Disclaimer : les personnages sont toujours à Rowling

Couple : HP-DM, RW-HG, et... d'autres.

Résumé : Draco est considéré comme un héros parmi les mangemort : il a permis la capture de Harry Potter. Le ministère et l'Ordre se mettent en mouvement, une guerre va enfin éclater...

Petit post it : Ahhhh... les vacances ! ça fait un bien fou ! Bon c'est relatif puisque j'ai un peu de boulot quand même mais bon. Bref voici le nouveau chapitre de Break the ice. J'ai adoré l'écrire, et pour tout vous dire, certains passages sont écris depuis très longtemps, depuis les tous premiers chapitre de BTI. Alors vous pouvez imaginer à quel point j'ai hâte d'avoir votre avis.

Bonne lecture à tous !


Chapitre 25 : La dernière marque (2ère partie).

Snape tournait en rond dans son salon. Il n'avait qu'une envie : retourner auprès de son maître pour surveiller le moindre de ses mouvements. Mais il ne pouvait rien faire. Prévenir l'Ordre et le ministère était tout ce qu'il pouvait pour l'instant. Potter était encore dans sa cellule, Draco avec Voldemort. Il repensa à Narcissa qui l'avait quitté quelques instants plus tôt. Qu'est-ce qu'une mère était prête à faire pour sauver son fils ?

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Remus haussa les épaules une nouvelle fois, profondément agacé. Le discours que Scrimgeour tenait aux aurors, aux langues de plomb et aux membres de l'Ordre qui avaient fait le déplacement, était purement inutile. Le loup-garou ne pouvait s'empêcher de penser à Harry, probablement enfermé quelque part. A la place de longs discours, il aurait préféré des actes rapides et efficaces. Mais on ne pouvait reproché au premier ministre de se lancer, enfin, dans la véritable guerre. Les Mangemorts allaient en voir de toutes les couleurs…

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Le noir complet l'entourait. Plus que le noir : un silence impénétrable. Quatre murs froids et épais tenaient Harry comme enterré dans un lieu inconnu. Il était accroupi à même le sol poussiéreux, les bras noués dans le dos. Ses genoux et ses poignets commençaient à le faire souffrir, et il n'avait plus aucune notion de l'heure. Depuis quand était-il enfermé ? Depuis combien de temps avait-il enfin compris que Malfoy l'avait trahi ?

Cette question tournait en boucle dans sa tête. Il lui avait accordé sa confiance et se sentait à présent parfaitement idiot. Hermione et Remus avaient raison tous les deux : jamais il n'aurait dû croire un serpentard.

Soudain, il sentit sa cicatrice se réveiller doucement. Il rouvrit les yeux et aperçu enfin un rayon de lumière sous la porte. Son ennemi était en approche. La simple brûlure sur son crâne pouvait en attester. Une lourde clef tourna dans la serrure et la porte s'ouvrit. Dans la lumière qui lui fit clignoter des yeux se découpait l'ombre de Lord Voldemort.

- Mon cher Harry, siffla-t-il en entrant. Pardonne-moi de ne pas être venu à ton encontre plus tôt, j'avais à faire. Mais je tiens à t'offrir un cadeau de bienvenue…

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Le raisonnement de Narcissa Malfoy était des plus simples : si son fils faisait réellement parti de l'Ordre, et qu'il avait des ennuis, elle ferait tout pour aider ceux qui attaquerait Voldemort. Si au contraire Draco était bien du côté du Lord, et que l'Ordre attaquait pour sauver leur stupide Potter, elle se contenterait de récupérer son fils et de partir vivre avec lui en France, laissant l'Ordre faire ce que ces idiots avaient à faire : venger son mari. Si jamais il n'avait toujours pas choisit son camp, la dernière solution s'appliquerait également sans doute.

C'est en menant cette réflexion que la belle sorcière arpentait les alentours du manoir de Voldemort. Aucun mangemort n'avait fait attention à elle lorsqu'elle avait quitté la dernière réunion pour suivre Snape. Depuis la mort de Lucius, elle était comme transparente à leurs yeux. Cela ne pouvait qu'arranger ses affaires.

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Soudain, Voldemort s'approcha et Harry hurla. Jamais sa cicatrice ne l'avait brûlé si fort tandis que la main froide de son ennemi caressait sa joue, presque tendrement. Les deux mangemorts qui le tenaient raffermirent leur prise autour de ses bras. Voldemort chuchota quelque chose que le brun n'entendit pas, perdu dans sa douleur.

Mais alors qu'il croyait celle-ci arrivée à son paroxysme, tout sembla se décupler : la main sur sa joue appuya plus fermement et une pâle lueur verte en jaillit. Harry ne criait même plus. Sa mâchoire s'était tellement crispée qu'il ne pouvait plus produire un seul son. C'était comme si des milliers d'aiguilles lui perçaient la peau, comme si sa joue n'était plus qu'une plaie à vif immense sur laquelle on jetait du sel.

A travers ses larmes, il aperçu la silhouette écartée de Draco. Celui-ci se tenait droit, fier, impeccable, les mains croisées sur sa baguette, sans un regard de pitié pour son amant.

Voldemort lâcha enfin sa joue et les deux mangemorts le laissèrent tomber à genoux. La dernière chose qu'il vit avant de s'évanouir fut le bas de la robe noire de Voldemort. La dernière chose qu'il entendit fut son rire démoniaque et satisfait.

Draco Malfoy sortit à la suite des autres dans le couloir et s'appuya aussitôt contre le mur de pierres suintantes. Son corps était gelé, mais son front le brûlait. Peu à peu, il perdit son air d'indifférence, et la peur déforma ses traits. Il porta ses mains à ses yeux et appuya fortement dessus, jusqu'à voir des étoiles blanches éclater dans les ténèbres. Le cliquetis du verrou lui fit relever la tête : Voldemort était enfin sortit de la cellule. Le maître jeta un coup d'œil dans sa direction et eut un sourire narquois.

- Tout va bien, Draco ?

La voix, cette voix… entre le suraigu et le simple murmure. Le froid qui l'entoura serra brusquement Draco au niveau du ventre. Il n'eut que le temps de se retourner pour vomir tout ce qu'il avait contre le mur. Les mangemorts s'écartèrent de lui avec des grognements de dégoût. Seul Voldemort s'approcha et se pencha sur sa silhouette tremblante.

- Et bien et bien… Tu craques ? Tu as réussi à faire croire à Potter que tu ne te souciais pas de lui, et tu craques maintenant ?

Le souffle glacé de Voldemort sur sa nuque lui donna une nouvelle nausée. De la bile… il ne pouvait vomir que de la bile. Il n'avait pas mangé de repas correct depuis trop longtemps. Il sentait le sourire moqueur de son maître au-dessus de lui, il sentait les regards de pitié des autres mangemorts, il sentait toute la puissance de sa propre bêtise… mais surtout, il ressentait la douleur d'Harry au plus profond de son être. Cette brute lui avait fait du mal. Pire encore… il n'était pas intervenu.

- Vous… vous êtes… un montre…, murmura-t-il avant d'avoir un nouvel hoquet.

- Un monstre ? Ah ah ah ah !

Voldemort s'était redressé et riait de tout son cœur. Celui de Draco était en miette. Il s'écarta brusquement du mur et se jeta sur la porte de la cellule de Potter. Il frappa. De toute ses forces, de ses poings, de ses pieds. Il ne voulait qu'une chose : être à l'intérieur, avec lui, pour lui dire la vérité.

- HARRY ! HARRY !

Il hurlait et frappait, mais personne ne répondait. Soudain, Voldemort sortit sa baguette et la pointa sur lui. Le jeune sorcier s'immobilisa contre son gré et se retourna vers le visage blafard bien contre sa volonté. L'impero…

- Draco, Draco… Je crois que tu te trompes sur mon compte, susurra le maître en s'approchant de lui. Je ne suis pas si monstrueux, ni même cruel. J'ai toutes les qualités que tu vois en Potter mais que tu refuses de voir en moi. Je sais aussi être indulgent. Tu viens de me trahir Draco… J'ai cru, pourtant, dans cette cellule… en te regardant rester si froid, si… impeccable. Mais a-t-on déjà vu un Malfoy parfait ?

Il éclata de nouveau de rire, accompagné par plusieurs mangemorts.

- Ah Draco…, murmura-t-il en passant un doigt sur la bouche muette du blond. Tu m'as tant déçu… Tu as cru pouvoir me tromper… Que va devenir ta mère ? Mais je vais t'offrir ta chance malgré tout. Tu vois ? C'est ma gentillesse à moi.

Voldemort se pencha davantage sur le visage du jeune homme et colla sa bouche contre l'oreille attentive de son sujet.

- Je vais te donner une chambre petit Draco. Rien que pour toi. Avec une vue… magnifique et une décoration digne de ce nom. Tu es heureux, n'est-ce pas ?

Lorsqu'il s'écarta pour regarder l'expression de Malfoy, ses yeux rouges vrillaient d'une haine violente qui contrastait parfaitement avec son ton doucereux. Le jeune mangemort n'avait jamais ressenti une peur aussi affolante. Pourquoi Harry n'avait-il pas répondu ? Pourquoi n'avait-il rien fait, avant ? Comment avait-il pu penser un instant tromper la puissance de Voldemort et espérer ainsi sauver Harry ? Et quelle était cette chambre ?

Le Seigneur des Ténèbres le força à marcher devant lui d'un coup de baguette. Les mangemorts les suivirent. Ils quittèrent les sombres cachots pour monter plusieurs escaliers. Ils ne cessaient de monter. Voldemort avait posé une main sur son épaule droite, presque gentiment, et l'aidait ainsi à monter, encore et toujours. Son esprit vide ne lui disait qu'une seule chose : poser un pied sur la marche suivante, et ainsi de suite. Enfin, ils s'arrêtèrent.

Voldemort se retourna vers les mangemorts et leur ordonna d'ouvrir la porte qui se trouvait face à eux. Draco ne voyait rien. Sous l'impero puissant de son maître, il ne voyait rien, ne comprenait rien. Un bruit de verrou et de gonds résonna dans la cage d'escalier.

- Vois-tu Draco, murmura encore le Lord, je savais que tu finirais par me tromper. Mais j'avais besoin de toi pour me débarrasser de ton père… Je trouvais ça fascinant que le fils tue le père sous mes ordres.

La main de Voldemort serra une dernière fois l'épaule du blond et celui-ci se sentit libéré du sort avant d'être projeté en avant. Un éclat de rire retentit, et la lourde porte de sa nouvelle demeure se referma sur lui. Le silence devint aussitôt total, étouffant. Seul le vent du dehors se permettait de manifester sa présence.

Malfoy était tombé à quatre pattes sur un sol de dallage froid. Il ne bougeait pas. Ses yeux fixaient les pierres grises que ses mains caressaient. Toutes ses pensées s'étaient envolées. Le vide, en revanche, ne l'avait jamais si bien rempli. Lentement, il se redressa et s'assit sur ses talons. L'horreur de ce qu'il vit le fit suffoquer et il tomba à la renverse.

Son cachot était un carré presque parfait, aux murs aussi froids que le sol, un plafond bien trop haut et caché par plusieurs poutres qui traversaient la pièce d'un mur à l'autre. Il était visiblement sous le toit pointu de la plus haute tour du manoir de Voldemort.

Mais ce qui le terrifiait, c'était cette fabuleuse décoration promise par son maître. Sur un des quatre murs, une impressionnante collection de couteaux et de lames en tout genre avait été soigneusement fixée. Du plus petit couteau de cuisine au grand sabre oriental, en passant par toute la gamme des boucheries les plus renommées : tout s'y trouvait, reluisait, éclatait de propreté, presque… attirant.

Deux cordes avaient été accrochées à deux poutres différentes. Au bout de ces cordes, des nœuds tout prêts n'attendaient qu'un cou pour se resserrer. Dans un coin, à l'opposé de la porte, deux tabourets avaient été empilés, en attendant…

Le froid et le vent qui s'engouffraient, provenaient d'une grande ouverture sans carreau ni volet. Un simple trou, en somme, fait dans un autre mur. Draco se leva lentement et s'approcha du bord en traînant les pieds. Un simple coup d'œil à l'extérieur lui donna le tournis. A plus d'une trentaine de mètres en contrebas, six rangées de piquets acérés l'attendaient, plantés dans le sol boueux.

Le jeune homme se laissa glisser contre le mur, sous la fenêtre et ferma les yeux de terreur : Voldemort l'avait enfermé dans un cachot… pour qu'il se suicide lui-même.

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Au fond de sa prison, Harry reprit lentement connaissance. Sa joue le brûlait encore, mais la douleur était beaucoup plus supportable depuis que Voldemort avait quitté la pièce. D'une main tremblante, il frôla la blessure. Comme en filigrane, il sentit sous ses doigts le terrible dessin de la marque des Ténèbres.

Potter se laissa glisser jusqu'au mur où il s'appuya dans un sanglot. Il était marqué, comme un vulgaire bétail, devant l'homme à qui il avait tant donné et qui l'avait trahi. Les larmes roulèrent sur son nouveau visage. Il enfoui sa tête entre ses genoux, en se jurant intérieurement que jamais personne ne verrait ce tatouage.

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- Tu crois vraiment être bien cachée ?

Narcissa sursauta et se retourna en pointant sa baguette.

- Severus !

- Tu attendais quelqu'un d'autre ? ricana l'ancien maître des potions.

La blonde ne baissa pas sa baguette. Après tout, malgré les deux serments qui les liaient, elle était encore face au bras droit de celui qui allait probablement devenir son ennemi.

- Que fais-tu ici ? demanda Snape en ignorant l'objet magique qui le menaçait. Surveillerais-tu les arrières de ton fils par hasard ?

- Tu sais où il est ?

- Non. Tu-Sais-Qui vient seulement de me rappeler. J'y allais justement.

Les deux sorciers s'observèrent un moment. Et finalement, Narcissa Malfoy baissa son arme en poussant un soupir. Tout était joué de toute façon, il n'y avait plus qu'à attendre que la guerre éclate.

- Tu vas m'emmener auprès de lui ?

Severus Snape ne retint pas son inquiétant rictus. Il était particulièrement tendu, mais il ne pouvait s'empêcher d'admirer le courage de cette femme. Il n'avait jamais aimé lui mentir, tout particulièrement depuis les deux serments.

- Tu n'as toujours pas compris Narcissa, n'est-ce pas ? murmura-t-il en se tournant vers le manoir, en contre bas de la colline où ils se trouvaient. Je n'irai pas te dénoncer auprès du Lord, de la même manière que je n'ai rien dit pour Draco.

La sorcière vint se poster à côté de lui.

- La guerre va éclater, n'est-ce pas ?

- Je pense oui.

- Draco est toujours à l'intérieur…, ajouta-t-elle à voix basse en fixant le manoir.

- Potter aussi, précisa Snape d'un ton qu'il ne put s'empêcher d'être inquiet.

Narcissa Malfoy haussa un sourcil et l'observa du coin de l'œil. Elle ne posa pas la question qui lui brûlait les lèvres. Elle se contenta de voir cet homme qui ne la menaçait pas et qui pouvait protéger son fils. Peu importait son camp. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait en sécurité.

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Draco ne parvenait plus à se calmer. Après avoir tourner dans sa prison comme un fauve en cage, il arrachait les couteaux du mur les uns après les autres pour les balancer par la fenêtre. Il se jetait dessus, les détachait des pierres froides et courait à la fenêtre. Il les lançait et les regardait se fracasser plus bas, sur les pieux qui n'attendaient que lui.

- AAAAAAAHHH !

Se tenant la tête il se mit à hurler en tapant du pied. Jusque quand allait-il rester ici ? Voldemort viendrait-il vérifier lui-même qu'il avait bien mis fin à ses jours ? Et s'il ne le faisait pas, lui accorderait-il une seconde chance ? Probablement pas. Il l'achèverait en personne, d'un sort bien placé. Peut-être qu'il le torturerait.

Le jeune homme glissa au sol en gémissant. S'il avait été plus courageux il se serait battu, il n'aurait pas laissé ce serpent visqueux poser sa marque sur la joue d'Harry. S'il n'avait pas été si lâche, il serait déjà mort, mais l'honneur sauf. Il se releva brusquement et observa les murs. Il ne restait plus qu'une hache qui semblait très lourde.

Il se dirigea machinalement vers les tabourets. Il en prit un qu'il alla placer sous une des deux cordes qui pendaient lamentablement. Puis, il alla décrocher la hache et grimpa sur le tabouret. D'une main, il tint la corde par le nœud coulissant, de l'autre, il leva son arme. Brusquement il l'abaissa de toute ses forces sur la corde tendue, le plus haut possible.

La hache était si bien aiguisée que la corde se trancha d'un seul coup. Le mouvement et la lourdeur de l'instrument entraînèrent Draco qui tomba au sol. Le tabouret se renversa, la hache rebondit dans un bruit fracassant sur les pavés, mais il tenait encore la corde entre ses doigts. Il accorda le même sort à l'autre nœud coulant. Il défit les nœuds pour avoir le plus de longueur possible, et joignit les deux bouts de cordes.

Avec précipitation, il se pencha par dessus le rebord de l'ouverture et laissa tomber sa corde en en gardant un bout dans la main. Mais l'autre extrémité n'arrivait même pas à la moitié du mur de la tour. Et même s'il parvenait à descendre par là, il se retrouverait embrocher sur les pieux énormes.

De dépit, il lâcha la corde qui rejoignit les armes encore brillantes dans la boue.

De colère cette fois, il fit de même avec les deux tabourets. Il ne lui restait plus que la hache. Il l'attrapa et se jeta sur la porte en hurlant.

- SALAUD ! OUVREZ ! HARRY !

Il versa toute sa rage sur la porte en bois qui malgré la force qu'il y mettait ne s'entama pas une seule fois. Finalement, la longue lame de la hache se brisa sur ce bois ensorcelé. Elle rejoignit aussitôt tous les autres instruments de la torture du jeune espion. Cette fois-ci, il n'avait plus rien.

Il se laissa tomber de tout son long au centre de la pièce, sur le ventre, une joue contre les pierres froides. Toutes les larmes de son corps s'écoulèrent le long de son visage fermé.

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Il devait rejoindre Voldemort le plus vite possible à chaque fois qu'il l'appelait. Mais cette fois-ci, Snape sentait que sa place était plutôt auprès de Narcissa. Alors il ne bougeait plus et restait debout à ses côtés, le regard perdu sur les toits des différentes tours du château, sans savoir que dans l'une d'entre elle, un certain serpentard perdait l'esprit petit à petit.

Soudain, un feu d'artifice d'étincelles explosa devant l'entrée principale créant ainsi la rupture de la bulle protectrice qui entourait le manoir.

- Ça commence, murmura Snape en sortant sa baguette.

- Tu vas faire quoi ? s'affola Narcissa en sortant la sienne également.

- Ce pour quoi j'ai dû m'agenouiller devant toi deux fois.

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L'affrontement s'engagea très rapidement. Dans toutes les salles, tous les couloirs du manoir, des mangemorts se défendaient face aux aurors et aux membres de l'Ordre. Severus Snape avait ordonné à Narcissa de rester en dehors de tout cela et avait transplané directement dans les quartiers personnels de Voldemort.

- Tu es en retard, siffla celui-ci. Voilà bien un quart d'heure que je t'ai appelé.

- Pardon maître. Le manoir est…

- La proie à une stupide bataille, compléta le Seigneur des Ténèbres en rejetant sa cape derrière lui. Crois-tu que je sois suffisamment idiot pour ne pas avoir senti la barrière tomber Severus ?

L'ancien maître des potions s'inclina pour s'excuser.

- Si tu avais été à l'heure, tu aurais peut-être pu assister au marquage de Potter et à la déchéance de Malfoy.

Snape frissonna et se redressa. Le Lord se tenait debout vers la fenêtre et regardait la guerre qui se déroulait en contre bas.

- Maître, que dois-je faire ?

- Empêche simplement qu'ils trouvent Potter, répondit Voldemort en s'approchant de lui. Les autres feront le sale boulot, ajouta-t-il en lui caressant une joue.

- Et… et vous maître ?

- Je reste ici. J'interviendrai si besoin est.

Le cœur de Severus battait à tout rompre. Il pensait à Potter, la joue probablement en feu quelque part, et à Draco. Quel sort le maître lui avait-il réservé ?

- Puis-je vous demander ce qu'il est advenu de Malfoy ?

Voldemort s'écarta de lui et retourna à la fenêtre.

- La plus haute tour renferme bien des secrets, murmura-t-il, crois moi. Allez, va !

Plus tendu que jamais, Snape s'inclina et sortit de la pièce. A peine dans le couloir qu'il se mit à courir en direction de la tour nord. Il n'y avait jamais mis les pieds, et ne savait effectivement pas ce qu'elle renfermait. Il n'espérait qu'une chose : pouvoir encore honorer son serment. Il ne croisa personne : tous étaient occupé au rez-de-chaussée. Il devait agir vite, avant que Voldemort ne se rende compte de sa trahison : dans tout le manoir résonnait les cris des sorts jetés quelques étages plus bas.

En haut des marches qu'il monta quatre à quatre, une lourde porte en bois l'attendait.

- Alohomora ! hurla-t-il en direction de la serrure.

La porte s'ouvrit avec fracas. Draco Malfoy se tenait recroquevillé dans un coin de la pièce vide. Lorsque Snape entra, il redressa la tête et l'observa avec surprise.

- Plus tard les explications Malfoy, lança l'ancien professeur. Le manoir est attaqué et peu importe ton camp, je te ramène à ta mère.

Il attrapa un bras du blond et le força à se lever.

- Non, lâcha le jeune sorcier en se dégageant. Il faut libérer Potter.

Avant que Severus n'ait pu le rattraper il courut en dehors de sa prison et commença à dévaler l'escalier en colimaçon.

- Attends ! s'exclama Snape en lui courant après.

Arrivés dans les étages du manoir, les cris se faisaient de plus en plus déchirants. La bataille était sanglante : plusieurs longs mois de guerre latente explosaient littéralement et chacun donnait tout ce qui était en son pouvoir. Le blond glissa sur un tapis en arrivant au rez-de-chaussée, se rattrapa en s'appuyant au mur et bifurqua vers le couloir menant à la porte des cachots, Severus toujours sur ses talons.

- Malfoy, arrête ! Tu vas te faire…

Le bras droit de Voldemort, ne put achever sa mise en garde, un sort venait de l'atteindre par derrière.

- Emparez-vous d'eux ! hurla le langue de plomb qui l'avait touché.

Snape ne put se défendre longtemps : il se retrouva très vite ligoté et entouré par plusieurs hommes du ministère. Il eut envie de leur crier qu'il était cet espion inconnu qui leur envoyait des renseignements, il eut presque envie d'appeler Voldemort en appuyant sur sa marque pour qu'il règle ce problème. Mais rien ne sortit de sa gorge bloquée lorsqu'il vit que Draco Malfoy s'était fait prendre aussi.

- Moi, je ne crois pas que tu sois avec nous, souffla soudain une voix dans son dos.

Snape n'eut pas besoin de se retourner pour reconnaître la voix de Funestar.

- Emmenez-les à Askaban ! ordonna le langue de plomb.

- Non ! hurla Draco en se débattant vainement.

Les aurors qui le maintenaient transplannèrent aussitôt, emportant avec eux les prisonniers. Dans le grand hall du manoir, la plupart des membres de l'Ordre attaquaient encore plusieurs Mangemorts.

Au beau milieu de tout ce monde, Ron et Hermione se défendaient contre les attaques qui pleuvaient. Soudain, le grand serpent de Voldemort pénétra l'espace et se redressa de toute sa hauteur au-dessus de Remus Lupin, à quelques mètres d'eux. Le lycanthrope se dégagea de sa première attaque et commença à faire pleuvoir les sorts sur ce nouvel ennemi. Mais chaque sort semblait rebondir et ne faisait que ralentir Nagini.

Ron qui observait la scène du coin de l'œil comprit ce qu'il se passait : l'hypothèse de Dumbledore qui pensait que le serpent était un horcruxe était juste : seule l'épée qui pendait à sa ceinture pouvait tuer la bête. Le rouquin ne réfléchit pas plus longtemps : il dégaina l'épée et s'élança en direction du serpent.

- Remus ! écartez-vous ! cria-t-il en levant l'épée.

Il l'abattit proprement et trancha le cou de Nagini en une seule fois. Le corps du serpent continua de se trémousser au sol, tandis qu'une fumée bleutée s'échappait de la blessure. Les langues de plomb qui étaient près de la scène observèrent le phénomène avec curiosité. Certains d'entre eux commençaient à fixer Ron Weasley d'un drôle de regard. Aucun d'entre eux ne connaissait bien entendu l'existence des horcruxes.

Mais l'attaque des mangemorts s'amplifia et personne n'eut plus l'occasion de s'occuper du crops désormais immobile de Nagini.

De son côté, Funestar entraînait certains collègues dans les profondeurs des cachots pour retrouver Harry Potter. Ils dévalèrent les escaliers et traversèrent les sombres couloirs froids, leurs baguettes bien en main. Ils ouvrirent toutes les portes, les unes après les autres, entrèrent dans chaque cellule, sans trouver Potter.

Ce dernier avait entendu chaque attaque depuis le début de la bataille et commençait à s'inquiéter des bruits qui s'approchaient. Il se redressa et s'appuya contre le mur froid, dans un coin plein d'ombre. Lorsque les langues de plomb ouvrirent enfin la bonne porte, le rayon de lumière qui pénétra dans la pièce n'atteignit pas Potter.

- Finite incantatem ! lança Funestar en sa direction.

Harry sentit les lianes se défaire autour de ses poignets. Aussitôt, il plaqua une main sur sa joue et avança dans la lumière.

- Potter, nous vous avons enfin trouvé ! s'exclama le langue de plomb. Il ne sera pas dit que le ministère n'aura pas…

- Plus tard ! trancha Harry d'une voix rauque. Où est Voldemort ?

- Pour l'instant, seuls des mangemorts se sont manifestés. Nous venions seulement vous libérer, vous n'imaginez quand même pas attaquer Celui-Dont-Le-Nom-Ne-Doit-Pas-Être-Prononcé.

- Si ! répliqua Harry en quittant le cachot, une main toujours sur son visage.

Il se moquait des règles, il se moquait de tout. Il ne s'inquiétait que d'une chose : c'était Voldemort qui devait avoir sa baguette. Lorsqu'il arriva dans le hall, la première chose qu'il vit fut ses amis Ron et Hermione en train de se battre contre des Mangemorts.

- Harry ! hurla le rouquin en apercevant son ami. Attrape !

Un éclair rouge vola un instant par-dessus plusieurs têtes en plein combat, et l'épée de Godric Gryffondor atterrit aux pieds du brun. Ce dernier se sentit soudain beaucoup plus fort. Il se pencha récupéra l'arme d'une main, gardant toujours l'autre main sur sa joue tatouée, et se lança au milieu de la bataille.

à suivre...


Et voilà ! Hi hi. J'espère que vous avez aimé lire ce chapitre autant que j'ai aimé l'écrire. Le prochain chapitre s'intitulera "la grande bataille", titre très peu original, je vous l'accorde. Au fait, vous voyez bien que Draco n'est pas si méchant ! ^^ Bisous et merci merci !