Titre: Enterrement de vie de garçons

Beta : Black59

Fandom : Torchwood/ Réalité Alternative.

Personages, couples: Jack/Ianto, Owen/Tosh, Jackie Tyler.
Rating: NC-17
Résumé
: Ianto et Jack sont sur le point de se marier, Owen organise leur enterrement de vie de garçon. Se passe dans un Univers Alternatif, où les choses se sont passées bien différemment tant pour Jack que pour les autres membres de Torchwood. COE n'a jamais eu lieu, Jackie Tyler ne s'est jamais retrouver dans le monde de Pete, Jack l'a recueillie et des araignées géantes sont plus fréquentes que les wheevils. Jack a trois enfants, Mira, Sarah et Mike. Il est possible que je publie d'autres extraits de cet univers.

Warnings éventuels : Beaucoup plus explicite que ce que je j'écris habituellement.

Disclaimer: évidement, comme toujours ces personnages ne m'appartiennent pas mais appartiennent à la BBC et à RTD

La plupart des hommes auraient été ridicule. Non seulement, il ne l'était pas, mais, il était époustouflant. Totalement dévergondé mais époustouflant.

C'était leur enterrement de vie de garçon.

Owen s'était auto promu maître de cérémonie pour la fête qui devait les conduire à travers tous les pubs de la ville et ça jusqu'au petit matin.

« Ouais ! Pourquoi pas ? » Avait fait Ianto.

Il restait la pièce rapportée, l'équipe avait toujours du mal à l'accepter et il ne pouvait pas les en blâmer. Même si l'idée de faire un enterrement de vie de garçon tous ensemble ne l'enchantait pas.

Lorsqu'au moment de quitter le KG, Owen était arrivé avec une grande boîte plate, il avait eu des doutes qui s'étaient changés en colère froide lorsque les filles avaient déballé une splendide robe de mariée.

Jack avait rit de bon cœur.

« Eh ! N'est-ce pas toi, le type qui m'a demandé de devenir sa femme ? » Avait-il argué hilare, en faisant mine de valser, la robe devant lui.

Oui, effectivement, c'était indubitablement lui. Sous l'emprise du stress, il avait bien demandé à Jack de devenir sa femme, et Jack avait accepté sans sourciller. Ianto n'en revenait toujours pas. L'équipe non plus, mais pas pour les même raisons.

« Et qu'est-il supposé faire avec ça ? » Avait lâché Ianto sèchement.

Il n'avait rien demandé à personne, il leur faisait une faveur en se soumettant à ce rituel ridicule, il n'était pas question qu'il les laisse gâcher leur mariage.

« T'as pas vraiment le sens de l'humour, toi ? » Avait répondu Owen, « C'est juste histoire de s'amuser un peu… »

« Elle est superbe cette robe, vous êtes complètement fous ! » S'était alors exclamé Jack.

« Et il ya tout ce qu'il faut pour faire de toi la plus belle des mariées » Avait ajouté Tosh déballant bas de soie, jarretières et petite culotte de dentelle.

Ce n'était pas des articles loués au bazar du coin. Il y en avait pour une petite fortune…

« Je croyais que vous aviez prévu de faire la tournée des pubs ? » Avait fait Ianto, quelque peu perplexe devant ce déballage.

« Yep ! Et on est même attendu au Dragon Rouge » Avait répondu Owen, pas peu fier de lui.

« Il n'est pas question qu'il se balade en ville affublé de la sorte » Avait protesté Ianto.

« Allez, Ianto ! On va s'amuser » Avait fait Jack avec un air mutin.

« Tu veux un coup de main, patron ? » Avaient proposé Liz et Clara.

« Pas question ! » Avait tranché Ianto, voyant d'un très mauvais œil, les filles de l'équipe qui commençaient à tourner autour de sa promise comme une nuée d'abeilles.

« Je crois que j'ai déshabillé suffisamment de femmes dans ma vie pour pouvoir m'en sortir tout seul » Avait protesté Jack, se réfugiant avec tout son attirail dans son bureau.

Tout le monde était de fort bonne humeur, sauf lui. Une fois de plus, il s'était mis à l'écart et les moqueries allaient bon train.

« Arête de faire la gueule, je suis sûr qu'on va bien s'amuser » Avait fait Owen.

« Owen, il entre dans votre jeu que parce qu'il ne veut pas gâcher la soirée et c'est tout » Avait répondu Ianto à voix basse « Mais avant que les choses ne dégénèrent je te conseille de te rappeler que ce type est ton patron »

L'argumentation entre les deux hommes s'était arrêtée là, car la porte du bureau s'était ouverte sur la mariée, et quelle mariée ! Ianto en avait eu le souffle coupé, et vu le silence qui régnait autour de lui il n'était pas le seul à être épaté.

C'était une superbe robe de taffetas que Jack n'avait eu aucun mal à enfiler. Ses hommes l'avaient pris de court sur ce coup là. Le sourire complice de Jacky l'avait immédiatement rassuré sur le coté bon enfant de cet étrange cadeau.

Dans l'intimité de son bureau, il avait pu détailler les éléments qui avaient déterminé le choix. C'était là le résultat d'un travail d'équipe réfléchi. Ses hommes ne cherchaient pas à se moquer de lui :

La robe venait d'une boutique réputée, dont le bustier à lacets permettait de l'adapter à sa morphologie sans recourir à un rembourrage.

Les bas étaient de soie. Les jarretières de dentelles fines étaient douces au toucher et ne griffaient pas. La petite culotte était rigolote et raffinée mais surtout pouvait contenir ses attributs de manière confortable.

Les escarpins blancs étaient à sa pointure, les talons ni trop hauts, ni trop bas, ne lui poseraient aucun problème.

Jack se sentait à l'aise dans cet accoutrement qui en valait bien un autre. Les souliers étaient peut-être un peu étroits, mais ça irait, tout au moins, tant qu'on ne lui demandait pas de se battre contre des araignées géantes. Cependant, Juste au cas où, il avait fixé son coutelas juste au-dessus de la jarretière de sa cuisse gauche.

Avant de s'aventurer hors du bureau, il avait jeté un coup d'œil au vague reflet que lui renvoyait la vitre de sa bibliothèque. Ça n'avait pas l'air si mal, ses larges épaules et son indomptable tignasse contrastaient avec le reste mais sans choquer vraiment. Il n'y avait ni voile ni autre ornements de ce genre dans la boîte et c'était probablement aussi bien ainsi.

Lorsque Jack avait fait son entrée, il avait tout de suite été rassuré sur l'effet que cette tenue aurait sur Ianto. La mâchoire du jeune Gallois s'était instantanément décrochée et ses yeux s'étaient littéralement exorbités.

Les autres hommes étaient restés sans voix tandis que les filles avaient laissé échapper des gloussements ravis. Jacky, elle, le regardait comme une mère qui marie sa fille, les yeux pleins de larmes.

« Et maintenant ? » Avait-il demandé.

« On nous attend au Dragons Rouge » Avait rappelé Owen, puis se retournant vers Ianto, il lui avait dit : « Tu baves, mec »

Ianto était alors sorti de sa stupeur, mais il n'arrivait pas à décrocher ses yeux de Jack, le détaillant sous toutes les coutures. Pour lui ça restait un mystère : Comment ce type pouvait-il lui faire cet effet là ? Comment pouvait-il être aussi sexy affublé de cette manière ?

Au pub, ils avaient retrouvé les flics et les pompiers de la ville qu'Owen avait conviés à la fête, mais aussi les filles et Mike qui étaient arrivés de Londres un peu plus tôt que prévu. Les filles avaient sauté dans les bras de leur père et l'avaient fait tournoyer pour admirer sa tenue.

Mike en revanche avait lancé un regard accusateur à Ianto, ce dernier avait répondu par un haussement d'épaule embarrassé. Le jeune homme semblait plus enclin à accepter la plaisanterie tant qu'elle ne venait pas de lui.

Ils s'étaient finalement tous bien amusés dans une ambiance, sommes toutes, bon enfant et c'est presque avec regrets qu'ils s'étaient laissés raccompagner chez eux à l'aube.

« Il est plus que temps que je retire se déguisement » Avait fait Jack en se laissant tomber mollement sur ce le sofa.

« Pas question » Avait répondu Ianto en un râle presque sauvage.

Toute la soirée il avait supporté les jeux, les insinuations douteuses, mais aussi, les regards curieux, voir envieux, sans compter les mains baladeuses…

« T'es sûr ? » L'avait taquiné Jack langoureusement avachi au milieu d'un soufflé de taffetas vaporeux. Ses grands yeux pétillaient de malice, malgré l'air innocent qu'il feignait.

« À moi ! » Avait été tout ce qu'avait réussi à articuler Ianto, se laissant tomber à genoux à ses pieds.

Il était en ravissement devant le tableau sensuel et dévoyé qu'offrait Jack, encore renforcé par le bleu de ses yeux embués par le désir.

« Tu es à couper le souffle » Avait murmuré Ianto de manière à peine audible.

Sans lâcher son amant des yeux, Ianto avait fait glisser sa main le long de la cheville encore gainée de soie. Il l'avait gentiment soulevée pour débarrasser le pied de l'escarpin qui commençait à le blesser.

Il l'avait caressé et dorloté avec amour, insistant sur les zones rougies par le frottement. Puis il l'avait reposé avec regret pour s'occuper de l'autre.

Jack l'observait tendrement, s'abandonnant totalement à cette dévotion soudaine de son compagnon. Il avait attendu sagement que Ianto ai fini de couvrir son deuxième pied de baiser pour émettre un petit grondement d'impatience. S'enfonçant un peu plus lascivement dans le sofa, il en avait profité pour faire remonter un peu plus sa jupe sur ses cuisses écartées de façon volontairement provocante.

Ianto avait levé vers lui un regard chargé de luxure, tellement prometteur que Jack en avait dégluti d'anticipation tandis que sa virilité tentait désespérément de s'évader de sa prison de dentelles.

« Sage » Avait intimé Ianto d'une voix rauque qui avait fait courir des frissons dans le creux des reins de la promise.

Ses yeux rivés à ceux de Jack, Ianto, toujours à genoux à ses pieds, avait doucement repoussé aussi haut qu'il l'avait pu la masse volumineuse de tissus soyeux. Deux superbes jambes musclées mais parfaitement galbées s'échappaient à peine d'un amas de froufrou blanc.

Une des jarretières avait disparue. Ianto soupçonnait Richard le capitaine des pompiers de se l'être appropriée. Le bas qu'elle était supposée retenir avait commencé à se faire gentiment la malle, tirebouchonnant disgracieusement. Ianto trancha dans le vif, et le retira sans plus attendre.

La cuisse gauche offrait un spectacle beaucoup plus surprenant avec le couteau de plongée qui côtoyait l'anneau de dentelles et de rubans. Malgré l'impatience de plus en plus manifeste de son exubérante fiancée, Ianto avait pris le temps de retirer l'arme et l'avait fait glisser hors de portée immédiate, ce truc était vraiment dangereux.

« Ianto… » Avait supplié Jack qui avait de plus en plus de mal à rester sage.

Pour toute réponse Ianto l'avait attrapé juste derrière les genoux afin de le tirer vers lui et le bord du divan.

Jack avait ainsi basculé un peu plus en arrière, complètement enfoui au milieu de ses jupons qui étaient désormais remontés jusqu'à sa taille. Il avait du batailler ferme avec l'étoffe pour retrouver son champ de vision.

« Eh, sale petite brute » Avait-il protesté.

Le tableau qui s'offrait désormais au regard de Ianto était autrement plus pornographique que l'Origine du Monde de Courbet. La petite culote de froufrous blancs avait maintenant bien du mal à retenir le fauve qui se débâtait tout seul comme un beau diable.

Sans pour autant libérer le pauvre prisonnier, Ianto en avait eu pitié et avait pris à pleine bouche la tête qui dépassait.

Jack, toujours discret, avait lâché un hurlement de plaisir.

Heureusement, que les mômes avaient eu la bonne idée de choisir de passer la nuit à l'hôtel, il faut dire qu'ils connaissaient leur père et son absence totale de pudeur ou de retenue.

Ianto avait alors relâché instantanément sa proie pour jeter un regard désapprobateur à son exubérant partenaire.

« Dois-je te bâillonner ? » Avait-il menacé.

« Nope ! Serais sage…» Avait répondu Jack avec une mine déconfite.

« Où ce trouve le lubrifiant le plus proche » Avait demandé Ianto, profitant que le charme était partiellement rompu pour penser au côté pratique.

« Là » Avait répondu Jack en commençant à farfouiller dans sons corset.

«Mais t'es une vraie catin » Avait fait Ianto en récupérant le petit sachet.

« Et toi, un voyou ! » Avait répondu Jack avec malice.

Ianto avait considéré un instant la situation, il était tiraillé entre l'envie folle de faire durer le plaisir et culbuter sa belle sur le champ sans plus de formalités. Jack n'était plus qu'une pauvre chose vibrante de désir prête à exploser à tout moment.

« Ianto ? » Avait-il demandé inquiet devant l'air soudain songeur de son amant.

« Prépare-toi pendant que je me déshabille » Avait conclu se dernier en lui jetant sachet sur le ventre.

Jack ne se l'était pas fait dire deux fois, sans quitter des yeux Ianto, il avait récupéré l'objet au milieu des froufrous et l'avait ouvert avec les dents. Il avait ensuite remonté ses jambes, ses genoux touchant presque ses épaules. Il avait alors fait glisser la petite culotte de manière à dégager l'orifice convoité sans la retirer pour autant. Avec un art consommé, il s'était alors attelé à la tâche très consciencieusement. Ses yeux dévorant Ianto, il se régalait avec malice de l'effet qu'il produisait.

Et lorsque Ianto avait bondit sur lui comme une bête sauvage, il était parti d'un rire ravi, interrompu brutalement par un cri étouffé, lorsque le jeune homme l'avait pénétré dans la foulée.

« Ça t'amuse de me rendre fou, n'est-ce pas ?» Avait-il grogné.

En guise de réponse Jack s'était accroché à lui fiévreusement pour s'empaler encore plus profondément.

Cela avait été torride, passionné et beaucoup trop court.

Ianto n'avait pas eu le courage de bouger et s'était endormi entre les jambes de la future mariée qui l'avait tendrement enveloppé dans ses jupons avant de s'endormir à son tour.

Moins de cinq heures plus tard, tous les deux élégamment vêtus de costumes faits sur mesure se présentaient entourés de leurs amis et témoins devant Monsieur le Maire.

« Alors, cette robe de mariée, c'était une si mauvaise idée ? » Avait glissé Owen à Ianto à la sortie de la Mairie.

« Non » Avait admis Ianto.

« Et je crois qu'on va la garder si le teinturier arrive à la sauver » Avait-il ajouté.

Fin.