SI C'ETAIT SEULEMENT SA AVAIT ETE COMME CENDRILLON…

Quand les personnages d'Akira Amano se retrouvent au prise de l'histoire de Cendrillon, mais … version mafioso bien entendu.

Genre : Aventure, Action, Mafia, Superpouvoir et bien entendu lemon-POWAAA !
Couple
: Hibari x Tsuna
Disclaimer
: Sawada Tsunayoshi et tous les autres personnages ne m'appartient pas. Ils sont à Akira Amano.
Divers : Je tiens à préciser que sa n'est pas super conforme à Cendrillon mais vous en retrouverez certainement les aspects. Pour ce qui est du "conforme" à Cendrillon, sa c'est la surprise ;)


CHAPITRE 3

Le soleil s'était déjà couché quand Tsuna commença à se remémorer en tête la façon dont il s'y prendrait pour approcher Hibari Kyoya et ainsi lui porter le cou fatal. Celui qui mettrait fin à sa vie. Il avait réfléchi à diverses façons de procéder. Arme à feu, poison, et même explosif pour faire passer son acte pour un attentat. Dans la précipitation, il aurait certainement ces chances de fuir sans être vu et sans qu'on ne le lie à l'incident. Mais il n'aimait pas impliquer des personnes innocentes si elles aussi n'étaient pas sur la liste de ses victimes. Il devait trouver un moyen d'approcher sa cible sans que cela n'attire l'attention. Il opta pour l'arme à feu et le poison. Dans les deux cas, il avait plusieurs options possibles quand à la manière d'agir.

- Ce n'est pas non plus comme si j'avais le choix. Je devrais peut-être commencer à me remettre en question. Après tout, il s'agit peut-être de ma dernière mission. Si ce n'est pas Hibari qui me tue, ce sera Père. Et dans le cas ou je réussirais, je continuerais de vivre un enfer, éternellement.

Il se passa ses mains sur le visage en soupirant, alors qu'il était assis sur son lit, face à la fenêtre, l'esprit complètement torturé. La chambre que son beau-père lui avait donnée était de l'une de celle qu'on attribuait généralement aux domestiques. En clair, une petite pièce étroite et sale. Alors qu'elle ne fut sa surprise quand il entendit frapper à sa porte et que celui qui se présenta n'était autre que son beau-père, Rokudo Mukuro. Celui-ci était vêtu d'un costard noir élégant, rayé de gris, d'une cravate de la même couleur tout comme le pommeau de sa longue canne qui n'était autre que sa lance dont il changeait l'apparence grâce à ses talents d'illusionnistes. Ses longs cheveux aux reflets d'un bleu comme lui nuit était attaché derrière son dos avec une cordelette en soie noir, ses longues mèches encadrant son visage comme à l'accoutumée. Dans l'ombre de la pièce, son œil maudit luisait d'un rouge presque inhabituel. Tsuna trembla et se leva rapidement.

- Bonsoir père.
- Tsunayoshi-kun. As-tu bien pris connaissance de ta mission ?
- Oui père.
- Je peux en conséquence te faire confiance n'est-ce pas ? Tu... n'aurais pas l'audace d'échouer pas vrai ?

Tsuna déglutit, alors qu'il ne pouvait quitter des yeux l'œil rouge sang.

- Non père. Je… j'accomplirais ma mission.
- Je l'espère de tout cœur Tsunayoshi-kun. Autrement je serais très attristé et me verrait dans l'obligation de te punir très durement.
- En… en me tuant ? balbutia Tsuna malgré lui.

Quand il se rendit compte de ce qu'il venait de dire, Tsuna baissa les yeux et recula instinctivement d'un mouvement un peu trop brusque, se cognant sur sa petite table de nuit qui tangua dangereusement sous le choc. Il ne vit pas alors l'expression d'abord surprise, puis amusé de Rokudo qui s'avança lentement, très lentement vers lui, accentuant chacun de ses pas, fessant grincer le plancher à un point que sa en devenait insupportable. Insupportable pour l'adolescent qui avait été à deux doigts de sauter par la fenêtre rien que pour échapper à son beau-père. Seulement il était complètement terrifié. C'est pourquoi il ne chercha pas à sa débattre quand Rokudo père, une fois en face de lui et ayant posé sa canne contre le mur, glissa sa main gantée de cuir vers sa nuque, dessinant la ligne de son cou jusqu'à son torse. D'un doigt, il dégagea la croix en argent qui pendait contre sa peau, découvrant une brûlure de la même forme que le bijou. Il se pencha et s'en approcha pour y déposer ses lèvres. Du moins il l'aurait fait si Tsuna ne l'avait pas repoussé. Le garçon n'en revenait pas lui-même de ce qu'il venait de faire. Mais en l'instant, le fait d'avoir vu son beau-père s'approchait de cette cicatrice l'avait révolté jusqu'au point de le mettre en colère. Il ne savait pas pourquoi. Mais au fond de lui, il avait éprouvé comme un sentiment de nostalgie en voyant son beau-père amorçait un geste de baiser vers sa cicatrice, et un sentiment de dégout envers Rokudo lui-même. Il n'osa pas lever les yeux, jusqu'à ce que son beau-père le saisisse par les épaules pour le plaquer sur son lit, appuyant avec son genou sur son entrejambe, lui arrachant un gémissement alors que le corps du garçon s'arquait sous la douleur. Sa main gantée vint se glisser sous la ceinture, s'insinuant sous son caleçon pour finir par effleurer son sexe. Tsuna frémit quand une voix s'éleva dans les escaliers. C'était Chikusa.

- Père nous allons finir par être en retard ! Ou êtes vous donc ?

Tsuna se figea, de peur d'être ainsi surpris dans une situation compromettante. Il leva les yeux vers Rokudo, presque suppliant, qui se contenta de lui sourire cruellement avant de se relever lentement, reprenant sa canne dans la paume de sa main. L'adolescent s'empressa de se relever et de s'éloigner du lit alors qu'il pouvait entendre des pas qui montait jusqu'à sa chambre. Au moment où il nouait le dernier bouton de sa chemise, la porte s'ouvrit en grand dans un fracas assourdissant, laissant apparaître Ken et Chikusa. Tsuna se surprit lui-même à penser qu'ils étaient bien vêtus. Si la couleur du costume de Ken privilégiait un vert émeraude, celui de Chikusa arborait un améthyste profond. Tsuna en baissa les yeux alors que les critiques pleuvaient comme à leur habitude.

- M'obligeait à monter jusque dans ta chambre crétin ! Tu as intérêt à savoir ou est père autrement
- Kufufu. Allons fils, toujours aussi impétueux n'est-ce pas ?
- Que…

Ken sursauta quand il remarqua la présence de son père et son visage s'illumina, comme celui de son frère, un peu moins stoïque qu'à l'accoutumé. Sa le changeait de d'habitude tiens.

- Père vous étiez donc là. Kakipi et moi voulions vous prévenir que la voiture était prête et que nous ne devrions pas tarder à nous en aller.
- Merci Ken. A toi aussi Chikusa. Les costumes que je vous ai commandés vous vont à merveille, comme je m'y attendais, c'est parfait. Mais en attendant, s'il vous plait prenez donc de l'avance, je dois discuter d'une dernière chose avec votre frère.

Chikusa, derrière son frère, lança un regard de dédain vers Tsuna alors que celui que lui lança Ken était meurtrier.

- Bien père. Nous vous attendrons en bas alors.

Refermant la porte derrière eux, les deux garçons descendirent les escaliers d'un pas rapide. Rokudo père, qui avait gardé ses yeux fixés vers la porte, se retourna vers lui avec un sourire sardonique. Il s'approcha soudain et se saisit de son menton, accentuant sa pression de sorte à arracher une grimace à l'adolescent.

- Bien. J'espère que tu as bien compris ce que tu devais faire.
- Ou… oui père. J'ai parfaitement compr

Le patriarche de la famille ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase, dessinant le contour de sa lèvre inférieure du bout de la langue avant de l'introduire entre ses lèvres entrouvertes. L'adolescent sentit l'eau de Cologne de son beau-père venir lui chatouiller les narines, alors que le bruit mouillé de leur baiser et de leur langue s'entrelaçant dans l'étau de leur bouche refermé l'une contre l'autre emplissait la pièce. Tsuna s'accrocha à ses bras tout en tentant de le repousser, celui-ci finissant par s'écarter, se pourléchant les lèvres d'un air gourmand.

- J'ai hâte de te voir à l'œuvre, mon mignon Tsunayoshi-kun. Pour ce qui est de ta… tenue, tu n'auras qu'à porter l'uniforme de ton école. Je suppose que tu l'as gardé en souvenir du… bon vieux temps je dirais ? Kufufu !

Tsuna ne répondit rien alors que Rokudo s'éloignait en riant, quittant la pièce. Il se laissa choir sur son lit, essuyant sa bouche énergiquement avec le revers de sa chemise, les yeux dans le vague, quand une sonnerie retentit. Il sursauta et baissa les yeux vers sa table de nuit, là ou l'écran de son portable s'allumait d'une couleur orangé tout en jouant une douce mélodie. Il se rappela avoir noté un mémo tout en y attribuant une alarme, pour ne pas oublier de se rendre dans l'arrière cour, une fois son beau-père et ses demi-frères partit. D'un pas rapide, il se dirigea vers son armoire et en sortit l'uniforme de son école. D'un œil rapide, il consulta le reste de ses tenues mais il fallait se rendre à l'évidence. Son ancien uniforme était la seule tenue décente. Il la sortit de la penderie et la secoua pour en chasser la poussière et constata quelques trous sur les manches. Il comprit que son placard avait surement été pris d'assaut par les mites ou les rats. Qui sait. Il n'avait pas d'autre choix. Une fois qu'il eu enlevé la poussière autant qu'il le pouvait, il enfila l'uniforme noir, pourvu du blason de l'école sur le col, la cravate rayé de noir et de rouge. Il se tourna ensuite vers son miroir et voulu fermer les yeux.

- J'ai grandis. Et j'ai l'air ridicule…

En effet, les manches lui arrivaient un peu au-dessus des poignets, et le bas des jambes de son pantalon laissait découvrir ses chevilles. Là, il avait vraiment intérêt à passer inaperçu une fois arrivé la fête, autrement, non seulement il serait mort de honte, mais aussi mort tout court. Affligée et abattu, il rangea son arme dans sa cachette habituelle, tout comme le poison et quitta la pièce pour gagner l'arrière cour du manoir. Il fit attention à ce que personne ne le voit, et se dirigea vers les écuries, là ou il était certain de ne pas être vu. A son approche, il entendit les chevaux hennirent.

- Chuuut, mes tout beaux. Ce n'est que moi.

Au seul son de sa voix, les chevaux se calmèrent et levèrent la tête vers lui. Tsuna eut un sourire. Depuis qu'il avait été assigné aux tâches ménagères, il avait eu aussi à s'occuper des chevaux de l'écurie et ceux-ci l'adoraient. On pouvait même dire que les étalons étaient en quelques sortes une famille quelques peu étranges, et la seule à l'apprécier aujourd'hui. Ils s'occupaient d'eux depuis tellement longtemps maintenant. Il soupira et se laissa aller contre le mur, se rappelant soudain comme il avait aimé, petit, les promenades à cheval avec son père et sa mère avant de finir par se réunir autour d'un pique nique gigantesque. Alors qu'il était plongé dans ses pensées, il ne vit pas la petite boule de lumière, semblable à une luciole, qui se mit à danser devant lui comme pour attirer son attention. Elle s'arrêta, attendant et recommença son ballet sans que Tsuna ne la remarque. La petite boule de lumière recommença encore et encore et quand elle s'aperçut que son manège ne menait pas à grand-chose, elle se mit à vibrer et explosa. Tsuna cria et se cogna contre le mur derrière lui, alors qu'on pouvait sentir une odeur de roussi dans les airs. Complètement abasourdi, le visage noirci, il écarquilla les yeux de surprise quand il se retrouva face à un bébé à la chevelure noire en épis volant dans les airs à hauteur de son visage, vêtue d'une robe vaporeuse d'un bleu turquoise, des petites ailes transparentes et luisante battant derrière son dos à un rythme effrénée. Celui-ci tendit un bras, agitant ce qui semblait être une baguette magique devant son nez, le bâton arborant un vert clair et l'étoila d'un jaune étincelant, arborant une paire d'yeux en son milieu. D'yeux ?

- Huooohoho, ria l'enfant d'une voix fluette. Ciao-su ! Je suis ta marraine, la bonne fée Reboyama. Es tu triste ? Pleures-tu donc ? O enfant désœuvré laisse moi donc apaiser ta peine.
- Euh… non je ne pleure pas. Et, euh ….

Tsuna ne trouvait plus ses mots, se sentant complètement idiot devant ce petit être qui lui fessait face, le regardant de ses yeux étincelants, celui-ci ne cessant de rire avec des Huooohoho à qui en veut.

- Huooohoho, ne dis rien. Nuts m'as tout raconté mon enfant et je suis venue t'aider !
- Nuts ? s'exclama Tsuna avant de baisser d'un ton, de peur qu'on ne l'entende. Vous voulez dire que c'est de vous dont il m'a parlé hier ?
- Huooohoho !

Ce fut tellement rapide que Tsuna ne comprit pas immédiatement ce qui venait de se passer. Il avait maintenant le canon d'une arme pointé sur le front.

- Huooohoho, si tu ne veux pas mourir, fait le avec ta derniere volonté.

Reboyama tira et la balle explosa dans un flash de lumière, laissant apparaitre un coffret en or qui se déposa dans les mains qu'avait tendu l'adolescent, comprenant que l'objet était pour lui.

- Est-ce que… je peux l'ouvrir ?
- Huooohoho, mais je t'en prie fait donc. Voici l'un des cadeaux que moi, marraine la bonne fée, ai la bonté de te faire.

Tsuna sourit maladroitement et ouvrit la boîte doré, découvrant un pistolet qui ressemblait à un Beretta, bien que celui-ci ait une taille plus petite que l'original. L'arme en elle-même semblé ouvrager et personnalisé, la preuve étant les fines décorations qu'elle portait. L'adolescent l'effleura des doigts et sentit comme une vague de chaleur l'envahir. Il leva alors les yeux vers Reboyama.

- Vous voulez dire qu'avec cette arme, je réussirais à tuer Hibari Kyoya ?
- Cela dépend de toi Tsunayoshi-kun.

Le garçon ne répondit rien et se contenta de contempler l'arme sans rien dire. Il ferma les yeux, prit une grande inspiration, et quand il les rouvrit, toute trace de doute semblait avoir disparu. Il enleva son ancien pistolet et y dissimula le nouveau, quand une exclamation de surprise le fit sursauter. Sa bonne fée avait ses deux mains sur son visage qui arborait alors, une expression effarée.

- Mon dieu, ne me dit pas que tu comptais sortir dans cette tenue ? Tu es ridicule !
- Merci de me le rappeler. Je n'avais pas remarqué, murmura Tsuna entre ses dents.
- Il faut remédier à sa. Heureusement que Nuts m'a apellé la veille, autrement Léon n'aurait pas pu terminer à temps.
- Léon ?
- Oui, Léon mon ami de toujours.

A ces mots, le pistolet que tenait Reborn se modifia, telle une pate à modeler, pour se transformer en un petit lézard à la queue en escargot. Celui-ci ouvrit grand la bouche, recrachant sur Tsuna une pile de vêtement.

- Allons mon petit, dépêche-toi de te changer ! Nous n'avons pas beaucoup de temps.
- Ah… euh oui ! Tout de suite !

Tsuna ne comprenait pas trop ce qui était en train de se passer mais plus les minutes s'écoulaient, plus il avait l'impression de gagner en assurance. Sans trop savoir pourquoi, il se sentait un peu rassuré. Et heureux. Alors qu'il se déshabillait pour enfiler les nouveaux vêtements, Reboyama agita Léon, une nouvelle fois transformé en baguette magique. Sérieusement, Tsuna trouvait sa ridicule mais il préféra ne rien dire. Même si la bonne fée ne cessait de lui jetait de Huooohoho Huooohoho à la figure, elle semblait, ou il semblait ? ne pas être du genre à apprécier qu'on se moque de lui. Alors qu'il finissait de nouer sa cravate, il entendit soudainement un hennissement et quand il se précipita à la porte de l'écurie, inquiet, il constata que l'un des chevaux avait disparu. L'adolescent se tourna vers la bonne fée, qui en réponse, lui adressa un simple sourire.

- Ta voiture t'attends alors dépêche-toi. Seulement sache que tu as la permission de minuit. Et minuit, ce n'est pas minuit et une minute, c'est minuit pile.

A ces mots, Reboyama pointa de nouveau le canon de son arme sur son visage.

- Oui oui j'ai comprit ! Minuit pile c'est promis !
- Je l'espère bien ! parce que passé ce délai, tu ne pourras plus repartir et tu te feras attrapé une fois ton crime commis.

Tsuna voyait déjà la scène. Il secoua la tête pour chasser les images de sa tête et releva les yeux vers la fée.

- Je vous le promets, je reviendrais à temps !
- Très bien. Alors amuse-toi bien ! Et attends laisse moi arranger un peu ton teint et tes cheveux. Comme sa, comme sa. Voila c'est parfait.
- Pas le temps de se regarder dans un miroir, j'y vais. Et… je vous remercie énormément, marraine la bonne fée.
-Huooohoho !

Tsuna sourit et adressa un dernier salut à Reboyama avant de courir vers l'entrée du manoir, là ou l'attendait la voiture. Et là ou il allait bientôt devoir accomplir sa mission. Celle de tuer l'un des plus charismatiques parrains de la mafia. Hibari Kyoya.

à suivre ...