Disclaimer : les persos sont à JK Rowling bien sûr.

Couple : HP-DM, RW-HG, et... surprise.

Résumé : Harry et Draco se retrouvent enfin, après plusieurs jours de séparations. Vont-ils faire fasse à leur envie commune ?

Petit post it : Bonjour ! Et bien, voilà le chapitre 6. Encore merci à Griffy pour ses soigneuses corrections, et puis surtout, merci à tous ceux qui lisent et suivent cette fic depuis le début. J'espère que cette suite vous plaira. Bonne lecture !


Chapitre 6 : Retrouvailles et soupçons.

Le hall du ministère était encore loin de toute l'effervescence qu'il atteignait dans la journée. En ce début de matinée, seuls quelques elfes de maison nettoyaient le sol et les statues, et quelques employés matinaux discutaient.

Funestar, langue-de-plomb de son état, atterrit dans l'atrium et en sortit en courant. Il répondit à peine au salut d'un groupe de trois sorciers qu'il connaissait et fonça vers les ascenseurs. Il n'était pas rare de voir les personnels du départements des mystères courir dans les couloirs ces derniers temps, surtout depuis le meurtre de l'un des leurs.

Funestar emprunta le premier ascenseur qui s'ouvrit et appuya sur le niveau un. Alors que la porte se refermait, quelqu'un la bloqua et se faufila à l'intérieur avant d'appuyer sur le deux. Funestar jeta un coup d'œil à l'intrus et se renfrogna en voyant à qui il avait affaire tandis que la machine partait enfin.

- Du nouveau Funestar ? lança Percy Weasley de sa voix pompeuse.

- Bien sûr que non, ricana le langue-de-plomb.

Percy hocha la tête et regarda les numéros défiler. Lorsque les portes s'ouvrirent enfin à l'étage deux, il paru étonné de voir que Funestar ne descendait pas.

- Vous allez plus haut ?

- Il semblerait que oui, siffla l'homme en appuyant sur un bouton pour refermer les portes.

Tout le monde se méfiait de ce Weasley au sein du ministère. Il posait trop de questions, faisait son malin, jouait au petit chien du ministre important. Mais Funestar savait très bien que, contrairement à lui, Weasley n'avait pas accès au premier étage.

- Premier étage, bureaux du ministre et du sous-secrétaire d'état.

Le langue-de-plomb ricana en imaginant la jalousie du rouquin et avança dans le couloir sombre. Il arriva dans un hall où des secrétaires de nuit cédaient leur place aux secrétaires de jour. L'information, en continue… Les temps étaient durs.

Funestar avança à grands pas vers une belle porte en bois. Fixée dessus, une petite plaquette d'or indiquait qu'il s'agissait du bureau de Scrimgeour. Il frappa et on l'invita aussitôt à entrer.

Rufus Scrimgeour était assis à son bureau. Lorsqu'il vit qui venait d'entrer, ses épais sourcils de froncèrent.

- Que se passe-t-il ? demanda-t-il aussitôt.

- Il a quitté le pays, annonça le langue-de-plomb en s'avançant vivement. Nous avons reçu ceci dans la nuit.

Le ministre se leva et contourna son bureau pour lire la missive que lui tendait Funestar. Il la parcourut rapidement et parut soucieux.

- Toujours de la même source ?

- Oui.

- Pourquoi ne nous en dit-il pas plus ! s'énerva le ministre en relisant la lettre.

- Nous savons l'essentiel, monsieur le ministre. Vous-Savez-Qui a quitté le pays. Profitons-en.

- C'est à moi de dire ce qu'il convient de faire Funestar, trancha Scrimgeour. Il ne précise même pas pour combien de temps. Juste qu'il nous préviendra de son retour.

- La source a toujours tenu parole jusqu'à présent. Il le fera.

- Bien. Réunissez-moi Robards, Bondupois et Ombrage. Tout de suite.

Funestar acquiesça et quitta le bureau aussitôt. Il se dirigea vers une des secrétaires et annonça les noms des personnes à réunir.

Dans son bureau, le ministre de la magie fixait encore le parchemin que recouvrait une écriture souple.

" Vous-Savez-Qui a quitté le pays pour quelques temps. Je vous préviendrai de son retour. Cordialement vôtre, SS. "

oOoOoOoOoOoOo

L'ancêtre des Black fixait la scène d'un œil inquiet. La lueur rouge qui avait explosé dans le hall de sa vieille maison avait enfin disparue grâce à un contre-sort de Potter, mais celui-ci ne semblait pas pour autant décidé à libérer le jeune Malfoy de ses lianes.

- Une chance que Maugrey m'ait parlé de ce sort, hein ? ricana le brun.

Draco le fixait toujours de ses yeux écarquillés. Il ne pouvait rien dire.

- Tu vois Malfoy, on a comme qui dirait déménagé. Et ces lianes prouvent que tu n'es pas le bienvenu. Tu es seul ?

Harry n'y avait pas songé, mais soudain, cela lui sembla évident. Des mangemorts se trouvaient sans doute là, derrière la porte, dans la rue, dans le parc, attendant que leur collègue vienne leur ouvrir. Il jeta un sort de découpe sur les lianes qui recouvraient le visage du blond, égratignant la peau satinée d'une joue au passage et le laissa enfin parler.

Draco avala une grande bouffée d'air et toussa bruyamment.

- Mais libère-le enfin ! s'exclama Mrs Black.

- Ah vous, fermez-la ! hurla Harry. Alors ? ajouta-t-il en pointant de nouveau sa baguette sur le visage du blond. Tu es seul ?

- Evi… évidemment ! répondit Draco en toussant encore.

- C'est peut-être évident pour toi, mais pas pour moi, siffla Potter. Pourquoi t'es revenu ?

- Mais, parce que… parce que je suis avec vous… donc…

- Menteur, coupa Harry hargneusement.

- LIBERE-LE ! hurla encore le portrait de la vieille.

- LA FERME !

Le brun changea de cible et lança un puissant sort vers le tableau qui hurla avant d'être recouvert d'un épais rideau.

- Je crois qu'on va aller en bas, on sera plus tranquille, grogna-t-il ensuite.

Il jeta un sort de lévitation sur le corps toujours emmailloté du mangemort et ils descendirent à la cuisine. Harry l'installa sur un vieux siège en bois, au bout de la table, veillant à ce qu'il ne puisse bouger, puis il s'éloigna et alla s'asseoir sur une chaise à deux mètres. Draco ne le quittait pas des yeux. Ils se fixèrent ainsi quelques temps, suffisamment éloignés pour avoir une vue d'ensemble.

Les lianes qui entouraient le blond empêchait même que l'on ne voit ses vêtements. Il était totalement emprisonné, des épaules aux pieds, les bras le long du corps, tel une momie. Harry eut la vague pensée que le corps du mangemort était donc à son entière disposition, mais il chassa bien vite cette idée.

- Bien. Alors, qu'est-ce qu'il cherche ? demanda-t-il.

- Quoi ?

- Voldemort cherche quelque chose. Qu'est-ce que c'est ?

Draco écarquilla les yeux avant de se rendre compte de sa situation et de soupirer.

- Alors tu me traites de lâche, tu me ligotes, tu refuses de me croire, et après tu me demandes ce qu'il fait ? Je suis ton espion ou pas ?

- J'ai toutes les raisons de me méfier non ? s'énerva Harry. Tu l'as rejoint après tout !

- Evidemment ! Qu'est-ce que tu crois ? Je te l'avais dit non ? Je devais le rejoindre !

- Tu devais…, siffla le brun.

- Comment veux-tu que je l'espionne si je ne retourne pas vers lui ?

- Alors réponds à ma question ! cria Harry en frappant sur la table.

Draco sursauta dans ses lianes et ferma les yeux pour ne pas laisser la colère l'envahir aussi. Que devait-il faire ? Voldemort avait bien précisé que rien ne devait être dévoilé. S'il le disait à Potter, le saurait-il ?

- Je… je peux pas te dire, soupira-t-il finalement.

- Et voilà ! J'en étais sûr ! Donc à lui tu dis tout, et à nous tu ne dis rien ! Et ben tu sais quoi ? Cette fois, tu n'es pas prêt de sortir d'ici Malfoy. Et réjouis-toi, plus personne ne vit à Grimmaurd. Il serait donc tout à fait possible qu'on t'oublie ici, dans cette cuisine.

- Arrête…

Le cœur du blond battait à tout rompre. Il n'arrivait pas à faire son choix. Oui, face à Voldemort il dévoilait les activités de l'Ordre. Parce que c'était Voldemort, juste parce que c'était lui et qu'il avait le pouvoir avec lui. Et maintenant, lui qui avait cru pouvoir se retenir devant Potter, constatait que Harry aussi avait un certain pouvoir.

Celui de la séduction.

L'envie…

- Si jamais tu as faim, tu peux toujours essayer le sortilège d'attraction sur le buffet. Sans baguette, on verra ce que ça donne !

Le brun s'était levé et désignait les choses à Draco, comme s'il allait le laisser ici pour un long séjour de plaisance au sein de cette charmante maison d'époque, en plein centre ville de Londres, idéal pour des petites vacances reposantes. Le blond le regardait gesticuler devant lui, hors de sa portée, le cœur battant et pâlissant de plus en plus.

Non, il ne voulait pas rester ici. Il voulait…

- Un objet, souffla-t-il.

Harry se tut aussitôt. Il reprit son souffle. Sa colère n'était pas saine, il le savait. Il n'en voulait pas seulement au mangemort de ne rien lui dire, mais surtout d'être revenu, et de lui imposer sa vue si tentante une nouvelle fois. Maintenant qu'il avait goûté à cette peau pâle… Il grimaça soudain et porta sa main à sa hanche. Sa blessure n'était pas complètement guérie, il devait se calmer. Il reprit un air indifférent et s'approcha de Draco qui gardait obstinément la tête baissée.

- Quel objet ?

- Je sais pas.

Une claque retentit dans l'air sec. Il l'avait touché. Il n'arrivait pas à se calmer.

- Je te jure que je sais pas ! hurla Draco en relevant la tête, sans faire attention à sa joue qui le brûlait doucement.

Le brun le regardait, une expression mauvaise sur le visage.

- Il ne faudra pas que j'oublie de te lancer un sort de silence avant de partir, siffla-t-il d'un ton menaçant. Sinon Maugrey pourrait t'entendre.

- Ne… ne fais pas ça… Le fais pas. Je… je vais te dire. Mais détache-moi.

- Parle, Malfoy.

- Il cherche… un objet. Je ne sais pas quoi ! Je sais juste que cet objet appartenait à Slughorn qui l'a donné à un certain Worpel.

- Worpel ? Eldred Worpel ? J'ai vu son avis de décès dans la gazette.

- Oui, c'est… Dolohov qui l'a tué.

- Dolohov était chargé de ramener l'objet ?

- Oui. Seulement Worpel l'a donné à Sanguini.

- Et Sanguini ne l'a pas non plus, c'est ça ?

- Co…comment tu sais ? s'étonna le blond en fixant Harry.

Le brun attrapa une autre chaise et s'assit face à lui, sentant ses difficultés de se tenir debout plus importantes. Il mit le dossier devant pour y appuyer ses bras. Il se doutait que Sanguini n'avait pas cet objet à cause de la colère de Voldemort qu'il avait ressenti dans son rêve de la nuit précédente. Pour être autant énervé, ses plans devaient vraiment mal tourner.

Les deux jeunes hommes se regardèrent un instant, troublés d'être soudain si près. Harry eut envie de se relever aussitôt, mais il décida de continuer son rôle d'indifférent.

- Je n'en sais rien, je devine, répondit-il. Ensuite ?

- Slughorn nous a laissé entendre que si Sanguini ne l'avait plus, il se pouvait que ce soit un autre vampire qui l'ait, leur chef. Il s'appelle Bludd Blodwyn.

- Voldemort est donc à la recherche de ce vampire, c'est ça ?

- Je… je pense que oui.

- Tu as une idée de l'objet ?

- Non.

- Et Snape ?

- Snape?

Draco fronça les sourcils. Il en venait presque à se demander quelle sorte d'interrogatoire il préférait. Celui de Voldemort ou celui de Potter ? L'avantage du Lord c'est qu'on savait à peu prêt toujours ce qu'il voulait qu'on réponde. Avec Potter, tout était bien différent. Il semblait le mettre à l'épreuve à chaque question.

- Tu l'as vu ? précisa Harry.

- Ah… Oui.

Malfoy se demanda un instant s'il devait aussi lui dire qu'il vivait chez leur ancien professeur de potion ou bien si cette information n'avait aucune valeur. Mais était-ce à lui de se poser cette question ? Un bon espion devait sans doute tout dire.

- Je vis chez lui en fait.

Harry haussa les sourcils et le regarda. Ce regard fit comprendre son erreur à Draco. C'était effectivement une information secondaire. Une information qu'il avait dit comme s'il avait fait son choix. Tout dire, même les choses insignifiantes, c'était donner son allégeance. Il eut un ricanement faible et rendit son regard étonné au brun.

- Vraiment ? demanda celui-ci.

- Ouais. Et… euh, il me donne des conseils, tout ça.

- Des conseils sur quoi ?

- Sur l'espionnage.

- Bien sûr, il s'y connaît ce salaud.

- Il a une grosse cote auprès du Lord.

- Comment ça ?

- Il est toujours assis à côté de lui, on dirait presque qu'ils se comprennent. Et puis il devient un peu différent quand il est seul avec lui.

- Qui ? Snape ? Snape devient différent avec Volde…

- Non ! Lui est différent.

- Vol…

- OUI ! hurla Draco.

Harry sursauta et se redressa vivement en fixant le blond.

- Mais… qu'est-ce qui te prends ?

- Arrête de dire son nom, c'est pénible ! ragea Malfoy.

Le brun fronça les sourcils. Il semblait réfléchir. En réalité, il ne tenait plus en place. Voir Malfoy à terre dans le hall avait ravivé un souvenir trop frais encore. Le voir ligoté ne l'aidait pas non plus. Mais si en plus le blond se mettait en colère, avec cette expression si…

Harry écarta la chaise où il était assis un instant auparavant et fit un pas vers le blond. Celui-ci ferma les yeux et contracta son cou, s'attendant à une deuxième claque. Au lieu de ça, il sentit soudain un souffle hésitant contre ses lèvres. Il se força cependant à conserver les yeux fermés, il n'était pas en position de dire quoique ce soit.

- Tu as d'autres choses à m'apprendre ? murmura Harry, penché sur lui.

- Il… il fait surveiller plusieurs endroits en Ecosse, où vous pourriez être.

- Tiens, ce n'est pas vraiment une information qu'il était censé connaître ça, siffla Harry en posant ses mains sur le dossier, derrière Draco. Comment ça se fait qu'il sache ?

- J'avais vu tes plans… Dans la chambre…

- Ah…

- Harry…

- Quoi ?

- Tu… tu vas faire quoi ?

Le brun se le demandait vaguement aussi. Qu'allait-il faire ? Il avait quitter le Terrier depuis une heure environ et sa hanche le lançait de nouveau. Les autres allaient sans doute bientôt se rendre compte de son absence. Remus et Maugrey leur diront qu'il est ici et ils viendront. Alors que faire ? Ramener Malfoy au Terrier ou appeler les autres ? Ou bien profiter encore un peu…

Il observa le visage de son ennemi. Les yeux à demis ouverts qui le regardaient dans l'attente de quelque chose, la bouche entrouverte sous son souffle, les cheveux décoiffés, sans gel, sourcils fins et peau pâle. Il repéra la griffure qu'il lui avait faite en coupant les lianes. Harry se pencha donc doucement, effleura les lèvres douces et dévia vers la joue abîmée qu'il lécha.

- Harry…

Ce n'était qu'un soupir. Entre la demande, la supplique, la terreur et l'effroi. Où étaient-ils ? Où en étaient-ils ?

Le brun fit glisser sa langue le long de la mâchoire et alla embrasser la peau tendre, juste à côté de l'oreille. Les fins cheveux d'or le chatouillaient. Il les caressa d'une main, appréciant leur douceur.

- Tu me crois ? murmura encore Draco.

- Non, répondit Potter sur le même ton.

- Pourtant, je te…

- Tais-toi.

Et il posa enfin ses lèvres sur celles de son prisonnier. Le baiser était arrogant, comme s'il voulait lui montrer, justement, à quel point il ne le croyait pas, à quel point il refusait de le croire. Il prit le visage du blond entre ses mains et approfondit le baiser de sa langue.

Draco enrageait. Sous les lianes, ses doigts agrippèrent ses vêtements. Il ne sentait plus son corps, serré comme il l'était. Il ne sentait que cette langue dans sa bouche, ces doigts sur ses joues, ces cheveux noirs sur son front pâle. Et enrageait d'en vouloir plus. Il avança la tête de lui-même, pour approfondir à son tour. Malheureusement, ce geste fit s'écarter Potter.

- Tu réclames ? ricana-t-il.

- Tu comptes me détacher un jour ? répliqua Draco en s'appuyant sur son dossier.

- T'aimerais bien, hein ?

- Evidemmmhhh !!

Cette fois-ci, assumant pleinement son désir, Harry s'installa sur les genoux ficelés du mangemort et l'embrassa sauvagement. Mais bientôt, le brun se sentit trop excité par ce baiser. Lui aussi en voulait plus. Il se détacha de Malfoy qui émit un grognement et il s'accroupit devant la chaise.

- Qu'est-ce… qu'est-ce que tu fais ?

Sans répondre, Harry pointa sa baguette sur la hanche droite du blond lequel se crispa. Mais seul un sort de découpe sortit de la baguette, et bientôt, il n'eut plus que les jambes et le torse d'attachés.

- J'ai bien l'impression que tu ne risques pas de m'échapper, ricana Harry en se redressant. Tu as de la chance, ajouta-t-il en rangeant sa baguette et en écartant les lianes coupées, cette fois je n'ai pas raté mon coup.

Il avança une main et la posa directement sur l'entrejambe du mangemort.

- Tu… tu comptes me torturer longtemps comme ça ? gémit celui-ci alors que sa ceinture glissait lentement.

- Non, pas trop longtemps, parce que les autres vont bien finir par arriver, répondit Harry le plus sérieusement du monde.

- Putain…

- Oui ?

Le brun faisait glisser la fermeture éclair du pantalon tout en tâtonnant la bosse qu'il sentait déjà sous ses doigts.

- Tu vas faire quoi ?

- Pervers…, rigola Harry en parvenant enfin à sortir l'objet de ses désirs.

- Non… je voulais dire…

- Je vais d'abord souffler dessus, coupa Harry en murmurant.

Draco lui jeta un regard affolé avant de sentir un souffle chaud parcourir son sexe. Il serra les dents mais garda les yeux bien ouverts pour voir une petite langue rose sortir de la bouche de son amant.

- Ensuite, je vais te lécher, chuchota Harry. Tu veux bien que je la lèche ? ajouta-t-il en levant les yeux vers le regard gris qui ne le quittait pas.

- Je… je t'en prie…, souffla le blond.

- Trop aimable.

Harry approcha sa langue sous les yeux perdus de Draco et lécha toute la longueur qu'il avait devant lui.

- Mmmmhh…

- Oui, c'est l'effet que ça fait en général, se moqua doucement Potter. Maintenant, tu m'excuseras, mais on ne parle pas la bouche pleine.

- Haaar… ry…

Le brun le prit complètement en bouche et commença de lents va et viens, les yeux braqués vers le visage du mangemort. Celui-ci le regarda faire au début, sentant le rouge monter à ses joues, et finit par fermer les yeux, ne supportant plus cette vision.

Harry était à ses pieds, et il le suçait… Il remua les bras sous ses lianes, mais il était bel et bien coincé. Alors que la langue chaude et les lèvres tendres du brun tournaient autour de son sexe, il ressentait de plus en plus le besoin d'écarter les jambes, de s'offrir plus, pleinement. Malheureusement, là encore, les lianes lui maintenaient ses chevilles et ses cuisses collées. Il gémit fortement alors que Potter faisait courir ses lèvres sur lui.

- Dis donc, ne jouis pas sans moi hein, murmura l'ancien gryffondor en se léchant les lèvres. Fais-moi la même chose, ajouta-t-il en se redressant.

Il défit sa ceinture sous les yeux désabusés de Malfoy et son pantalon glissa le long des jambes fines, offrant le spectacle de cette érection que son ennemi avait déjà caressé. Draco se revit dans cette vieille chambre d'hôtel. Il se souvint des remords qu'il avait alors eu à s'abaisser à ça.

Mais le goût du brun, la sensation de tenir toute une vie dans sa bouche au moment de la jouissance, lui donnèrent envie de se laisser tomber à genoux devant Potter. Celui-ci s'avança un peu, facilitant l'approche au jeune homme ficelé qui ne pouvait guère bouger plus. Draco n'eut qu'à ouvrir la bouche pour accueillir cette chose délicieuse qu'il s'était promis de ne plus goûter.

La perte de l'usage de ses bras le gênait terriblement. Il aurait aimé pouvoir glisser ses mains sur les fesses du brun et maintenir un rythme plus rapide. Au lieu de cela, il gardait un équilibre incertain, appuyant son front sur le ventre d'Harry pour se relancer et reculer avant de revenir, et repartir… revenir… Le brun gémissait. Il posa une main dans les cheveux blonds et l'accompagna ainsi.

Mais bientôt, il finit par tirer gentiment sur les cheveux. Draco s'écarta, laissant s'écouler un léger filet de bave sur son menton, et leva des yeux interrogateurs vers Potter.

- Je vais libérer tes jambes, murmura celui-ci en l'aidant à se relever. Mais n'essaye pas de partir en courant, d'accord ?

- J'suis pas fou, répondit Malfoy sur le même ton.

Harry jeta donc le sort de découpe sur toutes les lianes recouvrant les jambes du blond qui put enfin se détendre un peu. Il plia un genou puis l'autre pour constater qu'il n'avait rien de cassé. Pendant ce temps, le brun s'assit sur la chaise en soufflant. Sa hanche se réveillait doucement, comme si la pommade mise le matin même cessait déjà de faire effet. Il regarda Draco plier ses genoux sans rien dire avant d'écarter ses propres jambes, et de présenter ainsi son sexe, dressé contre sa chemise encore fermée. Pour finir, il leva le bras qui tenait sa baguette et la pointa sur le blond. Vigilance constante…

- Allez, viens, lança-t-il en désignant ses cuisses.

Malfoy lui porta un regard appuyé avant de s'approcher, retrouvant le plaisir de marcher de lui-même. Il se pencha vers le brun pour lui voler un baiser. Le gryffondor avait beau le menacer de sa baguette, il ne se sentait plus en danger. Il cessa le baiser et se retourna, montrant son dos à Potter.

- Prépare-moi d'abord, murmura-t-il en rougissant à peine.

Harry parut surpris, mais les fesses qui s'offraient à lui ainsi l'attiraient trop pour protester. Il se pencha en avant, les écarta doucement et fit pénétrer sa langue dans l'intimité de Draco. Celui-ci soupira d'aise. Il aimait ça, par dessus tout. Harry le prépara donc, patiemment, jusqu'à ce que les muscles du blond se détendent.

Puis il l'attira à lui en posant ses mains sur ses hanches.

- Allez… assieds-toi…

Malfoy ferma les yeux et se laissa guider. Ses bras, toujours coincés sous les lianes le long de son corps ne lui étaient d'aucun utilité. Son pantalon glissa jusqu'à ses chevilles tandis que les mains de Potter lui faisaient écarter les jambes.

Harry se plaça correctement sur la chaise et le guida. Draco gémit en sentant le sexe du brun le pénétrer. Il s'asseyait, en effet, sur l'objet de ses désirs. Bientôt, le dessous de ses cuisses touchèrent celles du brun. Il était en lui. Harry lâcha ses hanches et glissa ses mains sur les lianes recouvrant le ventre du blond qu'il serra légèrement contre lui.

- Est-ce que… ça va ?

- Mmmh…

- Tu peux te lever ?

Draco n'attendait que ça. Il posa ses pieds bien à plat au sol et poussa pour se redresser un peu, avant de se rasseoir aussitôt, s'empalant de lui même, pour le bonheur de Potter qui poussa un long gémissement. La cuisine se remplit de leurs soupirs alors que Malfoy allait et venait, contractant ses cuisses pour se redresser et s'abaisser, avec l'aide d'Harry qui lui tenait les hanches mais ne se sentait pas capable de bouger lui-même à cause de sa blessure.

Le brun ne se sentait pas aussi à l'aise que dans la chambre d'hôtel. Pour plusieurs raisons. Tout d'abord la position était moins évidente, et les bras du mangemort lui manquaient, mais il ne pouvait le détacher complètement. De plus, il craignait l'arrivé des autres et s'efforçait donc d'amener la jouissance le plus vite possible. Enfin, ils le faisaient, pour la deuxième fois. Ils récidivaient. C'était comme s'ils se donnaient la preuve que leur première fois n'avait pas été une erreur.

- Je…Aaaaah !

Harry suivit aussitôt le blond qui venait de jouir. Draco se laissa retomber en arrière, contre le torse du brun et appuya sa nuque sur son épaule. Ils se retrouvèrent ainsi joue contre joue, les yeux fermés, reprenant leur respiration. Harry posa le bout de sa baguette sur les cuisses nues du blond et murmura un recuro pour les nettoyer.

- Libère-moi maintenant, souffla Malfoy en rouvrant les yeux.

- Non, répondit Potter en tournant la tête vers lui.

Il posa sa bouche sur la joue qui s'offrait à lui et l'embrassa doucement.

- Plus tard, ajouta-t-il.

- Bien, alors referme mon pantalon toi-même, lança Draco en se levant.

Harry gémit lorsque son sexe quitta l'antre qu'il avait habité quelques instants. Il regarda Malfoy se tenir devant lui et eut envie de ricaner. Les joues du blond avaient légèrement rougit, et il se tenait là, droit, les jambes nues, le pantalon sur les chevilles, et seules sa chemise et sa cape dépassaient de sous les lianes qui entouraient son torse.

- Très bien, assuma le brun en se levant à son tour. Après, tu te remets sur cette chaise, je te rattache, et j'appelle les autres.

Pendant qu'il parlait, il referma son propre pantalon, réajusta ses vêtements et s'approcha enfin du mangemort. Il se baissa pour prendre le pantalon entre ses mains, ignorant la douleur qui le tiraillait dans les côtes. Et lentement, observant chaque ligne des jambes fines, il le remonta. Avant de le fermer, il embrassa une dernière fois le sexe et réajusta le boxer. La fermeture éclair fut tirée, le bouton fermé.

- Voilà.

- Génial, grogna Draco. Donc maintenant, c'est comme si rien ne s'était passé ?

Harry le fixa et tâcha de savoir ce que cette phrase pouvait dire : colère, désillusion ou indifférence ? Mais les yeux gris cachaient bien leur jeu. Il finit par acquiescer et s'écarta pour lui désigner la chaise. Docile, le mangemort retourna s'y asseoir et aussitôt, Harry lui lança de nouvelles lianes autour des jambes.

- Reste là, ordonna-t-il en se dirigeant vers la porte.

- Où veux-tu que j'aille ! siffla Draco.

Harry disparut dans l'escalier en riant. Il grimpa les marches rapidement, se demandant déjà ce que les autres diraient face au retour du mangemort. Mais sa bonne humeur s'étrangla lorsqu'il arriva dans le hall.

Remus Lupin se tenait là, assit en tailleur au milieu du tapis, les yeux fixés sur ses mains croisées.

En entendant du bruit, il redressa la tête. Les deux hommes s'observèrent un instant, dans un silence lourd et emplit de questions. Harry n'osait avancer plus loin et restait sur la dernière marche de l'escalier.

Enfin, Remus baissa les yeux et s'appuya au sol pour se relever. Il épousseta tranquillement ses vêtements et fixa de nouveau Harry. Il savait parfaitement quelle question le jeune homme se posait. En revanche, il ne savait pas s'il avait envie d'y répondre ou pas.

- Les autres s'inquiétaient, lança-t-il enfin. Alors Maugrey m'a envoyé te chercher.

Harry acquiesça en baissant la tête. Il se sentait particulièrement honteux. Honteux et misérable. Mais il était également reconnaissant au destin d'avoir fait venir Lupin plutôt qu'un autre… plutôt que Ron, ou Hermione. Ou pire encore…

- Si jamais tu te posais la question, je suis arrivé dans ce hall au moment où une autre personne te criait de ne plus dire son nom.

Les joues du brun rougirent aussitôt, comprenant ce que tout cela impliquait.

- Je suppose que Malfoy n'aime pas entendre le nom de son maître ?

La voix du loup-garou était calme, pesée. Harry se laissa lentement glisser au sol et se recroquevilla sur la dernière marche. Lupin soupira.

- C'était donc ça ? murmura-t-il. Harry, réponds-moi. C'était ça ?

- Oui, souffla le brun la tête entre ses genoux. Mais… une erreur…

- Une erreur ne se reproduit pas deux fois Harry, tu le sais aussi bien que moi. De quel côté est-il ?

- Je… du nôtre ?

Remus fut plus effrayé par le ton désespéré de son jeune ami que par les larmes qu'il voyait poindre dans les yeux verts. Il s'approcha vivement et se laissa tomber à côté de lui.

- Tu ne sais pas, souffla-t-il.

Harry remua la tête et essuya ses larmes.

- Remus… Je… je suis désolé… mais…

- Tais-toi, coupa Lupin. Il ne t'a pas blessé ?

- Non !

- Harry… tu l'aimes ?

Le brun le fixa, étonné qu'il ose poser cette question qu'il ne se posait même pas à lui-même. Il eut un sourire timide devant le regard inquiet de son ancien professeur.

- En fait vous vous inquiétez plus pour moi que pour ce qui pourrait arriver à l'Ordre si jamais Malfoy est avec Voldemort, constata-t-il.

Remus eut ce sourire doux qui le caractérisait.

- Tu n'as pas répondu.

- Je ne me pose pas cette question. C'est juste…

- Du sexe ?

- Non plus. Je sais pas trop. C'est venu par hasard, et ça continue, comme par habitude. Mais on ne l'a fait que deux fois !

- Tu ne l'as pas revu entre sa fuite et aujourd'hui ?

- Non.

- D'accord.

- Je… j'aurais du vous le dire, murmura le plus jeune.

Le lycanthrope le regarda. Il ne voulait pas insister. Les relations amoureuses n'étaient pas son fort, celles des autres encore moins. Il voulait simplement être là pour écouter et soutenir le brun si celui-ci en avait besoin. Il le considérait comme un de ses plus proches amis, et quoi qu'aurait pu en penser James, il voulait tenir ce rôle pleinement.

- Harry, je voudrais te demander quelque chose, soupira-t-il en se relevant.

- Oui ?

- J'aimerais que tu me tutoies. Je ne suis plus ton professeur, et si James et Lily…

- Je comprends, coupa Harry en souriant. Je pense que ça me va.

Remus le regarda se lever et sourit.

- On forme une bande non ? Tu l'as dit toi-même, plaisanta le brun, le cœur encore battant de honte.

Le châtain acquiesça puis désigna l'escalier menant à la cuisine.

- On appelle les autres ? demanda-t-il.

- Je pense que oui, acquiesça Harry. Mais, tu… tu ne diras rien ?

- Non, répondit Lupin. C'est entre vous.

Harry le remercia d'un sourire, et pendant que le loup-garou se dirigeait vers la cheminée pour contacter l'Ordre, il redescendit à la cuisine, en priant pour que cette nouvelle réunion se passe bien.

à suivre...


Merci beaucoup d'avoir lu ! Alors alors... Quel est cet objets que Voldy cherche si activement et pourquoi faire ? Dans le prochain chapitre, vous saurez ce que le ministère prépare, et ce que l'Ordre va décider à propos de Draco. Il est également fortement possible que la jalousie de Lucius Malfoy fasse une apparition... Vala. A bientôt ! Bisous !

RAR : Merci kousaidechi !! Je t'en ai pas voulu un seul instant de pas laisser de review !! lol D'après les stats, y'a beaucoup de gens qui lisent sans reviewer et j'en profite pour les remercier infiniment. Alors merci à toi et j'espère que cette suite t'a plu toujours autant. Bisous !