† Chapitre 5 ; Qui ...
2 Jours avaient passés. Comme Voldemort était de retour sans que personne ne le sache et comptait le rester, et tout comme il ne pouvait pas passer sa vie dans la chambre des secrets, ni dans la salle-sur-demande -cette dernière aurait été un bon choix si elle ne serait pas rendue connue par autant d'élèves et professeurs, soit rendue tout naturellement trop risquée.
Et Tom refusait de demeurer seul, faute à l'ennui qu'il prévoyait qui l'attraperait s'il en serait ainsi. Il ne restait donc plus beaucoup d'options ; il pouvait soit vivre avec Severus dans les cachots, vivre avec Harry dans son dortoir ou encore quitter l'enceinte de l'école pour rassembler ses mangemorts et tout le tralala. Cependant, en tout logique il voulu rester dans l'école pour bien sur en apprendre plus sur le camp ennemi mais surtout que s'il commencerait à rassembler ses troupes la nouvelle ferait coup de vent et tout le monde saurait qu'il est de retour... Ainsi que connaîtrait sa "nouvelle" apparence. Donc non ; il laisserait le soin à Severus de rassembler les mangemorts, subtilement, sur ses ordres, sans toutefois attirer l'attention de l'ensemble de la société sur eux. Ceci mis de côté, il préféra être avec Harry plutôt que Severus... Pas que la compagnie de ce dernier lui déplaise mais disons que Dumbledore a la malheureuse manie de débarquer n'importe quand pour rien... Et puis personnellement...
Durant les deux jours suivant Sa ressurection, pour ainsi dire, il avait été hébergé chez le maître des potions pour que ce dernier lui injecte les potions pour faciliter la libération de l'entièreté de ses capacités magiques. Ce soir, à la fin des cours, Harry devra -avec l'aide de sa cape d'invisibilité-, aller chercher Tom pour le ramener à son dortoir. Ils avaient convenus que Chertan ira chercher de la nourriture dans la cuisine après chacun de ses repas.
...
Cachots, Poudlard
-Il était temps ! Siffla Voldemort, apparemment impatient lorsqu'arriva Harry.
-Je n'ai pas réussi à me libérer plus tôt. Viens.
Il eut comme réponse un regard noir.
-Oh pardon, » se reprit Harry tout en roulant des yeux « puissiez-vous me faire l'honneur d'avancer votre humble personne jusqu'à moi, bien piètre sorcier face à Sa Majesté, pour que nous puissions tous deux jouir d'une invisibilité requise, ou est-ce trop demander... ? » Conclu-t-il ironiquement.
Severus craint un moment pour la vie du jeune inconscient mais fut surpris de voir qu'au contraire, le Lord Noir s'autorisa un rictus en coin face à la réplique du plus jeune.
-Je crains ne pas avoir le choix.
Il se colla sur l'élève et tous deux disparaissent sous la cape.
Arrivés devant le portrait de la grosse dame, ils se mirent légèrement en retrait et dès qu'un Gryffondor entra, ils entrèrent en même temps. Dans un presque-silence, uniquement troublé par les à peine perceptibles bruits de leurs pas, ils parvinrent à se rendre au dortoir des garçons, et se placèrent sur le lit à baldaquin d'Harry dont ils refermèrent les rideaux et lancèrent un sort de silence avant de retirer la cape.
-C'est petit, grogna Tom en regardant le lit de taille pour une personne.
-Hé, ne dit pas de mal de ce lit ; sache qu'il est très confortable, ajouta Chertan tout en se couchant de tout son long, sauf bien sur là où était son aîné. Si tu n'es pas satisfait tu n'avais qu'à rester chez Rogue.
Il y eu un léger moment de silence indéfinissable que le Jedusor troubla.
-Va-t-on être dérangé par une jeune fille qui entretiendrait une relation sexuelle secrète avec notre sauveur du monde sorcier préféré ? A moins que ce ne soit un jeune homme... ? » Railla le Lord Noir sous le soupir de Chertan
-Non, ça ne risque pas d'arriver. Je n'ai pas de relation secrète ou quoi que se soit, ou sinon je crois stupide que je n'en soit pas au courant. Voyez-vous, monseigneur, je ne suis pas un obsédé du sexe comme vous sembler si bien le penser. En fait, je suis entièrement désintéressé du sexe ; il s'agit de quelque chose d'inutile. Futile. Ennuyant.
Un léger rire fait trembler légèrement le lit
-Permets-moi de te contredire, jeune homme » contredit Tom. Après une bref pause, il reprit ; « puis-je tenter quelque chose, qui, j'en suis persuadé, fonctionnera à merveille ?
-N'ai-je pas promis de satisfaire toutes vos envies, maître ? Inutile de demander, tu le sais très bien Tom.
-J'en suis conscient. C'était plus par politesse qu'autre chose.
Il passa donc de la parole à l'acte ; Tom se positionna à califourchon sur Harry qui leva un sourcil perplexe, mais ne fit rien pour l'arrêter, même lorsqu'il défit les boutons de sa robe de sorcier, qu'il retira ensuite.
-Tu pourras bien être le seul depuis 50 ans à te vanter que je t'ai fais cela, marmonna le si réputé Seigneur des Ténèbres tout en faisant subir le même sort à la chemise blanc crème de sa future victime.
Tom se mit alors à caresser lentement le torse de son hôte, dans une sorte de fascination, le découvrant par la même occasion ; bronzé, mince et finement musclé, bien fait, Harry avait tout pour plaire. Titillant plus particulièrement ses mamelons, lorsqu'il ajouta sa langue à la fête, cette fois le soumis se tendit et se cambra, gémissant doucement sous la douce torture. En ces circonstances, le seigneur se sentit puissant d'une façon qu'il n'aurait plus cru possible de lui-même -surtout depuis le temps qu'il avait un jour fait cela- mais qui ne lui déplu pas. La langue de Tom suivit un tracé le long du ventre du Gryffondor, remontant, descendant, son toucher sembla à Harry la plus merveilleuse des tortures. Tout en continuant de ses mains expertes de caresser sa victime... Il s'arrêta brusquement sa langue rendu à la limite qu'était son pantalon, laissant là pantelant le jeune mangemort haletant avec une érection plus que proéminente.
-Tu vois, dis le Jedusor en pointant fatalement la bosse plus que visible au travers le pantalon de l'autre, tout ton être est légèrement contradictoire. Sinon, quelle étrange façon d'être ennuyé.
-Que... Qu'est-ce ? Demanda-t-il en regardant au travers de son vêtement son sexe érigé
-L'on appelle ça être en érection, lui apprit Tom en trouvant la situation étonnement amusante. En gros, tu as des envies sexuelles. T'en souviens-tu ? Je t'en avais déjà parlé un peu, une fois.
-Ah oui... » Harry, encore en reprenant son souffle, tenta de s'asseoir sur le lit mais laissa tomber ; Tom était encore par dessus lui, par conséquent l'empêchait de mouvements. « Y a-t-il moyen de s'en débarrasser ? Parce que je n'apprécie pas vraiment ça en ce moment, j'ai comme l'impression de ne pas être... satisfait. Ou quelque chose du genre.
-Oui c'est sur il y a moyen de faire arrêter cela, mais sinon ça s'arrête tout seul au bout d'un certain moment.
-Qu'est-ce donc ce moyen ? Car je risque d'attendre longtemps à ce rythme.
-Masturbation, seule ou avec quelqu'un, pour en solo ta main te sera fort pratique en ces circonstances. Ou bien sur jouir par le sexe.
Tom se sentit ridicule, complètement et irrémédiablement ridicule. Non, mais n'est-ce pas comique ; le Grand Lord Voldemort apprend la sexualité à Harry Potter, son "ennemi" de toujours, après l'avoir fait bander ? S'il ne serait pas l'un de principaux concerné, il en rirait longtemps.
-Ma main..? » Demanda l'Élu, perplexe. Il ouvrit le baguette de son pantalon et glissa sa main sous ses boxer. « Comme ça ? ..!
Sa main vinrent d'elle-même encercler son sexe et il débuta quelques vas-et-viens maladroits.
-Laisse-moi donc m'en occuper... » fit le Seigneur des Ténèbres, sur un coup de tête, en constatant la difficulté et l'absence de pratique qu'avait le faux Gryffondor.
Il écarta la main d'Harry, baissa le dernier vêtement et observa un moment la verge dressé du Gryffondor, qui ne semblait pas le moins pudique du monde, lui non plus. Il prit la queue de son hôte -d'une taille plus que respectable, pour ceux que ça intéresse- dans sa main et glissa sur toute sa longueur, lentement, sensuellement. Faisant comme s'il n'entendait pas les délicieux gémissements étouffés qui glissaient hors de la bouche d'Harry, il accéléra graduellement le mouvement. Sous sa main, il sentit qu'il s'apprêtait à venir, alors tout d'un coup il relâcha tout, sous le grognement du plus jeune. Pris d'une soudaine inspiration, il s'accroupit et lécha le membre sur toute sa longueur avant de le prendre entièrement en bouche. Tom se dit vaguement, tandis que Chertan tendait ses hanches vers lui pour un maximum de contact, et prenait sa chevelure à deux mains pour s'attirer un maximum de sensation, qu'en 15 ans d'esprit et 50 ans de carrière faisant obstruction de ce genre de pratique, le plaisir charnel lui avait bien manqué. Bien qu'il aurait été mieux que se soit lui qui soit gâté. Il débuta des mouvements tantôt amples tantôt rapides, mais quand il se sentit accompagné des mouvements de hanches de sa victime consentante, il les lui aggripa pour l'empêcher de se mouvoir de lui-même. C'est Voldemort qui dirige un point c'est tout, dans tout les contextes. Enfin, il ne prit pas de temps à achever le jeune Gryffondor. Retirant sa bouche au tout dernier instant, il n'eut ainsi pas à avaler la semence de l'autre. D'un recurvite il fit disparaître les tâches blanche sur son vêtement.
-Alors, aimé ? Demanda-t-il -bien qu'il savait parfaitement la réponse positive- d'une façon qu'il savait sensuelle à l'oreille du plus jeune qui, épuisé et repu, tentait de reprendre convenablement son souffle.
-Avec toi tout est parfait. Tu sais de ces trucs avec sa bouche, tes mains..!
-Bien sur, un si puissant Seigneur des Ténèbres ce doit bien d'exceller dans tous les domaines. » dit-il avec vantise avec un sourire approprié à son rang « Sinon, toujours pour dire que le sexe c'est pourri ? Je crois pas non, si j'en juge par tes réactions.
Harry inspira, expira profondément avant de reprendre.
-Écoute Tom, tu es la Perfection incarné, tout ce que je pourrais faire avec toi n'est et ne sera que perfection. Si le sexe, c'est avec toi, alors c'est fabuleux !
Ledit Tom se raidit à cette réplique ; « Si le sexe, c'est avec toi ». Lui, coucher avec Harry ? Cela lui sembla un instant insolite, de trop... Cela le troubla, un peu, le plus étrangement du monde. Bien qu'en y pensant bien, à le regarder aller, l'idée n'a pas l'air si désagréable... Hormones, hormones.
-Serait-ce une invitation ? Répondit-il l'air de rien
-Prends-le comme tu le souhaites.
Voldemort leva un sourcil.
-Non, pas prendre dans ce sens ! S'exaspéra Harry. Enfin, si tu le souhaites j'imagine que oui... Peux-tu te tasser que l'on s'arrange pour comme l'on va dormir ? Merci. Je suppose que l'on n'a pas vraiment le choix ; chacun d'un côté du lit. Je suis à gauche, je réserve !
Jedusor leva les yeux au ciel face à ses enfantillages mais obtempéra de bonne grâce. Harry retira le peu de vêtements qu'il lui restait encore pour enfiler son pyjama -il était bien un des seuls à en porter, la plus part dormaient en sous-vêtements- et regarda ensuite Tom encore habillé.
-Tu dors avec ces vêtements ?
-Ça t'intéresserait que je les retires ?
-Si c'est plus agréable pour toi.
Ledit Tom retira sa cape de sorcier pour la placer sous le lit, loin des regards indiscrets. Le Gryffondor appréciait la beauté et la puissance froide qui pourtant semblait plus bienveillante en sa présence, qui émettait de cet être complexe ; même dans des gestes aussi futiles que de ranger une cape.
Étendus l'un en face de l'autre, si à l'étroit dans le lit que leurs corps se touchaient, ils se mirent doucement à discuter.
-Monseigneur Ténébreux qui fait des avances à Harry Potter ! Rigola doucement ce dernier
-Harry Potter qui jouit sous le traitement dudit Monseigneur Ténébreux, attaqua du tac au tac ledit monseigneur.
-Pourquoi donc t'es-tu donné la peine de faire cela, au juste ?
-Ça t'as déplut ?
-Non, au contraire... Mais la raison ?
-Il n'y en a pas. Je n'ai pas besoin de justifier tout mes faits et gestes.
-Rabat-joie, grogna Harry entre ses dents closes. Oui maître, vous avez toujours raison maîîîîître, continu-t-il avec une petite voix nasillarde.
-Endoloris.
Harry se crispa même pas le temps d'une seconde, le temps d'encaisser le sort.
-Tu oublies quelque chose, mon cher Tom, débuta Harry d'une voix sensuelle en collant son corps, additionnant les blessures, au sien, peu importe la douleur que tu m'envoies, comme tu ne m'hais pas réellement la qualité du sort est réduite. Et ne me fait ainsi pas vraiment mal.
Tom grogna sous ces paroles véridiques et augmenta en intensité le sort, faisant gémir délicieusement un jeune Gryffondor qui fit tomber vers l'arrière sa tête sur le moment. Le Jedusor sentit sa bosse -qu'il n'avait même pas remarqué jusqu'à maintenant- dans son propre pantalon prendre de l'ampleur mais l'ignora.
-Tom..., gémit Harry.
Voyant que le seul moyen pour que le Seigneur cesse le sort autre qu'attendre qu'il se tanne serait de le distraire, Chertan déduit que les sensations qu'il avait ressentit plus tôt serait quelque chose d'amplement assez distrayant. Ainsi, agissant par surprise pour ne pas laisser le temps à l'autre de réagir convenablement, il écrasa ses lèvres sur celles de Tom dans un sauvage baiser. Sentant que le sort perdait de l'intensité mais sans totalement se retirer, -en plus que Tom se laissait faire- il déposa la main qui n'était pas occupée à tenir la nuque du plus âgé contre lui pour la déposée sur le membre de l'autre, qu'il ressentit dressé sous le vêtement, et fit deux langoureux mouvement.
Bien évidemment, ce fut suffisant pour faire cesser le sort de torture. Satisfait, Harry cessa le contact avec l'autre en même temps que ce dernier voulu se détacher de lui-même de lui et s'autorisa un sourire narquois.
Tom haussa un sourcil
-Tes techniques m'étonneront toujours, Harry Potter. Sache que tu es la deuxième personne à m'embrasser sans mon accord sans en subir mon courroux. Pour ce qui est de quelque chose de plus, tu es le premier et je compte bien qu'il n'y en ait pas plus.
-Je me sens privilégié. Merci bien. Deuxième ?
-Le premier fut Severus. Oui il est homosexuel, tout comme moi je suis bisexuel et que toi tu dois sûrement l'être aussi, clarifia-t-il sous le regard perplexe de Chertan.
-En quelle circonstance ?
-Une fête/réunion où il était un peu trop saoul, moi un peu trop joyeux pour lui en vouloir et voilà quoi. Heureusement, personne ne l'a remarqué, ou si peu de personne l'ayant fait n'était pas en état de s'en rappeler le lendemain.
-Oh.
Le faux-Jedusor se repositionna plus confortablement et s'envoya sans vraiment y faire attention des soins de guérison sur son corps meurtrit ainsi qu'un recurvite informulé sur le sang qui léchait les couvertures. Il arrangea son cadran sorcier pour qu'il sonne une heure avant les plus lèves-tôt des Gryffondor -pour que Tom puisse prendre une douche sans se faire remarquer, ainsi que déjeuner- et ferma les yeux, attendant que le sommeil le rejoigne. Il ne prit pas de temps et il était dans les bras de Morphée.
Chertan s'assit en sursaut, manquant de peu de finir sur le plancher. Il venait de faire, pour la première fois depuis son toujours, un rêve. Un cauchemar plutôt ? Il ne voyait plus vraiment la marge entre les deux... Chose sur, cela l'avait ébranlé ; il s'en souvenait avec une netteté frappante. Il regarda l'heure ; 1h14, de la matinée bien évidement. Il s'obligea à se calmer, regarda Tom dormir pour se distraire. Les cheveux devant les yeux, le visage d'une beauté exceptionnelle relaxé, le souffle lent et profond... Sans même s'en rendre compte il s'endormit pour finir sa nuit sans autres dérangements.
5h du matin, le cadran sonne et réveille ainsi les deux êtres. Harry bailla un coup, alors que Tom afficha un mélange entre visage énervé et visage endormi. En silence, ils se levèrent et allèrent aux douches. Une dizaines de minutes plus tard, ils ressortirent les deux, cheveux dégoulinants et munis que d'une serviette autour de la taille comme habit.
-Beau bonhomme, commenta Tom
Harry ne dit rien au compliment, se contenta d'un sourire satisfait alors qu'il enfila des vêtements propres et adéquats, alors que Voldemort s'en matérialisa.
Ils savaient tout deux ce qu'ils avaient à faire. Chertan se dirigea vers les escaliers, qu'il descendit bien évidemment, passa le portrait de la grosse dame et se rendit discrètement jusqu'au cuisine.
-Dobby !
-Dobby peut faire quelque chose pour Harry Potter ? Demanda ce dernier de sa petite voix fluette qui devint facilement énervante
-Un déjeuner simple, et rapidement. Que j'amène moi-même, ajouta-t-il en voyant l'elfe ouvrir la bouche pour poser la question.
-Dobby a compris. Dobby revient tout de suite, Dobby prit Harry Potter de bien vouloir patienter un petit moment.
-Oui oui, bien sûr. Fait vite.
Moins de cinq minutes plus tard, le précieux repas en mains il remonta silencieusement les escaliers qui menèrent au dortoir des garçons.
-Voilà ; croissants au chocolat, muffins, une pomme et dans le thermos il a du lait. Si tu souhaites quelque chose d'autre, il suffit de demander et tu l'auras dans très peu de temps.
-Hum, ça m'a l'air relativement complet. Une chance que je ne suis pas très difficile question nourriture.
Il mangea tout.
-Tu n'étais pas obligé de tout manger non plus, tu sais
-Je n'ai pas le droit d'avoir faim ?
-Ce n'est pas ça...
-Je sais.
-Caches-toi un petit moment. Voilà. Dobby ?
Le petit elfe apparu immédiatement
-Qu'est-ce que Dobby peut faire pour Harry Potter
-Ramener le plateau au cuisine... Merci, c'était délicieux ! » se sentit-il obligé d'ajouter. Enfin quoi, un petit mensonge ne fait pas de mal à personne... Surtout au nombre ou il était rendu ; un peu tard pour espérer vouloir être pur. Chance que ce ne soit dans ses intentions.
-Bien sur, Dobby le fait. Harry Potter veut quelque chose d'autre ?
-Non, ça va. Merci Dobby.
Dans un bruit pouvant être comparé à un pop, caractéristique à ces créatures magiques, il disparu.
-Bon. Tu te caches sous la cape d'invisibilité alors que je fais semblant d'encore dormir, qu'ils me réveillent ; je passe une journée relativement normale et reviens te saluer pendant le dîner, t'apportant en même temps s'il m'est possible un repas convenable.
Il lui passa la cape et ils appliquèrent le plan.
-Bip, Bip, Bip, Bip, Bip, Bip, Bip, Bip, Bip, Bip, Bip, Bip, Bip, Bi-
-RHAA MAIS FAITES TAIRE CET *** DE CADRAN !
-Ça va Ron, calmes-toi, ajouta un Seamus réveillé par les cris de son colocataire, son calme démontrant qu'il y était néanmoins habitué.
-Hmphf.
Ledit Ron enfuis son visage sous son oreiller dans le vain effort de soustraire les bruits alentours de son ouïe. Cependant il entendit quand même, et ne manqua pas d'entendre son colocataire rire de son comportement immature. Se levant d'un coup, rageur il fit valser le cadran sur le mur avant de frapper Seamus en arrière de la tête.
-Aïe !
-Allez, douche les gars. HARRY, DEBOUUUT !
Ledit Harry se leva, l'air faussement fraîchement réveillé.
-Hé mec, t'as déjà pris ta douche ce matin ou quoi ?
Merde
-Euh ouais, ben je me suis réveillé et j'arrivais pas à me rendormir alors j'ai pris une douche pour me détendre, improvisa-t-il
-Oh. Ok, euh attends-moi je me dépêche. Aujourd'hui mardi, on commence par double potions. Faut pas être en retard !
Chertan s'autorisa un demi-sourire ironique. Il n'avait pas eu Potions la veille et avait hâte de revoir Severus ; il s'avoua s'être étrangement attaché à ce sorcier hors du commun des mortels.
[...]
-Merde, mais merde, cours plus vite Harry ! On a à peine le temps de faire un saut dans la grande salle pour manger un morceau pour ne pas être en retard.
Peu de temps ensuite ils arrivèrent devant la porte des cachots, et dès qu'ils s'assirent à une place, la cloche sonna, signifiant qu'ils étaient néanmoins parvenus à arriver à temps. De justesse.
-Aujourd'hui, interrogation, débuta l'effroyable maître des Potions. Peut-être vos cerveaux de cornichons se souviennent-ils de la potion de régénération sanguine, effectué où du moins tel était le but, au dernier cours ?
Tout les regards se dirigèrent vers Harry, bien évidemment, à l'évocation de ce souvenir. Le professeur fit un 180° de l'endroit où il était, au fond de la classe après avoir fait un allé entre les bureaux, laissant ses paroles planer.
-Vous me faites 6 paragraphes sur ses instructions, son utilisation, son créateur, son histoire, ses variantes, ses dangers. Vous avez deux heures.
Sa voix s'éteint pour laisser place aux grattements caractéristiques de la plume sur le papier, de la plume dans l'encrier.
Le faux Jedusor fut le premier à finir le travail. Il déposa sa plume et ferma son encrier, avant de se mettre à balancer sa chaise vers l'arrière, de façon à ne tenir que sur deux pattes. Il sentit les regards lourds de septisme et lourds de frayeur, du au souvenir du cours de potion précédent et sa soudaine super-capacité en potion, mais fit comme s'il ne les voyaient. Le temps passa, lentement, lourd et ennuyant. Parce que bien sur, il n'était pas dans les capacités de Rogue de le laisser sortir en avance. Bien sur.
Les deux heures enfin passé, le professeur l'interpella
-Potter, restez un moment. Les autres, sortez.
Ledit Potter pris congé de ses amis et vint face au bureau de son professeur. Ce dernier prit enfin la parole lorsque le dernier élève soit partit, et qu'il eut fermé la porte.
-Vous savez, commença-t-il dans un murmure tellement peu audible qu'Harry du se rapprocher pour entendre, vous n'êtes pas censé finir si rapidement et aussi bien... Enfin il n'est pas dans les habitudes du M. Potter d'auparavant. Si vous ne voulez attirer l'attention, il faudrait agir comme si ne rien n'était.
-Je vois. Paraître petit con et ignorant, Gryffondor cent pour-cent ?
-Ce serait aimable à vous.
-Compris. Y a-t-il autre chose qui sorte du comportement naturel des choses ?
-En effet. Je vous prend depuis votre première année comme, disons en abrégeant, cible de premier choix.
-Oh. Le plus jeune eut un sourire étrange. Vous m'haïssez ? Je suppose que oui. Pourquoi ?
Le professeur ne répondit pas mais son regard se ferma.
-C'est bon si vous ne voulez répondre, vous savez, ajouta Harry, compatissant. Il se sentait étrangement à l'aise avec son hôte.
Ce dernier se tendit un instant mais n'ajouta rien.
-Bon, j'imagine que ça peut paraître étrange comme requête, mais j'aimerais recommencer à zéro. Certes laisser l'impression en public, mais qu'en fait nous soyons en paix. J'aimerais vous connaître, et que vous me donniez une chance de prouver que je ne suis pas... Harry Potter, dit-il avec un dégoût évident sur son nom. Je n'agis pas sous ordre du Lord, cette discussion n'ira pas jusqu'à lui, votre refus ainsi que sa raison ne seront divulgués ou punis, si c'est ce que vous craignez. Si vous choisissez cela.
Le potionniste le dévisagea un moment, cherchant une expression contradictoire avec son beau discours mais ne trouva rien.
-Trop aimable à vous, pour le Lord. Outre, cette requête m'a l'air respectable.
Sur ce, il lui tendit sa main, que Chertan serra sans hésitation aucune.
-Chertan Jedusor.
Severus opina.
-Severus Rogue. Mais vous le saviez déjà.
-En effet. Vous pouvez me tutoyez vous savez. Si vous voulez. Vouvoyez donne l'air plus vieux, je trouve... Pas que je vous traite indirectement de vieux, comprenons-nous sur ce point.
Il se lâchèrent la main. Rogue agissait-il juste par intérêt pour s'acquérir les faveurs de Voldemort, ou par réel envie ? Harry se le demandait bien. Mais aucune chance de soutirer quelque chose de plus aujourd'hui du maître des potions, il n'était pas bien bavard, et ne le portait pas franchement en confiance. C'est déjà un bon début, faire la paix. La base quoi.
-Je vais m'en tenir au vouvoiement.
Léger silence.
-Je crois que nous n'avons plus rien à nous dire. Donc... À la prochaine, Professeur.
Harry tourna les talons et sorti des cachots. Il traîna la patte jusqu'à la Grande Salle. .
-Alors, que te voulais le bâtard graisseux ? L'interrogea Ron dès qu'il posa son postérieur sur le banc à son côté.
-Oh, rien de spécial... Il se demandait juste comment ça se faisait que j'ai réussi à faire un interrogatoire aussi rapidement.
-Et comment t'as fais ? Ça m'étonne aussi.
-Bah la moitié des trucs je savais pas c'est quoi alors j'ai rien écrit, c'est sur que j'ai fini rapidement.
Le roux eut un petit rire.
-J'avoue que ça va plus vite ainsi ! Rogue a du t'en coller une !
-Non, je suis parti avant qu'il me dise ma sentence. Enfin plutôt ; j'ai réussi à m'évader avant que la torture ne soit dictée.
Neville, qui écoutait leur discussion d'un peu plus loin, ne parvient à réprimer un frisson parcourir son échine.
-Hé Neville, t'as entendu ça ? Se moqua un Gryffondor quelconque. Rogue adore torturer !
Un silence de mort plana sur la salle.
-30 points en moins pour Gryffondor pour vos propos déplacés ainsi que votre impolitesse, releva platement une voix froide et familière qui venait d'apparaître d'on ne sait où.
-Excusez-moi, professeur Rogue, tenta le stupide Gryffondor
-Vos excuses ne changeront pas ce fait.
Et dans un tournoiement de cape, il sortit dignement de la grande salle, tandis qu'Harry se devait de reconnaître que le professeur honni avait du style, et pas qu'un peu.
-Rogue est pas de très bonne humeur... Chuchota Ron juste assez fort pour qu'une demi-douzaine de gens alentour puisse l'entendre, dès que ledit professeur eut quitté la salle.
-Rogue n'est jamais de bonne humeur, clarifia un autre.
Que voulait-il ?
[...]
Finalement, malheureusement, Potter n'avait parvenu à se détacher suffisamment longtemps de deux Gryffondor infiniment collants et ennuyants, le temps d'aller dire coucou à Tom. C'est ainsi que ;
Monsieur Binns parlait depuis maintenant 45 minutes, et tout le monde était d'accord comme quoi ses cours étaient on ne peut plus endormants. Harry regretta à cet instant que son lien mental avec Tom soit rompu. Quel ennui !
Pour passer le temps, il se mit à sonder subtilement les esprits des élèves de la classe, question de savoir ce qu'il pensent à propos de lui.
« À chaque fois que la professeur prononce le nom de Potter, j'ai peur qu'il nous refasse une crise... Quel fou... »
« Potter est schizophrène ? Ou consomme une quelconque boisson illicite ? Je pourrais lui proposer de ma, hum, 'marchandise'... Ça me ferait quelques gallions... Mais peut-être les trucs moldus ne l'intéresse pas... »
« Dommage qu'il soit dérangé mentalement, parce que sincèrement... Quel beau cul... Mmh j'ai une belle vue, j'ai bien fait de me mettre juste derrière lui... »
« Potter à l'air de s'être remis de l'autre fois. Une chance, parce que moi me coltiner des attardés mental dans ma maison, non merci. »
« Je me demande si une partouze l'intéresserait ? Je n'ai jamais osé lui proposer... »
« Et c'est un dérangé mental qu'on a en tant que sauveur du monde sorcier..! Mais où va le monde..! »
« Il devrait allez à un centre de désintoxication. »
« Je me demande s'il connaît les peignes... Enfin j'ai déjà entendu quelque chose comme quoi les schizophrènes aigus négligeaient leur hygiène et apparence physique. Beurk... »
La cloche retentit et Harry se retira de force des esprits. C'est ça qu'ils pensaient tous de lui ! Il s'autorisa un sourire discret alors qu'il ramassa ses choses et se dirigea vers le cours de botanique.
Cours de botanique qu'il passa à faire la même chose. Tout comme les Serdaigles participaient au cours, ça lui faisait plus d'esprits à sonder.
De même pour le cours de métamorphose, le dernier de la journée.
-Ah, Monsieur Potter, j'ai un message pour vous, l'interpella à la sortie des cours la professeur.
-Oui, professeur McGonagall ? Qu'en est-il ?
-Le professeur Rogue me fait vous dire que tout comme votre retenu de l'autre fois n'a pas été effectué, elle est reprise ce soir, 20 heures, à votre salle de classe de potions.
-Bien professeur. Merci.
Il sortit sans attendre de la salle et rejoint Ron et Hermione qui l'attendait dans le corridor.
-Harry, j'ai vu que tu t'es beaucoup amélioré en métamorphose. Je suis fière de toi ! Ron, tu devrais prendre exemple sur lui.
-Mais-heu !
-Pas de mais, Ronald Weasley !
-Hé Harry, tenta vainement le roux de changer de sujet, que te veulent les professeurs aujourd'hui ? Ça fait deux fois que tu te fais convoquer en une journée à peine.
Le faux Jedusor haussa les épaules, ne connaissant la réponse. Ou quoi répondre.
Le trio atterrit aux portes de la grande salle, qu'ils poussèrent, franchirent et s'assirent à leurs places habituelles. Le temps de le dire et les plateaux se recouvrirent de divers plats capable de satisfaire tout les goûts. Se nourrissant comme il se doit, Harry ne prit pas plus de temps que ça avant de fausser compagnie à tous et rejoindre son dortoir, le peu de temps qu'il lui restait avant de devoir aller à sa retenue.
-Mon petit Tominouchinounet chéri d'amour ! J'espère que je ne t'ai pas manqué ? Débuta le Gryffondor en s'assoyant à califourchon sur l'autre, qui lui était étendu sur le dos avec ses mains croisés derrière la nuque.
Ledit Tom le regarda avec horreur.
-Comme as-tu osé m'appeler ? Siffla-t-il
-Mais que se passe-t-il, mon Tomichou en sucre, quel est le problème ?
Voldemort agrippa le bras de son vis-à-vis là où tout deux savaient qu'il y avait la marque, et sans pour autant appuyer franchement dessus, en avertissement il le maintient fermement ainsi, le défiant de continuer. La lueur d'amusement dans le fond de sa pupille venait cependant en contradiction avec le ton de sa voix et son attitude.
-Qu'as-tu ?
-Mais rien du tout ! Toi, qu'as-tu mon canard ?
Tom rit jaune.
-Canard ! Tu te crois dans une ferme ?
-Mais non mon poulet, je n'oserais jamais insinuer cela !
Harry sentit les yeux de son hôte chercher les siens, avec sérieux et immédiatement le plus âgé força les barrières de son esprit.
Un ange passa.
-J'ai cru que tu avais reçu un sort quelconque... Avoua-t-il tout en libérant son avant-bras. Tu ne m'as pas apporté de bouffe ce midi, releva-t-il pour changer de sujet.
-Effectivement ; deux Gryffondor collants ne voulaient en effet pas me lâcher d'une semelle.
-Je vois. Ça te dérange si j'ai métamorphosé la première chose qui m'est tombé sous la main en nourriture potable ?
-Tout dépend... Quelle est la chose en question ?
-Ton pyjama.
Harry secoua la tête, dépité.
-Ah, je savais que tu voulais me voir en sous-vêtements, vieux pervers pédophile.
-Ceci dit, à croire que ça t'excites, les vieux pervers pédophiles...
Comme pour appuyer ses paroles il moula son corps au sien, toujours par-dessus lui.
-Enfin, ça dépend lesquels, continua le Jedusor en se décollant tout aussi rapidement, je ne pense personnellement pas que Dumbledore t'attires sexuellement...
Il finit sa phrase avec une grimace de dégoût, bien vite partagée.
-Beurk.
-...
-Tu sais que d'un point de vue extérieur, on agit tout à fait comme un vieux couple ?
Le Seigneur des Ténèbres eut un sourire amer.
-Ne prend pas tes rêves pour des réalités, petit homme.
-Ne prend pas tes fantasmes pour des réalités, vieil homme.
-C'est de toi et tes pensées qu'il est question ici.
Harry sembla d'un coup se réveiller et demanda précipitamment
-Il est quelle heure ?
-19 heures 56 minutes 32 secondes, pourquoi ?
Il se leva d'un bond.
-Retenue, 20 heures. J'y vais, à après.
Harry tourna les talons et courut à pleine vitesse jusqu'à atteindre les cachots. Il parvient à arriver à l'heure pille.
-Entrez.
Ce qu'il fit sans attente. Il avança jusqu'à se planter devant le directeur de maison et patienta que ce dernier daigne lever les yeux des copies qu'il était en train de corriger. Ce qui ne tarda à subvenir.
D'un accord silencieux, ils se défièrent mutuellement de maintenir le regard de l'autre. Il n'y eut pas de perdant.
-Il serait déplacé de vous faire effectuez votre retenue, tenu compte de votre nouveau... Statut... vous êtes donc libre de faire ce qu'il vous plaît, juste de ne pas quitter cette salle avant au moins deux heures, question de maintenir les apparences.
-Très bien... Je ne serais pas contre d'être épargné d'une retenue, mais à l'avenir, ne tenez pas compte de mon "statut", comme vous le dites si bien.
Il fit lentement le tour de la salle, regardant telle et telle potion, telle et telle graffiti sur telle ou telle bureau, sentant presque constamment le regard brûlant de Rogue sur lui, épiant le moindre de ses gestes. Pas que ça lui répugnait, au contraire même. Il se retourna alors vers lui.
-Pardon... Je puis vous aider ? Je crois que vous êtes en train de corriger des copies, clarifia-t-il sous le regard interrogateur, je crois avoir les capacités nécessaire pour faire de même. Si vous voulez bien.
-Je ne me vois pas de raisons de refuser. J'imagine que vous êtes aussi capable de copier mon écriture le temps de la correction.
-Évidemment. Où est-ce que je m'installe ?
-Mon bureau est d'une grandeur satisfaisante.
Harry métamorphosa un banc en chaise confortable, qu'il installa juste à la gauche de Rogue alors que ce dernier déplaça la pille non-corrigée entre eux deux.
-Quelle année ? Demanda le plus jeune en saisissant la première copie.
-Quatrième, Gryffondor. Résultats toujours aussi exécrables, sans vouloir vous vexez.
-Ce n'est rien.
D'un coup de baguette il fit venir à lui un encrier rouge contenant la substance de la même couleur, ainsi qu'une plume. Lorsqu'il voulu ouvrir l'encrier, le couvercle de se dernier explosa, par miracle ne renversant pas son contenu dans le moment.
-Sûrement une autre blague douteuse de messieurs Weasley et Weasley, laissée en souvenirs de leur passage parmi nous. Ne faites pas attention.
-Je veux bien.
Au bout d'une demi-douzaine de copies de corrigées il ne put qu'approuver Rogue.
-Vous n'êtes pas très bavard, constata-t-il.
La réponse tarda à venir.
-Un espion n'est jamais bavard, Monsieur Jedusor, dit-il simplement.
Harry fronça les sourcils, détailla Rogue ; Tom ne lui avait jamais parlé des espions qu'ils avaient. Et franchement, personnellement ce poste ne lui inspirait pas confiance.
-Vous espionnez Dumbledore pour notre cause ?
-Qui d'autre ? Railla le maître des potions, délaissant par la même occasion ses copies pour déplacer plutôt son regard sur l'autre.
-Je ne porte pas le statut d'espion en confiance.
-Ce n'est pas mon problème.
-Jureriez-vous sans restrictions de suivre votre boulot d'espion
-Ceci est déjà fait accompli.
-Sous serment inviolable ?
Il y eut un instant de suspension, les yeux émeraude dans ceux, son opposé, noir.
-Évidemment, lâcha enfin le maître des potions.
Chertan se releva et tendit sa main, et vient à sa rencontre celle de son professeur, qui se leva également. Faire ce genre de serment assis était, semblait-il, assez inconfortable.
Plusieurs minces filets d'une couleur or, flottants et impalpable, sortit tout droit de la baguette d'Harry, vinrent virevolter alentour de leur mains rejointes. Sous leurs allures innocentes, elles les forçaient cependant à conclure le contrat en entier avant de les libérer.
-Vous engagez-vous, professeur Rogue, à ne jamais faillir à votre statut d'espion à vie, du côté de votre maître, bien évidement, sauf en cas d'extrême urgence ou sous ordre direct ?
-Moi, Severus Rogue, m'y engage.
Bien.
-Sauf aussi en cas de découverte de votre double-statut, découverte involontaire uniquement. Une découverte qui serait de votre propre initiative serait... Vous savez, quoi. Vous engagez-vous ?
-Oui.
-Bien. Alors sinon... Vous engagez-vous de n'obéir qu'à votre maître, uniquement lui, avec une loyauté sans failles, à moins bien évidemment que ce ne soit votre statut d'espion qui vous oblige le contraire..? Pas de ces jeux d'agents double.
-Je m'y engage. Doutez-vous de ma confiance envers notre maître ?
-Je préfère prévenir que guérir, comprenez. J'aimerais croire en vous, vous pouvez en être certain sur ce point. Seulement... Seulement. Juste une question comme ça, professeur, me donnez-vous ces privilèges par crainte de la colère de Voldemort suite à une maltraitance de ma personne ?
-C'est une des raisons. Nous pourrons débattre de cela plus tard.
-J'avoue que ce n'est pas franchement approprié. Je clos cependant dès maintenant le contrat, les principales clauses ont étés relevées.
Les lignes ors semblèrent stopper tout mouvement, et ensuite d'encrèrent dans leur chair reliés ; ils étaient maintenant unis, par ce serment. Rogue ne peux s'en débarrasser.
Ce dernier cependant ne fit que détourner le regard tout en retirant rapidement sa main, reculant de quelques pas. Il trouve que les choses vont trop vite, se dit le Gryffondor. Ce n'est pas faux. Mais je n'aime pas ce qui est lent, et la patience n'est pas une de mes vertus.
-Pardon, professeur. Pour tout.
-...
-J'aimerais, voyez-vous... Que vous arriviez à m'apprécier comme je suis. Pas pour mon statut vis-à-vis de vous-savez-qui ou quoi que ce soit. J'aimerais que vous ressentiez à mon égard ce que je ressens pour le votre. Sans vous forcez à quoi que ce soit.
-Vous voudriez que nous partagions une affection équivalente. Vous voudriez que l'on soit amis.
-Si ça peut être dit ainsi. Est-ce possible où suis-je un cas désespéré ?
Rogue le regarda étrangement. Mais la situation est étrange, surtout pour lui, alors ce n'est pas particulièrement grave. Il ne devait pas avoir des demandes d'amitiés tout les jours, non plus...
-Ce n'est pas impossible..., Il s'arrêta. « Je n'ai pas d'amis ou quoi que ce soit qui s'y rapproche, voyez-vous juste. Vous pouvez essayez, si il vous plaît.
-Vous n'avez pas d'amis ?
-Cela vous étonne ? Rogue ricana un peu avant d'enchaîner ; Regardez-moi, qui voudrait devenir "ami" avec ce que je suis ?
-Moi ? railla en retour le faux-Gryffondor
-Avez-vous juste déjà vous-même des amis, Monsieur Jedusor ?
-Oui, bien sur, j'ai...
Harry s'arrêta un moment, le temps de réfléchir. Il dirait Tom, il s'en allait dire Tom, mais est-ce vraiment de l'amitié qui les unis ? Une affection commune... Il ne saurait dire pour le Jedusor, mais pour lui s'était plus qu'évident. Et pour le Seigneur des Ténèbres aussi... À ça façon. Sûrement.
-Continuez, l'encouragea son hôte. Avec votre nouveau... Vous, soustrayez vos "amis" Gryffondors.
-Ceux-la ne sont pas mes amis. Non, j'ai un ami, et c'est votre maître.
Harry regarda le maître des Serpentards se retenir de rire, ne se laissant aller qu'à un sourire ironique et d'hausser un sourcil septique.
-C'est le votre aussi, Potter. Jedusor, pardon. Et détrompez-vous ; le Seigneur des Ténèbres n'a jamais eu et n'aura jamais d'amis.
-Alors je suis l'exception à la règle. Que de privilège. Continuez donc de m'appelez Potter, si vous le souhaitez, ça risque de moins vous mélangez.
Rogue ne répondit rien, mais masque froid reprit sa place sur son visage.
-Monsieur, pouvez-vous me donnez un indice qui m'aiderait à parvenir à ma fin ?
-Je ne puis vous être d'une quelconque aide à ce sujet.
-Oh. J'oubliais.
Le plus jeune désigna alors d'un geste de la main le bureau encore encombré de copies -ils finissaient les Gryffondors mais il restait encore les trois autres maisons à corriger- et tout deux se remirent en silence au travail.
[...]
Une cloche -magique, bien évidemment- sonna douze coups, les faisant sursauter tout les deux. Ça leur fit prendre conscience de l'heure actuelle, soit minuit.
Le réputé maître des potions marmonna un juron en repoussant ses copies
-Le couvre-feu est passé depuis un moment.
Il y eut un moment de flottement.
-Si vous croisez quelqu'un sur le chemin entre ici et votre dortoir, informez cette entité que c'est moi qui vous retenait. Si il y a trop de questions revenez avec ladite personne, revenez et j'expliquerais.
-Compris monsieur, approuva Harry tout en relevant les yeux de sa copie. Leurs regards se croisèrent et ne se lâchèrent plus, jusqu'à ce qu'Harry dut rompre le contact visuel pour se quitter la salle. Bonne nuit, ajouta-t-il avant de fermer la porte derrière lui, sans un bruit.
Rogue demeura un moment interdit, les yeux rivés vers la porte, pour ensuite se laisser tomber sur sa chaise professorale dans un long soupir. Il se pinça l'arrête du nez. C'est absurde, ça allait trop vite. Il se sentait tout près de dérailler. Au moins, un bon côté de l'affaire, il n'avait maintenant plus à choisir entre Dumbledore et Voldemort... Faible consolation certes, mais consolation tout de même. Plus désespéré qu'autre chose, en fait...
