Toutes les bonnes choses ont une fin , comme on dit. C'est nul les fins.
Merci pour toutes vos reviews qui m'ont fait cassé ma chaise de bureau à force de sauter dessus.
Merci à Lénérol, ma betâ, qui a rendu cette fic plus lisible grâce à ses corrections et suggestions.
Merci à l'Armée américaine et française qui rendent nos soldats si sexy en treillis et qui a profondément inspiré mon cerveau remplit de pleins de petits fruits jaunes à l'écorce lisse et à la chair juteuse, très acides et riches en vitamine C.
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EPILOGUE
La Nouvelle-Orléans – Juillet 2010
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Quelque chose avait changé.
Je pouvais le sentir.
J'étais toujours dans la même chambre, c'était les mêmes draps, le même matelas, les mêmes rayons de soleil qui venaient caresser mon visage, comme chaque matin, pourtant, le vide que je ressentais inexorablement à mon réveil était absent. Ce fut un si fidèle compagnon que, l'espace d'une seconde, je paniquais.
Puis je sentis la chaleur autour de moi et les bras qui m'enlaçaient dans un geste possessif.
Alors tout me revint en mémoire.
Edward.
Son appel, mon euphorie, ma colère, son aveu, le mien, ses lèvres, son corps, ses cris alors qu'il venait de jouir, son visage, mon chavirement, ses chuchotements et son corps contre le mien encore et encore et encore...
J''émergeais lentement du sommeil et tous mes muscles hurlèrent leur souffrance d'avoir été si malmenés durant toutes ses heures à inaugurer toutes sortes de surface de mon appartement qui pouvaient – ou non – supporter le poids de nos corps et la violente démonstration de notre amour.
Je n'aurai jamais imaginé que ma commode puisse être aussi fragile.
Tandis que je regardais mon meuble à moitié en lambeaux, je pris conscience de la position anormale dans laquelle je me trouvais. En travers du lit et dans le sens contraire dans lequel je dormais d'habitude, recroquevillée dans les draps, mon dos collé à la poitrine d'Edward, mes fesses endolories emboîtées contre ses cuisses et son souffle chaud et régulier dans ma nuque ; j'étais au paradis.
Je m'efforçais de rester immobile et fermais les yeux pour savourer encore un peu cette sensation d'extase constante qui irradiait de moi, me laissant bercer par l'étreinte d'Edward.
Je n'avais jamais passé une nuit entière avec lui. Nous n'avions jamais eu ce luxe. Je m'étais souvent imaginée la sensation de me réveiller avec la conscience de son corps blotti contre moi, le baiser qui s'en suivrait aromatisé par l'haleine du matin dont aucun de nous ne se soucierait, la fantastique partie de jambe en l'air qui viendrait juste après, mue par notre envie réciproque toujours insatiable. Mais, à l'époque, une telle chose était tout simplement irréaliste.
Aujourd'hui, je réalisais à quel point une chose aussi banale que de se réveiller dans les bras de celui qu'on aime était aussi jouissive.
Surtout quand l'autre émergeait également du sommeil et que sa main rugueuse glissait lentement sur vos seins.
Edward gémit et ses lèvres vinrent taquiner la peau de mon cou avec indolence. Tranquillement, il ondula ses hanches contre mes fesses nues en rythme avec ses doigts qui caressaient mes tétons.
Je n'étais pas du matin mais avec un réveil comme celui-ci et mon corps qui commençait à s'embraser, j'oubliai d'être de mauvaise humeur.
Tout en continuant son attaque sur mon cou, dont chaque petit coup de dent dans ma peau me faisait haleter, sa main descendit entre mes cuisses et vint tourmenter avec nonchalance mon clitoris. Après plusieurs minutes de torture où mes supplications se transformèrent en de longs gémissements désespérés, Edward eut pitié de moi et saisit son sexe avec sa main luisante recouverte du résultat de sa caresse.
Un coup de hanche suffit à nous réunir enfin dans un souffle profond et paresseux que nous poussâmes à l'unisson.
Était-ce parce que c'était le matin ou simplement parce que nous étions épuisés mais notre étreinte fut atrocement lente, engourdie et terriblement incendiaire. Au moment où j'avais joui, il me semblait qu'il m'avait pénétré durant des heures et l'orgasme qui nous avait saisi n'avait rien des explosions vives de nos autres fois. Ce fut si singulier et puissant que je ne pouvais l'expliquer.
Je n'eus toutefois pas l'occasion de m'épancher sur ce fait extraordinaire ; Edward s'endormit presque aussitôt tandis que moi, exténuée et vidée de la moindre lueur d'énergie qu'il me restait, je sombrais dans le sommeil à mon tour.
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« J'ai quitté l'Armée et rejoins le F.B.I. Mon expérience sur le terrain était un plus. Je suis dans le contre-terrorisme. Je viens de finir une mission d'infiltration. Seulement, les ramifications du groupe sont si puissantes, financièrement et tactiquement que plusieurs fuites sont apparues et l'existance d'une taupe au sein même de notre service s'est avérée plausible. Un témoin placé sous protection s'est fait tirer une balle en pleine tête dans son sommeil la semaine dernière. Et moi, je dois témoigner dans trois mois. »
Edward avait fini son récit et je fus trop abasourdie pour pouvoir dire quoi que ce soit.
Assis dans la cuisine, une tasse de café encore fumante devant nous, j'avais été un instant distraite par son torse nu mais lorsqu'il avait prononcé les mots mafia, danger, mort et autres paroles joyeuses, je me mis instantanément sur le qui-vive.
« Es-tu en train de me dire qu'on veux te tuer toi aussi ? » Demandai-je, horrifiée.
« Je n'allais pas prendre le risque de vérifier. »
« Edward. » Dis-je en posant ma main sur la sienne dans un sourire. « Je ferais n'importe quoi pour toi, tu le sais, mais si je dois m'attendre à ce que des gars armés viennent dans mon appartement pour te tirer dessus, je dois savoir ce qu'il en est. »
Il secoua la tête. « Personne à part le Directeur Adjoint ne sait que je suis là. J'ai changé de voiture, de portable et j'ai vidé mes comptes. J'ai pris toutes les précautions nécessaires. »
« Je sais que tu l'as fait. Je ne suis pas inquiète pour moi. »
« Je ne t'aurais jamais mis dans une situation qui aurait pu te mettre en danger. » Dit-il en fronçant les sourcils d'un air déterminé.
Je posai la main qui recouvrait la sienne sur sa joue dans une approbation silencieuse. Après avoir affronté des talibans enragés, une bande de mafieux hystériques ne me faisaient pas peur. J'étais fière qu'il m'ait fait assez confiance pour se réfugier chez moi... Qu'il m'ait choisi pour le protéger.
Soudain son regard changea. Il prit ma main et sembla hésiter.
« Je suis venu. » Dit-il en fixant nos doigts entrelacés.
« Je sais. » Rigolais-je en entendant sa phrase. « Je ne te prends pas pour une hallucination. »
« Non. Ce que je voulais dire c'est que je suis déjà venu. »
« Ici ? A la Nouvelle Orléans ? »
Il hocha la tête, les yeux rivés sur sa tasse. « L'année dernière. »
Il soupira et mon visage stupéfait et interrogateur justifia sans doute qu'il développe sa déclaration pharamineuse.
« Quand j'ai démissionné, je voulais te retrouver. J'ai gardé des contacts au sein de l'Etat Major. Je n'ai eu aucun problème pour avoir ton numéro ou ton adresse. Je suis venu ici, j'ai frappé à ta porte et ce n'est pas toi qui m'a ouvert mais un gars en serviette. J'ai pensé que tu avais tourné la page, que tu étais passée à autre chose. »
Je fronçais les sourcils. Jamais aucune de mes aventures n'avait été assez loin pour qu'il y eut un mec, déjà un, qui aurait pu ouvrir ma porte comme s'il était chez lui et deux, qui aurait eu le temps d'utiliser ma salle de bain.
« Un gars en serviette ? C'était quand ? »
« Juillet. Je ne me suis pas arrêté pour faire la conversation. J'ai prétexté m'être trompé de porte et je suis allé directement à Washington D.C. »
« C'était Ben ! Je les ai hébergé pendant deux mois, lui et Angéla. Sa femme. » Ajoutai-je en insistant bien sur les derniers mots.
« Je pensais ne plus jamais te revoir. » Il enfuit brièvement son visage dans ses mains avant de passer celles-ci dans ses cheveux. « Et puis... Quand j'ai dû me poser la question de savoir où je serai le plus en sécurité, la seule personne à laquelle j'ai pensé, c'était toi. Quand je me demandais où je voulais être après tout ça, c'était avec toi. Tout. Tout me ramenait vers toi Bella. Je t'ai appelé, même si je ne savais pas à quoi m'en tenir mais je me serai battu. Ou je me serai effacé. Mais pas avant d'avoir tout essayer pour que tu me reprennes. »
Je restai bouche bée, ne sentant que mon cœur cognant dans ma poitrine et cherchant le souffle coincé dans mes poumons. Je priai pour qu'il se taise avant de me faire faire une syncope mais, comme bien souvent – et n'ayant pas la capacité surnaturelle de lire dans mes pensées – il ne fit pas grand cas de mon trouble et continua.
« Alors, si tu veux de moi Isabella, si tu me veux comme je te veux, comme je t'ai toujours voulu, je ne partirais plus. Je n'ai jamais pu ressentir quelque chose d'aussi fort pour personne. Je n'ai jamais aimé quelqu'un comme je t'aime. Je veux être avec toi, je veux vivre avec toi, je veux me réveiller chaque matin avec toi, je veux faire des bébés avec toi, je…»
Je me levai brusquement et sautai sur ses genoux, n'ayant trouvé le moyen de le faire arrêter qu'en écrasant mes lèvres sur les siennes. Je le sentis sourire sur ma bouche puis, après ce baiser passionné, je m'écartais de lui, à bout de souffle.
« Alors reste. » Haletai-je en posant mon front contre le sien.
« Toujours ? »
« Toujours. »
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THE END
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N/A :
*Snif*
Voilà, c'est fini.
*Re-snif »
J'ai laissé volontairement la trame d'une autre intrigue pour nos deux tourtereaux dans le cas où, dans un sursaut de courage, je ferai une suite.
Donc, merci d'avoir assez aimé cette histoire pour l'avoir suivie jusqu'au bout (je ne remercie pas ceux qui l'ont détestée puisque, logiquement, ils ne sont pas arrivés jusqu'ici ; toutefois si ce fut le cas merci d'avoir détesté quand même.)
Bien sur, j'ai promis des bonus, donc, techniquement, on se retrouvera.
