Bella PDV

J'en avais assez.

La pseudo relation que j'entretenais avec Edward me faisait passer par les montagnes russes.

Tantot j'étais au Paradis, bien au chaud dans ses bras, ivre de bonheur et de jouissance. Et puis d'un coup je me scratchais violement au sol, courbant le dos sous ses moqueries et sarcasmes.

Il s'était calmé, depuis que nous étions en fuite, mais je savais que ça pouvait revenir.

Le sexe nous rapprochait. Mais j'avais besoin de plus.

Je l'ai évité, ce matin-là, parce que son regard insistant me faisait comprendre qu'il voulait s'isoler avec moi pour s'envoyer en l'air.

J'en avais très envie aussi mais jouer les filles insensibles après me minait de plus en plus.

Alors j'ai collé Rosalie et Alice de prêt, histoire de l'éviter.

Il était mécontent et ça se voyait.

Mais il ne disait rien, concentré sur ses activités.

J'avais cependant conscience de son regard insistant sur moi.

Je me sentais nue, je savais qu'il visualisait chaque courbe de mon corps, et je ne pouvais m'empêcher de penser au sien, à son ventre si bien dessiné, à ses cuisses si fermes et surtout à son pénis, si doux et dur à la fois.

Je me suis sentie rougir, et j'ai caché ma gêne en m'occupant compulsivement.

Esmée s'est méprise :

« Bella…On peut ressentir ton angoisse et ton énervement ! Du calme ! Ils vont l'attraper ! »

J'ai faillit éclater d'un rire nerveux et je suis sortie prendre l'air.

Avec surprise, j'ai vu deux adolescents d'environ notre âge en grande discussion avec Emmett et Alice.

Je me suis approchée, avec les autres.

Emmett nous les a présentés :

« Peter et Charlotte, nos voisins les plus proches ! Ca faisait une paye qu'on ne s'était pas vus ! »

Le regard d'Edward s'est éclairé :

« Pete ! Charlie ! Ca faisait au moins 4 ans ! »

On s'est tous salué et le regard de Peter sur moi m'a paru un peu insistant.

Il m'a sourit et m'a un peu parlé… »

Bella, c'est ça ? »

« Oui, en effet… »

« Tu es très charmante ! Tu aimes le Wyoming ? »

« Oui, c'est beau, c'est sauvage ! »

« Moi aussi j'aime la nature sauvage ! Si tu veux je pourrai te montrer la cascade qui est à une demi heure de marche »

Edward s'est approché, visiblement mécontent.

Il a tapoté l'épaule de Peter :

« Hé vieux ! Un petite partie de base ball, en souvenir du bon vieux temps ? »

Peter a largement sourit :

« Oh ouais ! Je vais te faire bouffer tes dents Ed ! »

« Rêve ! »

J'ai entamé un repli stratégique et discret vers le chalet, mais la poigne de Jasper m'a saisie à l'épaule :

« Bellaaaa ! Tu viens avec nous ! Il faut un nombre pair ! »

Edward PDV

J'étais furieux. Peter avait flashé sur MA Bella c'était évident ! Je ne pouvais pas lui en vouloir, elle était magnifique, et officiellement célibataire.

Mais je n'allais pas le laisser la draguer sous mon nez !

Bella a bégayé, pour tenter d'échapper au jeu.

« Non mais je suis nulle, ça va pas le faire ! »

Peter lui a sourit :

« Je vais t'apprendre, ne t'en fais pas ! »

« Mais, c'est que, euh, je suis maladroite et »

« Bah, se blesser au base ball faut y mettre de la bonne volonté ! »

« Va dire ça à Owen et Johnny ! » (Ndla : clin d'œil évident au fabuleux « une prière pour Owen » de John Irving.)

Nous avons éclaté de rire.

Mais Jasper a traîné Bella jusqu'au premier champ à peu prêt plat.

Pour commencer nous avons positionné Bella en receveuse, derrière Emmett, qui battait bien.

Je la surveillais du coin de l'œil.

Elle se mordillait la lèvre inférieure, visiblement au comble de la panique.

J'ai sourit, amusé.

Mon petit chaton maladroit…

Elle clignait des yeux, visiblement gênée par la réverbération du soleil.

Je me suis approché d'elle et je lui ai enfoncé ma propre casquette des Seattle Mariners sur la tête, en sifflant entre mes dents :

« Déjà que tu n'es pas tellement douée, si en plus tu n'y vois rien… »

Elle m'a lancé une balle dans le dos en représailles, m'atteignant sans doute miraculeusement et tout le monde a éclaté de rire. Je l'ai regardée dans les yeux, et murmuré silencieusement :

« Tu vas voir ce que je vais te faire.. »

Elle a rosit mais a soutenu mon regard quelques secondes, avant que ses yeux ne se brouillent et qu'elle se recentre sur le jeu.

Tout s'est bien déroulé pendant une demi heure.

Puis ça a été le tour de Bella de courir vers le marbre, et je suivais sa course du regard, légèrement inquiet.

J'avais raison de l'être.

Elle a percuté Emmett qui n'a pas pu l'éviter de plein fouet et elle a roulé sur elle-même, sans un cri.

J'ai lâché ma batte et j'ai bousculé Jasper pour me précipiter vers elle, hurlant son prénom, fou d'angoisse.

A terre, elle ne bougeait pas.

J'ai battu tout le monde à la course et je me suis jeté sur elle, tandis qu'Emmett, qui s'était relevé, m'empêchait de la soulever de terre.

« BELLA !BEEELLAAAAA ! Mon bébé ! Réveille toi ! »

Elle clignait des yeux, consciente mais sonnée.

Les larmes ont perlés à mes yeux, tandis que je repoussais Emmett et le prenait délicatement dans mes bras.

Autour de nous tout le monde s'agitait, et j'ai comprit que Charlotte et Jasper allaient chercher mon père.

J'ai bercé Bella, la regardant gémir, encore sous le choc.

Emmett, se répandait en excuses, bien qu'il se soit juste trouvé sur son chemin.

Quand elle a rencontré mon regard et s'y ait accroché, j'ai craqué et j'ai fondu sur ses lèvres, incapable de résister plus longtemps.

Elle a passé ses bras autour de mon cœur et nous avons approfondit notre baiser.

Il avait un goût de larmes et de peur, mais aussi de victoire.

Je l'ai fait durer longtemps, tremblant encore de peur.

Autour de nous les commentaires fusaient.

Je les entendais à peine, trop bien dans ma bulle avec Bella.

« C'est comme ça que tu la soignes ? » (Emmett)

« Eh ben c'est pas trop tôt ! »(Rosalie)

« Je le savais ! Hiiiii ! » (Alice)

« Bah je savais pas que c'était ta copine… » (Peter)

Elle s'est un peu relevée et je l'ai assises sur mes genoux à califourchon.

Je caressais son dos et ses cheveux, et j'entendais désormais les autres rire.

Finalement, Emmett nous a prévenu :

« Ed, papa arrive ! »

Nous avons alors rompu notre baiser et je l'ai regardée dans les yeux :

« Je t'aime… »

« Moi aussi »

Mon cœur tressautait comme un fou et nous avons reprit notre baiser, enhardis par notre aveu commun.

Mon père s'est exclamé :

« C'est pour guérir ça que vous m'avez fait venir ? Désolé mais j'ai pas les compétences ! »

Ma mère riait et Bella a quitté mes lèvres, rougissante.

Mon père l'a rapidement examinée, lui interdisant de se lever.

Je ne l'ai pas lâchée.

Finalement, il a consenti à ce qu'elle fasse quelques pas.

Elle a plaisanté, toute rouge :

« Emmett est plus dur qu'un rocher ! »

Mon frère a gonflé le torse, mais il a déposé un baiser sur la joue de ma chérie :

« Désolé Bell's ! »

« Bah c'est ma faute ! »

Mes parents m'ont lancé des coups d'œil amusés et j'étais terriblement fier et heureux.

Après ça, nous avons cessé de jouer.

Les autres ont passé la matinée à frapper dans la balle et Bella et moi l'avons passée à nous embrasser et à nous parler.

Enfin…

Bella PDV

J'avais mal à la tête.

Et au dos.

Mais cela n'avait aucune importance. J'étais dans les bras d'Edward, devant tout le monde.

J'étais sur un petit nuage.

Il a commencé le premier :

« Je suis désolé Bella…J'ai été affreux avec toi. En fait c'est parce que tu m'attirais incroyablement. Et après quand on a commencé à…A coucher ensemble, j'avais envie de m'afficher, mais tu es partie comme si je te faisais horreur, comme si tu avais honte de coucher avec m'a mit en rage, et je t'ai fait payer. Mais en fait, je tombais de plus en plus amoureux de toi… »

« J'ai eu peur que tu me jettes à la rentrée, que je sois juste là pour le sexe …J'essayais de ne pas m'attacher à toi. Mais j'ai pas pu m'empêcher de tomber amoureuse »

Nous nous sommes excusés encore, chacun s'accusant soi même d'être la cause de nos tourments.

Puis nous avons éclaté de rire et nous sommes embrassés encore et encore, les doigts liés, amoureux et dans notre bulle.

Edward PDV

Quand nous avons regagné le chalet, à midi, mon père m'est immédiatement tombé dessus :

« Edward, je suis ravi ! Vraiment ! Tu es heureux, très amoureux et elle aussi, ça se voit ! Mais tu sais, elle est sans aucun doute vierge et »

Là j'ai craqué.

J'ai tapoté l'épaule de mon père :

« Écoute, elle est à peu prêt aussi vierge qu'Alice, alors ça va aller ! »

Il a pâlit, et a ouvert de grands yeux avant de beugler :

« ALIIIIIICE ! »

Ma sœur allait me tuer.

Mais je m'en fichais éperdument.

Je me suis assis à coté de Bella.

Et, devant tout le monde, je l'ai embrassée avec ferveur.

Et quand je lui ai dit « je t'aime » à voix haute, tout le monde a applaudit.

Je me moquais qu'on attrape Deroot.

La perspective de rester dans ce chalet avec elle toute ma vie me plaisait bien !

Il ne reste plus que l'épilogue, qui sera du PDV de Carlisle!^^