Disclaimer : tous les personnaes sont toujours à J-K Rowling.
Couple : HP-DM, RW-HG, et... d'autres surprises.
Résumé : Draco commençait à avoir la confiance de Potter, mais plusieurs événements remettent tout en question : sans le vouloir, le blond entraîne les mangemorts au Terrier où une bataille éclate. Malfoy en profite pour obéir à un des ordres de Voldemort : tuer son père, Lucius.
L'a-t-il tué pour réellement sauver Ron, ou pour obéir ? Est-il espion de l'Ordre, ou mangemort ? Harry est perdu. Là-dessus, Ginny les surprend et s'enfuit de Grimmaurd désespérée...
Petit post it : Plus d'un an que je n'ai rien posté me semble-t-il. Je vous dois plus de milles excuses pour ce retard... Et mille de plus pour la petite taille de ce nouveau chapitre que vous n'attendiez plus ! J'espère simplement que vous accepterez mon retour sans me lancer trop de tomates, et surtout, j'espère que vous serez au rendez-vous...
Je tiens aussi à remercier tous les lecteurs qui pendant cette année de silence m'ont envoyé régulièrement des messages pour me demander une suite ou si j'étais encore en vie tout simplement ! Je n'ai pas répondu à tout le monde, pardon et merci !
Donc maintenant, bonne lecture et à très vite j'espère !
Chapitre 23 : Capture et trahison.
Deux silhouettes encapuchonnées dans de grands manteaux flottant se faufilaient sur les bords du quai de la Tamise. Le brouillard, le froid, ne les rendaient que plus effrayants. Ils avançaient au même rythme, très serrés. L'un sentait la main de l'autre trembler légèrement.
Harry resserra doucement sa prise sur les doigts de Draco avant de tourner dans une sombre ruelle. Ils s'étaient donnés la main naturellement, en arrivant dans ce quartier mal famé. Voilà plus d'une heure qu'ils sillonnaient ce coin moldu de Londres, à la recherche de Ginny, le cœur battant et le pas rapide. Tous les membres de l'Ordre étaient aux aguets, quelque part dans la ville, par deux.
Draco savait qu'il y avait de fortes chances pour qu'il soit suivi, mais il espérait quand même que les mangemorts auraient perdu sa trace depuis la bataille de la veille ; cette bataille terrible où il avait dû tuer son père… Peut-être que Voldemort lui faisait enfin pleinement confiance après ce meurtre. Il était sans doute mauvais de ne se baser que sur de simples suppositions, mais c'était tout ce qui lui restait pour le moment. Il frissonna de dégoût, de peur. Sa légendaire lâcheté lui collait à la peau comme la sueur qui coulait dans son dos.
- On n'est pas loin de l'hôtel, murmura Harry.
Il parlait de cette minuscule auberge où lui et Ron avaient installé leur QG lorsqu'ils cherchaient l'horcruxe de la grotte d'Ecosse. Là où lui et Draco avaient commencé leur drôle de relation. Là encore où lui et Remus avaient vécu quelques temps, toujours pour ce même horcruxe enfoui sous un lac ensorcelé. Tant d'événements s'étaient écoulés depuis…
Le blond lui donna soudain un léger coup de coude, le sortant de ses rêveries. Juste devant eux se formait une toute petite bulle de fumée bleutée : le patronus de Georges. Le petit hérisson murmura de sa voix légère que Ginny avait été retrouvée en bonne santé bien que gelée. L'ensemble de l'Ordre retournait à Grimmaurd.
Harry laissa échapper un soupir de soulagement à cette nouvelle. Bien qu'il ne comprenait pas pourquoi la jeune fille s'était enfuie dans la nuit, il espérait de tout cœur que ça n'était pas à cause de lui. Depuis qu'elle était revenue de Poudlard, pour passer les vacances de Nöel avec eux, il ne l'avait pas laissé une seule fois le temps de lui parler de leur ancienne relation. Il n'avait dans la tête qu'une guerre en cours : des horcruxes à détruire, un Draco Malfoy à maîtriser tant bien que mal, des rêves et des cauchemars…
Draco le tira à lui et lui fit accélérer la cadence.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu n'as pas l'impression qu'on nous suit ? siffla le blond en l'entraînant.
Harry jeta un coup d'œil sur les côtés, il ne voyait rien.
- Je pense que tu deviens parano mon cher Malfoy.
- Je pense qu'on va faire une pause à hôtel avant de retourner à Grimmaurd, mon cher Potter. Je m'en voudrais d'entraîner les mangemorts là-bas, après avoir permit la destruction du Terrier.
Le ton ironique déplu légèrement à Harry. C'était agaçant de ne jamais savoir si le blond plaisantait ou non. Et les contradictions du blond étaient nombreuses. Il avait défendu Ron sur le champs de bataille mais en tuant son père sous les ordres de Voldemort. Il se proclamait espion de l'Ordre, mais avait les bonnes grâces du mage noir. Il détruisait un horcruxe, en annonçait l'existence d'un de plus, mais s'enfuyait avec son masque vers Voldemort dès qu'il le pouvait. Il suppliait Harry de lui accorder sa confiance mais se faufilait en douce au Terrier, le faisant ainsi remarquer des autres Mangemorts.
L'aubergiste ne leur jeta pas un seul coup d'œil. Il était habitué à voir défiler d'étranges personnages en capes noires depuis quelques temps. Il savait où ils allaient tous : dans la chambre du haut qu'un jeune homme, en cape lui aussi, lui louait depuis un mois ou deux. Tant que l'argent tombait, il ne dirait rien.
Draco secoua sa blonde chevelure en retirant la capuche de son lourd manteaux d'hiver. La pièce n'avait pas changé. Un simple lit, un simple bureau, une simple commode. Un instant nostalgique, il contempla le lit où beaucoup de premières fois s'étaient jouées…
- C'était pas forcément malin de venir ici, maugréa Harry en se frottant le crâne. Tu sais bien que la chambre est protégée par un sort anti-transplannant. On va devoir ressortir pour rejoindre les autres de toute façon.
- J'étais suivi Potter, grogna Malfoy.
- Tu croyais être suivi, erreur ! Pourquoi Voldemort te ferait-il suivre si tu es son bras droit ? Et si tu lui obéis en tout ?
- Arrête. D'abord, je ne suis pas son bras droit. Snape l'est. Et puis tu m'agaces.
Draco n'acceptait toujours pas l'idée qu'il avait tué son propre père. Il mit les mains dans ses poches en s'approchant de l'unique fenêtre. Dehors tout était sombre et brumeux, comme dans sa tête. Au fond de sa poche, il sentit la petite carte à jouer qui lui permettait de communiquer avec Harry. Il jeta un coup d'œil à ce dernier qui restait debout au milieu de la pièce en pleine contemplation, à son tour, du grand lit aux draps vieillots.
- Il faut prévenir l'Ordre qu'on arrive d'ici cinq minutes, suggéra Draco.
Potter redressa la tête vers lui et acquiesça. Une guerre c'était ça : prévenir pour que le groupe sache toujours où chacun était. Si quelqu'un disparaît, on le cherche. Ginny aurait dû se douter qu'ils la retrouveraient. Un cerf blanc un peu nuageux s'envola avec son message et disparu par la fenêtre.
- Bon, fais-moi signe quand tu penses qu'on peut y aller, lança Harry en s'asseyant sur le lit.
- Très drôle Potter, je n'en ai pas la moindre idée. Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas retourné auprès de Tu-Sais-Qui depuis la bataille d'hier et qu'étrangement il ne m'a pas rappelé. Donc je suis persuadé qu'il me fait suivre.
- Non, il te fait confiance, c'est tout, murmura le brun en s'allongeant complètement.
- Ou bien il connaît le moindre de mes mouvements, insista Malfoy.
Et est-ce qu'il savait qu'à cet instant précis Draco était hypnotisé par la petite bande de peau brune que le pull soulevé de Potter lui laissait voir ? Est-ce que Voldemort sentait qu'il n'avait qu'une envie, celle d'embrasser ce sorcier qu'il détestait au début de cette guerre ? Est-ce qu'il savait que comme d'habitude, il était aussi perdu que peut l'être un jeune homme de son âge découvrant son homosexualité en même temps que sa lâcheté ?
Il s'approcha du lit et tendit la main vers le ventre du brun. Dès qu'il le toucha, Harry ferma les yeux et l'attira à lui.
- On leur a dit cinq minutes, murmura-t-il contre les lèvres du blond.
- Alors, ce sera les plus belles minutes de notre vie, répondit Malfoy sur le même ton.
Le baiser léger fut vite passionné. Sans trop en saisir les raisons, Draco eut envie de pleurer à travers ce baiser. Comme si l'interdit l'étouffait, comme si se cacher le tuait.
Et rien n'était prédestiné à arrêter un tel élan d'amour. Rien n'aurait dû arriver. Pourtant un rire rauque s'échappa soudain de derrière la porte, des claquements de dents, une lumière et brusquement, la passion que Draco avait mis dans leur baiser, disparut.
En rouvrant les yeux, Harry poussa un cri. Trois mangemorts se tenaient devant le lit, baguettes tendues. Très vite, il fut empoigné, coincé, désarmé. Il eut beau se débattre, le coup qu'il reçut derrière la tête l'assomma net. La dernière chose qu'il aperçut avant de sombrer dans l'inconscience fut Draco, l'air ébahi par la situation. La dernière chose qu'il entendit :
- Félicitations Drake, Le Lord sera fier de toi…
à suivre...
Voilà, voilà... Le prochain chapitre s'appelle "La dernière marque". Merci d'avoir lu !
