


Bureau de Quatre Raberba Winner, même moment

-o-

Quatre se serait bien passé de l'après-midi de fous furieux qu'il avait eue.

Un mal de crâne carabiné revenu, qui l'avait obligé à remettre ses lunettes. Et à mettre une chemise, blanche cette fois, parce que le rouge et le jaune ça faisait vraiment moche.

Il avait même pas pu reprendre son château de cartes…

Des coups de fil dans tous les sens, des stats erronées, un retard de commande et son si précieux ordinateur qui rend l'âme pour une raison inconnue. Ce qui avait obligé un Wu Fei inhabituellement nerveux à passer une bonne partie de son après-midi à travailler à son bureau.

Etait-ce parce qu'il s'était tapé Hilde à la pause déjeuner ?

Il avait ses fringues « j'y ai eu droit »

Il était à genoux, occupé à rebrancher l'unité centrale et Quatre était assis, consultant son palm.

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- Wu Fei…

- Quoi ?

-o-

Sur la défensive, le geek.

-o-

- T'as des ennuis.

-o-

Wu Fei s'est arrêté une petite seconde avant de reprendre son activité.

-o-

- C'est une question ou une affirmation ?

-o-

Quatre sourit.

-o-

- Je t'affirme… que je te questionne, Wu Fei.

- Oh. Alors je t'informe… que je n'ai pas d'ennui… pour l'instant ?

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Quatre se réinstalle un peu plus confortablement sur son siège.

-o-

- Tant mieux alors. Enlève ton t-shirt.

- Euh, quoi ?

- Tu as l'air d'avoir eu chaud. Tu transpires, Wu.

-o-

Quatre passe le bout de ses doigts sur le front de l'Asiatique.

Avant de lui masser le cuir chevelu distraitement.

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- Les ordinateurs ça chauffe.

- Pas quand ils sont débranchés. Et ils ont été débranchés une bonne partie de l'après-midi. A moins que je te fasse de l'effet ?

- Mais ça va pas bien ?

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Le massage faisait effet. Wu Fei l'avait jeté, mais la main était restée.

La méthode est douce. La voix est cajoleuse.

-o-

- Qu'est-ce qui se passe, Wu, t'as des ennuis ? Tu veux en parler ?

- Salut Quatre ! Alors je te ramène ce soir ?

-o-

Réléna était entrée vraisemblablement sans frapper.

La sueur avait considérablement séché.

L'ordinateur était réparé.

Réléna pouvait porter bonheur aussi quand elle voulait.

Ou en l'occurrence là, sans le faire exprès.

Et la transe se casse. Et Quatre retourne calmement à son palm.

-o-

- Merci de frapper avant d'entrer. J'ai horreur de ça.

- J'ai frappé, Ankara. A moins que Wu Fei ici présent et à genou devant toi ne t'ai déconcentré.

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Le dit Wu Fei se relève prestement.

-o-

- Si Wu Fei avait fait ce dont tu l'honores – parce que oui, c'est un honneur – lui et moi arborerions un sourire.

- A moins qu'il ne soit nul mais bon, pourquoi pas. Alors je te ramène dans combien de temps ?

- C'est bon, Réléna, je rentrerai en taxi.

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Elle lève les yeux au plafond.

-o-

- Enfin c'est ridicule ! On est sur le même trajet ? Et Heero ne te remboursera pas ta note de frais.

- C'est pas grave. Je préfère payer.

- Hé bien hé bien, mon Cash Quat, je ne savais pas que tu préférais avoir affaire à des professionnels.

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Wu Fei se racle la gorge.

Et Quatre grogne alors que Duo referme soigneusement la porte derrière lui.

Il ne se doute pas qu'il y a quelqu'un derrière ses talons.

-o-

- Non mais c'est le moulin ou quoi ? Toi non plus tu ne sais pas frapper ?

- J'ai frappé ! Tu n'as pas entendu.

- Elle parle fort ! D'ailleurs elle me les casse.

- ?

-o-

Palm fatigué.

Quatre soupire en faisant sa mise à jour.

-o-

- Je t'aime Réléna, mais si je dois faire un quelconque trajet en entendant parler des qualités exceptionnelles de Heero, on va avoir un accident.

- On va avoir un accident ?

- Pardon. Tu vas avoir un accident.

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Elle fulmine. Comment ose-t-il l'ignorer ?

-o-

- C'est dégueulasse !

- Elle a raison. C'est pas gentil mon Cash Quat'.

- Duo tu me défends ! T'es pas fâché alors ?

- Allons Léna, je ne suis jamais fâché voyons. Est-ce que Smarty va rattraper son retard sans faire plus d'heures sup' ?

- Oui, bien sûr !

-o-

Duo passe la main autour des épaules de Réléna et dépose un baiser sur sa tempe.

-o-

- Alors tu restes ma Léna préférée.

- Hmph je suis la seule que tu connais.

- Les femmes ne sont jamais satisfaites. Tu préfèrerais que je ne connaisse plus aucune Léna ?

-o-

Wu Fei avait la petite musique du Parrain dans la tête.

Quatre secoue la tête.

-o-

- Jamais satisfaites, c'est sûr.

- Je te rends service Quatre et c'est comme ça que tu me remercies ?

- Je te laisse en vie ! Voilà comment je te remercie.

-o-

Elle se dégage de Duo et pointe un doigt accusateur sur l'ingrat.

-o-

- Si tu n'es pas content t'as qu'à faire du co-voiturage dans la carriole.

-o-

Quatre cligne des yeux.

-o-

- Dans quoi ?

- La charrette.

- Hein ?

- Le petit suisse.

- ?

-o-

Elle soupire, comme s'il fallait tout expliquer aux hommes.

Et Wu Fei se retient très fort de sourire.

-o-

- Trowa et toi habitez sur le même trajet…

- Hmph. Ce n'est pas vraiment le même quartier, Léna.

- C'est la même autoroute. C'est pratique !

-o-

Oh que c'était bien parti.

L'homme en noir derrière la porte avait un sourire plus que satisfait.

Il n'avait pas besoin d'en entendre plus.

Il aurait bien écouter un peu plus mais… il commençait à y avoir du passage dans le couloir et on le suspecterait.

Il pourrait aisément retourner la situation d'un seul regard, mettre mal à l'aise ceux qui l'auraient vu, aperçu, semblé que ce soit lui, finalement non ils étaient fatigués, avaient besoin de vacances, comment auraient-il pu voir, à deux mètres d'eux, Heero Yuy écouter aux portes ?

Le seul pouvoir de son regard froid pouvait anesthésier la cohérence.

Mais plutôt que de se risquer à accorder une seconde de son temps à des vagues collègues qui passaient…

La meilleure façon d'être insoupçonnable est de le devenir.

Il frappe et entre.

-o-

- Quatre.

- Non mais les gens ? Il y a une porte, elle était fermée. On peut savoir pourquoi vous ne frappez pas ?

- J'ai frappé. J'apporte ta fiche de paie.

- Ah. Mieux vaut tard que jamais. Merci.

-o-

Et il repart à son bureau, s'autorisant un sourire malgré cette rebuffade.

Ceux qui passent à côté de lui se demandent qui a bien pu se faire virer.

-o-

- On disait quoi déjà ?

- Que Trowa pouvait te ramener vu que Monsieur n'aime pas mes services.

-o-

Quatre n'avait pas une seule fois quitté son palm depuis le début de la conversation.

Cette fois il relève la tête.

-o-

- Ouais c'est ça. Duo ?

- Hmm ?

- Je peux dormir chez toi en attendant que je récupère Posh ?

- Bien sûr ! Tu la récupères quand ?

- La semaine prochaine. Ils préfèrent prendre leur temps pour me rendre ma voiture en parfait état.

- … Tu les as menacés, hein ?

-o-

Duo sourit. Quatre aussi.

-o-

- C'est de ta faute aussi ! Si tu ne m'avais pas bassiné avec le syndrome Toyota…

- Touché. Mais… tu as changé de chemise ? Tu n'aimes pas mes cadeaux, je le savais !

-o-

Duo lui fait les gros yeux, un peu comme si on avait déçu la mamma.

Quatre hausse les épaules.

-o-

- Mais non. J'ai remis mes lunettes. Le rouge et le jaune ça fait frères Rapetou et la bande à Picsou c'est pas fashion.

-o-

Réléna lui lance un regard incrédule.

-o-

- Tu préfères dormir chez Duo, qui habite à l'opposé de chez toi plutôt que de faire un covoiturage avec Trowa ? Tu ne pousses pas la bêtise un peu loin ?

- Personnellement je ne qualifierai pas de bêtise l'idée de dormir chez Duo. Je suis persuadé qu'un grand nombre de personne – Barton compris – prendrait bien ma place.

- …

- Et puis je n'ai jamais caché le fait que je ne voulais pas céder à la tentation. C'est de notoriété publique. Donc l'idiote, c'est toi. T'en as encore des idées à la con ?

-o-

Quel mufle.

Mais elle l'avait cherché.

-o-

- Hmph. Panne de voiture, panne d'attribut. Panne de Trowa. Au nom de notre amitié et pour le bien de nos rapports professionnels je vais mettre cette goujaterie sur le compte d'une frustration Troxuelle et oublier ces tensions avec un chocolat chaud aux épices.

- Je te l'offre. Et je vais me prendre un thé en passant.

-o-

Réléna avait tourné les talons et l'avait ouverte avec fracas, Wu Fei à sa suite, profitant de l'ouverture.

Un Wu Fei qui pétait la forme par rapport à il y a quelques heures. Il devait à Réléna une fière chandelle. Il lui roulerait bien une pelle mais un chocolat c'était moins risqué.

-o-

- Où tu vas, Wu Fei ? On parlait avant qu'on prenne mon bureau pour un hall de gare. Et nous n'avions pas fini notre conversation.

- Je…

- Nous n'avions pas fini.

-o-

Wu Fei ne pourrait pas esquiver cet entretien.

-o-

- J'ai fini mon job ici, je dois checker les serveurs. Si on se voit pas ce soir on se parle demain ?

-o-

Quatre ôta ses lunettes quelques secondes et focalisa ses faisceaux bleus sur Wu Fei.

Des faisceaux pénétrants.

-o-

- OK. Ne m'oublies pas ? Tu le sais, je déteste qu'on oublie un rendez-vous aussi sûrement que je déteste que l'on entre sans frapper.

- Si ce n'est pas demain c'est la semaine prochaine. Ça dépendra de mes astreintes. Mais je ne t'oublie pas.

- Bien. Bonne soirée, Wu Fei.

-o-

Quatre remet ses lunettes en place.

Wu Fei ferme la porte derrière lui en sifflotant malgré les sueurs froides.

On entend tout de même un « JUSTICE » retentir devant la machine à café.


Bureau de Heero Yuy, une demi heure plus tard

-o-

Un doigt sur un clavier téléphonique qui tape une touche qu'il connaissait par cœur.

En même temps c'était une touche, pas besoin d'être Einstein.

L'autre main consultait ses emails professionnels.

Heero Yuy était d'excellente humeur.

-o-

- Pronto.

- Tu finis quand ?

- Dans une heure.

- Ok. Resto Russe pour ce soir ?

-o-

Heero Yuy allait passer une excellente soirée…

-o-

- Pas ce soir, Caro. Je ramène Quatre….

- …

- … à la maison.

-o-

Hein ?

Il en serait tombé de sa chaise.

-o-

- Quoi ?

-o-

Heero Yuy n'avait pas prévu ça.

Vraiment pas prévu ça.

-o-

- On habite à l'opposé l'un de l'autre. C'est plus facile pour lui de vivre avec moi le temps de récupérer sa voiture.

- Et ton assistant ? Il est plus près de chez Quatre, ils peuvent faire du covoiturage. Ils l'ont même déjà fait et personne n'en est mort. C'est plus pratique.

- Impossible et tu le sais très bien, Heero.

- C'est un cas de force majeure et c'est impossible ?

- Force majeure, force majeure…

-o-

Heero grommelle.

Le casse…

-o-

- On devrait installer une pointeuse ici ça éviterait le zèle. On a des actionnaires qui préfèrent faire du tourisme – pardon, rallonger leur trajet - à arriver rapidement au travail.

- Du tourisme…

- On embauche des assistants qui n'assistent pas…

- … aux réunions… mais ça changera !

- Ca changera c'est certain.

-o-

Duo inspire.

-o-

- On pourra toujours se retrouver entre deux portes…

- Hn.

- C'était un petit hn, ça.

- Hn.

- Sinon tu ne veux pas diner avec Quatre et moi ?

-o-

Heero claque la langue contre son palais.

-o-

- Franchement, non. Pas que je n'aime pas Quatre mais là il m'emmerde. Je l'ai assez vu pour aujourd'hui.

- Oh, dommage. Tu vas faire quoi ?

- Rassure-toi, je ne vais pas faire un long détour dans le couloir pour l'éviter, je n'aime pas les pertes de temps.

-o-

Duo rit doucement.

-o-

- Ce n'est pas ton genre. Mais, tes projets pour ce soir ?

- Je t'ai déjà donné mon planning.

- Oh. Tu vas au resto russe.

- Oui, aucun changement de ce côté.

- C'est injuste. J'adore ce resto…

- Je sais. Je lèverai mon verre à ta santé.

-o-

Un court silence.

-o-

- Tiens tu ne bois jamais seul. Lapsus révélateur ?

- Eventuellement.

- Tant de mystère… Ne me dis pas que tu boudes ? Ce serait ridicule.

- Complètement puéril.

-o-

Duo eut un rictus. Un rictus ça s'entendait.

-o-

- Ouf. L'espace d'une seconde j'ai cru à une tentative grotesque de me rendre jaloux.

- C'est aux antipodes de ma personnalité. Et je ne fais pas dans le grotesque. Et tu ne fais pas dans la jalousie.

- C'est pourquoi je n'y ai cru qu'une seconde, Heero. Dommage pour le fou rire avorté.

- Dommage, ça fait les muscles.

- Quoi, tu trouves qu'on ne fait pas assez de sport ?

- On n'en fait jamais assez, Duo. D'ailleurs tu as une petite perte en tonicité, mais ça te va bien.

-o-

Duo s'exclame.

-o-

- Ah bon ? Où ça ? Tu ferais mieux de changer de lunettes si tu ne peux faire confiance à ce que tu touches.

- Oh mais moi j'aime bien ce que je touche. Tu sais un grand sage a dit « Ce qui me plaît chez toi c'est ton petit bidon, tes petites poignées d'amour je trouve ça trop mignon »

-o-

Duo s'esclaffe.

-o-

- Heero Odin Yuy je n'ai pas de poignées d'amour.

- Certes. Alors ta musculature abdominale bien présente est disons, confortable… quand tu sors de table.

- Tu t'en plains ? Parce que j'en connais qui…

- Je constate, Duo.

- Si tu voulais un corps-parpaing, Caro, t'avais qu'à coucher avec le mur.

-o-

Le rictus de Heero se fait sourire.

-o-

- Faire ceinture ce n'est pas mon truc. Et je ne suis pas très mur, la masturbation a ses limites.

- Oh basta ! *éclate de rire* Et Wu Fei devrait changer sa sonnerie de portable. A moins qu'il ne soit une taupe ?

- Hn. Oh. Je dois raccrocher. Prudence sur la route.

- Toujours. Tu veux que je t'appelle en rentrant, maman Heero ?

- Je risque de rentrer tard.

-o-

Claquement de langue.

-o-

- Tu rentres toujours tard. Je t'appelle, ne serait-ce que pour te rappeler que tu as une maison.

- Hn-Hn. On fait comme ça.

- Ton enthousiasme est communicatif, Caro.

-o-

Ouch.

-o-

- Désolé. J'ai un autre appel et ça bipe à l'oreille. Ça m'agace.

- Ca m'a l'air urgent.

- Je pense. Courage, Quatre m'a l'air d'une humeur assez Dantesque.

- Merci. Désolé pour le dîner, ce n'est que partie remise.

- Hn. Bonne soirée.

- Toi aussi, Caro.

-o-

Heero termine la communication et prend…

L'autre.

Il sait que s'il ne le fait pas ce sera pire : elle se déplacera.

Heero Yuy était un homme : il affronterait.

-o-

- …

- Allo, Heerooo ? C'est Réléna !

- Oui, je sais.

- Alors, ce diner ?

- Il ne tient plus.

-o-

Réléna est un jet-setteuse. C'est aussi une businesswoman.

Ceux qui le savent ne se laissent jamais endormir.

Frivole, toujours mode. Carrée. Très.

-o-

- Et pourquoi ? J'ai tenu ma part du marché. Quatre était si exaspéré que je lui parle de toi qu'il a préféré voyager avec quelqu'un d'autre ! Je n'y suis pour rien s'il ne veut pas de Barton !

- Tu en as peut-être un peu trop fait…

-o-

Elle l'interrompt.

-o-

- J'ai fait ce que j'avais à faire comme je sais le faire. Et ça a planté. Ce sont des choses qui arrivent !

- … Tu es nulle.

- Et toi tu es à moi !

- …

- Si ton romantisme à l'égard de ton ami t'honore et renforce mon admiration, à un moment il faut savoir lâcher prise. Tu as fait ce que tu as pu, Heero.

- …

-o-

Elle inspire. Et elle est machiavélique.

-o-

- A présent, si tu ne veux pas que Quatre sache à quel point tu es romantique… tu ferais mieux d'honorer ta part du marché. Et tu es un homme de parole.

- …

- Je veux un diner avec toi où j'ai le droit de te parler ! J'ai bien compris que je n'avais presque aucune chance.

- Presque ?

- Je veux redorer mon blason ! Je veux une réputation de requin sexy et pas de midinette amoureuse !

-o-

Il se masse les tempes.

-o-

- Je veux des somnifères… et je préfère encore me dénoncer. Et si je me dénonce, je te dénonce.

- ?

-o-

Echec.

Sourire de tueur.

-o-

- Quatre peut considérer mériter ma vengeance puisqu'à cause de vous j'ai dû déjeuner avec toi et crois-moi j'ai été suffisamment puni comme ça. En revanche je ne suis pas sûr qu'il apprécie ton zèle – pardon, ton altruisme - à sa juste valeur.

- …

- …

-o-

Bras de fer téléphonique.

Soupirs contre « hn »

Changement de tactique ?

-o-

- Oh Heero, j'adore quand tu fais l'homme comme ça… fort, mâle, viril… tu réveilles la petite fille fragile en moi, celle qui aime être dominée.

- Mais en quelle langue faut-il te dire que tu ne m'intéresses pas ?

-o-

Il l'entendrait presque battre des cils.

-o-

- Je n'y peux rien ! Plus tu me repousses et plus je suis attirée, inexorablement, comme les vagues d'une mer déchaînée : toujours plus loin pour revenir toujours plus près. Je suis ton amie aimante aimantée et tu es…

- OK. T'es libre ce soir qu'on en finisse ?

- Je suis toujours libre pour toi, Heerooo…

-o-

Manipulatrice au dernier degré.

Echec et Mat.

Pendant que Heero discutait avec Réléna il reçut un email dont le sujet était « note de frais » mais sans pièce jointe.

L'expéditeur était Chang. Et Chang avait rarement des notes de frais.

Après avoir scanné le message et vérifié qu'il ne s'agissait pas d'un spam il ouvrit et vit un lien vers une vidéo.

Il cliqua dessus.

Il y vit un Wu Fei absolument mort de rire lui montrer ses fesses nues, se balançant au rythme de « d.a.n.c.e » sur lesquelles il y avait écrit le mot « JUSTICE »

Une fois la vidéo terminée Heero voulut l'enregistrer. Mais la vidéo avait été supprimée dès qu'il l'avait terminée.

Wu Fei savait Heero rancunier et il ne voulait surtout pas lui donner les armes pour le frapper.


Bureau de Duo Maxwell et Trowa Barton, même moment

-o-

Réléna avait amené une camomille à Trowa – qui était enfin retourné à son bureau - et l'avait aidé à avancer, comme convenu

Camomille qu'il but avec les chocolats que lui avait ramené Duo « parce que la vue était belle » - après tout il était torse nu.

Duo qui avait été comme d'habitude avec lui – ouf, prendre pour les autres, ça ne l'aurait pas fait -, qui avait fait une petite réunion avant de lui dire « à demain », vu qu'il rentrerait bientôt avec Quatre.


Bureau de Heero Yuy

-o-

- Réléna, tu as dit une petite heure, pas une petite minute.

- Ce n'est pas Léna.

- Duo ? Tu n'es pas encore parti ?

- Non, j'ai une heure à tuer.

-o-

Il s'assoit sur Heero et desserre sa cravate.

-o-

- Et toi… tu aurais une heure à tuer ?

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Pendant quelques temps tu seras au régime sans Maxwell.

- Quelques jours.

- Hm-hm. Tu vas au restaurant. Je fais en sorte que tu aies suffisamment… mangé… pour ne pas avoir de… carence…

-o-

Baiser dans le cou

-o-

- ou de… fringale. En période de régime, il est conseillé de faire ses courses le ventre plein…

- J'ai déjà tout ce qu'il me faut…

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Dents sur un lobe.

-o-

- … ou de prendre une collation pour ne pas se jeter sur la nourriture.

- Je n'ai… pas faim…

- Tu meurs de faim, Caro. Et moi aussi.

- …

-o-

Langue sur la pomme d'Adam.

-o-

- Alors… on ne va pas faire ceinture… on va juste la détacher d'un cran….

- …

- Deux crans…

- …

- … Hmm… en fait on va carrément la retirer, déboutonner ton pantalon et… baisser la fermeture et, ma foi, le reste.

- … Duo…

-o-

« Duo » se lève pour faire ce qu'il dit.

Faire savoir, savoir-faire.

Puis il déboutonne sa propre chemise.

-o-

- Tu sais, comme le dit la chanson « il faut que tu respires »

- …

- Tu es tout tendu. Trop contracté… et… Trop compressé. Redresse-toi un tout petit peu…

- …

-o-

Heero essaie de le toucher mais il se dérobe à défaut de se déshabiller complètement.

-o-

- Heero, ça coince. Je te fais tant d'effet que ça ?

- Réléna… peut arriver.

- Oh, elle peut regarder ! Mais elle ne touche pas.

- …

-o-

Il rabat complètement les accoudoirs du fauteuil afin de s'asseoir à califourchon.

-o-

- Et si c'est elle que tu emmènes à ma place à mon restaurant préféré, Caro…

- …

- les coglionis alla giapponese seront la prochaine variété de pâtes al dente auxquelles tu goûteras.

- Sois raisonnable, tu les aimes mes coglionis. Et tu sais qu'à la « table des Romanoff », un couvert réservé est un couvert payé. Et je suis comptable.

-o-

Un mouvement de hanches et la respiration du Hitman se coupe.

Impassible apnée.

-o-

- Certes. Mais Réléna-j'ai-un-vrai-cerveau-qui-s'atrophie-quand-je-regarde-heero-yuy ?

- Elle était libre ce soir.

-o-

Le Hitman hausse les épaules.

Il Magnifico hoche la tête.

-o-

- Tu irais jusqu'à faire venir Réléna pour ne pas perdre d'argent, logique.

- Bien sûr. Un sou est un sou. Tu me connais.

- Je te connais très bien, Caro mio.

-o-

Le comptable aux nerfs d'acier inspire.

-o-

- Et tu sais que j'aime la ponctualité. Aussi… appétissant que puisse être l'un de mes plats préférés, je ne vais pas tarder.

- Doucement, pourquoi si pressé. Elle n'est pas là, non ? La connaissant, puisqu'elle dîne avec toi, elle doit faire quelques essayages sexy.

- Erk. Dans ce cas je vais la chercher.

-o-

Heero fait mine de se relever.

Duo accentue la pression de son bassin.

Et Heero ondule la vague essaie de chavirer le navire.

-o-

- Elle a quoi Léna aujourd'hui ? Quat veut la tuer, Smarty l'aide sans broncher, Wu Fei lui offre son chocolat aux épices... J'ai eu Réléna dans toutes mes conversations aujourd'hui et c'est assez...

– …

- ... inhabituel.

- Ah-hnnn ?

-o-

Heero se mord la lèvre.

Et Duo fait la moue.

Une apostrophe, un espace en trop, un air à partager.

Il suffit de peu pour contenter.

-o-

- Oui. Et ça m'exaspère… parce qu'elle a saoulé Ankara et que ce faisant elle marche sur mes platebandes. Et on ne marche pas sur mes platebandes.

- Elle n'y est pour rien. Quatre n'a qu'à…

- Tu la défends. La Terre a changé son axe ou quoi ? Y a un truc que j'ignore, Caro ?

-o-

Oui.

Mais non.

-o-

- …

- J'aime bien Léna mais là elle m'emmerde prodigieusement. En plus elle va dîner à mon resto préféré à ma place... Si toutefois tu es en état. Et je ne parierai pas là-dessus.

-o-

La chemise de Duo glisse et ses hanches remontent.

Ses doigts déboutonnent sa ceinture, son pantalon.

Son boxer se tend.

-o-

- Duo…

- Si Caro?

-o-

Sa bouche murmure à l'oreille attentive.

-o-

- Léna…

-o-

Une autre bouche réduite à des prénoms, à petit feu par une autre humide, déterminée.

Une main qui tire sur le boxer italo américain.

-o-

- Non ti preoccupare…

- Quatre…

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La voix est ferme, sensuelle.

Implacable.

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- Aspettero. C'est ma moto. Et j'ai les clés. Now...

- Hnnnn...

- Where were we?

- Hnn Duoooo…

- Thought so.

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-o-

OWARI


Pas de cliffangher, les ficlettes se suivront sur cet univers.

Pas de nombre précis d'OS puisque chacun se suffit à lui-même, dépendra de l'inspi (déjà 13 d'écrits)

Ficlette 13 : chuuut :D

J'espère que ça vous aura plu, surtout à vous 3 pour cet OS, Mifibou, Lysa et Sortilège !

A pluch' tout le monde !

Mithy *naze mais bon :D*