Un nouveau chapitre. Je rencontre certaines difficultés à ouvrir OpenOffice (J'écris à l'origine sur un document Pages, que je copie/colle ensuite).

J'ai classée cette fanfiction comme M, mais je ne connais franchement pas si elle correspond (je ne vois pas trop la différence d'un à l'autre ; c'est sur que par exemple comme influence à 11 ans je dévorais des Stephen King)

Je l'ai mis(e) M en fait, pour être sur que je rentre dans les exigences requises. Je préviens juste (en retard certes, mais tout de même).

Bonne lecture :)


Chapitre 3 ; Qui sera-t-il ?

Infirmerie, Poudlard

Ça faisait deux jours qu'Harry était à l'infirmerie avec interdiction de visites. Chaque fois qu'il se réveillait, il continuait sa crise, et donc Pompom était contrainte de le faire taire d'un sort de silence et de lui faire boire de force une potion de sommeil sans rêves, allant parfois jusqu'à le stupéfixer. Il c'était déjà réveiller cinq fois sur une période de quarante-huit heures, sans aucune amélioration de son état, ce qui effrayait plus solidement l'infirmière chaque fois. Que se passerait-il si le sauveur du monde sorcier resterait indéfiniment dans cet état?

Voldemort triompherait et deviendrait le roi du monde, moldu comme sorcier?

Sûrement...

Elle attendait au chevet du Potter depuis ces deux jours, sans arrêts, de plus en plus désespérée. Les tests de diagnostique lui avait révélé que l'état du plus jeune n'avait rien de magique ou de physique ; tout était typiquement psychologique. Il n'y avait qu'une solution ; attendre et espérer qu'il s'en sort sans séquelles, ou à défaut le moins possible.

Ses yeux papillonnèrent avant de s'ouvrir totalement. Il regarda autour de lui, perdu. Il n'avait que de la peau sur les os ; à quand datait son dernier repas déjà ? Il n'y avait aucun moyen de le nourrir efficacement. Pomfresh, quand à elle, attendait le cri, baguette déjà en main pointée sur sa futur victime, le sort sur le bout des lèvres. Ne venant pas -enfin-, elle le regarda observer le décor qui l'entourait pour finalement s'arrêter sur elle.

Le fait qu'elle ait sa baguette pointée sur lui et qu'elle le regardait fixement le fit remettre les pieds sur terre.

Harry se leva d'un bond, sautant carrément hors du lit.

-PETRIFICUS TOTALUS !

Pomfresh tomba, touchée de plein fouet par le sortilège sans avoir le temps de riposter.

Harry regarda sa paume, perplexe. Il venait d'utiliser de la magie sans baguette sans même sans rendre compte.

Il voulu mettre sa main dans sa poche pour en sortir le journal de son unique confident mais constata qu'il était habillé avec une robe de l'infirmerie, et ses habits étaient hors de vue.

-Accio journal.

Rien ne se passa.

-Accio journal.

Même résultat

-Accio journal de Tom.

Toujours la même chose.

-Mais merde ! Accio journal de Tom Jedusor !

Enfin, le petit livre vint docilement se poser dans sa main.

Traçant le chemin inverse de celui que le livre avait prit pour se joindre à lui, il rejoint ses vêtements -baguette compris-, qu'il s'empressa de mettre.

Harry sortit ensuite de l'infirmerie ; autant s'en aller maintenant plutôt que quelqu'un le surprenne après avoir mis K.O. l'infirmière avec un sort sans baguette... C'est une chance qu'il n'ait pas usé de magie noire...

Hum... mais d'une autre façon, s'il sort maintenant sans l'accord de l'infirmière il risque d'être immédiatement retourné à l'infirmerie pour troubles psychologiques...

Bah, quand on y pense, ce n'est pas totalement faux.

Il se décida finalement à dire à tous que l'infirmière n'était pas venue dire publiquement qu'Harry pouvait sortir pour la seule et bonne raison qu'elle avait à se reposer, et il lui modifia la mémoire pour qu'a son réveil elle lui donne raison.

Comme c'est amusant de manipuler les gens... Et terriblement facile en son cas.

Il sortit donc, après avoir étendue l'infirmière sur un lit et avoir nettoyé le sien d'un coup de baguette. Les autres devait sûrement encore avoir cour à cette heure ; il y avait gros soleil dehors, il devait donc être près de deux heures de l'après-midi. Les couloirs vides lui donnèrent raison.

Chertan chercha un endroit sur pour écrire à Tom ; la tour des Gryffondors étant à l'autre bout du château, sa ne lui tentait pas d'aller jusque là.

Voilà, la toilette des filles du troisième étage.

Il sortit fébrilement le livre.

«Tom»

«Il était temps que tu te décide à m'écrire Ça fait deux jours que je n'ai aucune nouvelle de toi, n'es-tu pas au courant ?»

«Désolé, j'étais K.O.»

«Explique»

Non, surtout pas... pas tout de suite au moins...

«Je ne peux pas.»

La réponse s'inscrivit rapidement, rageusement.

«Ah oui ? Et pourquoi donc ? Tu me caches quelque chose ?»

«Oui...»

«C'est quoi? Une trahison ?»

«Quoi ! Pour rejoindre qui ? Le vieux shnoque maniaque au citron ? Jamais ! Je crois t'avoir dis assez de fois que je suis de ton côté»

L'écriture ce fit un peu plus calme.

«C'est à quel sujet alors ?»

«Tu crois vraiment que je vais te le dire ?»

«Comment savoir si je peux te faire confiance ?»

Effectivement...

«Regarde mon esprit»

«Tu l'as bloqué, crétin. J'essaye maintes et maintes fois depuis le début de cette conversation et c'est irrémédiablement bloqué.»

Au moins c'est ça de bien et maintenant prouvé...

«Je suis sincèrement désolé»

«Comment savoir si tu mens ou pas ?»

Oulà.

Mais il a raison au fond du compte. Ne pas perdre son estime, surtout pas.

Il ôta la protection sur ses sentiments. Aussitôt cela fait, il sentit la présence de Tom vérifier qu'il disait vrai avant d'ensuite sonder chaque partie de son esprit où il avait droit d'accès à la recherche d'un point faille qu'il pourrait exploiter. Mais non, rien ; Chertan était pratiquement parfait occlumens et legilimens, tout comme Tom. Ils étaient donc à égalité, du moins avec Tom en version bouquin, donc qu'en fait il soit bien plus puissant... Et ait plus d'expérience.

«C'est bon.»

Dans un élan incontrôlé, il commença une phrase qu'il regretta aussitôt de l'avoir marquée

«Tu sauras tout quand...»

Il se maudit mentalement. Quel imbécile qu'il était!

«quand... ?»

Hors de question de reculer maintenant, mais pas plus question d'en révéler plus.

«Quand tu renaîtra.»

«Ça a un rapport avec moi ?»

«Arrête, je ne dirais rien.»

«Pourtant tu sais parfaitement que je ne vais pas lâcher pour si peu.»

«De même pour moi.»

«Ça va être un combat serré... Quand je renaîtrais tu dis ? Ça a donc un rapport entre toi et/ou moi.»

«Effectivement. Ça me concerne plus que toi mais tu as aussi rapport là-dedans.»

«Qu'est-ce qui nous concerne tout les deux mais toi en majorité...»

«Ne cherche pas, tu ne trouveras pas de toute manière.»

«Noté ; je ne m'en doute pas.»

«Tu es perspicace.»

«Tu me connais - au sens relatif du terme-, jeune homme.»

«Je tiens à dire que je peux mentir pour préserver le secret, donc tu ne trouveras jamais»

«Tu ne le ferais pas.»

«Ai-je preuve(s) de ce que tu avances ?»

Tel est pris qui croyait prendre...

«Vas-y.»

Vas-y. Où? Quoi? Comment?

«Où?»

«Vérifie dans mon esprit.»

C'était la première fois qu'il lui proposait ça. Entrer dans son esprit. Quel chance ! Entrer dans l'esprit du plus grand mage noir de tout les temps... Qui de plus Tom... Ça promettait d'être intéressant..!

Il se concentra alors pour trouver l'esprit de Tom, qu'il trouva assez rapidement. Il remarqua qu'il n'avait ouvert son esprit que pour lui et personne d'autre. Il pénétra donc.

Ce qu'il vit le combla. Il lui montra les conversations qu'ils avaient eut mais de par le corps de son complice -si l'on peux le qualifier ainsi. Cependant, après avoir eu la preuve de ses dires, il voulu voir plus. En savoir plus de lui. Il remonta donc lentement le temps au travers le Tom. Il vit leurs rencontre, la mort de ce dernier -tué par Harry Potter-, ressentit sa haine à son égard, vit la dégoût que lui inspirait de devoir vivre en partageant le corps de quelqu'un, les douze années qu'il dut passé en temps que simple esprit, l'Avada Kevada qu'il lança sur le bébé Potter lorsque ce dernier n'avait qu'un an, après avoir tué ses parents, et qui lui ricocha dessus en ne laissant au passage qu'une simple cicatrice... La douleur qu'était de mourir... L'atroce tête de serpent qu'il adoptât pendant de nombreuses années pour commettre ses meurtres... Des assassinats des plus sanglants... Des ordres des plus sadiques... Nombreux sorts de tortures des plus divers et variés... Tom passait parfois de longues périodes entre un extrait de souvenir et un autre. Lorsqu'il arriva à ce qu'il jugea être les années dans la trentaine de la vie de Tom, ce dernier le repoussa jusqu'à la limite de son esprit. Une voix froide résonna alors dans sa tête.

«Tu en as assez vu. Je crois que tu as assez de preuves que je ne t'ai pas menti.»

Voix typiquement adulte. Une voix sûre, expérimentée.

Chertan écrivit fébrilement dans le carnet.

«C'était ta voix?»

«Celle que j'avais lorsque j'avais soixante-dix ans, effectivement.»

«Tu peux refaire ça?»

«Parler avec ton esprit ? Très certainement.»

«Là, maintenant ?»

«Oui»

«Je peux faire de même ?»

«Essaye, tu verras»

«Bonjour...?»

«Bien. Ça fonctionne.»

«...Étrange.»

«Ta voix est bien.»

«Comment tu la trouve?»

«Jeune. Toi ?»

«J'apprécie aussi la tienne... Adulte, attitude froide, posée, élégante, expérimentée, assurée, puissante.»

«Tout cela n'est pas faux.»

Un ricanement partant sur les aigus résonna dans sa tête. Il lui rappela son propre rire quelques jours auparavant. À croire qu'il était de bonne humeur.

«...aigu.» continua Chertan.

Quand on se le demande bien... Pourquoi l'infirmière avait sa baguette pointée sur lui quand il c'est réveillé ? Il n'avait pas vu le temps passé en ses deux jours, aussi.

«Tu as apprécié visiter ?»

«Oui, franchement fascinant.»

«...»

«...»

«Intéressant...»

«Qu'y a-t-il d'intéressant ?»

«Tu n'as pas à savoir.»

La voix était glaciale, implacable, imposante.

«Pourquoi avoir arrêter de mon montrer tes souvenirs ? T'as quelque chose à cacher à partir de cette période de ta vie ?»

«Non. C'est juste que je t'avais dit que tu n'allais pas voir à quoi je ressemblais avant ma résurrection. Et à moins que mes aventures d'un soir à Poudlard t'intéresses...»

Chertan ne chercha pas plus à savoir. Ce n'est pas comme si le sexe était quelque chose d'important pour lui.

«Je t'ai pourtant bien vu ; un visage allongé, des narines comme un serpent, qui donne des ordres sadiques.»

«Ce n'était là que mon apparence de la deuxième partie de ma vie. Je compte renaître avec mon corps d'adolescent, bien qu'ayant à supporter les conséquences que cela accompagne.»

«Quelles conséquences ?»

«Les avantages sont que, étant plus jeune, j'ai plus d'habilité pour mes mouvements et ça peut un certain temps servir de couverture. De plus, mon corps d'adolescent était largement plus vif et beau que celui auquel j'ai opté plus tard.»

«Défauts ?»

«Les hormones... La fâcheuse manie que j'avait à cet âge de tout prendre à la légère, façon de parler... surtout les envies de sexes plutôt. Mais, ayant déjà vécu ça, je crois pouvoir me retenir suffisamment le temps que ça passe. Ou de toute façon, j'ai de fidèles serviteurs pour combler mes désirs...»

«Je vois...»

«Toi, tu assumes ça ?»

La sonnerie annonçant la fin du cours choisit ce moment pour sonner.

«Non, je pense pas mais, je dois y aller, ce serait mal que je manque un cour alors que je serais enfin en état d'y aller.»

«Justement, t'avais quoi durant ces deux jours ?»

«...Je dois y aller, sérieusement.»

«Mais vas-y, ne te gêne pas»

«Il n'y a pas moyen d'arrêter cette communication ?»

Chertan s'imagina sans peine le sourire carnassier qu'afficherait son interlocuteur en ce moment s'il serait en chair et en os.

«Non.»

Le plus jeune soupira bruyamment.

«Au moins ne me dérange pas.»

«Et pourquoi te ferais-je cette faveur ?»

«Ce que t'es gamin quand tu t'y met !»

La phrase dut faire effet vu que Tom ne répondit pas. C'est sûr que c'est chien de ce faire remettre à sa place par un plus jeune que soit...

«Ne te réjouit pas trop vite.»

«Est-ce là le comportement du ô grand Seigneur des Ténèbres ? Pas très mature, le gars»

«Il ne s'agit là que d'un écart de comportement ayant pour cause le fait que je suis en crucial manque de sociabilité.»

«Lord Voldemort social !»

«Laisse tomber...»

«Non ! Explique !»

«Tu n'as pas cour ?»

«Je peux très bien y aller tout en discutant mentalement avec toi, vu que, de toute façon, tu ne peux cesser le contact.»

Aussitôt dit aussitôt fait ; il rattrapa Ron et Hermione à la sortie du cour de divination.

-Harry ! s'exclama Hermione, franchement ravie de le voir en bonne santé, tu vas bien ? On était sacrement inquiet pour toi depuis ta... crise... mardi.

Voyant le piège venir, il décida de le reporter à plus tard.

-Hermione, je ne souhaite pas en parler là, maintenant. Quand j'aurais le courage de tout t'expliquer, je viendrais te voir. Je peux compter sur toi, n'est-ce pas ?

-Bien sûr ! Viens me voir si tu as un problème, peu importe de quoi il s'agit. Je serais toujours là pour toi.

Je doute sérieusement que tu puisse faire quoi que ce soit si je te demande quoi faire pour stopper un lien mental entre moi et Voldemort...

-Merci.

Nous nous dirigeons vers le cour d'Histoire de la magie [...]

«Allez, maintenant Tom, explique-moi en quoi tu peux être social.»

«Non.» Sa voix était réellement imposante, presque effrayante... Mais pas pour Harry. «Sache que ce genre d'incident ne se reproduira plus.»

«T'en fais pas trop une histoire ?»

«Je tint à être clair. Le sujet est clos.»

«Tu as dit que tu étais en crucial manque de sociabilité... Donc ce que tu m'as dit tu le prend pour du social?»

«Si j'aurait mon corps je te jure que t'aurais déjà reçu une bonne centaine de doloris»

«Ça ne répond pas à ma question.»

«Et QUI te dit que je compte y répondre à ta QUESTION !»

Hum... il a l'air vachement énervé... Mieux vaut arrêter d'envenimer la conversation... Ah, on est arrivés.

Hermione se rendit en avant de la classe, tandis qu'Harry se choisit la place au fond totalement. Déjà, rien qu'en traversant la classe, les autres élèves de sa maison chuchotaient à son passage. Il parvint à entendre certains mots de leurs conversations ; ''...fou...'' ''...fait une crise de mégalomanie en potion...'' ''...a des problèmes mentaux...'' ''...est dangereux...'' Bref, autant ne pas plus attirer l'attention que nécessaire.

«Tom ?»

«Excuse-toi.»

«Je suis sincèrement désolé»

«Promet que tu ne recommencera plus.»

«Je te promet que je ne recommencerais plus jamais.»

Revoilà le grand Seigneur des Ténèbres, à toujours exiger de profondes excuses et une confiance infaillible envers lui.

«Bien. Tu sais que je déteste que l'on me niaise de la sorte ?»

«Tu sais que je suis désolé ?»

«Quelle arrogance détestable.»

«Bah... Désolé ?»

Un ange passa...

«Tu me désespères»

«Tu continues pourtant de me parler»

«Car tu es incontestablement captivant, malgré tout.»

Ah oui ?

«Merci, merci.»

«Mais tu mériteras tout de même plusieurs doloris quand je serais en état d'en lancer»

«Tu as une date précise, justement ?»

«Je pense qu'en fin de semaine ou la semaine prochaine se sera parfait.»

C'est pour bientôt! C'est bien mais... Dommage que je vais mourir si jeune...

«C'est bientôt»

«Effectivement. Ton aide est crucial pour la réussite de ma résurrection.»

«Je suis tout à vous, maître»

«Laisse tomber ce surnom débile. Ça sonne mal dans ta bouche.»

«D'accord, Tom.»

-Monsieur Potter! En quel année Merlin est-il né?

Le professeur choisit vraiment un mauvais moment me poser cette question. Vite, un nombre...!

-Hein ? Heu... en 1234 ?

-Faux ! Réessayez.

«En quel année est né Merlin?»

«Pourquoi répondrais-je?» répliqua Tom, mesquin.

-Excusez-moi monsieur, je ne sais pas...

-Suiviez-vous mes cours, M. Potter?

-Non, je... j'avais autre chose en tête... Désolé...

Le professeur Binns ne résista pas à l'air trop -faussement- désolé d'Harry.

-Va pour aujourd'hui. Mais sachez qu'à mon prochain cour je tiens à ce que vous suiviez pleinement.

-Merci, monsieur. Cela ne se reproduira plus.

«Va chier, Tom»

«VOCABULAIRE ! Je REFUSE systématiquement que tu me parle de cette façon. Sais-tu à qui tu as affaire ?»

«Oui, Voldemort. Mais comment comptes-tu m'en empêcher ?»

«Oh, je ne sais pas moi... En t'harcelants psychologiquement..?»

«Hm... de ta part, je préfère ne pas m'y frotter... » Bien que je suis plutôt en train de le faire, au contraire...

«Choix logique. Pour ta santé mentale. Tu changes donc de vocabulaire avec moi.»

Continua ainsi la discussion. Même lorsqu'ils quittèrent le cour, Harry restait en retrait. Il ne soupa pas.

Hermione vint à sa rencontre plus tard dans la soirée, interrompant par la même occasion le débat mental qui avait lieu sur la question suivante ; de quelle couleur étaient les cheveux d'Albus Dumbledore jeune.

-Harry...? demanda la brune

-Oui Mione ?

-Je suis inquiète. Ça fait quatre jour que tu ne manges rien ! Est-ce que ça va ?

-Oh. Oui, c'est que disons que je n'aime pas être avec tout ces gens.

Elle croisa les bras et le regarda. Son attitude prouvait qu'elle ne croyait mot de ce qu'il lui racontait. Pourtant, c'était vrai...

-Si celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom décide d'attaquer Poudlard, tu ne seras pas en état de le combattre.

Oooh oui, c'est assuré qu'un livre que je possède va venir me tuer... Ouuh j'ai peeeur.

-Oui, tu as raison... À ce propos, elle n'était pas censée penser qu'il était mort l'an passé ? Dumbledore à du lui contaminer sa théorie... Je vais aller chercher quelque chose dans les cuisines.

Elle hésita mais fini par se plier à ces intentions.

-D'accord. Fais attention à toi, surtout.

-Oui, merci de me remettre à l'ordre, Hermione. T'es une vraie amie.

Elle répondit à son sourire et s'éloigna.

«Roux» répliqua Tom

«Brun»

«C'était mon professeur, je sais quel étais sa couleur de cheveux !»

«J'ai vu des photos de lui jeune, sur un portrait d'élèves ; Albus Dumbledore avait les cheveux BRUNS»

«Tu m'énerves ! Arrêtons de suite cette discussion sans queue ni tête.»

«Je te rappel que c'est toi qui a commencé»

«Après c'est moi que tu traites de gamin»

«Je SUIS un gamin, contrairement à toi»

«Tsss»

«Où sont les cuisines ?»

«Tu n'as pas à me donner d'ordres.»

«Rabat-joie!»

«J'ai une réputation à préserver»

«Tu n'as pas de réputation en n'étant plus.»

«Je vais bientôt renaître»

«Pas sans mon aide ...»

Silence.

«Chatouille la poire du tableau de la coupe de fruit du troisième étage. Sache que Lord Voldemort n'a jamais et ne dépendra jamais d'une quelconque aide pour venir à ses fins.»

«Merci»

«Je te jure que de mon vivant tu vas payer cher. Je suis rancunier.»

«J'avais cru deviner»

Chertan ce dirigea donc vers cet étrange tableau du troisième étage.

«Je ne suis pas le Seigneur des Ténèbres pour rien.»

«...»

Le si grand Seigneur des Ténèbres n'est plus si effrayant lorsqu'il n'a plus son corps et sa baguette... Bien que ses menaces de tortures futures ne sont pas franchement rassurantes.

Arrivé devant le-dit tableau, il leva la main au niveau de la coupe en or et gratta doucement l'unique poire qui ornait la peinture. Cette dernière rit sans bruit et laissa s'écarter le cadre, dévoilant un trou de la taille d'un homme. Il s'y engouffra. Quelques mètres plus loin il déboucha dans une grande salle grouillant d'elfes de maison, préparant d'avance le déjeune du lendemain ou lavant la vaisselle sale.

Il intercepta un elfe au passage.

-Dobby peut faire quelque chose pour monsieur Potter?

-Oui... Pourrais-je avoir l'équivalent d'un souper? Je n'ai rien pus manger ce soir et...

-Tout de suite monsieur! le coupa l'elfe. Monsieur Potter désirerait-il que Dobby amène son souper directement au dortoir de monsieur Potter?

-Ce serait parfait.

-Dobby fait ça tout de suite monsieur!

Et l'elfe repartit, plus vivement qu'il était arrivé.

Harry fit de même. Direction dortoir. Arrivé à ce dernier, comme prévu, le même était là, avec lui un grand plateau remplis de toute sorte de nourriture.

-Dobby espère n'avoir rien oublié ! S'exclama un Dobby surexcité, ce qui lui attira un regard noir d'Harry. Dobby va s'en aller maintenant, rajouta l'elfe, effrayé. Sage décision.

Cette façon de parler, toujours à la troisième personne, devient franchement agaçante..!

-Oui.

Bon débarras !

Et le petit être disparu dans un Pop sonore.

Il regarda d'un oeil professionnel la repas qu'on lui avait servi ; divers viandes, légumes, pâtes et une salade verte.

...

Il n'avait pas faim. Pour se donner raison, il mangea une feuille de laitue -juste pour dire- et fit disparaître la nourriture restante d'un claquement de doigts.

Il soupira, alla prendre une douche rapide et se coucha, bien qu'il soit le seul de son dortoir à s'endormir à cette heure.

Le vendredi passa ridiculement vite, sauf le cour de potion, en finissant la journée, qui lui passa atrocement lentement. Le programme du jour fut de fabriquer une potion de véritasérum. Fin du cour, lorsqu'ils iront porter leurs potions dans l'armoire, il constata qu'il fut le seul avec Hermione à l'avoir parfaitement réussi. Se qu'il lui attira un regard suspicieux de son professeur Rogue.

-Potter, restez.

Harry arqua un sourcil mais ne pipa mot. Les élèves sortirent de la classe, et quand ils ne furent qu'eu deux, l'aîné bloqua la porte d'un sortilège informulé. Il l'invita à s'asseoir sur une chaise face à son bureau et engendra la conversation.

-Je veux des explications logiques à votre comportement depuis ces vacances, exigea l'aîné, Potter, et n'essayez même pas de me mentir.

Chertan planta son regard émeraude dans celui de son interlocuteur.

«Tom, je peux lui dire ? Pour le lien.»

«C'est mon plus fidèle mangemort, de mon vivant du moins ce l'était. Mon bras droit. Dis-lui.»

«Parfait»

-Promettez de garder cette discussion confidentielle. Demanda uniquement le brun.

-Je me demande ce qu'il y a de si horrible pour que vous ne souhaitiez que j'en parle en quiconque mais... J'accepte.

-Bien. Harry eut un rictus. Commençons par le commencement ; en résumé, j'ai contact avec Voldemort.

Le maître des potions rata de peu de faire une crise cardiaque, façon de parler l'on s'entend, mais se reprit. Qui aurait cru ça !

-Comment ça ? Que... Potter, je vous interdit de blaguer à ce sujet. Pour cela vous aurez reten...

-Je suis amnésique.

-Plaît-il ?

-Depuis les vacances de Noël. Je ne me suis pas encore renseigné convenablement pour savoir comment cela se fait. J'ai trouvé par hasard le journal intime d'un certain hmm... Je vais garder son nom confidentiel -qui se révéla être Lord Voldemort- et il m'a tout appris. Un lien, comment dire, télépathique s'est établi depuis peu entre nous.

Il laissa le temps au professeur de digérer l'information.

-Avez-vous une preuve de ce que vous avancez ? Demanda prudemment ce dernier.

-Franchement, non.

«Permet-moi de prendre un instant le contrôle de ton corps, je vais m'occuper de tout.»

«D'accord.»

-En fait si. Il va vous parlez à travers moi. Il dit pouvoir vous convaincre.

Chertan/Harry ferma les yeux et se concentra comme il put pour éloigner son esprit de son corps. Il sentit progressivement la présence du Jedusor s'infiltrer en lui en prendre possession de son corps, jusqu'à n'avoir plus aucun contrôle sur ses actes. Simple. Il rouvrit les yeux, et vit dans le reflets des yeux de son hôte que les siens étaient maintenant rouge carmin, se qui expliquait sûrement en grande partie son air perdu.

-Severus.

Sa voix était froide, implacable, semblable en tout point à celle qui résonnait si souvent dans sa tête, seulement avec sa voix à lui c'était légèrement différent, et troublant de surplus.

-Tu reconnais ton maître, n'est-ce pas ? Enchaîna-t-il

Le Lord Noir sourit. Enfin, eu un retroussement de lèvres qui, sans compter l'air sadique que ça lui offrait sur ce visage pourtant habituellement si angélique, pouvait passer pour un sourire, devant l'air de poisson frit de son bras droit. S'il ne serait pas aussi joyeux de revoir son fidèle, il lui aurait sûrement lancer une bonne pair d'Endoloris pour toutes ses expressions sois-disantes inutiles qu'il exprimait.

-Potter, je vous jure que si c'est encore une de vos blagues de mauvais goûts... marmonna son professeur.

Voldemort demeura un moment interdit. Moment où Chertan eut mille fois le temps de maudire les professeurs de potions trop méfiants... et qui on la malheureuse habitude de prononcer inutilement le nom de son hôte durant la conversation.

«Pourquoi ?»

La voix avait claqué dure, froidement. Lord Voldemort était rancunier, encore plus quand on osait lui cacher des choses, tout le monde savait ça. En plus quand le secret était si... Disons innaproprié et involontaire.

«Tu aurais cessé de me faire confiance, tu m'aurais détesté. Regardes ta réaction.»

«Qui es-tu pour affirmer savoir tout se qu'il se passe dans ma tête ? Ce n'est pas en l'ayant entr'aperçu une fois que tu sais tout !»

«...»

«Même en sachant cela tu vas me faire ressusciter ?»

«Sûr.»

«...tu es un être étrange. Nous reparlerons de cela plus tard.»

-Ce n'est pas une blague.

Il avança d'un pas vers son hôte.

-Si tu veux, je peux évoquer les secrets que moi seul sait, continua-t-il sur le ton de la conversation.

-...

-Je prend cela pour une affirmation. Et bien, par exemple, quelque chose que je crois être le seul encore vivant à savoir, toi exclu. Ton passé a été assez... exigeant. Vous avez étés maintes et maintes fois violés toi et ta mère. Ton père, moldu, à commencé tout ça quand il a apprit qu'elle était une sorcière, ce qu'elle lui avait caché. L'a ensuite achevée. Blessé, tu l'as à ton tour tué et ensuite tu as rejoint mes rangs, brûlant de vengeance.

Il fit une courte pause.

-Ta première mission à mon service a été de tuer Armano Dippet, directeur de Poudlard de mon temps.

Nouvelle pause.

-...Je vous crois, finit par affirmer le maître des potions.

Sur ce, il se baissa et accota un genoux au sol, abaissant sa tête vers le sol en position soumis.

-Pardonnez-moi d'avoir douté, maître.

Chertan en ressentit un extrême sentiment de puissance et de luxure. C'était devant lui qu'il se prosternait, devant sa personne, lui faisant le sentir étrangement important.

Mais ce n'était qu'une impression ; c'était devant Voldemort, pour Voldemort, qu'il se prosternait ainsi.

Il se dit en ce moment qu'il voulait Severus à ses pieds, à son service.

-C'est demain que je vais me refaire un corps.

Rogue tiqua.

-J'ai la potion, dit-il simplement.

-Donne-la moi.

Il se releva, lança un regard hésitant vers Harry mais se dirigea d'un pas sûr à son armoire, d'où il y ressorti une fiole qu'il déposa dans la main tendue de son maître. Il regarda un moment le liquide d'un beau bleu clair avant de le déposer consciencieusement dans une poche de robe.

-Préviens mes mangemorts que je vais revenir bientôt de moi-même diriger mes troupes. Je pourrais directement te donner les ordres à leurs donner.

Il acquiesça brièvement.

-Bien.

Aussitôt, il rendit libre les mouvements d'Harry, qui se dépêcha de tourner les talons et de retourner dans son dortoir. Il prit une douche rapide et se coucha immédiatement, lançant au passage un sort d'intimité et d'insonorisation sur les rideaux de son lit à baldaquin, simple précaution. Dès que sa tête eu touché l'oreiller, l'habituelle voix de Tom résonna.

«C'était ton nom que tu me cachais ?»

«Oui. Mais maintenant tu sais.»

«Je veux vérifier que tu ne me cache rien d'autre.»

«Pas de problème.»

Aussitôt dit, aussitôt fait ; il pénétra férocement son esprit, d'avance ouvert, le fouilla jusqu'à ses moindres recoins, regarda même deux fois partout.

«...Ne me cache plus jamais rien, cette fois je tolère, mais la prochaine fois tu en mourras.»

«Je promet de ne plus jamais rien te cacher. Je te suis entièrement dévoué. Je t'appartiens, fais de moi ce que tu veux.»

«Pourquoi dans ce cas as-tu refuser de me dévoiler ton identité ? Même si je t'aurais tué pour ça... tu as peur de la mort ?»

«...Non. Mon comportement était totalement illogique. Tu as tout les droits sur moi, si ma mort tu aurais désiré je ne m'y serait point opposé.»

«J'admire ta soumission. Si tout mes mangemorts me seraient aussi loyaux... Demain sera le grand jour, et j'aurais besoin de la majeure partie de ta puissance magique.»

Chertan se demanda s'il pouvait rajouter quelque chose... qu'il fit sans même réfléchir plus.

«Il me tarde de te rencontrer.»

Sur cela, Chertan s'endormit finalement, d'un sommeil sans rêves.