Bonjour bonjour ! voilà donc un nouveau chapitre et une grande révélation. Enfin, pas si grande que ça puisque je suppose que chacun s'en doutait plus ou moins.
Je vais me taire. Mais avant cela…je fais ma petite pub habituelle. Khana (alias moi) a publié un début de roman sur le site nommé « Le Héron à la Plume Flamboyante » Elle aimerait beaucoup avoir votre avis… *yeux de chat potté*
Merci, en tout cas, de me lire. Et merci pour vos reviews ! elles me font très très très très très plaisir !
!
- Je suis désolé.
Nous sommes dans le parc. Devinez où ? Au bord du lac ! C'est encore l'endroit où je me sens la plus tranquille. Galadriel est seul avec moi. Carena et son compagnon ont préféré attendre au loin, et nous laisser seuls.
Je ne comprends pas. Ce devrait être à moi d'être désolée. C'est moi qui ais fait la bêtise. C'est moi qui me suis sauvée. C'est moi qui me suis brûlé les ailes.
- J'aurais dû m'occuper de toi. J'aurais dû rester. Je n'aurais même pas dû te laisser partir. Ce genre de choses ne pouvait qu'arriver. Si seulement je t'avais prévenue…
- Gal…je l'interromps avant qu'il ne dise plus de bêtises encore. Tu n'as pas à être désolé. Tu n'as rien fait. J'étais obligée de partir. Je ne pouvais pas rester. Pas après ça. C'est de ma faute si je suis dans cet état là.
- Ambry…
- Ne fais pas comme si c'était rien ! Ce n'est pas rien ! J'ai failli te tuer !
- Peut-être, mais je ne suis pas mort puisque je suis ici. Tout ce qui me reste c'est une petite cicatrice. Et puis tu sais aussi bien que moi que tu n'étais pas toi-même à ce moment là.
- Je t'ai attaqué ! Qui tiendra compte du fait que ma magie me faisait mal à ce moment là ? Fuir était ma seule solution !
- Absolument pas. Tu sais que j'étais à Brocéliande pendant les vacances, et je crois bien qu'on m'a passé le savon de ma vie. Nos professeurs savent que tu es ici, et ils ne t'en veulent pas. Tu es dans une situation difficile, et la faute en est au seul hasard.
- Alors pourquoi t'avoir appelé ?
Mes larmes ont à peu près séché. Galadriel a un sourire. Par Merlin et Morgane, je l'adore ! Comment ai-je pu me passer de lui pendant tous ces mois ? Comme il m'a manqué ! J'ai besoin de lui. En cet instant, il est le seul à pouvoir me faire oublier ma douleur. Mais…je le connais assez pour savoir qu'en ce moment même, il me fait des cachotteries.
- Arthus. Tu es trop précieuse pour être abandonnée.
Fin de l'idylle. Retour aux réalités. J'aime beaucoup Arthus, je le considère même comme un père, mais il ne sait rien, rien de ce que j'aie pu vivre. Je ne suis qu'un objet entre ses mains. Un jouet bien traité certes, mais une marionnette.
- Pas pour tout le monde, dis-je d'une voix presque éteinte.
Les larmes me reviennent. Je n'avais pas oublié Remus, loin de là, mais les deux problèmes étaient intimement liés. Si je n'avais pas attaqué Galadriel, je ne serais pas venue en Angleterre. Je n'aurais pas connu Remus. Mon amour, ma vie…
- Ma pauvre chérie, reprend Galadriel en me serrant davantage contre lui, j'ai conscience de ce que tu vis… Mais crois-moi, le monde entier n'est pas contre toi. Beaucoup de gens t'aiment, à commencer par Brocéliande. Regarde Carena, Maël, Arthus, et tant d'autres ! Et moi alors ! Nous savons tous que ta vie n'est pas toujours drôle, mais je te promets que nous allons faire de notre mieux pour arranger ça.
- Laisse tomber, je murmure tandis que la belle robe de Galadriel se mouille de mes larmes. Il ira voir ailleurs. L'eau coulera sous les ponts et tout reprendra comme avant.
- Je ne crois pas, non.
Hein ? Il dit quoi, là ? Je crois bien que j'aie loupé un ou deux chapitres…
- Rien ne sera plus comme avant, continue-t-il sur le ton le plus naturel du monde. Quand tu es partie, tu ne le connaissais pas. Tu ne connaissais pas les effets de l'amour. Aujourd'hui – et ce disant il pose une main sur mon cœur – tu as appris à vivre en fonction de lui. Je le vois dans tes yeux, ta peine est de celles dont on ne se remet jamais si tu ne la soignes pas.
J'ai rien suivi…
- Qu'est ce qui te fait dire ça ? je ne puis m'empêcher de répliquer. Je ne te crois pas spécialiste en la matière, autant que je sache.
- Non, c'est vrai, mais je te connais. Tu n'étais pas ainsi lorsque tu étais avec Maël. Tes yeux n'avaient pas cette lumière que j'y ai vue lorsque nous nous sommes rencontrés le mois dernier. Maël n'avait pas fait de toi le centre de son univers, et toi tu continuais à vivre, qu'il soit là ou pas. Lorsque vous vous êtes séparés, tu n'as pas versé une larme, j'ai même douté de ton chagrin. Aujourd'hui, tu te transformes en torrent. Il y a des signes qui ne trompent pas…
- Alors tu penses que je vais mourir de chagrin ?
Merlin que Galadriel est encourageant ! Voilà qu'il passe une bonne dizaine de minutes à m'exposer par a + b = c combien j'aime Remus, mon oxygène et ma raison d'être. Ce n'est pas une nouveauté, je le sais déjà. Pourquoi croit-il que je me sens si vide ? Je sais déjà que la situation est sans espoir. Remus, je l'ai entendu par Shana et consorts, aurait déjà en vue une Serdaigle de sixième année dont le nom m'est heureusement encore inconnu. Il se moque de moi, je meurs à petit feu et il m'assassine encore.
- Non, Ambry, tu interprètes. Je ne disais pas que tu peux déjà creuser ta tombe, mais bien qu'au contraire tu peux la reboucher. Ta magie est immense, ta peine aussi, mais ta puissance d'amour encore plus. S'il te plaît, laisse-toi porter, d'accord ? Carena et Maël vont s'occuper de toi, et tu vas revenir parmi nous. Moi, je vais voir précisément ce qu'il en est.
Gal me dépose un léger baiser sur le front avant de se diriger vers le château. Deux secondes après son départ, je ne suis même pas surprise de me sentir empoignée par chaque bras. Peut-être n'a-t-il pas tort, après tout. Peut-être que le secret de la vie, c'est la vérité…
