Disclaimer : les persos sont à JK Rowling bien sûr. ^^
Couple : HP-DM, RW-HG, et... surprise.
Résumé : La guerre est finie, et Draco Malfoy est condamné à quinze ans de prison. Harry va-t-il réagir ?
Petit post it : Bonjour, bonjour ! Voici l'avant avant dernier chapitre : plus que deux après celui là donc, et l'histoire sera finie. Que d'émotions ! Bref, comme d'habitude, j'espère que cette suite vous plaira ! Bonne lecture !
Chapitre 28 : Pardon et liberté.
Le plus frappant, c'était le silence, sans aucun doute. Mais la façon dont les ombres bougeaient sur les murs était aussi fascinante. Assise en tailleur sur la paillasse qui lui servait de lit, Narcissa Malfoy se repassait en boucle ce qui avait raté dans sa vie. Son mariage avait été l'un des plus beaux d'Angleterre. Mais la fin tragique de son couple en ternissait beaucoup les couleurs chatoyante. Elle avait mis au monde le plus beau des trésors. Trésor qui croupissait comme elle quelque part entre des murs identiques, à quelques pas d'elle peut-être.
Une larme roula sur le visage pâle de la sorcière.
Soudain, quelqu'un tourna la clef dans la serrure et Snape entra en compagnie d'un auror. Ce dernier referma la porte et resta en retrait, dans l'ombre. Le nouveau professeur de défenses contre les forces du mal s'approcha de Narcissa et resta debout, devant elle.
- Tu sembles en pleine forme, lança-t-il.
- Vraiment ? murmura la blonde.
- J'ai obtenu l'autorisation de venir te voir auprès de Kingsley.
- L'auror ?
- Non, le ministre.
Severus sortit un journal de sous sa cape et le tendit à la prisonnière. La gazette datait de quelques jours déjà, et en première page, les gros titres annonçaient l'assassinat de Scrimgeour. Kingsley en tant que chef des aurors et membre bienfaiteur de l'Ordre avait été aussitôt nommé à la place du premier ministre.
- Scrimgeour est mort ?
- Kingsley va rouvrir certains dossiers, lança Snape en récupérant le journal. Je pense que tu en feras partie.
Narcissa lui tendit une main pour qu'il l'aide à se relever. La nourriture était assez rare à Askaban et elle se sentait plutôt faible. Une fois qu'elle fut debout, Severus retint les doigts pâles entre les siens qu'il serra légèrement.
- Je pense que Draco a des chances de s'en sortir, murmura-t-il en plongeant dans les yeux pâles. Et toi aussi.
- Tu étais vraiment pour l'Ordre, n'est-ce pas ? demanda Narcissa.
Snape ne put qu'admirer cette femme qui même au fond d'un cachot, habillée d'un sale et vulgaire pyjama bleu rayé, gardait la tête froide et un sens inné de la noblesse.
- Depuis le début, oui, approuva Severus avec un semi sourire.
- Tu ne risquais pas grand chose à me faire tous ces serments alors.
- Si : Tu-Sais-Qui pouvait à tout moment découvrir le pot aux roses.
Narcissa hocha la tête en comprenant et lui rendit son sourire.
- Que vas-tu faire pour Draco ? lui demanda-t-elle encore en récupérant sa main.
- C'est difficile, soupira-t-il. Il n'est pas enfermé sans raison, contrairement à toi. Je pense que Kingsley pourra faire une remise de peine en remerciement de l'aide qu'il a apporté à l'Ordre. Mais ce ne sera peut-être pas une remise totale. Il faudra se battre pour ça.
- Et Potter, il ne peut rien faire ? siffla Narcissa.
- Je n'ai pas revu Potter depuis plus de trois mois, avoua Severus. Ecoute, continua-t-il en la prenant par les épaules pour avoir toute son attention. Toi, tu vas être libérée, car aucune charge ne porte sur toi. Une fois que tu seras lavée de tout soupçon, tu pourras témoigner pour ton fils et apporter une voix supplémentaire.
Narcissa acquiesça, comprenant que c'était pour l'intérêt de son fils. Snape la salua et demanda à l'auror de rouvrir la porte. Avant de sortir, il se retourna une dernière fois : la blonde s'était rassise sur son lit de paille et gardait les yeux fermés, comme dans une prière.
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Minerva McGonagall ne cachait pas sa surprise. Lorsque Harry Potter lui avait dit qu'il souhaitait venir lui parler, elle n'avait pas imaginé être aussi émue.
- C'est un réel plaisir de vous revoir Monsieur Potter.
- Moi de même, répondit le brun en souriant gentiment.
Il ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil au tableau de son mentor, placé juste derrière le bureau de la directrice de Poudlard. Mais Dumbledore dormait profondément.
- Je vous en prie, asseyez-vous.
Harry s'installa sur le fauteuil que lui désignait l'animagus et se lança :
- Hermione est entrée à la Gazette, Ron est auror. Je ne vous parle pas de Fred et George Weasley qui ont reprit leur magasin. Ils ont tous quelque chose, conclut-il.
- Effectivement, approuva Minerva. Je vous avouerai que je n'espérais plus vous voir venir me demander un poste. Car c'est de ça dont il s'agit, n'est-ce pas ? ajouta-t-elle en regardant son ancien élève par-dessus ses lunettes, et avec un petit sourire.
- J'ai su que Madame Bibine avait pris sa retraite ?
- Oui. Cette année, les cours de vol ont été dispensés tant bien que mal par un élève Serdaigle de septième année. Ce Raffie est très doué, mais bien entendu, il n'a pas l'étoffe d'un réel professeur.
Le silence s'installa quelques instants dans le bureau, avant que McGonagall ne reprenne la parole.
- Voilà ce que je vous propose, Monsieur Potter : l'année va s'achever dans deux semaines, et je ne pense pas qu'il soit très intéressant pour vous de commencer vos classes en fin d'année. Ainsi, je vous prends comme nouveau professeur de vol à partir de l'année prochaine. Bien entendu, vous serez payé cet été, ajouta-t-elle d'un air docte.
Harry lui fit un grand sourire et lui tendit la main pour sceller ce contrat. Poudlard avait été son premier foyer. Il était heureux d'y revenir très prochainement. En retraversant les couloirs pour retourner chez lui, il eut l'impression de revenir des années en arrière, avant la menace de Voldemort, avant la mort de Dumbledore, avant les horcruxes. Avant Malfoy.
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Installée à son petit bureau, Hermione fronçait les sourcils de concentration. Elle tentait de rédiger un article clair et précis pour expliquer les dernières modifications que Kingsley mettait en place pour la sécurité des Sorciers.
Soudain, la cheminée de l'appartement explosa, laissant place à un Harry Potter couvert de suie.
- Harry ! s'exclama Hermione.
- Désolé Mione, je t'ai fait peur ? s'excusa le brun en jetant un sort de nettoyage sur le tapis du salon de son amie.
- Pas de souci, je t'attendais. Je suis contente que tu aies pu venir. Comment se passe tes préparations ? lança-t-elle depuis la cuisine où elle était déjà partie préparer du thé.
- Plutôt bien, répondit Harry en jetant un coup d'œil au tas de Gazettes qui traînaient sur la petite table du salon. Je pense que mes cours seront prêt pour la rentrée.
- Dans un mois ! précisa la brune avec un clin d'œil. Tiens, fais attention c'est brûlant. Assieds-toi, s'il te plaît.
Potter prit sa tasse et s'installa dans le divan. Son masque lui tenait chaud, mais il ne s'en était jamais plaint. Hermione l'observa un instant avant de commencer.
- Je t'ai demandé de venir pour te parler de quelque chose de très important.
- Je t'écoute.
La jeune femme prit une profonde inspiration et se lança.
- Un jour, Ron et toi vous vous êtes battus. Tu dois te souvenir de ça, vous en étiez même venus aux poings. J'ai dû le soigner car il saignait du nez après. Tu te souviens ?
- Oui, répondit le brun. C'était le jour où Fleur et Bill sont arrivés.
- Tu ne t'imagines pas les propos qu'il a pu tenir sur ton compte Harry, murmura Hermione en posant sa tasse. Il ne comprenait pas la confiance que tu accordais à Malfoy et restait totalement borné. Jusqu'au jour où Malfoy lui a sauvé la vie.
Harry cessa de regarder la brune et fixa plutôt le tapis coloré.
- Après cette bataille, Ron a passé des nuits entières à me demander comment il pouvait s'excuser auprès de toi. Il m'expliquait qu'il avait eu la sensation, en quelques micros secondes, d'être mort et d'être revenu aussitôt. Il me disait qu'il avait vu dans les yeux de Malfoy plus de vérité que chez n'importe qui.
Le brun acquiesça. Il se souvenait parfaitement de cette nuit-là. Ce fut lors de cette bataille que Draco avait dû tuer son père, sur les ordres de Voldemort.
- Lorsque Ron a entendu Ginny dire que toi et Malfoy vous aviez été ensemble en quelque sorte, il est resté très calme. Je lui ai dis que j'étais au courant, que c'était la vérité. Je pense que c'est à ce moment là précis qu'il a définitivement accordé sa confiance à Malfoy.
Harry redressa la tête et observa Hermione, sans tenir compte des larmes qui coulaient sans bruit sous son masque noir.
- Plus encore que le fait de lui avoir sauvé la vie, Harry. C'est parce que tu as choisi Malfoy comme… amant, que Ron est allé le défendre à la fin de la guerre.
Le brun renifla et esquissa un sourire fatigué.
- Pourquoi est-ce que tu me dis tout ça maintenant?
- Parce que ça va bientôt faire cinq mois que Draco est à Askaban juste parce que tu n'arrives pas à lui pardonner. Ron l'a bien fait lui.
Harry hocha de nouveau la tête. Il avait beau essayé de se contrôler, mais tous les sentiments contradictoires qu'il refoulait depuis longtemps ressurgissaient brusquement, sous l'effet du discours d'Hermione. Celle-ci s'approcha de lui et le prit dans ses bras. Elle ne pouvait cependant, derrière les cheveux en bataille d'Harry, s'empêcher de sourire. Si Potter pleurait, c'est qu'il était sur la bonne voie.
- Le procès de Narcissa Malfoy est rouvert demain. Tu viens avec nous ?
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- Monsieur Potter ! Certaines personnes disent que vous n'êtes pas totalement étranger à la mort de Scrimgeour. Qu'avez-vous à répondre à ça ?
Le sourire d'Harry se crispa légèrement derrière son masque. Difficile de nier quelque chose qu'il aurait effectivement pu faire, quand tous les sorciers du monde connaissaient son aversion toute personnelle pour l'ancien ministre.
- Ce ne sont que des mensonges, parvint-il à dire.
- On dit aussi que vous connaissez bien le nouveau ministre, Kingsley. Est-ce qu'il va libérer certains mangemort comme les Malfoy ?
Cette fois, Harry perdit complètement son sourire. S'il avait su que ce genre de questions seraient posées, il ne serait jamais venu.
- La journée d'aujourd'hui nous en dira certainement plus long, siffla-t-il, en lançant un regard noir au journaliste qui baissa aussitôt la tête vers son calepin. Maintenant, veuillez m'excuser, mais je dois y aller.
Sous les cris et les appels de la horde de journalistes, le jeune sorcier disparut dans le hall du ministère. Jamais il n'aurait imaginé que sa venue au tribunal causerait un tel engouement. Mais il était vrai qu'on ne l'avait vu jusqu'à présent à aucun procès.
Dans la salle d'audience, il retrouva Ron, Hermione, mais également Arthur et Molly. Cette dernière lui avait confié qu'elle était prête à aller témoigner si c'était nécessaire. Narcissa Malfoy arriva très vite dans toute sa splendeur, malgré des yeux cernés. Kingsley mena ce procès d'une main de fer, commençant par demander à la blonde de soulever sa manche pour montrer à tout le monde qu'elle n'avait aucune marque. Puis il signala les liens qu'elle avait eu avec l'Ordre par l'intermédiaire de Severus Snape.
Finalement, on parla plus de Scrimgeour qui avait voulu enfermer une famille entière à Askaban au lieu de dévoiler la vérité, que de Narcissa.
- Madame Malfoy, lança le juré à la fin du procès, aucune preuve ne pouvant être retenue contre vous, vous êtes désormais libre de jouir de vos biens et de votre magie.
Un peu ébahie, Narcissa se leva et quitta la cage dans laquelle elle était enfermée. Quelques applaudissements retentirent lorsqu'elle récupéra sa baguette et quitta la salle avec un auror. Puis ce fut la cohue : les journalistes voulaient être les premiers dehors afin de prendre la bonne photo où l'on verrait la sorcière quitter définitivement Askaban.
Harry sauta de son siège et se fraya un passage jusqu'à la chaire du ministre. Ce dernier était en train de ranger ses derniers papiers et s'apprêtaient à quitter les lieux à son tour.
- Kingsley ! s'exclama Potter pour le retenir.
Le ministre se retourna et lui fit un large sourire.
- Harry, ça fait plaisir de te revoir ! lui dit-il en lui serrant la main.
- Je dois voir Malfoy, lança aussitôt le brun.
Un peu surpris, le grand noir ne sut quoi répondre tout de suite.
- Je suis désolé Harry, finit-il par dire, mais Draco Malfoy est enfermé dans une section qui n'admet aucun visiteur. Tu le verras à son procès.
- C'est très important. Vous devez pouvoir faire ça pour moi.
- Harry, vraiment, je ne peux pas, murmura Kingsley en l'éloignant de la foule. Les journalistes jasent déjà suffisamment sur la mort de Scrimgeour. Je ne veux aucune bévue. Le procès de Malfoy ne sera pas truqué Harry, si tu as des choses à dire, tu devras les dire devant tout le monde.
Le brun acquiesça et libéra le ministre. Il comprenait.
La fin de l'été approchait, et bientôt, la rentrée allait lui faire oublier toutes ces choses que la guerre l'avait obligé à faire. Tout en rentrant à Grimmaurd, Harry se rendit compte qu'il y avait au moins une chose qu'il refusait d'oublier. En refermant la porte de l'ancienne maison des Blacks, il savait ce qu'il allait faire : sauver Malfoy.
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- Vous avez été chargé de l'enquête sur Scrimgeour, avez-vous du nouveau ? lança un journaliste en direction de Ronald Weasley.
- L'affaire est extrêmement complexe, répondit le rouquin en fusillant du regard la foule. Nous vous ferons part des avancées lorsqu'il y en aura.
- Que pensez-vous de Malfoy junior, avez-vous une idée de l'issue du procès ?
- Aucune idée non, et je…
- Vous avez pourtant été un des rares membres de l'Ordre à le défendre la première fois, retournerez-vous à la barre aujourd'hui aussi ?
- Je ne pense pas, mais…
- Harry Potter sera-t-il présent ?
Ron n'en supporta pas davantage. De pâle il passa à rouge colère et il se redressa de toute sa hauteur. Il était auror, pas poupée de cirque.
- Bien, messieurs, je vous laisse, un procès nous attend, lança-t-il d'un ton froid avant de tourner les talons.
Ce n'est qu'une fois installé dans le tribunal aux côtés d'Hermione qu'il se calma.
- Je déteste la célébrité, murmura-t-il tout de même.
- Oui, mais tu détestais aussi n'être que l'ombre d'Harry, rigola la brune.
Le rouquin fit semblant d'être vexé et finit par sourire.
- A bien y réfléchir, je crois que je préfère quand même ne plus être son ombre.
- L'ombre de qui ? demanda quelqu'un derrière eux.
- Harry ! s'exclama Hermione en se retournant. Tu as pu venir ?
- Oui, la réunion de rentrée des professeurs a été reportée pour l'occasion. Je crois que Snape est là aussi.
Ron lui fit un clin d'œil.
- Il est comment en collègue ? ricana le rouquin.
- Il est normal, répondit Potter en haussant les épaules.
- Shht, Kingsley entre, les calma Hermione.
Pour l'occasion, le ministre avait sorti sa plus belle cape. Il salua brièvement Narcissa Malfoy assise au premier rang et ouvrit la séance. Le cœur d'Harry Potter se mit soudain à battre très vite lorsqu'il se rendit compte qu'il allait revoir Draco. Et en effet, la trappe de la cage venait de s'ouvrir et une chevelure blonde apparaissait. Bientôt, la silhouette gracile et légèrement ternie par la fatigue de Malfoy fit face à l'assemblée. Harry cessa de respirer. Malgré ces longs mois passés en prison, il lui semblait que le blond était toujours aussi beau.
Et le procès commença, laborieusement, avec le résumé du premier procès. Severus Snape fut rappelé à la barre pour refaire le même témoignage que quatre mois auparavant. Il parla des deux serments qu'il avait fait avec la mère de l'accusé, pour protéger celui-ci. Narcissa Malfoy, quelque peu secouée, eut droit également de parler de son fils et de l'attitude héroïque qu'il avait eu face à son père.
Depuis que le tribunal avait ouvert la séance, Harry n'avait plus regardé dans la direction du blond. Celui-ci en revanche observait les gens défiler devant lui et parler pour ou contre lui. Il avait remarqué que le nouveau ministre paraissait plus enclin que l'ancien à connaître la vérité. Il se demandait seulement comment tout cela allait finir.
Mais lorsque le nom de son ancien amant fut prononcé pour un témoignage, son visage se décomposa légèrement. Il regarda Potter descendre des tribunes et venir prêter serment devant lui. Il admira le masque qui lui couvrait le visage et songea un bref instant à ce qu'il cachait. Les yeux verts ne se posèrent pas sur lui, mais Draco, lui, ne le quittait pas du regard. Le brun lui tourna alors le dos pour faire face à l'assemblée et commença à répondre aux différentes questions que Kingsley lui posait.
Il reconnut que Malfoy avait joué un rôle dans la guerre, en la faveur de l'Ordre. Sans dévoiler ni leur relation, ni l'existence des horcruxes encore inconnus du grand public, Harry parvint à dire ce qu'il voulait. Tout se déroulait bien, jusqu'au moment où l'un des jurés posa la question tant redoutée :
- Lors du premier procès de Monsieur Malfoy, et ceci a été confirmé par le second témoignage de Monsieur Snape aujourd'hui, il a été dit que Draco Malfoy était présent dans votre cachot lorsque Celui-Dont-On-Ne-Doit-Prononcer-Le-Nom vous a capturé. Est-ce vrai ?
- Il était là.
Le cœur de Draco rata un battement dans sa cage. Le brun lui avait-il pardonné ?
- Et pourtant, il n'a rien fait pour vous sauver, n'est-ce pas ?
Le silence fut plus pesant que jamais. Draco ne cessait d'analyser chaque tressaillement de la nuque du témoin en laissant son cœur s'affoler comme jamais.
- Je ne porte pas plainte, lança enfin Harry d'une voix forte. Il y avait… de fortes circonstances atténuantes qui font que… Malfoy ne pouvait absolument pas me venir en aide. S'il n'y a pas de plainte de ma part, poursuivit-il en fixant toujours le même point vide dans l'assemblée, ce procès n'a aucune raison d'être.
Dans sa cage, Draco eut soudain envie de pleurer.
- Par conséquent, s'il n'y a aucune plainte, le détenu devrait être libre, acheva Harry avant de quitter la barre, puis, la salle.
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Potter s'allongeait contre lui.
- On dirait un couple, murmura le blond, se flagellant mentalement aussitôt pour avoir exprimé à voix haute ce qu'il pensait.
Le rire cristallin du brun n'arrangea rien. Il se moquait !
- C'est bon, arrête, s'énerva-t-il en repoussant le gryffondor.
- Quoi ? rigola Harry.
- Tu te fous de moi, menaça Malfoy en le pointant du doigt.
- Mais non ! Je rigole parce que je pensais exactement la même chose juste avant que tu ne le dises.
Le brun plongea ses yeux verts dans ceux de son amant avec sérieux.
Draco acquiesça lentement. Non, il ne se moquait pas.
à suivre...
Voilà voilà... Maintenant que Draco est libre, comment nos deux z'amoureux vont-ils se rapprocher... Des idées ? hihi Le chapitre 29 s'intitule "l'as de pique". ça vous donne des idées peut-être ?
En tout cas, merci d'avoir lu et à tout bientôt ! Bisous !
(ah et que pensez-vous de la mort de Scrimgeour ?).. ^^
