Disclaimer : les persos sont à JK Rowling bien sûr.

Couple : HP-DM, RW-HG, et... surprise.

Résumé : Pendant qu'Harry réinvestit l'Ordre avec sa hanche cassée, que faisait Draco ? Vers qui se tourne-t-il ?

Petit post it : Et ben voilà ! Chose promi chose due !! Nous sommes vendredi soir, la suite est là. Et vous pouvez remercier Griff si vous avez un chapitre si long. lolll Elle a absolument tenu à ce que je rajoute un certain passage... hum... vous devinerez lequel. Selon elle, je suis une tyran. :o Je pense qu'il ne faut pas l'écouter. Moi je dirais juste que... euh... je vous aime beaucoup et je veux pas mouriiiiiiir !! Bonne lecture !! s'enfuit :D


Chapitre 5 : La deuxième alliance.

Voilà une heure qu'il marchait en pleine nuit dans le Londres moldu. Il longeait les quais de la Tamise, crevant à l'idée qu'à cent mètres derrière lui, quelqu'un faisait exactement la même chose. Un sale espion. Voldemort lui avait collé un espion sur le dos.

Draco Malfoy grogna et tourna dans une nouvelle rue, quittant les bords du canal. Il s'arrêta devant une vitrine et jeta un coup d'œil discrètement derrière lui. Une masse sombre et imposante s'était arrêtée. Cet imbécile ne se souciait guère d'être vu ou pas. Ça ne pouvait pas être Greyback. Voldemort n'aimait guère confier des tâches au loup garou. En revanche, ce pouvait tout à fait être Macnair. Ce gros balourd n'avait aucune notion de discrétion.

Draco reprit sa marche. Depuis son retour dans les rangs, il n'avait fait que ça : marcher dans la ville, dormir vaguement aux bords du quai et marcher encore. Il avait pu manger un morceau dans un café, mais rien de bien satisfaisant.

Il avait donc marché toute la journée qui avait suivi la réunion, et il continuait encore. En début de soirée, il avait été retrouvé par cet espion parfaitement repérable. Il n'osait pas retourner vers les quais pour s'y reposer, comme il l'avait fait en quittant le repère de Voldemort. Qui sait ce que ce sale mangemort pourrait lui faire pendant son sommeil ?

Alors il marchait. Il ne pouvait pas non plus retourner voir l'Ordre avec cet abruti à ses basques. Il devait d'abord s'en débarrasser. Il tourna brusquement dans une petite rue qui s'avéra être une impasse et il s'appuya contre le mur. Tâchant de se fondre dans l'ombre, il attendit. Quelques secondes plus tard, son suiveur entrait à son tour.

- Expelliarmus !

Le corps lourdaud tomba à la renverse et Draco récupéra la baguette.

- Alors Macnair, on se balade ?

- Et toi Blondie ? ricana le bourreau en se relevant. Tu n'as pas peur tout seul ?

- Peur de quoi ? De toi ? Pour qui tu te prends !

Le gros mangemort éclata de rire.

- Rend-moi ma baguette et notre Lord ne saura rien.

- Parce que tu comptes lui dire quoi ? répliqua Draco en faisant tourner la baguette entre ses doigts. Que tu es tellement incapable que je t'ai repéré tout de suite ?

- Tu devais bien te douter qu'il n'allait pas te laisser filer si facilement !

- Oui, mais ça m'étonne qu'il te fasse confiance à toi pour ce genre de tâche. Alors, que vas-tu lui rapporter ?

Macnair semblait moins s'amuser.

- Que tu n'as en fait aucun contact avec Potter, Blondie. Voilà ce qu'il doit savoir.

- Et qu'est-ce qui te fait croire ça ?

- Pourquoi ne vas-tu pas les rejoindre tout de suite ? Hein ? Pourquoi tu restes en ville comme ça sans rien faire ? T'es toujours aussi lâche en fait !

La baguette du bourreau cessa aussitôt de tourner dans la main pâle du blond.

- Je t'interdis de…, commença-t-il d'un ton énervé.

- Tiens tiens, coupa une nouvelle voix. Un rendez-vous galant messieurs ?

Une silhouette fine et entourée de capes bouchait l'entrée de l'impasse. Les contours de l'ombre se découpaient dans le halo du lampadaire de la rue voisine.

- Severus ! s'exclama Macnair.

- Draco, rend-lui sa baguette.

A contre cœur, le jeune homme jeta la baguette en direction du bourreau qui la rattrapa de justesse.

- Maintenant, Macnair, vas te trouver un bar ouvert et saoule-toi jusqu'à ce que je revienne te chercher.

- Désolé Sev, je suis en mission. Je dois surveiller ce…

- Je sais parfaitement bien ce que tu es censé faire Macnair, et je sais aussi que tu le fais mal. J'ai à parler avec Malfoy. Va-t-en.

- Je… Bien. A plus tard alors.

- C'est ça.

Le bourreau passa devant Draco en lui jetant un regard mauvais et quitta l'impasse. Le blond et son ancien professeur se regardèrent en silence quelques instants, écoutant les pas de leur collègue s'éloigner.

- C'est la deuxième fois que je te sauve la mise depuis ton retour Draco, siffla Snape. Si tu crois que tu obtiendras la confiance de notre Lord en te mettant à dos ses sujets, tu te trompes.

- Vous me suiviez aussi, accusa Malfoy qui ne croyait pas au hasard.

- Oui.

- C'est Lui qui…

- Je suis encore capable de prendre des décisions seul. Sais-tu pourquoi il t'a fait suivre par Macnair ?

- Je suppose qu'il voulait savoir si j'allais retrouver l'Ordre.

- Evidemment. Mais je ne te parle pas du but de cette opération mais du moyen utilisé. Pourquoi a-t-il demandé à Macnair de te suivre et non à Bella qui est experte dans ce genre de chose, par exemple ?

- Ah… Je ne sais pas.

- Parce que tu as la chance d'arriver à un moment où le Seigneur des Ténèbres a vraiment besoin d'un espion. Vois-tu, depuis la mort de Dumbledore, je ne suis plus apte à pénétrer l'Ordre. Donc tu as la possibilité de lui rendre d'immenses services. Il ne pouvait pas ne pas te faire suivre, n'est-ce pas ? Mais il préférait le faire faire par Macnair, en espérant que celui-ci perde ta trace, plutôt que par Bella qui ne t'aurait pas lâcher d'une semelle.

Draco comprenait ce point de vue. C'était logique. Le Lord noir se souciait finalement peu de ce que son espion pouvait faire. Tout ce qui lui importait était qu'il lui rapporte des informations. Et Voldemort devait de toute façon le croire trop lâche pour le trahir. Il ne savait pas combien il avait raison…

- Je t'avais dit hier soir que je voulais te parler.

- Oui.

- Alors suis-moi.

Au lieu de quitter l'impasse, Snape s'approcha de lui et posa une main sur l'épaule de son ancien élève. Draco se sentit tournoyer sur place avec cette désagréable impression de se désagréger jusqu'à ce qu'il retrouve de nouveau un sol sous ses pieds.

- Impasse du tisseur, annonça Severus en avançant.

- Pourquoi sommes nous ici ?

- Pour boire un verre chez moi et parler.

Arrivés au bout de la rue, Snape le fit entrer dans une petite maison un peu délabrée. Même éclairé, le salon conservait cet aspect misérable.

- Assieds toi.

Se sentant petit à petit redevenir l'élève qu'il n'était pourtant plus, Draco obéit et s'installa sur l'unique divan de la pièce. Un verre de whisky fit son apparition devant lui. Il le prit tandis que Snape s'asseyait dans un fauteuil face à lui.

- Alors, tu traînes ?

Le blond fronça les sourcils.

- Comment ça ?

- Qu'as-tu fait depuis hier soir ?

Draco baissa les yeux vers son verre sans répondre.

- Lorsque j'ai été espion à la solde de notre Lord pour la première fois, j'étais à peine plus âgé que toi, mais j'avais déjà beaucoup plus de jugeote.

- Ah oui ? Mais peut-être que les conditions ne sont pas les mêmes ! se défendit Malfoy en lui jetant un regard noir.

- Le contexte est identique Draco.

- Non, vous n'aviez pas toute cette pression, et puis tout le monde ne vous regardait pas en chien de faïence ! J'ai autant d'ennemis chez les Mangemorts qu'à l'Ordre !

- Et alors ?

- Pas évident de travailler correctement dans ces conditions, grommela Draco.

- C'est surtout pas évident de jouer à l'espion par manque de courage.

Un silence pesant s'installa. Draco fulminait. Pourquoi tout revenait toujours à cette question de courage ?

- Car c'est pour ça que tu as choisi cette voie, n'est-ce pas ?

Le blond porta le verre à ses lèvres pour toute réponse. Le liquide brûla sa gorge, mais il n'émit pas un son. Snape pouvait toujours le cuisiner, il ne dirait rien.

- En réussissant à t'échapper, je note que tu as tout de même mis deux jours avant de revenir vers ton maître. Deux jours… Qu'as-tu fait pendant ce temps ? Tu as tourné en rond comme aujourd'hui ? Tu as réfléchi ? Et tu as du en venir à la conclusion que seul, dehors, tu n'étais pas en sécurité. Tu ne pouvais pas retourner vers la bande à Potter tout de suite, et tu craignais d'affronter ton maître.

Snape se leva et alla allumer une autre lampe au fond de la pièce. Il revint en poursuivant, sans que Draco n'ait répondu.

- En réalité, tu nous offres là la plus belle des leçons de lâcheté. Tu as choisi de revenir pour repartir aussitôt. Ton excuse ? Espionner… Seulement Draco, tu n'as rien à espionner. Y as-tu seulement songé à ça ?

- C'est faux ! s'emporta le blond. Je vais retourner au quartier de l'Ordre et…

- Ah ! Le quartier de l'Ordre…, susurra Snape. Tu sais où il est. Parfait. Alors pourquoi ne pas t'y être rendu tout de suite après la réunion, hier soir ?

- J'avais quelques affaires à régler avant. Et je voulais me trouver une chambre pour m'installer. Mais ce sale Macnair est arrivé et…

- Et devant lui, tu n'as plus rien osé faire. Revoilà ton courage. En refusant de travailler devant Macnair, tu refuses de dévoiler tes actions à notre Lord.

- Non ! Je…

- As-tu seulement choisi ton camp Malfoy ? s'énerva Severus d'un ton hargneux. Qui sers-tu vraiment ?

- Lui… Vous savez bien.

Draco se sentit pénétré par le regard d'onyx de son ancien professeur. Il ferma aussitôt son esprit et se concentra sur la simple image des yeux qu'il avait en face de lui. Snape finit par abandonner et claqua des doigts. La bouteille de whisky se leva toute seule pour resservir le jeune homme.

- Te raconter ma vie serait sans doute trop long et inutile, lança Severus, mais tu y apprendrais pourtant beaucoup de choses en matière d'espionnage. Je partageais les idéaux de notre Lord lorsque j'avais ton âge. Je les partageais au point de lui consacrer tout mon temps. Puis j'ai été pris en faute par Dumbledore. Soit il me dénonçait, soit j'acceptais de cesser toutes activités pour devenir professeur.

Draco tentait de se calmer et d'assimiler ce que lui disait Snape.

- Je me suis donc retrouvé dans la même situation que toi. Détesté par mes nouveaux collègues à Poudlard car tous ou presque se doutaient de mes antécédents, et haït par mes anciens collègues mangemorts qui se méfièrent de moi.

- Et Lui ?

- Lui, il était satisfait. Il avait un regard direct sur Dumbledore grâce à moi. Mais ça n'a pas duré longtemps, comme tu le sais. Et lorsqu'il est revenu, la situation était la même. Il faut que tu comprennes que le rôle que tu veux tenir est toujours le même : tu seras sans cesse tiraillé entre les deux camps.

- Êtes-vous en train de me dire qu'il vous ait déjà arrivé de le trahir ?

Snape posa son verre sur la petite table et fixa à nouveau les yeux gris de son ancien élève. Il eut un sourire sarcastique.

- C'est ce que tu as compris ?

- Oui.

- As-tu déjà cru que je travaillais pour Dumbledore ?

- Oui. Jusqu'à ce que vous le tuiez.

- Ah… je comprends, murmura Severus.

- Si vous étiez vraiment pour l'Ordre vous ne l'auriez pas fait, n'est-ce pas ?

- Certainement.

- Et vous seriez retourné au repaire de l'Ordre après.

- Sûrement.

Le blond posa son verre à son tour. L'alcool à jeun n'avait jamais été son fort. Et il n'avait rien mangé de concret depuis son dernier repas à Grimmaurd.

La veille, lorsque Snape lui avait parlé après la réunion, il s'était senti plein d'espoir. Cet homme allait l'aider. Il le pensait vraiment. Mais maintenant, tous ses doutes l'assaillaient de nouveau. Snape ne pouvait pas l'aider.

Il ne pouvait pas lui expliquer ce qu'il s'était passé avec Potter. Il ne pouvait pas lui parler de tout ce qu'il avait vécu à Grimmaurd. Il ne pouvait surtout pas lui dire qu'il ne savait pas, qu'il ne savait plus… pour qui… avec qui…

- Je crois que tu es en train de saisir toute la complexité du jeu auquel tu veux jouer, lança Severus. Dans quel camp es-tu Draco ?

- C'est Lui qui vous a demandé, n'est-ce pas ?

- Demandé quoi ?

- De me poser toutes ces questions.

- Non. Notre Lord s'occupe de choses importantes. Tu es insignifiant à ses yeux. Encore une fois, songe que c'est Macnair et non Bella qui te suivait.

- Merci de me le rappeler.

- C'est à toi de lui montrer à quel point tu peux être important. Si tu le veux. Mais tu as toujours été quelqu'un d'effacé Draco, même en classe. Excellent et doué, mais lâche. Je reconnais que tu as fait du bon boulot l'année dernière avec ces armoires magiques. Dommage que tu n'aies pas été au bout de ta mission…

- Ça aussi je le sais ! s'exclama Malfoy en se levant. Je n'ai pas besoin de vous pour me le rappeler. Maintenant, dites-moi ce que vous vouliez me dire, et je m'en vais.

Snape se leva aussi et lui fit face gravement.

- Je voulais connaître ton allégeance. Mais bien sûr, c'est un choix trop difficile à faire. Ça ne m'étonnerait même pas que tu n'aies pas encore choisi. Lorsque cela sera fait, j'aimerais que tu me le dises.

- Réfléchissez un peu, ricana Draco. Je ne viendrai jamais vous voir pour vous annoncer fièrement que j'ai choisi le camp de Potter et sa clique si jamais c'était le cas !

- Je crois que si Draco, tu le feras, même si c'est le camp de Potter que tu choisis. Toi et moi, nous devons travailler ensemble. Faire un choix n'ait pas le plus difficile. Après, il faut s'y tenir. Alors si tu es encore trop faible pour savoir quoi faire par toi-même, tu vas m'écouter, et faire ce que moi je te dirai.

Le blond fronça les sourcils. Mais au fond, n'était-ce pas ce qu'il voulait ? Quelqu'un pour le guider, l'aider ? Sauf que Snape ne savait pas tout et ne saurait jamais tout. Et surtout, lui, il avait déjà choisi son camp. Si Draco décidait de ne pas choisir le même, il n'aurait plus qu'à fuir… encore.

- Et que dois-je faire dans ce cas ?

- Déjà, au lieu de tourner en rond et de dormir à la bonne étoile, sache que j'ai ici une chambre vide à l'étage. Tu peux transplaner directement à l'intérieur, je suis rarement chez moi. Ensuite, demain après-midi, tu m'accompagneras à une petite réunion qu'organise notre Lord. Tu n'y as pas été invité, ce sera un comité réduit. Si tu es chanceux, il te laissera y assister, sinon tu m'attendras dehors.

- J'ai l'impression de devenir votre simple assistant.

- Plus que ça Draco, répliqua Severus. En t'acceptant, le maître a fait de toi mon remplaçant. Et je refuse que tu fasses n'importe quoi. Après-demain, tu retourneras où tu sais, et tu tâcheras de garder le peu de confiance que Potter t'a donné. J'espère pour toi que tu ne nous as pas menti sur ce point, sinon, tu n'y survivras pas. Potter a beau être un imbécile, je sais de quoi il est capable malgré tout.

- Je n'ai pas menti.

- Bien. Tu as compris ?

- Oui.

- Alors, que fais-tu ?

Draco jeta un coup d'œil au salon. Son caractère aristocrate se révolta à l'idée d'habiter un tel lieu. Mais c'était toujours mieux qu'une chambre dans un hôtel quelconque. De toute façon, il n'avait guère le choix. Snape le retrouverait toujours.

- Je reste.

oOoOoOoOoOoOo

La grande table de la pièce était encore vide pour le moment. Un feu de tous les diables ronflait dans l'immense cheminée. Sur un tapis devant, Nagini faisait semblant de dormir, enroulé sur lui-même. Mais lorsque la porte s'ouvrit, il redressa sa petite tête aussitôt.

Ses yeux perçants examinèrent les nouveaux venus.

Une allure svelte et digne, une petite barbiche noir, des yeux inquiets et une chemise rouge sous une veste noire, Antonin Dolohov n'allait certainement pas s'amuser longtemps. De longs cheveux noirs, un nez pointu et un regard plein de dédain, Bellatrix Lestrange s'installa à sa place, refusant l'aide de son mari. Rodolphus s'assit à ses côtés avec un air noble qui n'en menait pourtant pas large.

Si Nagini savait rire, il ne se serait pas privé. Certes, il n'était pas évident d'avoir pour femme une diablesse amoureuse du pire Mage Noir de tous les temps. Le serpent siffla son contentement et ramena son attention sur les deux dernières personnes.

Severus Snape avançait, l'allure fière et le regard sévère. Derrière lui, le jeune Malfoy suivait, beaucoup moins sûr de lui.

Les cinq mangemorts s'installèrent pourtant à la table, se regardant tous avec suspicion. Les réunions à effectifs réduits étaient souvent les plus intéressantes. Nagini glissa jusqu'au siège de son maître et s'y enroula tranquillement.

- Il est invité aussi lui ? s'exclama Bella en désignant Draco.

- Pas encore, répondit Snape.

Elle le regarda étrangement. Ils se faisaient face et avaient tous les deux l'honneur d'être assis de chaque côté du fauteuil de Voldemort. Puis venait Dolohov, assit près de Severus, et Rodolphus, face à lui.

Au bout de la table, installé à côté de son oncle, Draco n'en menait pas large.

- Il ne voudra jamais, ricana Bellatrix.

- Nous verrons bien, répliqua Snape.

Nagini siffla fortement et le silence revint. Cette après midi s'annonçait lourde et difficile. Quelques instants d'attente plus tard, la porte s'ouvrit enfin. Lord Voldemort entra de sa démarche souple et atteignit son fauteuil avant que Draco n'ait pu se lever comme les autres. Légèrement décalé dans son mouvement, Voldemort le repéra tout de suite.

- Toi… ici ? siffla-t-il.

- J'ai pris la décision de lui apprendre certaines règles mon Seigneur, informa Severus aussitôt. Et pour cela, je le voudrais à ma disposition à tout moment. Mais la décision reste la vôtre.

Voldemort lui jeta un regard froid avant de se concentrer sur le jeune homme. Draco regardait la table, tâchant d'ignorer le regard perçant qu'il sentait peser sur lui. Le léger ricanement de sa tante lui parvint au moment où la sentence tomba :

- Soit, qu'il reste. Asseyez-vous.

Malfoy se laissa plutôt tomber sur son siège qu'il ne s'assit vraiment. Il pouvait rester. Et il ne savait pas vraiment s'il en était heureux ou pas.

- Draco, regarde-moi…

A cet ordre à peine murmuré, d'un ton qui se voulait doucereux mais qui lui donnait des frissons, le jeune homme redressa la tête.

- Laisse filtrer quoique ce soit et je saurais te rappeler toute la douleur d'un homme en train de mourir.

- Je suis tout à vous, maître, répondit Malfoy en inclinant la tête.

- Bien. Antonin…

Son regard rouge se posa sur le mangemort, dans une question muette.

- Maître… Je… J'ai…

- Parle imbécile ! siffla Voldemort. Qu'as-tu fait ?

- J'ai retrouvé Eldred Worpel, maître. Ce matin.

- Parfait. Tu as donc mon objet.

- Nnn… non, maître.

- Et pourquoi ?

- Il ne l'avait plus, maître. Il l'a cédé à l'un de ses amis.

Une colère sourde irradia aussitôt la pièce. Nagini siffla longuement tandis que la baguette du Lord vibrait légèrement.

- A qui…

Draco eut envie de fermer les yeux, de se recroqueviller, de plaquer ses mains sur ses oreilles. Au lieu de ça, il jeta un coup d'œil à Snape qui ne bougeait pas, qui fixait le centre de la table, tout comme Rodolphus. Bellatrix, elle, se réjouissait de la crainte de Dolohov. Elle ne le quittait pas des yeux, l'éblouissant de son ricanement sauvage.

- J'ai… j'ai du le torturer, maître. J'ai même fini par le tuer, et…

- Je m'en fiche Dolohov ! coupa Voldemort. A qui ?

- Sanguini.

Les yeux rouges se rétrécirent dangereusement.

- Ce sale vampire…

- Je suis désolé maître. Je vais…

- Silence !

Voldemort se leva et se dirigea vers le feu, marchant lestement.

- Tu as accumulé trop d'erreurs Antonin, beaucoup trop d'erreurs. Tu devais me récupérer cet objet des mains de Slughorn au départ, te souviens-tu ? C'est la deuxième fois que tu échoues. Tu me déçois… beaucoup.

- Maître, je…

- Bella, punis-le !

- Non… s'il vous plaît…

- Avec plaisir, mon Lord, ricana Lestrange. Endoloris !

Alors que Dolohov hurlait et tombait de son siège, Voldemort revint s'installer à sa place. Il regarda un instant Bellatrix qui riait de son méfait avant de réclamer le silence en levant une main. Tout s'arrêta enfin.

Draco ne s'était pas rendu compte qu'il s'était mordu la lèvre. Un goût de sang coula dans sa bouche alors que Dolohov se réinstallait correctement en tremblant.

- Je te retire cette mission Antonin, tu es un incapable.

- Maître, je…

- Je ne t'ai pas demandé de parler !

La voix aiguë raisonna sur les murs sombres de la pièce, accompagnée d'un sifflement mécontent du serpent.

- Severus, sais-tu où vit Sanguini ?

- Malheureusement non, maître, répondit l'ancien espion. Mais je suppose qu'Horace ne me cachera pas ce détail.

- Slughorn… c'était bien ton remplaçant à Poudlard, n'est-ce pas ?

- Oui.

- Bien… S'il montre quelques résistances…

Le regard appuyé de Voldemort laissait comprendre la menace. Severus acquiesça.

- Merci, maître.

- Je veux que tu y ailles ce soir. Et Draco t'accompagnera, puisqu'il doit apprendre.

- Bien.

- Vous m'apporterez sa réponse juste après.

Severus inclina légèrement la tête pour marquer son consentement alors que le Lord détournait son regard vers le couple.

- Bella, Rodolphus… Quelque chose à signaler ?

- Nous avons surveillé l'endroit que vous nous aviez indiqué, maître, répondit Bellatrix. Mais il n'y a eut aucun mouvement.

- Quel dommage, Draco, murmura Voldemort. Il semblerait que Potter ne soit pas encore en Ecosse…

Malfoy ne s'attendait pas à être pris à parti. Il était venu à cette réunion en simple observateur, pensait-il. A son nom prononcé de cette voix froide et aiguë, il redressa la tête mais ne sut que répondre.

- Penses-tu que je dois continuer à faire surveiller les endroits stratégiques où il pourrait apparaître ?

Voldemort lui demandait son avis. Draco serra les poings. Non, son maître parlait à l'espion qu'il devait être. Il raffermit donc son regard et essaya de paraître plus sûr de lui.

- Les plans que j'ai vu sur son bureau étaient assez clairs, maître. Il projetait vraiment d'aller en Ecosse. Mais je ne sais pas quand il devait partir.

- Serait-il possible qu'il se soit méfié de toi et qu'il ait annulé ce voyage ?

- Je ne pense pas. Il ne sait pas que j'ai vu ses plans.

- Bien. Dans ce cas, Bella, Rodolphus, retournez là-bas immédiatement.

Le couple se leva d'un seul mouvement, et quitta la pièce rapidement. Lorsque la porte fut refermée, le regard rouge de Voldemort se tourna vers Dolohov.

- Antonin, je n'ai plus besoin de toi.

Le mangemort se leva, salua gravement et quitta la pièce d'un pas mal assuré.

Draco aimait de moins en moins cette réunion. Il se retrouvait soudain seul, éloigné de Voldemort et de Snape par plusieurs places. Cependant, maintenant qu'il ne restait plus que ces deux hommes avec lui, l'ambiance sembla changer radicalement.

Voldemort s'appuya plus sur son dossier et caressa lentement la tête de Nagini. Son regard, toujours aussi perçant, semblait pourtant moins dur. Et surtout, le visage de Snape paraissait plus détendu.

- Alors Severus, tu as donc décidé de le prendre sous ta protection ?

- Plutôt sous mon enseignement, maître, répondit l'ancien professeur en souriant.

- Es-tu retourné voir l'Ordre Draco ?

Sachant qu'il avait été suivi, le jeune mangemort ne songea même pas à mentir.

- Pas encore, maître.

- Macnair a beau ne pas être doué, il me sert tout de même, n'est-ce pas ?

- Oui… maître.

- J'espère te voir plus actif à l'avenir.

- Bien maître.

- Parfait. Maintenant sors, je dois parler à Severus.

Comme les autres avant lui, Draco se leva, salua humblement et quitta la pièce rapidement. A peine la porte refermée qu'il ne put s'empêcher de soupirer. Puis il s'éloigna un peu dans le couloir et finit par s'appuyer contre un mur recouvert de tapisserie verte.

La réunion s'était finalement pas si mal passée. Et il avait l'impression que Voldemort lui avait quelque peu dévoilé une autre facette, moins cruelle, plus… humaine. Il comprenait à présent le respect que Severus lui portait. Cet homme accomplissait malgré tout de grandes choses. Harry ne faisait pas le poids à côté.

Cette réalité fit mal à Draco. De nouveaux ses doutes l'assaillirent. Il devait choisir, c'était impératif. Choisir, et s'y tenir.

Et comme toujours lorsqu'il pensait à ce choix à faire, il repensa à ce sexe qu'il avait eu en lui, contre lui. Comme si ce membre dur qu'il avait léché et auquel il s'était offert, avait une part de responsabilité dans son futur choix. Ces yeux verts qui le hantaient chaque nuit… Pourquoi ? Simplement pour l'avoir désiré une fois. Car Draco était persuadé que s'il revoyait Potter, rien de semblable de ne se passerait.

Il n'était pas homosexuel, il n'était pas attiré par les garçons, d'une manière générale. Bien sûr cette règle avait été quelque peu bouleversée par sa nuit avec Harry, mais il pensait pouvoir s'y tenir encore. Non pas que l'homosexualité le révulsait, loin de là. Être bi ne lui poserait pas de problème. Il avait juste trop de soucis à régler en même temps.

Mais alors qu'il se jurait de ne pas retomber dans le piège des yeux émeraudes, les images continuaient de défiler dans son esprit, lui faisant fermer les yeux, revoyant chaque seconde passée avec le brun, et finalement il gémit doucement.

- Draco, on peut y aller ?

Le blond sursauta et se redressa aussitôt en rouvrant les yeux. Severus Snape était face à lui, l'observant étrangement, sans rien dire.

- Oui… oui, allons-y.

Ensemble, ils quittèrent le manoir des Jedusor et transplanèrent.

Dans la pièce de nouveau vide, Voldemort caressait tranquillement la tête de Nagini en fixant le feu rougeoyant. Severus devait absolument réussir. Ou bien son petit protégé en pâtirait…

oOoOoOoOoOoOo

Le vent frappait les carreaux d'une belle maison de pierres grises, perchée à l'extrémité d'une île du Pays de Galle. Le feu qui chauffait la maison s'était brusquement éteint à l'arrivée de deux hommes encapuchonnés et masqués, laissant la pièce dans une obscurité incertaine. Accroupi sur un fauteuil, la tête dans les mains, Horace Slughorn tâchait de faire passer son obésité pour partie intégrante du meublier de la pièce.

- Holyhead…, siffla l'un des deux mangemorts d'une vois déformée par le masque. Tu trouves toujours des endroits bien étranges pour te planquer Horace.

- Je… je vous en prie, supplia le vieil homme. J'ai déjà dit que je ne l'avais plus !

- Tu l'as donné à Worpel, et cet imbécile l'a cédé à Sanguini.

- Je… je ne sais rien de plus…

- Menteur !

- Aaaaaahhhhhh !!

Le corps lourd de Slughorn s'affaissa à terre et trembla sous la torture imposée par la baguette tendue du mangemort.

- Où est Sanguini ? Est-ce qu'il l'a toujours ? siffla celui-ci.

- Il… il vit dans les Carpates…avec… les autres. Pitié, laissez-moi… je…

- Est-ce qu'il l'a toujours ? coupa la voix froide.

- Je pense que… oui.

- Tu penses ?

Slughorn releva la tête et observa ses deux assaillants. Il donnerait cher pour savoir qui se cachait sous ses masques de fer.

- Ne cherches pas à savoir qui nous sommes Horace, siffla le mangemort le plus actif. Relève-toi et parle-moi de Blodwyn.

Le vieux sorcier écarquilla les yeux et balbutia en retournant s'asseoir sur le fauteuil. Il jeta un regard affolé vers le deuxième intrus, plus petit, qui n'avait pas encore parlé, mais qui pointait malgré tout une baguette menaçante dans sa direction.

- J'ai lu son nom dans ton esprit. Parle !

- Blo… Blodwyn… c'est sûrement lui qui l'a maintenant.

- Pourquoi ?

- Il est un peu leur chef, et il donne de nombreuses récompenses à ceux qui l'honorent comme tel. Sanguini aura sans doute voulu lui donner le… le… l'objet de… Et… donc… il doit l'avoir.

- Comment sais-tu ça ?

- Eldred me parlait souvent de ses recherches sur les vampires.

- Blodwyn vit aussi dans les Carpates ?

- Oui.

- Tu es sûr de ça ?

- Oui, oui !

- Nous saurons te retrouver Horace, où que tu te caches. Si tu m'as menti, notre Seigneur viendra te voir lui-même.

- NON ! Non, je n'ai pas menti ! Vous verrez ! Aux carpates !

Le mangemort abaissa sa baguette et se dirigea vers la porte, suivit par l'autre. Lorsqu'ils quittèrent la maison, Slughorn se releva et s'affaira aussitôt à regrouper ses affaires pour partir d'ici, le plus vite et le plus loin possible…

oOoOoOoOoOoOo

Le jet d'eau coulait sur sa peau brûlante. Il avait fermé les yeux, appréciant le retour au calme. Son cœur battait normalement, un silence apaisant l'entourait, et il était dans une maison où il ne risquait rien. Aucun mangemort n'oserait s'attaquer à Severus Snape et aucun membre de l'Ordre ne connaissait son adresse à l'Impasse du Tisseur.

Draco coupa l'eau et sortit de la douche. La visite chez Slughorn l'avait quelque peu secoué. Bien sûr avec le masque, son ancien professeur n'avait pu le reconnaître, mais le temps passé au sein de l'Ordre lui avait fait oublier l'effet que cela faisait de menacer quelqu'un du bout de sa baguette. Là-bas, il s'était reposé, corps et âme, et avait perdu certaines habitudes que son environnement mangemorts lui avait appris.

Il attrapa une serviette qu'il enroula autour de ses hanches en soupirant. Slughorn n'était qu'un misérable de toute façon. Il ne méritait pas qu'on s'inquiète pour lui.

Après en avoir eut fini avec lui, ils étaient retournés auprès de Voldemort pour lui annoncer la nouvelle que Bludd Blodwyn possédait sûrement l'objet qu'il convoitait. Cette nouvelle avait mis le mage noir en fureur et il était aussitôt parti pour les Carpates.

Draco n'avait jamais réellement imaginé le maître de ses parents autrement que cruel et avide de sang. Mais en une soirée, il avait réalisé que Voldemort savait aussi sourire, même si sadiquement, et il savait aussi récompenser. Pour féliciter Severus de son travail et de ses bons renseignements, il lui avait donné carte blanche pour l'éduquer.

Cette récompense n'avait pas forcément plu au blond, il avait tout de même compris que Voldemort était à craindre, et à respecter. C'était son point de vue au regard des derniers événements.

Il jeta un coup d'œil dans la petite glace fissurée de la salle de bain et haussa les épaules devant sa coupe complètement négligée. Ce n'était pas le moment.

L'esprit occupé, il ouvrit la porte et sortit sur le petit palier de l'étage. Devant lui, appuyé sur le mur d'en face, Snape attendait son tour, la tête renversée pour boire son verre. Draco resta un instant figé. Il regarda les muscles de la gorge de son ancien professeur bouger sous le liquide qu'il avalait. Il prit sa décision en une fraction de seconde.

Il s'approcha à pas vif de Snape, lui prit la main pour écarter le verre, et avant que le brun n'ait pu faire un geste, il plaquait ses lèvres sur les siennes. Severus émit un gargouillement surprit.

Drago appuya le poignet qu'il tenait contre le mur. Le verre glissa et tomba au sol, se brisant dans un bruit sec. Le blond se plaqua contre le corps de son aîné, lui faisant sentir son début d'érection à travers la simple serviette qu'il portait.

Il ne savait pas trop se qu'il faisait. Il voulait juste vérifier : homosexuel ou pas ? Attiré par les hommes ou pas ? C'est lorsqu'il tenta de faufiler sa langue entre les lèvres fines de Snape que celui-ci le repoussa violemment. La serviette glissa tandis que Draco reculait de plusieurs pas.

- Qu'est-ce qu'il te prend ! tempêta Severus en s'essuyant les lèvres. Je ne suis pas Potter !

Malfoy fronça les sourcils, se souciant peu de sa serviette.

- Je le sais parfaitement, répliqua-t-il. Je ne vois pas ce que Potter vient faire ici ! Ce qu'il s'est passé entre lui et moi n'était que…

- Je ne veux pas le savoir Draco, coupa Snape en se remettant peu à peu. Tu fais ce que tu veux avec lui, que ce soit pour le boulot ou pour le plaisir. Mais ne refais jamais ce que tu viens de faire.

- C'est une menace ? siffla le blond, enragé d'avoir été repoussé.

- Non, un conseil. Je ne suis pas libre.

La colère du blond s'affaissa d'un coup. Son étonnement se lisait clairement sur son visage. Severus ricana et le regarda de haut en bas jusqu'à le faire rougir.

- Bien. Bonne nuit. Demain, tu retournes voir ton cher et tendre.

Le sombre maître des potions passa à côté de lui après avoir lancé un sort sur les débris de verre et s'enferma dans la salle de bain. Un peu déboussolé, Draco récupéra sa serviette et s'isola dans sa chambre. Un simple lit et un petit bureau occupait cet espace. Il se glissa dans ses draps sans attendre, frissonnant au contact froid du tissu sur sa peau encore chaude de l'eau de la douche.

Il avait agi comme par instinct. La vision rapide de Snape la tête en arrière, appuyé sur le mur l'avait comme électrisé. Avec le recul, il se rendait bien compte que cette vision qu'il avait eu était fausse. Ce n'était pas Snape qu'il avait cru voir, c'était Potter. La tête renversée, il n'avait pu détaillé le visage. Les cheveux bruns qui retombaient sur les épaules, c'étaient ceux de l'ancien gryffondor, ainsi que la dégaine relâchée, appuyé sur le mur. Il avait rarement vu Snape ainsi, et il avait cru…

Il soupira et posa sa main sur son sexe, sans bouger, juste comme ça, pour le sentir. Son sexe. Harry l'avait touché. Il s'était masturbé devant lui. La main commença à bouger, sous un ordre imaginé.

Harry était là. Dans sa tête, et à côté de lui. Il allait bientôt le revoir. La main bougea lentement, sentant la peau se tendre, son sexe monter, grossir. Le sang afflua sous ses doigts agiles.

Il ferma les yeux et imagina Harry qui l'observait. Sa main accéléra. Il revit les yeux verts tendres se teinter de noir et briller au-dessus de son corps offert. Il le voulait donc encore… Alors qu'il passait un doigt sur la fente de son sexe humide, il savait déjà qu'il craquerait autant de fois que le brun le voudrait.

Il se cambra dans un gémissement muet, sentant une fine sueur perler dans son dos. C'était bon… juste bon.

- Haaa…

La fin du prénom mourut au fond de sa gorge alors qu'il explosait dans sa main, s'empêchant de crier. Sa tête s'enfonça dans l'oreiller et il soupira d'aise. Il continua de se caresser, reprenant son souffle lentement. Puis il attrapa sa baguette d'un bras lourd et se lança un sort de nettoyage, cessant enfin tout mouvement. Alors qu'il reposait sa baguette sur sa table de chevet, il entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir et se refermer. Snape avait fini.

Il fallait qu'il dorme. De nouveaux choix allaient devoir être fait le lendemain…

oOoOoOoOoOoOo

Un soleil clair et timide se reflétait dans l'eau sale de la Tamise. Emmitouflé dans une longue cape noire, Draco Malfoy longeait de nouveau les quais de Londres à grands pas. La nuit avait été plutôt mouvementée.

Agacé, il donna un coup de pied dans une pierre qui plongea au fond du canal. Il se sentait faible. Mais il avait finalement appris quelques petites choses lors de cette réunion à comité réduit. Allait-il en faire part à Potter, à ses risques et périls ? C'était la question qu'il se posait, inlassablement, alors qu'il approchait en vue du parc de Grimmaurd.

Il était vide. La matinée n'était pas assez chaude pour y attirer les moldus du coin. Draco avait vaguement espéré y trouver Potter, sachant qu'il y venait régulièrement. Il entra dans la rue discrètement et fixa le mur jointif du numéro 11 et 13. Connaissant l'existence de la maison portant le numéro 12 et ayant déjà été invité à y entrer, il vit bientôt apparaître la porte qu'il cherchait. Il traversa la rue en courant, ouvrit, et referma aussitôt sur lui.

Le hall était plongé dans l'obscurité et pas un bruit ne se faisait entendre. Etonné, il sortit sa baguette et avança d'un pas.

La surprise de l'explosion lui coupa la voix. Aucun son ne sortit de sa bouche pourtant ouverte sur un cri muet. Une vive lumière rouge l'entoura et des dizaines de lianes se glissèrent autour de lui, se resserrant à mesure que d'autres arrivaient. Au même moment, un puissant cri résonna dans tout le hall.

- QUI OSE PENETRER AINSI MA MAISON ?

Il reconnut sans mal la voix affreuse de l'ancêtre du chien Black. Les lianes ne cessaient de le serrer, l'étouffant à moitié. Il finit par tomber au sol, désespéré. Il voulait crier mais une liane plaquée au travers de son visage l'en empêchait.

- AAHH ! ON OSE ME REVEILLER AINSI ! AVEC TOUT CE BRUIT ! QUI ? MONTREZ-VOUS !

La lueur rouge du sort s'intensifia et la vieille sorcière sembla le reconnaître puisqu'elle se tut. Draco paniquait. Pourquoi la maison semblait-elle vide ? Pourquoi personne n'arrivait ? Où était l'Ordre et qui avait déposé ce piège ?

- C'est toi ! s'exclama le tableau alors qu'il croyait mourir d'étouffement. Tu es revenu ! Ahh ! Si tu pouvais faire fuir tous ces sangs impurs qui pourrissent ma maison !

Draco se raidit lorsqu'il entendit soudain des pas dans les escaliers. Ils allaient le massacrer pour avoir osé revenir. Finalement, il s'était senti plus en sécurité près du feu de Lord Voldemort. Il s'agita encore violemment dans un vain espoir de se libérer.

Et soudain, il le vit. Harry Potter venait d'atterrir devant lui et le fixait avec haine. Le blond cessa aussitôt de bouger et écarquilla les yeux.

- Alors c'est toi…, siffla son ennemi.

à suivre...


revient sur la pointe des pieds Voili voilou... La suite... euh... bientôt ? Plus précis ? Vous... vous êtes sûrs ? ... alors... euh... vendredi prochain ? Non ? Jeudi ? Mer... mercre...di ? MERCREDI ! d'accord ?

à mercredi mes amis ! Merci d'avoir lu ! Bisous !!

RAR : Merci beaucoup Hermoni !! Manipulateur et amoureux notre Draco ? Ma foi... Nous verrons bien... hé hé En tout cas,merci de suivre cette fic ! Bisous !