Bonjour à tous ! Merci de vos belles reviens, elle m'ont toutes beaucoup touchée. D'ailleurs, en parlant de ça, est-ce que vous pourriez me dire comment répondre à ces reviens ? Ce n'est pas dans mes habitudes de ne pas le faire et je suis débutante sur ce site. J'ai vu sur d'autres fictions que c'était possible, mais pas moyen de savoir comment.
Merci beaucoup d'avance, et désolée de mon retard !
Hermione se réveilla en sursaut, le front collant et les couvertures emmêlées autour d'elle. Un cauchemar. Le deuxième de la nuit. De plus, elle ne savait pas quelle heure il était. La jeune femme avait égaré sa montre en essayant de sauver Harry de Bathilda Tourdesac.
Elle s'assit sur son lit, repoussa ses cheveux avec sa main moite et tenta de se souvenir de ce cauchemar.
*Il y avait... Harry. Ron, et Ginny aussi. Dans une forêt. Entourés de choses... Des Détraqueurs, je crois. Et des Mangemorts... Je ne me souviens pas !*
Hermione se laissa retomber en arrière, se cognant la tête au passage. Elle fixa le plafond, elle devinait les pierres. Elle ne pavenait pas à s'en souvenir !
Elle décida de se rendormir. Ses yeux se fermèrent rapidement, et elle sombra dans un sommeil sans rêves.
Le lendemain, quand elle ouvrit les yeux de nouveau, il faisait clair dans la pièce. Elle sortit rapidement de son lit, en pleine forme, et fila prendre une douche. Quelques minutes plus tard, elle ressortait, et enfilait des vêtements trouvés dans une des armoires de la salle de bain. Snape avait dû les ajouter à la demande de Dumbledore...
*Oui, c'est définitivement Snape*, pensa Hermione.
Le pull qu'elle avait à la main était vert, avec le bord des manches couleur argent. Elle ne s'en offusqua pas : après tout, elle aimait bien le vert. Le gris aussi, d'ailleurs.
Hermione ressortit de la pièce pour trouver des quartiers complètement vides. Même le tableau de Dumbledore l'était. Elle décida alors de visiter ces appartements qu'elle n'avait qu'entraperçu la veille. Le salon était assez spacieux, et elle devina qu'il avait été décoré par Dumbledore. Elle arriva devant une porte, soigneusement verrouillée. Sûrement la chambre de Snape.
Déçue de ne pas avoir pu accéder à toutes les pièces de l'appartement, Hermione s'assit sur le canapé en cuir, devant la cheminée éteinte. Elle n'avait aucune idée de l'heure, mais elle commençait à avoir un peu faim.
Se décidant au bout de quelques minutes, Hermione murmura, coupable :
- Dobby ?
Le silence lui répondit. Inquiète, elle appela un peu plus fort, mais toujours aucune réponse.
- Kreattur ?
Le vieil elfe apparut, enveloppé dans sa vieille taie d'oreiller.
- Miss ? Ou est le Maître Harry ?
- Bonjour Kreattur. Hé bien... Il est prisonnier des Mangemorts en ce moment. Je ne sais pas comment ça se passe pour lui... Est-ce que tu sais où est Dobby ?
- Mais que fait Miss Hermione dans les appartements du directeur ? questionna l'elfe, éludant sa question.
- C'est compliqué... Mais je dois savoir ce que fait Dobby !
- Nous ne savons pas, Miss. Il n'est pas encore revenu aux cuisines de Poudlard depuis quelques jours. Comme ça lui arrive souvent, nous ne nous inquiétons pas. Vous voulez quelque chose ?
- Euh... Oui. Quelle heure est-il, s'il te plaît ?
- Bientôt onze heures. Vous voulez autre chose ?
- Non, merci beaucoup, Kreattur.
L'elfe esquissa un hochement de tête et transplana de nouveau. Hermione se perdit dans ses pensées, se demandant où était l'elfe de maison. Elle fut coupée dans sa réflexion par Dumbledore, qui était revenu dans son tableau.
- Bonne nouvelle Miss Granger !
- Bonjour Monsieur le Directeur.
- Harry est sauf, il est à la Chaumière aux Coquillages - chez Bill et Fleur Delacour.
- Ah, merveilleux ! Et Ron ? Luna ? Mr Ollivander ?
- Ils sont tous en vie. Mr Ollivander est très malade mais il va s'en remettre. Comment allez-vous ?
- Beaucoup mieux maintenant que vous m'avez annoncé ça !
Dumbledore affichait un grand sourire. Hermione essaya de retenir une question, mais elle franchit ses lèvres sans son autorisation.
- Monsieur... Comment vous êtes-vous retrouvé dans ce tableau ? Je veux dire... Est-ce que vous êtes vous-même ?
- Hermione... soupira le vieil homme, avec un sourire triste. Je ne peux pas vous dévoiler ce genre d'informations. C'est interdit... Vous le saurez un jour, vous aussi. Viendra un jour où toutes les réponse à vos interrogations vous seront offertes.
Hermione hocha la tête, songeuse, et renonça à poursuivre son interrogation.
La porte s'ouvrit bruyamment sur un Snape furieux. Il se dirigea directement vers Hermione, ignorant royalement le directeur.
- Potter s'est échappé, vous devez le savoir. Le Seigneur des Ténèbres est furieux et veut vous voir demain soir. Vous devez absolument apprendre l'occlumencie. C'est une question de vie ou de mort, et nous commençons tout de suite. À la Salle sur Demande.
Avant qu'elle ait pu réagir, Snape lui lança un sortilège de Désillusion et la prit par le bras pour la faire sortir des appartements. Il la lâcha une fois dans le couloir, puis marcha d'un pas vif vers la Salle sur Demande.
Une fois devant la tapisserie montrant un fou de la danse qui essayait d'apprendre aux Trolls à faire des entrechats, Snape passa trois fois devant et ouvrit la porte sans même y réfléchir.
*Mais comment est-ce qu'il connaît la Salle sur Demande ?* s'interrogea brièvement Hermione. Elle ne poussa pas plus loins ses interrogations quand Snape la poussa dans la Salle, impatient.
- Très bien. Vous connaissez un petit peu l'occlumencie je suppose ?
- J'ai lu quelques petites choses là-dessus il y a quelques mois, mais...
- Les livres ne servent à rien dans ce domaine. Ce sont des ramassis d'idioties écrites par de médiocres occlumens qui n'ont pas compris que chaque personne avait une manière différente de fermer son esprit. Ces personnes racontent en détail leur façon, sans s'en tenir aux bases. Il ne faut retenir que la base de tout : imaginer un endroit, comme un bouclier mental. Généralement il s'apparente à la personne, mais il est égalemen possible, au prix d'une force mentale considérable, de créer un bouclier de toute pièce. Il faut que vous y arriviez, sinon le Seigneur des Ténèbres pourra briser votre bouclier comme on casse une brindille. Des questions ?
- Comment est-ce que je dois m'y prendre pour inventer mon bouclier ?
- Déjà, il faut que vous visualisiez l'ensemble. Essayez de penser aux choses les plus absurdes que vous connaissez. Puis ajotez des détails encore plus absurdes. C'est comme faire une potion, en quelque sorte. Vous partez d'un chaudron d'eau bouillqnte, n'est-ce pas ? Alors partez du même principe pour votre bouclier. Ajoutez des choses dans votre eau pour enfin arriver au résultat final qui consistera en de puissantes barrières mentales. Je vous laisse quelques minutes pour commencer à imaginer votre bouclier, puis nous passerons à la pratique.
Hermione s'assit sur une chaise apparue à sa demande, et commença à se concentrer. Elle faisait de son mieux pour imaginer les choses les plus folles qui lui venaient à l'esprit. Elle commença par visualiser un grand espace blanc, pour y ajouter différentes choses. Un mur rose. Un coussin vert pomme flottant au plafond. Une immense fleur violette poussant au milieu de la pièce. Elle s'inventa un endroit complètement loufoque, et lorsqu'elle fut certaine de le visualiser, elle adressa un signe de tête à Snape.
- Legilimens !
Elle sentit une présence dans son esprit. Elle tenta de le repousser, mais elle sentit l'esprit de Snape entrer dans le sien comme dans du beurre, puis elle retrouva des flashs de ses souvenirs enfouis. Snape se retira aussitôt.
- Lamentable, Granger. L'avenir du monde magique est assuré, vraiment, siffla Snape, la lèvre relevée dans un rictus de dédain laissant apparaître ses dents jaunes.
Hermione se mordit la lèvre. Elle savait qu'il avait raison, mais elle ne parvenait pas à canaliser sa magie dans son esprit.
- On réessaye, et tâcher de faire un peu mieux que Potter cette fois. Legilimens !
Hermione ferma les yeux, cherchant de toutes ses forces à bloquer l'esprit de son professeur. Elle crut un instant qu'elle avait réussi mais, comme pour la détromper, tout recommença et elle se vit à quatre ans se faire attaquer par un chien... À six en train de se faire maltraiter par de jeunes élèves jaloux du fait qu'elle sache lire... A dix ans, reçevant sa lettre de Poudlard...
- STOP ! hurla-t-elle, furieuse.
Snape se retira de son esprit aussitôt. Il la toisa, un sourcil en accent circonflexe au-dessus de son œil gauche.
- Un problème ?
- N'entrez pas dans ma tête ! Je ne le tolèrerai pas ! C'est privé !
- Dans ce cas, si c'est si privé, apprenez à fermer votre esprit !
- Vous savez très bien que ce n'est pas simple, vous avez dû apprendre, vous aussi ! À moins que môsieur dispose d'un don d'Occlumencie inné ?
- Granger, ne me parlez pas sur ce ton ! Je suis votre professeur !
- Vous êtes UN professeur, mais plus le mien. Nous sommes à égalité, Snape.
- Profes... À égalité ? Je dispose de votre vie ! Un ordre de ma part et vos parents sont tués sur le champ ! Si j'étais vous je ferais profil bas, Granger !
- Le chantage est l'arme des faibles, et des lâches !
Snape s'avança brutalement, les yeux flamboyants de fureur.
- Ne me traitez pas de lâche - jamais. Vous ne savez pas de quoi vous parlez, sale gamine irritante ! Vous sortez de votre crise d'adolescence et vous osez vous prendre pour une héroïne ! Je reconnais bien ici l'arrogance des Gryffondors ! Qui êtes-vous pour me juger ? Vous ne savez rien de moi !
Hermione ne cilla pas. Sa proximité ne l'impressionait presque pas. Elle se contenta de le regarder sourcils haussés.
- Vous ne savez rien du tout... Miss Je-sais-tout ignore enfin quelque chose...
- Je sais beaucoup de choses sur vous, dit Hermione avec un sourire narquois.
- Mais encore ?
- Je sais que vous avez passionnément aimé Lily Evans, et qu'elle est morte par votre faute. Vous êtes le Prince de Sang Mêlé - un titre bien présomptueux, soit dit en passant. Vous avez été martyrisé par James Potter et ses amis. Ce qui explique en partie votre haine pour son fils. Votre père s'appelle Tobias Snape et votre mère Eileen Snape née Prince. Je continue ou vous en avez assez ?
- Comment est-ce que vous savez tout ça ?
- Des recherches, professeur, toujours des recherches... Alors, je ne sais rien de vous ?
- Très bien, vous savez des choses. Et ? Vous n'avez jamais assisté à ce que j'ai vécu ! Vous ne savez pas ce que ça fait... Vous ne saurez jamais, et tant mieux pour vous ! C'est tout ce que je vous souhaite ! Et après ? Vous ne savez pas fermer votre esprit, et vous êtes l'un des seuls espoirs du monde magique ! Pourquoi est-ce que vous ne vous concentrez pas un peu ?
Snape était blême, et sa joue était agitée de tics nerveux. Il se laissa tomber dans un fauteuil proche, se pinçant l'arête du nez entre deux doigts. Elle lui avait fait perdre son calme, une chose qu'il détestait par-dessus tout. Hermione resta debout, pâle elle aussi. Elle tremblait comprenait pas pourquoi Snape s'obstinait à lui rappeler qu'il pouvait tuer ses parents. Du chantage, encore et toujours...
- Bon, Granger, on s'y remet, et tâchez de me faire un bouclier convenable cette fois-ci.
Il pointa de nouveau sa baguette sur le front d'Hermione qui tenta de refaire son bouclier mental.
