Disclaimer : les persos sont toujours à JK Rowling !

Couple : HP-DM, RW-HG, et... autre.

Résumé : Ginny s'est enfuie ce qui amène Malfoy et Potter à se retrouver seuls dans leur ancienne chambre d'hôtel. Mais des Mangemorts débarquent et enlèvent Harry sous les yeux impassibles du blond...

Petit post it : Voilà la suite ! Plus longue que le chapitre 23, comme vous vous en rendrez compte. Un énorme merci aux lecteurs et lectrices qui sont revenus après un an de pause. Gros bisous et très bonne lecture !


Chapitre 24 : La dernière marque (1ère partie).

Il y avait d'abord la couverture qui semblait avoir été empoignée puis tirée par terre ; puis la marque d'un sort sur l'un des murs crasseux ; enfin de la boue au sol provenant certainement des bords de la Tamise. Sans parler de la serrure explosée… C'était clair : Potter et Malfoy n'avait pas disparu de leur plein gré.

Ce fut le triste constat qu'annonça Remus à l'Ordre, réunit dans la grande cuisine, inquiet de ne pas voir revenir les deux jeunes sorciers après la recherche de Ginny. Cette dernière, à l'annonce de la disparition d'Harry, se redressa comme une lionne :

- C'est lui ! cria-t-elle les lèvres encore légèrement violettes à cause du froid. C'est Malfoy ! Je suis sûr qu'il a fait venir d'autres Mangemorts pour enlever Harry !

- Arrête Ginny, murmura Molly. Tu as froid, tu as eu peur, tu es en colère et…

- Ils sont ensemble ! ajouta la rouquine, moitié colère moitié larmes. Ils… je les ai entendu… Malfoy a complètement fait perdre la boule à Harry, il l'a…

- Ginny ! l'arrêta sèchement Lupin.

Le silence retomba froidement dans la pièce. La moitié des membres de l'Ordre observait la jeune femme, sous le choc, tandis que l'autre moitié fronçait les sourcils sans comprendre. Seul Remus et Hermione, qui connaissaient le secret des deux garçons, s'observaient sans parvenir à prendre une décision.

- Ce que tu dis est très grave Ginny, murmura Arthur.

- J'en suis sûre, renifla-t-elle.

Et elle expliqua tout : comment Harry se comportait avec elle depuis le début des vacances, comment elle avait senti quelque chose d'étrange entre les deux anciens ennemis, comment elle avait voulu rejoindre Harry dans sa chambre et comment elle l'avait entendu parler avec le blond à travers la porte et qu'elle en avait déduit qu'ils étaient ensemble.

- Tu t'es enfuie pour ça ? lui demanda Molly.

La rouquine acquiesça en baissant la tête. Elle n'était pas fière d'être partie ainsi, sur un coup de tête, avec les mangemorts qui rôdaient.

- Le problème est surtout de savoir où est Harry, vous ne croyez pas ? lança Hermione, espérant faire dévier le sujet de conversation.

- Je pense que savoir si Draco a joué un rôle ou non dans son enlèvement est tout aussi important, répliqua Kingsley dont la voix grave résonna contre les pierres froides de la cuisine.

De nouveau, les esprits s'échauffèrent. Les jumeaux s'observaient : un secret venait d'être révélé, devaient-ils craindre pour le leur ? Etait-il possible que Harry Potter se soit réellement laissé aller à ce point avec l'abominable Draco Malfoy ? Personne n'y croyait, et pourtant… tous avaient de bonnes raisons de penser que cette liaison secrète expliquerait sans doute beaucoup de choses.

Soudain, comme si un éclair venait de s'abattre sur la maison, tout le monde se mit à réagir en même temps : Harry avait disparu, et il était probablement en grand danger !

oOoOoOoOoOoOo

Il était rare d'entendre Voldemort rire d'un rire presque franc, ouvert. C'était pourtant le cas : au beau milieu d'une des grandes salles du manoir, assis dans son large fauteuil, le mage noir se laissait aller à la joie de détenir son plus cher ennemi.

Debout à ses côtés, Snape gardait les yeux résolument baissés. Il sentait sur sa nuque le regard tendu de Narcissa, qui était restée un peu en retrait des autres mangemorts. L'heure était à la fête. Tous s'observaient en se demandant comment ils allaient pouvoir tirer cette victoire à eux.

- Qu'on aille me chercher le héros du jour ! lança brusquement Voldemort en cessant de rire. Severus, tu t'en occupes.

Snape s'inclina élégamment et quitta la salle. Même une fois dans le couloir, il ne se départit pas de son masque d'espion. Pourtant, son pas se fit à peine plus pressé. Une seule et même question trottait dans son esprit : Malfoy avait-il orchestré tout cela, comme le laissait supposer Voldemort, ou n'était-ce qu'un concours de circonstances ? Quand l'ancien professeur de potions avait suggéré à son ancien élève de choisir un camp, et vite, il avait fortement espéré que Malfoy choisisse le même que lui, à savoir l'Ordre.

Après un rapide regard derrière lui – mais pourquoi le suivrait-on, il était le bras droit…- il entra dans une petite pièce où Voldemort lui laissait parfois prendre quartier. Une fois à l'abri des regards et suffisamment loin du Lord pour que celui-ci ne ressente pas les effluves magiques, il envoya deux messages sous forme de patronus, l'un pour l'Ordre, l'autre pour le ministère.

Cela fait, il se dirigea rapidement vers une autre aile du manoir où Voldemort avait forcé Malfoy de rester pour se reposer. Lorsqu'il ouvrit la porte, Snape ne trouva pas le jeune sorcier : il trouva à la place un véritable homme, dont le regard dur le transperça. Draco n'avait jamais autant ressemblé à son père qu'à cet instant.

- Ton maître veut te voir, lança Snape sans rien laisser paraître de son inquiétude.

Les deux hommes n'échangèrent pas un mot dans le dédale des couloirs qui les menèrent tout droit à la grande salle. Les portes s'ouvrirent et toutes les têtes se tournèrent vers le blond.

- Bienvenue chez toi Draco, susurra Voldemort en se levant pour l'accueillir.

C'est à ce moment précis que Severus comprit le danger que courrait Malfoy. Le Lord noir ne se levait jamais pour accueillir qui que ce soit…

oOoOoOoOoOoOo

"Vous-Savez-Qui prend de la puissance de façon inquiétante. Il détient Harry Potter. Contactez l'Ordre de toute urgence."

- Repassez-le moi encore, murmura le ministre de la magie.

Funestar donna un coup de baguette magique en l'air et le patronus réapparut au-dessus du bureau et transmit de nouveau le même message.

- Qu'est-ce qu'on fait Monsieur ?

- Ce qu'il dit : contactez l'Ordre.

- C'est le patronus de Severus Snape…

- Je me doutais qu'il était notre espion inconnu.

- Monsieur… doit-on lui faire confiance ? murmura Funestar.

- Contactez l'Ordre j'ai dit !

oOoOoOoOoOoOo

Kingsley fut le premier à réagir. Ses réflexes d'auror y étaient sans doute pour quelque chose. Lorsque la masse nuageuse et torturée arriva au-dessus de la grande table de la cuisine, il avait depuis longtemps sa baguette braquée dessus.

"Je sais où est Harry Potter. Le ministère devrait vous contacter."

Hermione poussa un petit cri en reconnaissant le patronus de Snape. Celui-ci venait de prendre un gros risque pour les prévenir. C'était la preuve ultime de son bon vouloir.

- Les choses vont s'accélérer, lança Remus. Nous devons être prêt à tout.

Le lycanthrope affichait clairement son inquiétude pour Harry. Il s'en voulait de n'avoir pas su le protéger. Si Malfoy avait réellement prévu ce qui s'était passé, il n'avait pas intérêt à tomber sous les griffes du loup-garou.

oOoOoOoOoOoOo

Tous les visages de la grande salle semblaient rayonner aussi fort que le feu ronflant de l'immense cheminée. Chacun avait prit sa place habituelle autour de la table. Snape et Draco entourait leur maître installé en bout de table.

- J'avais confié à Draco Malfoy deux missions de la plus haute importance, lança Voldemort que tous écoutaient avec attention. Il devait tuer son père et dominer Potter pour me permettre de le capturer en toute sécurité. Je suis fier de toi Draco, ajouta le mage noir en se tournant vers le blond. Tu es un exemple pour tous les abrutis présents ce soir.

Le jeune mangemort n'avait pas quitté son air totalement neutre. Il fixa Voldemort et fit un léger signe de tête en remerciement. Il était impossible, même pour sa propre mère qui ne le quittait pas des yeux, de savoir ce qui se passait en lui. Tous étaient très impressionnés par le travail accompli par ce jeune sorcier. Le souvenir des déboires du père laissaient place à la nouvelle notoriété du fils.

- Les Malfoy récupère toute mon attention, siffla encore Voldemort en jetant un coup d'œil à Narcissa. Je demanderai à chacun d'entre vous d'honorer Draco comme vous honorez Severus. Désormais, il est notre nouvel espion !

Snape observa comme au ralentis les deux mains de son amant se joindre dans un applaudissement léger en l'honneur de Malfoy junior. Chaque frappe lui semblait être un coup de couteau envoyé vers le blond. Jamais le Seigneur des Ténèbres n'avait montré tant d'enthousiasme. Etait-il réellement satisfait du blond ou surjouait-il pour le faire craquer ? Le seul espoir de l'ancien maître des potions était Narcissa. Il devait absolument la convaincre que son fils était en danger. Mais l'était-il ? Peut-être avait-il réellement choisi son camp et mis l'Ordre de côté. Comment le deviner derrière ce masque froid et impénétrable ?

- Mon cher Draco, susurra Voldemort en se penchant vers le blond. Crois-tu que Potter souffre plus parce qu'il a été fait comme un rat, ou parce qu'il se croit trahi ?

Sans attendre de réponse, le mage noir éclata de rire. Tout aussi brusquement il réclama le silence et expliqua son plan. Il fit apparaître devant lui un objet brillant en forme de tube qu'il montra à tout le monde.

- Sentant que l'Ordre prenait quelques forces, commença-t-il, j'ai récupéré l'éteignoir de Dumbledore dans un but bien précis. La mort de cette Skeeter n'aura pas été en vain, susurra-t-il en contemplant le nouvel Horcruxe.

Quelques mangemorts ricanèrent sans même comprendre à quoi pouvait bien servir un éteignoir au milieu d'une guerre sanglante.

- Le ministère aura fait quelques tentatives d'intimidation : les affiches étaient minables, à peine ressemblantes, et mettre vos têtes à prix sur un vulgaire journal n'aura fait qu'attiser ma colère.

Cette fois-ci la table entière tressauta de rire face à ces ridicules essais.

- Certes, nous n'aurons pas réussi à récupérer Mulciber. Lucius n'était pas en grande forme, ajouta Voldemort en haussant les épaules. Mais infiltrer le ministère n'est plus notre priorité. Je voulais gagner cette guerre, siffla-t-il en faisant disparaître son nouvel horcruxe d'un geste, Potter nous servira de monnaie d'échange. Je vous promets une grande bataille, du pouvoir et de la reconnaissance ! lança-t-il sous les applaudissements des Mangemorts.

oOoOoOoOoOoOo

Kingsley et Tonks firent une entrée assez remarquée dans le bureau de Scrimgeour. Le ministre les regarda, à la fois ébahi et agacé.

- Ainsi… vous faites partie de l'Ordre ? leur lança-t-il.

- Je pense que la situation actuelle est suffisamment complexe pour qu'on ne s'attarde pas sur ce genre de détail, lui répliqua l'auror à la voix grave.

- Vous-Savez-Qui a kidnappé Harry, ajouta la jeune femme qui l'accompagnait.

- Je sais, soupira Scrimgeour. Nous avons nous aussi nos sources, ajouta-t-il d'un ton vantard.

- Vous avez-nous appelé pour poursuivre cette ridicule animosité entre le ministère et l'Ordre ou pour agir au mieux ?

- Essayons de mettre en commun nos informations, lança Scrimgeour en repoussant cette question de la main. Nous savons à peu prêt où se trouverait Vous-Savez-Qui et nous connaissons en gros ses effectifs. En revanche, nous ne connaissons rien à propos de cette prophétie…

Tonks poussa une exclamation de surprise choquée tandis que Kingsley fronçait les sourcils de colère. Il avança d'un pas vers le bureau du ministre et le pointa du doigt.

- Vous n'êtes qu'un monstre ! s'exclama-t-il. Aucune information concernant l'Ordre ne vous sera dévoilé. Vous avez besoin de vos aurors pour attaquer le soi-disant repaire de Voldemort, et nous sommes aurors ! Arrêtez de faire une différence entre votre cause et la nôtre et passons à l'action !

Déçu, Scrimgeour prit la décision de faire passer l'alerte à tous les étages du ministère. Bientôt, en quelques minutes seulement, tous les aurors et langues de plomb qui n'avaient pas de mission se retrouvèrent pour mettre au point un plan d'attaque. La grande guerre allait enfin éclater, après des années de guerre latente…

oOoOoOoOoOoOo

- Severus !

Le maître des potions se retourna et contempla la silhouette gracile de Narcissa Malfoy venir jusqu'à lui dans la nuit. Sans un mot, il lui prit le bras et l'entraîna jusqu'au bout de l'allée qu'il avait commencer à suivre. Il ouvrit la porte de sa petite maison et laissa la sorcière passer devant lui. Une fois la porte fermée, le peu de chaleur que les vieilles pierres avaient su garder les fit frissonner.

Sans un mot, Snape jeta sa cape sur le dossier d'un fauteuil de cuir et attrapa une bouteille de whisky pur feu. Deux verres voletèrent jusqu'à lui.

- Assieds-toi, commanda-t-il à la blonde en lui tendant un verre plein.

Narcissa obéit et réchauffa son corps de quelques gorgées d'alcool.

- Je t'écoute.

D'un mouvement de baguette, Severus alluma un feu réconfortant dans l'antre de pierres. La sorcière déglutit doucement et ancra son regard bleu dans celui, ténébreux, de l'ancien professeur de potions.

- Tu m'avais fait comprendre que Draco était avec l'Ordre parce qu'il avait tué Lucius non pas pour obéir au maître mais pour sauver la peau d'un Weasley.

- Oui, acquiesça Snape sans laisser transparaître son émotion.

- Maintenant, tu le penses toujours ? Et pourquoi ne pas le trahir à ce stade alors qu'il devient dangereux pour le Lord maintenant qu'il a sa confiance ?

La question laissa un froid silence la suivre. Severus se contracta. Il sentait venir la fin, une fin. La sienne peut-être. Celle de Potter sûrement. Ou celle de Draco.

- Avec qui es-tu Severus Snape ?

L'ancien maître de potions porta le verre à sa bouche dans une attitude qu'il voulait décontractée. Mais les glaçons qui tremblotaient contre le bord du récipient trahissait ses efforts. Narcissa insista :

- Si tu étais vraiment un Mangemort, tu n'aurais jamais accepté de mettre en danger ton maître pour sauver la peau d'un Malfoy. Tu n'aurais même pas laissé Draco revenir sans dire à ton Seigneur qu'il a sauvé ce Weasley.

- Je ne peux pas te répondre Narcissa, soupira enfin Severus. Je ne peux te dire qu'une seule chose : l'attitude de Draco m'inquiète. Il agit comme s'il changeait de camp toutes les deux minutes. Et que je sois ou non pour Tu-Sais-Qui, je ne suis pas satisfait de cette situation. Mais Tu-Sais-Qui n'est pas dupe, et je ne crois pas que sa confiance soit si aveugle que ça.

- Draco est en danger ! s'écria Narcissa en se redressant. C'est ce que tu me dis à demi-mot, n'est-ce pas ?

Snape senti en lui vibrer les ondes magiques des deux serments qui le liaient à cette femme. Il était fatigué de tromper le monde, de se tromper lui-même. Mais la vérité était encore trop dangereuse à avouer.

- S'il est réellement avec l'Ordre et que la capture de Potter soit une pure coïncidence, oui, il court un grand danger. Sauf s'il arrive à garder cette attitude impassible qu'il avait tout à l'heure à la réunion.

- Je l'ai à peine reconnu, murmura la blonde.

Le soupir qu'elle poussa déchira le cœur de Severus Snape qui pourtant ne pu rien dire de plus.

oOoOoOoOoOoOo

Serrant Ginny contre elle, Molly Weasley gardait cependant un œil très observateur sur Ron et Hermione. Ces deux-là ne cessaient de parler à voix basse depuis la disparition de leur meilleur ami. Molly avait tout simplement peur qu'ils tentent quelque chose à la manière des Gryffondors , sans trop réfléchir.

Chacun restait dans son coin, la plupart par deux. Fleur et Bill sirotaient un thé au bout de la grande table, sans parler. Charlie et son père s'étaient postés dans le hall, attendant des nouvelles des aurors envoyés au ministère, et discutant à voix basse. Fred et George étaient allés s'enfermer dans leur chambre, et pour une fois, aucun rire ni étrange explosion n'en sortaient. Seul Remus restait en solitaire, rongeant son inquiétude et ses regrets.

- Alors tu le savais toi, murmura encore Ron.

- Il m'avait fait promettre de ne le dire à personne, particulièrement à toi, répondit Hermione sur le même temps.

Le rouquin poussa un soupir. Il n'en revenait pas que son meilleur ami sorte avec son pire ennemi. Lorsque Ginny avait lâché le morceau, il avait refusé de le croire. Mais à présent qu'Hermione lui avait tout avoué, il était bien obligé de le croire.

- Et qu'est-ce que tu crois, que Malfoy est un vrai salaud ou qu'ils n'ont pas eu de chance ? murmura encore Ron.

Hermione secoua la tête de désespoir. Elle n'arriva pas à savoir. Draco avait-il trompé Harry tout ce temps, et Harry s'était-il réellement laissé tromper ?

- Ce dont je suis toujours aussi certaine, maintenant plus que jamais, c'est que Snape est de notre côté. Le ministère va intervenir. Il va y avoir une vraie guerre Ron, murmura-t-elle, à moitié déterminée et à moitié horrifié.

Soudain, un petit oiseau de papier pénétra par la cheminée de la cuisine et atterrit sur la table, devant Molly Weasley. Celle-ci s'en empara avec méfiance et défit le pliage. Elle poussa un petit cri de surprise et appela tout le monde.

- C'est un mot de Narcissa Malfoy, lança-t-elle.

- Quoi ? s'exclama Remus.

- Je… j'avais pris contact avec elle pour la rassurer sur l'état de son fils après la mort de Lucius Malfoy, expliqua la rouquine. Par l'intermédiaire de Snape ! ajouta-t-elle pour sa défense. On avait convenu qu'il était avec nous, donc je ne risquais pas grand chose.

- Effectivement, lança Bill. Et que dit-elle maintenant ?

Molly étala le mot bien à plat sur la table. On pouvait lire :

"Merci. HP est encore en vie. Mon fils n'y est pour rien, croyez-le. Sauvez-le. NM".

- Je n'y crois pas un mot ! s'énerva Georges. Elle veut jouer sur les deux cordes pour sauver sa peau et celle de son idiot de fils.

- Etrange pourtant qu'elle ait eu ton message, souligna Remus. Cela voudrait dire que Snape lui fait suffisamment confiance pour le lui donner.

- Harry est en vie, soupira Hermione. C'est ce qui compte.

- Oui, pour combien de temps ? maugréa Fred.

oOoOoOoOoOoOo

Dans la salle de réunion, Voldemort se tenait debout devant sa cheminée. Nagini s'était enroulée autour du dossier de son fauteuil. Le Seigneur des Ténèbres avait renvoyé tous ses mangemorts sauf Draco et quatre autres un peu lourdauds mais profondément fidèles.

- Et nous allions rendre visite à ton prisonnier ? susurra soudain Voldemort en se tournant vers Draco. J'ai tellement hâte de le voir…

Sans une parole, sans un geste, le blond se leva et suivit son maître dans les couloirs froids du manoir. Derrière eux, comme une menace latente, suivaient les quatre mangemorts traînant les pieds sur les sols dallés.

à suivre...


Prochaine partie de cette "dernière marque" très vite ! Merci beaucoup d'avoir lu ! Bisous !