Blabla de l'auteur :

Voilà donc un nouveau chapitre…dont je suis désolée. Vraiment, mais il fallait que je l'écrive, c'est important pour l'histoire.

Merci de vos reviews, elles me soutiennent beaucoup.

Sinon, j'ai une petite page de pub, et après, promis, je me tais (enfin, si j'y arrive) : s'ignore si certains connaissent le site Le Héron à la Plume Flamboyante. Vous pouvez vous y rendre par le lien . j'ai commencé à y publier un roman, du fantasy toujours, sous le pseudo de Khana. J'aimerais beaucoup que vous alliez y jeter un petit coup d'œil et ensuite me donner votre avis…par review par exemple. Ce n'est pas une stratégie pour attirer les reviews, mais je voudrais vraiment m'améliorer, alors n'hésitez pas à aller voir. Le roman – qui n'en est qu'à ses débuts en ce moment, se nomme « Quatre Mondes ».

Sur ces paroles pleines de philosophie, je me tais.

, et merci de me lire !

Chumani

Je suis éveillée par la lumière du jour. Quelques rayons caressent mon visage, et il ne m'en faut pas plus pour analyser la situation.

Il est dix heures. J'ai dormi longtemps. Je suis couchée sur un lit, mais pas dans mon dortoir. Le désordre est ici effroyable, et les fenêtres grandes ouvertes ne réussissent pas à masquer une odeur caractéristique, que je connais comme étant celle…d'une chambre de garçon. De garçon ? Oh Merlin, mais qu'est ce que je fais là ?

- Bien dormi mon ange ?

Par tous les dieux celtes, je reconnaîtrais cette voix entre mille. Mon cher Remus…il est assis à mon chevet et me regarde comme si j'étais la huitième merveille du monde. Ma réaction immédiate est de devenir – intérieurement mais ça ne change rien aux effets – plus molle qu'une guimauve. Merlin, que je l'adore !

Je dois sourire d'un air béat, car Remus a un petit rire à faire fondre le peu de volonté qui me reste et vient s'asseoir près de moi. Ses cheveux brillent dans les rayons du soleil, ce qui leur donne de splendides reflets dorés. J'y passe les doigts avec une satisfaction évidente, tandis que Remus s'empare de mon autre main et ne paraît pas pressé de me la rendre.

Nous restons je ne sais combien de temps dans cette position, avant que quelques questions ne se rappellent à mon bon souvenir.

- Qu'est ce que je fais ici ?

Toutefois, j'ai à peine prononcé ces mots qu'une évidence s'impose. Peu m'importe l'endroit où je peux être. L'important est que Remus soit avec moi pour que tout soit parfait.

Quiconque serait dans ma tête en ce moment me considérerait aussitôt comme une créature bonne pour l'asile. En ce moment, ma vision du monde est celle d'un petit univers rose où tout le monde est beau et gentil. Il n'y a pas de petits lapins qui gambadent ni de violons en sourdine, mais presque.

Ça ne me déplairais pas les violons, tant que j'y pense… Certes, ça ferait franchement crétin. Je vais donc les laisser à James et Lily (qui doivent en ce moment même se livrer à une spéléologie mutuelle, enfin, c'est leur problème). Heu, j'en reviens à mes violons. Si seulement il n'y avait pas…tout serait parfait. Mais il y a. Il y a et je ne puis m'y soustraire.

- Tu ne te souviens de rien ?

Oulà, qu'est ce que j'ai fait encore ? Je crois que Galadriel a dit qu'il était appelé à Brocéliande pour les vacances (chouette !), et il nous a présenté Carena. Ensuite, c'est le trou noir. J'ai dû m'endormir à un moment ou à un autre puisque je viens de me réveiller. Mais après, ce que j'ai fait pendant ce trou reste un mystère. Oh Merlin, pourvu que je ne me sois pas montrée trop bavarde !

- Tu t'es endormie pendant le dîner. Comme Lily n'arrivait pas à te porter et que je ne voulais pas que tu te réveilles, je t'ai emmenée dans mon dortoir.

Lily n'arrivait pas à me porter ? Et la magie, elle est faite pour décorer ? Enfin, j'imagine que Remus n'a pas dû trop insister non plus. Ça ne me dérange pas. Je suis bien ici, moi…

- Trésor…

- Oui ?

J'essaye par mon ton enjoué de calmer l'inquiétude qui me prend brusquement. Quand Remus m'appelle ainsi, ce n'est jamais bon. Il se passe quelque chose. Gal aurait-il vendu la mèche ?

- Je suis désolé, mais…

Aïe aïe aïe, qu'est ce qui se passe encore ? J'ai vraiment peur. Respire, Ambre, tu te fais des idées. Calme-toi, ce n'est vraiment pas le bon moment de t'énerver…

- Mais ?

- J'ai pensé à des tas de trucs pendant que tu dormais…Crois-moi, Ambre, je t'aime beaucoup mais pour toi comme pour moi, il vaut mieux s'en arrêter là.

Je demeure impassible, tandis que mon esprit est submergé par un véritable raz-de-marée.

Non ! Non ! Non ! Je me disais aussi que c'était trop beau pour durer. Remus…me jette. Il a essayé d'y mettre les formes, mais c'est loupé. Tout s'écroule dans mon petit univers. Il était si beau, si rose, il y a deux minutes à peine. Comment est-il possible que tout soit devenu noir ?

Je ne vois plus rien. J'ai conscience que Remus continue à me regarder d'un air peiné, mais je ne le vois plus. Machinalement, je me lève et tends la main pour récupérer ma baguette. J'avais vaguement l'espoir que Remus me retiendrait et qu'il reviendrait sur ses mots, mais il n'en n'est rien.

Je parviens à rester calme lorsque je sors de la pièce et traverse la salle commune déserte. Mais lorsque je pénètre dans le couloir, il n'en est plus question. Je pique un sprint, et galope vers le seul endroit où, peut-être, je parviendrais à reconstituer les fragments de mon cœur brisé.