Titre: Retour de chasse
Auteur: Takisys
Beta : Black59
Thème/jour : 17/03/10 - Savon–
Rating: NC-17 - slash
Fandom: Torchwood
Personnage/Couple: Jack Harkness/Ianto Jones
Warnings éventuels: Jack et Ianto sous la douche, ou quand le savon devient caresse.
Disclaimer: évidement, comme toujours ces personnages ne m'appartiennent pas mais appartiennent à la BBC et à RTD
Note de l'auteur : vignette écrite pour le challenge pour : .com/31_jours/
« À genoux ! Et pas de discussions ! » Avait fait Jack.
« Et cramponne-toi à cette barre, inutile que tu te fracasses la tête, si on peut l'éviter, n'est-ce pas ?»
Ianto avait obtempéré sans discuter avec beaucoup de peine et de mauvaise volonté. Depuis leur petite sortie au pays des cannibales, il n'était jamais revenu de chasse en si mauvaise état.
Il avait réussi tant bien que mal à sortir de ses vêtements avec l'aide et la dextérité très appréciée de Jack.
Jack avait préalablement plié une serviette en quatre qu'il avait posée sur le tapis antidérapant pour que Ianto ne se fasse pas plus de mal.
Maintenant, à genoux dans la douche pour ne pas risquer de tomber, il attendait que son amant vienne le rejoindre pour prendre soin de lui comme personne d'autre ne pouvait le faire.
En premier lieu, parce qu'il n'aurait permis à personne d'autre de le toucher de cette manière là, ni même, de le voir dans cet état. Jack avait seul l'accès à ce degré d'intimité, qu'il ne lui serait jamais venu à l'idée d'accorder à qui que ce soit par le passé.
Le capitaine avait ouvert l'eau pour que Ianto ne prenne pas froid et avait vérifié la puissance du jet, puis il s'était déshabillé aussi rapidement que possible. Il ne voulait pas faire attendre le jeune homme dans l'état de vulnérabilité dans lequel il était.
Il s'était installé derrière lui et avait attrapé le savon qu'il avait bien fait mousser entre ses mains avant de commencer à savonner Ianto avec beaucoup de méthode et d'application.
« Des fois je me dis que ça t'amuse… » Avait grommelé Ianto.
« De trembler pour ta vie ? » Avait répondu Jack qui n'était pas de très bonne humeur.
« Non… Je parle de ça ! » Avait-il dit s'abandonnant à la caresse du savon que Jack promenait sur sa peau.
« Oui, je préférais ne pas avoir à te tirer des griffes de trois wheevils pour ça… » Avait dit Jack faisant glisser le savon le long du dos de Ianto, puis enchaînant avec des mouvements circulaires sur les zones latérales, la main droite passant le savon, tandis que de la gauche, il faisait mousser en un massage léger : Ianto n'était qu'un hématome…
Il avait invité le jeune homme à se redresser pour pouvoir savonner ses cuisses, intérieur, extérieur, la droite puis la gauche faisant gentiment glisser le savon entre ses jambes, obtenant un grognement frustré, tandis qu'il agaçait les zones les plus sensibles de son anatomie.
« Jack… » Avait imploré Ianto cherchant plus de contact tandis que les mains chaudes et enveloppantes du capitaine se contentaient de le savonner méthodiquement avec un professionnalisme exaspérant.
Lorsque Jack l'avait attiré tout contre lui pour pouvoir continuer son nettoyage en règle sans avoir à lui imposer de se retourner, Ianto s'était gentiment servi de lui comme d'une chaise longue, seigneur que cet homme était confortable.
Le nez dans le cou de Ianto, il continuait son travail sur le torse, titillant au passage les mamelons de son partenaire et jouant avec la douce toison qui couvrait son torse, pour descendre en mouvements circulaires le long de son ventre et de là, jusqu'à la région plus touffue où la main de Ianto voulait la sienne :
« Jack… » Avait insisté le jeune homme, sa voix descendant dangereusement d'une octave.
« Sage… » Avait eu le malheur de souffler le capitaine en guise de réponse alors qu'il se penchait en avant pour atteindre le mitigeur.
L'effet ne se fit pas attendre, avant d'avoir compris comment, Jack était tombé en arrière et s'était retrouvé assis sur les fesses, cuisses écartées, sa tête ayant cognée lourdement contre le carrelage du mur du fond.
« Eh ! Espèce de sale petite brute ! » Avait-il protesté tandis que Ianto récupérait la savonnette qui lui avait échappé.
« T'as faute » Avait grommelé la voix beaucoup trop grave de Ianto.
Maintenant en possession de l'instrument de torture, le jeune homme entrepris de lui rendre la pareille, savonnant généreusement son ventre glabre, puis l'intérieur de ses cuisses, pour finir par l'objet de son désir, faisant glisser le savon entre les parties charnues avec insistance. Puis Ianto avait abandonné la savonnette à son triste sort, s'appliquant à faire mousser avec sa main gauche le savon ainsi étalé, tandis que sa main droite se faisait plus invasive soutirant un gémissement exaspéré au capitaine qui cherchait au fond de lui la volonté de résister à la vague qui l'envahissait.
« Tourne-toi… ! » Avait intimé Ianto dans un râle.
Il était inutile de tenter de le raisonner, l'adrénaline avait toujours cet effet là sur lui, Jack le savait, et dans cet état, le jeune homme ne sentait plus sa propre douleur et risquait d'en arriver à se blesser pour obtenir ce qu'il voulait, alors Jack avait obtempéré offrant à son compagnon une vue imprenable sur son anatomie des plus intimes, et puis ce n'était pas comme s'il n'en crevait pas d'envie lui-même.
Il ne fallait pas espérer douceur et tendresse de la part de Ianto quand il en arrivait à ce degré d'excitation, il avait pris sans manière ce qui lui était offert, Jack lui appartenait, devenait sa chose, et il en redemandait, n'en ayant jamais assez jusqu'à l'explosion finale, jusqu'à ce que le jeune homme épuisé, vidé, s'écroule sur lui comme une poupée de chiffon.
Alors Jack s'était dégagé en prenant soin de protéger son amant de tous chocs supplémentaires, finissant de rincer le savon, l'enveloppant dans la serviette pour le porter sur son lit.
« Avec moi… » Avait murmuré Ianto déjà gagné par le sommeil.
« Bien sûr » Avait dit doucement Jack en s'allongeant contre lui.
Ianto portait sur le corps la trace de nombreuses morsures qui n'avaient heureusement pas traversées le blouson de cuir et le jean qu'il portait pour la chasse ce soir là, s'il avait été comme d'habitude, vêtu de son très élégant costume de laine fine, c'est à la morgue qu'il reposerait.
Jack, beaucoup trop conscient de la fragilité de la vie des simples humains, s'était enroulé autour de lui, l'épousant au plus près, se rassurant de sa chaleur, du moindre tressaillement de son corps sentant bon le savon.
