Auteur : Nat, comme toujours.

Disclaimer : Je ne possède rien, à part l'idée. Et encore, je doute qu'elle soit bien brillante…

Spoiler : L'histoire se passe au cours de la guerre de Kharlan, donc forcément oui, il y a du spoiler.

Warning : J'aime les trucs maniaco-dépressifs ! =D Pas vous ? Sinon, shônen-ai et léger yaoi, rien de bien alarmant mais homophobes s'abstenir. Présence possible d'OOC, donc contre-indication pour les maniaques des personnalités respectées. Ah, et désolée d'avance pour tous les fans de Yuan !

Résumé : La lune est noire. Elle croît, elle devient pleine, elle décroît. Puis elle redevient noire. Comme un espoir qui naît, grandit, s'épanouit, et finit par mourir. Ainsi va la vie… Elle dure le temps d'une lune.

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Pleine lune

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La pleine lune baignait les bois de sa lueur féérique, ce soir-là. Elle trônait haut dans le ciel parsemé d'étoiles, plus belle et lumineuse qu'elle ne l'était jamais. Son éclat réchauffait la terre même au cœur de la nuit.

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Kratos était assis près du feu de camp. Il surveillait du coin de l'œil le manège de Mithos qui tardait à se mettre au lit, résistant difficilement à l'envie d'assommer le gamin afin d'avancer le moment où Yuan viendrait le rejoindre. Yuan… Le simple fait de penser au métis aux cheveux bleus lui donnait envie de sourire à ce monde qui ne voulait pas de lui. Parce qu'il y avait une personne sur cette terre qui lui accordait de l'importance, qui l'acceptait comme il était, qui s'inquiétait de savoir s'il avait froid, s'il était bien. Parce qu'il n'était plus seul. Parce qu'il avait Yuan. Et peu lui importait désormais qu'ils soient tous deux des hommes, que le genre de relation qu'ils entretenaient était prohibé et qu'ils seraient probablement condamnés à mort si cela devait se savoir. Tous ces détails qui l'inquiétaient durant la journée devenaient accessoires dès que le soleil disparaissait derrière l'horizon, et que se profilait la promesse d'une nuit passée aux côtés du guerrier Sylvaranti. Plus rien ne comptait à part Yuan.

Enfin, Mithos accepta d'aller se coucher. Martel l'imita après avoir échangé quelques mots avec son homologue demi-Elfe masculin. Elle adressa un sourire à Kratos en guise de bonsoir et se glissa sous ses couvertures. Quelques minutes plus tard, la jeune femme dormait à poings fermés. Kratos braqua son regard sur la silhouette allongée de Yuan, attendant impatiemment qu'il se décide à venir le retrouver. Un moment qui parut interminable au jeune homme se passa avant que le guerrier aux oreilles pointues ne se levât. Celui-ci s'avança vers le mercenaire sans emporter sa couverture, contrairement à d'habitude. Surpris, le Tesseha'llan aux cheveux roux l'interrogea du regard. Pour toute réponse, Yuan se contenta de lui sourire mystérieusement et de lui tendre la main.

« Viens. » Murmura-t-il simplement.

De plus en plus étonné, Kratos saisit la main qui lui était tendue. Il se leva et suivit Yuan qui l'entraînait vers la forêt auprès de laquelle ils campaient. Le demi-Elfe le guida à travers les épais fourrés qui tapissaient le sol, s'enfonçant toujours plus profondément dans les bois nocturnes. La lumière de la pleine lune éclairait leur chemin, et pendant un instant le soldat aux yeux rubis se crut dans un de ces contes millénaires racontés aux enfants. Sa marraine la bonne fée apparaîtrait au détour d'un sentier qu'il n'en serait pas plus étonné que cela. Toutefois, ce ne fut pas une petite créature avec des ailes et une baguette magique qui apparut lorsque les deux marcheurs contournèrent le tronc d'un chêne centenaire, mais une clairière tapissée de fougères et de bruyère. Une mousse épaisse et moelleuse recouvrait le sol, invitant les deux hommes à venir s'allonger sur le lit qu'elle leur offrait. Un léger sourire étira les lèvres de Kratos.

« Normalement, le prince charmant emmène sa princesse dans une clairière tapissée de fleurs et où coule un ruisseau agrémenté d'une charmante petite cascade… Remarqua-t-il à voix basse. Et si en plus il peut y avoir un arc-en-ciel quelque part, alors c'est parfait… »

Yuan haussa un sourcil avant de lever les yeux au toit de feuilles que leur offraient les hauts arbres de la forêt, et entraîna son compagnon au centre de la clairière, serrant sa main un peu plus fort. Il s'assit sur le tapis de mousse et l'Humain aux cheveux rebelles l'imita, le cœur battant soudain un peu plus vite et la respiration un peu plus rapide, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi. Il ne disait rien, restant juste à côté de l'homme qui donnait enfin un sens à sa vie, et profitant de cet instant qui n'appartenait qu'à eux. Son regard grenat s'attarda sur leur deux mains encore liées, puis remonta le long du bras du Sylvaranti jusqu'à son épaule. Il pouvait deviner, derrière le tissu blanc de sa chemise, les dessins des muscles de Yuan. Kratos l'avait déjà vu torse nu et, en toute honnêteté, il l'avait trouvé plutôt agréable à regarder, pour un homme. Mais à la lumière de leur toute nouvelle relation, cette innocente remarque prenait une dimension toute différente. Une dimension qui fit frissonner le combattant Tesseha'llan lorsque les doigts de son ami effleurèrent sa joue. L'ayant remarqué, Yuan retira sa main et demanda à mi-voix pour ne pas rompre l'ambiance magique du lieu :

« Tu as froid ? »

Sans attendre de réponse, il dégrafa sa cape et la passa autour des épaules du jeune Humain qu'il attira contre lui. Kratos se laissa faire, posant sa tête dans le creux de l'épaule du demi-Elfe. Il ferma les yeux, respirant le parfum si particulier du métis et auquel il était totalement incapable de donner un nom mais qui le calmait et l'apaisait. Ils restèrent ainsi un long moment, sans prononcer une parole, Yuan se contentant de caresser les cheveux du mercenaire, Kratos se laissant bercer par sa respiration tranquille. Finalement, le jeune homme aux cheveux roux ouvrit les yeux et s'écarta un peu du guerrier au sang mêlé, posant une main sur son épaule. Yuan plongea son regard envoûtant dans le sien et murmura :

« Je suppose que tu sais pourquoi je t'ai amené ici… »

Il avait une voix si douce… Son regard brûlant ne lâcha pas les yeux de Kratos tandis qu'il passait un bras autour de sa taille pour le rapprocher de lui. Doucement, l'épéiste déplaça sa main derrière le cou de l'homme au catogan, les battements de son cœur se faisant de plus en plus irréguliers.

« Oui… »

Kratos appuya ses lèvres contre celles du métis, entourant sa nuque de ses bras. Yuan laissa sa cape glisser des épaules de l'Humain et posa ses mains sur ses hanches pour l'empêcher de se reculer. Un long frisson parcourut le corps du bretteur aux mèches rebelles, qui se pressa un peu plus contre l'autre homme. De doux et tendre, leur baiser devint plus passionné. Tout à coup, le demi-Elfe renversa son compagnon sur le lit de fougères et se plaça au dessus de lui, dévorant sa bouche avec une ardeur non dissimulée et étouffant par la même occasion son cri de surprise. Lorsqu'ils se séparèrent, le besoin d'oxygène se faisant impérieusement sentir, Yuan ouvrit le col du débardeur violet de Kratos. Le rouquin l'arrêta dans son geste et retira de lui-même son vêtement, ignorant la rougeur de ses joues qui trahissait son malaise. Le regard du métis Sylvaranti sur lui précéda de peu ses caresses, et l'ancien soldat oublia bien vite sa pudeur. Il ne pensait plus qu'à Yuan. Yuan et ses baisers Yuan et ses mains qui parcouraient son corps Yuan et ses cheveux qui chatouillaient sa peau. Un gémissement de plaisir lui échappa alors que le guerrier aux yeux océan mordilla l'un de ses tétons, mais il se figea en réalisant soudain que le demi-sang en profitait pour détacher l'une de ses ceintures.

« Arrête ! »

Ce fut lorsque Yuan lui adressa un regard étonné et fiévreux que Kratos réalisa que c'était lui qui venait de crier. Il détourna le regard, tremblant. Bien sûr, il le voulait. Il voulait être son Kratos, lui appartenir, à lui seul. Il voulait être sien, il le voulait vraiment. Mais là, maintenant, tout de suite… Le désir n'empêche pas la peur de saisir un cœur, aussi courageux et décidé fût-il. Et… Ce n'était pas un peu tôt, aussi ? Il n'y avait pas moyen d'attendre encore un peu ?

« Ne t'inquiète pas. Fit la voix un peu rauque de Yuan à son oreille. Je sais ce que je fais.

-Yuan… Murmura Kratos, le souffle court.

-Ne t'inquiète pas. »

Kratos choisit de lui faire confiance. Il ferma les yeux et laissa le demi-Elfe de Sylvarant achever de le déshabiller. Celui-ci retira rapidement ses propres vêtements et, durant les longues minutes qui suivirent, plus rien n'exista hormis cette clairière, seul témoin de l'union de leurs corps. Lorsque la passion laissa la place à l'épuisement, Yuan se laissa retomber à côté du rouquin qui se colla à lui. Il les recouvrit tous deux de sa cape et, à demi somnolent, glissa quelques mots à l'oreille de son amant avant de sombrer dans le sommeil. Avant de s'endormir à son tour, Kratos adressa un sourire à la pleine lune dont les rayons perçaient les ramures des arbres jusqu'au sol.

« Il m'a dit… "Je t'aime"… »

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Omg. C'est quoi cette chose ? O.ô

Yuan : C'est un texte, Nat. Et je serais toi, je n'en serais vraiment pas fier. Même s'il date de trois ans.

Nat : Nan, sérieux, c'est vraiment moi qui ais écrit ça ?

Kratos : Oui, pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a de spécial, ce texte ? Ah, il faudrait peut-être que je le lise, non ?

Yuan : Nan, nan, nan. Ça risque de ne pas te plaire.

Kratos : Ah, elle a osé… ?

Yuan : Oui, elle a osé. C'est super mal écrit, y'a rien de bien intéressant et en plus, il me semble que t'es uke. =D

Kratos : …NAT !

Bref. Encore un chapitre terminé. Et, pardon à toutes celles qui l'espéraient, non, ce n'est pas un happy end… On se retrouve au prochain chapitre !