Disclaimer : les persos sont à JK Rowling bien sûr. ^^
Couple : HP/DM ; SS/TJ ; FW/GW
Résumé : Harry s'est lancé à la poursuite de Draco après que celui-ci se soit échappé de Grimmaurd en le frappant et en lui volant sa baguette. Pendant ce temps, Voldemort demande à Snape de trouver l'espion qui se trouve dans ses rangs.
Petit post it : Comment !? me direz-vous ! Deux chapitres d'un coup d'un seul ? Et oui, c'est jour de fête... En réalité, je n'ai plus internet chez moi (mais j'ai un chat, donc tout va bien quand même ! hihi ) et je n'avais donc plus la possibilité de publier. Mais je n'ai pas perdu de temps pour autant puisque j'ai avancé dans l'écriture, et j'en suis actuellemnt au chapitre 21 qui me cause bien des soucis d'ailleurs.
Bref, j'espère que ce nouveu chapitre vous plaira ! N'hésitez pas à faire des réclamations ! Oh et Babou, tu es anonyme, et je le regrette bien car ta review m'a fait extrêmement plaisir ! Ravi que tu rejoignes cette fic. ^^ Bisous et bonne lecture à tout(e)s !
Chapitre 18 : Cartes à jouer et jeux de camps.
Exténué, Draco referma la porte de sa chambre dans cette vieille auberge et s'y appuya en soupirant. Le métier de croque-mort n'était décidément pas pour lui. Les tâches ingrates que lui donnait à faire Voldemort l'épuisaient, physiquement mais surtout moralement : tuer son père, s'occuper des victimes. Il avait fait ça au mieux, abandonnant le corps de Rita Skeeter à l'intérieur même de la cabine téléphonique du ministère, accompagnée de la marque des ténèbres brillante. Son père l'ayant souvent emmené au ministère, il connaissait le code par cœur. L'ascenseur était donc descendu avec son macabre occupant.
Le blond n'avait pas traîné, après tout, sa tête était mise à prix. Il espérait avoir agi comme il le fallait. Il poussa un profond soupir et s'apprêtait à retirer son masque de sous sa capuche lorsqu'une voix murmura dans l'ombre :
- Ça n'a pas l'air d'aller…
Malfoy sursauta et se redressa en brandissant sa baguette.
- Qui est là ? demanda-t-il d'une voix rocailleuse métamorphosée par le masque.
- Moi.
Potter se détacha du mur où il se trouvait, au fond de la pièce et s'avança dans la faible lumière que déposait la fenêtre sur le parquet. Draco ne bougea pas pour autant. Le brun mit la main dans sa poche et en sortit une longue baguette que le blond reconnut aussitôt comme étant la sienne.
- Y verrais-tu un inconvénient si nous échangions ? lança Harry.
Draco était perdu. Il avait frappé son amant de toutes ses forces pour pouvoir s'échapper de Grimmaurd, il lui avait volé sa baguette, et voilà qu'il revenait le chercher pour faire l'échange.
- Tu ne m'attaqueras pas, n'est-ce pas ? murmura le brun en faisant un pas en direction du mangemort. Tu ne t'es pas enfui contre moi. Regarde.
Harry mit une main dans sa poche et en tira le roi de pique.
- Je te la donne si tu me rends la mienne.
Soudain, Malfoy eut envie de rire. Même si le brun ne le disait pas, son attitude le démontrait pour lui : il lui faisait confiance. Ou du moins, presque confiance : Potter espérait ne pas se tromper, voilà tout. Mais c'était suffisamment agréable pour que Draco baisse sa baguette et achève de retirer son masque qu'il jeta sur le lit. Harry s'approcha de lui et tendit une main pour faire glisser la large capuche des mangemorts, libérant les beaux cheveux blonds qu'il aimait tant. Draco leva à son tour un bras pour effleurer le bleu qui entourait déjà l'œil qu'il avait lui-même frappé.
- Je suis désolé, murmura-t-il en caressant la blessure de ses doigts.
Harry lui sourit et s'avança pour coller ses lèvres à celles du blond. Le baiser était des plus doux. Les mains lâchèrent les baguettes tombant sur le parquet et se portèrent sur les nuques pour mieux approfondir encore. Les langues dansaient, se caressant sensuellement avec délice. Draco tenait le visage du brun entre ses doigts. Il le poussa de son corps vers le lit. Il avait envie d'oublier cette journée, et il n'y avait que le gryffondor pour l'y aider.
Elle avait pourtant si bien commencé. Il avait peut-être passé la plus belle matinée de sa vie depuis le début de la guerre, à discuter calmement avec Potter. Et puis le ministre avait tout gâché en publiant sa photo à la une. Harry avait eu une vision, probablement à cause de la fatigue qu'il lui avait lui-même provoqué en détruisant l'horcruxe. La bataille avait commencé, il s'était échappé pour replonger au cœur des ordres de Voldemort et de ces morts qui l'entouraient sans cesse.
Mais à présent, tout se résumait au corps qui se consumait sous ses baisers. Il tâchait de se faire le plus doux possible. Il avait envie du brun, comme jamais. Il le voulait, et les choses ne s'arrangèrent pas lorsque Potter lui murmura au creux de l'oreille :
- Remplis-moi Draco…
Les gestes étaient simples. L'esprit du blond se laissa finalement aller. Il prépara Harry avec toute l'attention dont il était capable, jugeant aux gémissements qu'il provoquait le moment favorable. Enfin, il se positionna, et pour la première fois, put à son tour goûter aux joies de posséder un corps.
Le brun se cambra, mâchoires crispées. La douleur était profonde. Mais petit à petit, sous les mains habiles de son amant, elle fut remplacée par un plaisir sans nom. Il se mit à geindre, écoutant le souffle rauque du blond au-dessus de lui. Harry tâtonna un instant sur les draps jusqu'à trouver les mains crispées de Malfoy. Leurs doigts se mêlèrent.
Draco se pencha et lui vola un nouveau baiser avant d'accélérer le rythme. Soudain, alors que la jouissance arrivait, il se souvint de l'ordre de Voldemort. Toute la tension qu'il avait réussi à évacuer rien qu'en embrassant Harry revint le frapper de plein fouet. Il serra les mains du brun, et mut par une décision incontrôlable, porta l'une d'entre elles sur son avant bras. La marque le brûla, mais trop rapidement : Potter avait déjà retirer sa main et jouissait en criant. Le jeune mangemort le rejoint immédiatement, collant ses hanches contre les fesses du brun, puis se laissant retomber sur le torse mat.
Les respirations erratiques se calmèrent lentement. Aucun des deux ne l'avouera : mais c'était la marque activée qui avait déclenché leur jouissance. La courte douleur les avait électrisé, l'un comme l'autre.
- Ne recommence pas ça, grogna Harry qui reprenait son souffle.
- Je ne dois plus jamais te remplir ? ricana Draco dans son cou.
- Non, ta marque.
- Je sais.
Malfoy s'en voulait déjà. Il avait fait son choix, n'est-ce pas ? Il avait choisi l'Ordre. Dans ce cas, à quoi lui servait-il d'obéir à Voldemort ? Entretenir la confiance du mage noir pour mieux le tromper ? Oui, sans doute. Il servirait cette excuse si on le lui demandait. Au fond de lui-même, cependant, il se sentait profondément mal à l'aise : il avait quitter la maison de Snape, selon le désir de son maître. Il venait d'accéder à sa deuxième demande : dominer Potter et appuyer sur sa marque à ce moment là.
Ne restait que le dernier ordre, celui qui le transformerait en meurtrier.
- J'ai des choses importantes à te confier Harry, lâcha-t-il, décidant de ne pas y songer pour l'instant.
Le brun se redressa et l'observa.
- Rita Skeeter est morte.
Les yeux de Potter s'écarquillèrent légèrement avant de hocher la tête. A quoi s'était-il attendu ? Si Voldemort l'avait décidé, il aurait été difficile de l'arrêter.
- Sais-tu pourquoi il avait besoin d'elle ? demanda-t-il en se levant pour se dégourdir les jambes.
- Pour créer un horcruxe, répondit la voix blanche de Draco.
- Quoi ? s'exclama Harry terrifié.
- L'objet qu'il cherchait depuis si longtemps et qu'il avait fini par trouver est devenu un horcruxe aujourd'hui, expliqua Draco qui s'appuya contre la tête du lit, un oreiller dans son dos. Il s'agit de l'éteignoir de Dumbledore. A sa mort, Slughorn l'avait récupéré. Puis, il l'avait offert à un ami à lui, Worpel. Lui, il est mort sous la torture jusqu'à avouer l'avoir donné au vampire Sanguini. Tu-Sais-Qui s'est déplacé aux Carpates pour le récupérer. C'était un autre vampire qui l'avait, Blodwyn, une sorte de chef parmi tous ces suceurs de sang. Il ne lui manquait qu'une victime pour faire l'horcruxe : il a choisi Skeeter.
Pendant ces explications, Harry avait fini par s'asseoir sur la chaise du misérable bureau de la pièce. Lui qui croyait toucher au but, voilà qu'il reculait de nouveau. Il restait donc encore deux horcruxes à détruire, et il était à bout de forces. Et dire qu'en ce moment même, la plupart des membres de l'Ordre étaient quelque part en train de se battre contre les sbires de cet infâme être abject qu'était Voldemort. Il poussa un profond soupir.
- Je suis désolé, je n'ai rien pu faire, soupira Draco.
- C'est la deuxième fois que tu es désolé en moins d'une heure, murmura Harry. Tu devrais faire attention Malfoy, tu te ramollis.
Le blond le darda d'un regard mauvais et haussa les épaules.
- Depuis quand sais-tu tout ça ? demanda encore le brun.
- Depuis quelques heures, pas plus. Après être parti, je suis revenu ici et il m'a appelé.
- Qu'est-ce qu'il voulait ?
- Savoir si j'avais appris des choses pendant mon séjour en prison chez toi, et me demander de le débarrasser de Skeeter.
Harry grimaça. Il comprenait mieux l'air dégoutté et épuisé que le blond avait eu en entrant dans sa chambre. Malgré le masque, la courbure de ses épaules avait tout eu d'un homme fatigué.
- Que lui as-tu dit ?
- Que vous étiez revenus d'Ecosse et que vous aviez détruit le diadème.
- Faux, chuchota Harry. C'est toi qui l'a détruit.
- Oui, j'allais lui dire ça Potter ! s'énerva Draco.
- Non, bien sûr. Qu'a-t-il dit ?
- Rien. Il a rigolé et m'a présenté son nouveau joujou.
Harry songea soudain à l'étrange sensation qu'il avait ressenti en courant jusqu'ici. Au moment où il passait aux bords de la Tamise, une brève vision l'avait accaparé.
- Est-ce que Snape couche avec Voldemort ? lâcha-t-il soudain.
- Pardon ? suffoqua Draco.
- Hermione semble penser qu'il serait de notre côté, mais moi j'ai eu une drôle de vision à son sujet. Il était avec Tu-Sais-Qui.
- Et ils…
- Je n'en suis pas sûr.
Draco referma sa bouche que la surprise avait ouverte pour lui et réfléchit. Il avait entendu certains sarcasmes, certaines insultes.
- Il y a des rumeurs à ce sujet parmi les mangemorts, avoua-t-il. Certains pensent qu'effectivement, Snape… Mon père le pense !
Il venait en effet de se souvenir du premier soir où il était revenu au manoir de son maître. Ce soir là, Lucius avait accusé Severus de passer régulièrement entre les jambes du Seigneur des ténèbres.
- Et toi, tu en penses quoi ? demanda Harry.
Malfoy secoua la tête pour montrer qu'il n'en savait rien.
- Cependant, murmura-t-il comme pour lui-même, Snape m'a dit qu'il avait quelqu'un, et c'est après que je l'ai embrassé que Tu-Sais-Qui m'a demandé de ne plus l'approcher. Comme s'il était…
- Jaloux, acheva Harry d'une voix sombre. C'est une information intéressante, non ? Voldemort est amoureux d'un homme qui est peut-être un espion, comme toi.
Draco jeta un regard affolé à son amant qui ne le vit pas. Si Snape était de leur côté, pouvait-il l'aider à sauver son père ? Jamais il n'avait douté de la bonne foi de son ancien professeur envers Voldemort. Justement parce qu'ils étaient très proches. Que signifiaient tous ces discours sur l'importance de choisir un camp si lui-même balançait entre deux ? Le cœur du blond frappait contre sa poitrine à toute allure. Il se rendait compte qu'il avait toujours eu besoin d'un modèle pour vivre. D'abord son père, pour l'imiter. Puis Potter, comme opposé. Et enfin Snape. Et chacun de ces modèles avaient été détruit, par le temps pour son père, par l'amour pour Potter. Et si Snape s'avérait n'être qu'un hypocrite et un menteur, que pouvait-il faire, lui, Draco, simple pion sur ce grand échiquier ? Etait-il à la hauteur de Severus ?
- Harry…
- Mmh ?
- Je… je ne sais pas où est ma place.
Harry quitta sa contemplation du bureau et releva la tête vers le lit. Draco était assis contre les oreillers et le regardait, le regard vaguement perdu.
- Dans cette guerre, insista le blond, je ne sais pas où est ma place.
- Putain Malfoy, siffla Harry depuis sa chaise. Tu es en train de me dire que tu n'as toujours pas choisi ton camp ? Mais tu viens de me confier pleins de choses !
- Et alors ? s'énerva Draco. Je ne l'ai pas dit à Tu-Sais-Qui ça !
Harry tâcha de rentrer sa colère. Si le blond lui en parlait à lui mais pas à Voldemort, serait-ce parce qu'il pencherait plus pour l'Ordre que pour l'autre serpent ? Potter devait trouver les mots justes. Le mangemort l'observait, indécis, les sourcils froncés. Ça n'était pas qu'il n'avait pas choisi son camp. Mais il avait besoin d'être sûr. Quoi de plus normal ?
L'illumination se fit dans l'esprit du brun en détaillant le torse nu de Draco à moitié caché sous les draps. Il se leva, toujours complètement nu, et s'approcha du lit pour grimper sur le matelas.
- Ta place ? Elle est là.
Et il le prit dans ses bras. Délicatement, Harry avait passé une jambe de l'autre côté du corps de son amant et s'était installé sur les cuisses cachées par la couette, serrant le torse et les épaules du blond contre lui.
- Euh… Harry ? Je… je suis dans tes bras là.
- Oui, confirma le brun dont le cœur battait à tout rompre. Justement.
- C'est ma place ?
- Oui, ta place c'est moi, murmura encore Harry en se soulevant pour écarter les draps et s'y faufiler. Ton corps contre mon corps, tes jambes avec mes jambes, et ta bouche sur la mienne.
Les joues du blond s'enflammèrent. Est-ce que Potter lui faisait une déclaration ? Il se laissa faire, se laissant de nouveau emporter tandis que le brun embrassait sa peau, une main courant vers son sexe. Il ferma les yeux, négligeant de répondre aux gestes par les mêmes caresses, écoutant son cœur battre et se repassant la scène en boucle. Il ne rêvait pas, le souffle chaud contre sa verge en témoignait : le brun venait réellement de lui avouer une partie de ses sentiments.
Il posa une main sur la tête de Harry qui commençait déjà de lents va et viens. Il glissa légèrement des oreillers, se tassant contre Potter et de ses deux mains, il lui fit cesser tout mouvement pour le remonter jusqu'à lui. Avait-on idée de déclarer son amour la bouche pleine ? Une fois qu'il fut à peu prêt sûr que le visage du brun était face à lui, il ouvrit les yeux.
Il fut impressionné par la brillance des yeux verts et par le rouge des joues. Etait-il lui-même aussi rouge ? Cette scène n'était-elle pas trop romantique ? Il se pencha légèrement et posa ses lèvres sur celle d'Harry, il glissa ses jambes entre les siennes, colla son corps contre le sien, exactement comme le brun l'avait dit. Harry resserra son étreinte lui aussi, comme si c'était la dernière fois. Ils s'aimaient. En avaient-ils le droit ?
Tandis que leurs langues se caressaient, Draco sentit lentement le vide en lui se combler. Oui, les bras de Potter étaient définitivement sa place. Leurs caresses s'éternisèrent, ne se souciant plus de rien. La guerre pouvait bien éclater au dehors, ils s'embrasseraient encore. Le monde pouvait prendre fin, ils s'aimeraient encore. Pas un mot ne fut échangé pendant ce nouvel acte. Les mots étaient superflus. Aucun des deux n'étaient réellement sûr des sentiments de l'autre, mais ils se faisaient passer suffisamment de tendresse pour être assez clairs. Rien ne vint perturber ce moment de pur plaisir qu'ils volaient au temps, au monde entier, aux deux camps.
Ce ne fut que lorsque le soleil disparut et que la lune lui prit sa place que Potter réagit. Il devait retourner à Grimmaurd, s'assurer que tout allait bien, que la bataille n'avait fait aucun blessé. Mais avant cela, il avait une dernière chose à faire.
Il se leva du lit et alla fouiller dans les vêtements étalés par terre. Il retrouva les deux baguettes et les deux cartes. Sous le regard curieux du blond, il se dirigea vers le bureau et posa le roi et la dame de pique côte à côte. Puis, prenant les deux baguettes dans une main, il murmura un sort. Un halo violet vint entourer un instant les cartes à jouer qui brillèrent quelques secondes avant de reprendre leur couleur naturelle.
- Qu'est-ce que tu fabriques ? grogna Malfoy qui se leva et attrapa son pantalon.
- Hermione avait utilisé ce moyen pour permettre aux membres de l'Armée de Dumbledore de communiquer.
Le blond, torse nu et jean retombant sur ses fines hanches, haussa un sourcil l'air dubitatif. Il prit le roi de pique que lui tendait Harry et récupéra sa baguette dans un même mouvement.
- Et alors ? demanda-t-il en observant la carte de plus près.
- Alors si tu frottes ta carte contre tes mains, elle chauffera et fera chauffer la mienne dans ma poche.
- Ah, c'est pour pouvoir t'échauffer à distance ? ricana le blond. Très pratique, ajouta-t-il avec un sourire coquin.
- Non, c'est pour communiquer. Avec ta baguette, tu peux écrire sur la carte un message court qui apparaîtra sur la mienne.
- C'est donc comme ça que vous vous donniez rendez-vous ! s'exclama Malfoy.
- Ouais, et tâche de ne pas perdre cette carte.
- Tu dois me faire drôlement confiance, Potter, lança Draco de façon désinvolte en rangeant le roi de pique au fond de sa poche. Tu me confies le moyen de te faire venir à moi quand je veux et surtout, où je veux.
Harry fronça les sourcils et fouilla le regard moqueur de son amant. Oui, il avait décidé de lui accorder sa confiance. Avait-il bien fait ?
- Je peux encore changer d'avis, murmura-t-il.
- Je suis avec toi, assura Draco brusquement sérieux.
Potter hocha la tête et se rhabilla en vitesse. La nuit était complètement tombée à présent. Il devait rentrer. Il avait récupéré sa baguette et vu Draco : tout allait bien. Avant de sortir de la vieille chambre, il plaqua ses lèvres brûlantes sur la bouche glacée de l'espion, dans un dernier baiser partagé.
A peine la porte se refermait sur lui que déjà Malfoy se sentait de nouveau vide. Tiendrait-il jusqu'au bout ? Il sortit la carte de sa poche et l'admira. Le dessin était fin et précis, c'était de l'art. Il aurait aimé qu'Harry choisisse le roi de cœur pour lui. Mais être le roi de la dame de pique qui se trouvait dans la poche de son amant avait aussi quelque chose de très intéressant.
Avec un sourire narquois, il se mit à frotter énergiquement la carte entre ses doigts, et lorsqu'elle fut chaude, il inscrivit dessus à l'aide de sa baguette : "Je te fais le plein quand tu veux, Potter". Puis, satisfait, il alla s'allonger de tout son long sur son lit, un sourire vicieux collé aux lèvres. La réponse ne se fit guère attendre. Il sentit la carte chauffer au fond de sa poche. Mais le message lui fit aussitôt perdre son attitude relâchée : "Maugrey et Ron sont blessés. Fred ne se réveille pas". La guerre les rattrapait toujours.
à suivre...
Voilà... Le passage de la "déclaration", je l'avais écrit depuis un bon moment déjà. Y'a plusieurs passages comme ça que j'ai écrit presque au début et que j'attendais de pouvoir insérer dans les chapitres. Ah j'espère vraiment que vous l'avez aimé celui-là parce que c'est un de mes préférés ! ^^
Je vais faire au plus vite pour la suite et surtout pour vous répondre aux reviews éventuelles. Au chapitre suivant, Ron et Harry vont (enfin) se réconcilier. Gros bisous et à bientôt !!
