Coucou ! J'espère que vous passéez un bon week-end ! Voici le 8e chapitre ! Bonne Lecture !

Amandine : Merci pour la review. J'espère que la suite te plaira. En ce qui concerne Ron, il n'est pas définitivement sorti du tableau.

Chapitre 8 : Premier week-end.

La première semaine de cours était passée et Hermione avait adoré. Elle avait beaucoup plus de cours qu'à Poudlard, ce qui la mettait de bonne humeur. Des connaissances, des connaissances et encore des connaissances. L'euphorie l'envahissait et Blaise en était la pauvre victime. Etant donné qu'ils restaient ensemble à chaque cours, il ne pouvait pas éviter la folie de la Gryffondor. Il ne lui cachait pas qu'elle le faisait littéralement « chier » mais en même temps, il la trouvait marrante et ils faisaient un bon binôme dans certain cours.

Du côté d'Harry, sa semaine avait été plutôt mitigé. Etre Harry Potter, c'était dur. La plupart de ses camarades n'arrêtaient pas de le regarder et il semblait que Mr Palmer- le professeur de potion (oh joie !) - avait une dent contre lui. Toutes les questions difficiles et inconnues étaient pour Harry. Cela permettait une humiliation de plus. Drago et Pansy lui disaient de ne pas se prendre la tête avec ce professeur au lieu de le charrier.

C'était le week-end et comme promit, Harry alla au Terrier. Avec un peu réticence certes, mais puisqu'il l'avait promit à Molly, il n'avait pas le choix. Quand Harry arriva chez mes Weasley, il croisa Blaise avec un sac en bandoulière.

-Tu as dévalisé les Weasley ? lui demanda Harry.

-Ce sont des provisions pour Ginny. Maintenant qu'elle est seule, Molly croit que sa fille va mourir de faim. Salut.

-Salut.

-Oh attends Potter. Si tu pouvais… je ne sais pas moi, filer des somnifères à Granger pour qu'elle se calme un peu, ça me ferait des vacances.

-Ne t'inquiète pas, je cherche.

Effectivement, dès qu'Hermione rentrait de sa journée de cours, elle racontait tout à Harry. Tout ! Au début il trouvait ça marrant, mais au bout de cinq jours, il trouva ça plutôt inquiétant.

-Harry ? Harry, c'est toi ?

-Oui. Bonjour Molly !

-Ah Harry ! Tu as passé une bonne semaine ? lui demanda-t-elle en lui faisant une bise. Tu manges bien ? Tu as aimé mon gratin à la citrouille ?

-Il était très bon. Merci. Hermione et moi avons adoré.

-Hermione ? fit Molly intriguée.

Oups… Molly ne savait pas qu'Hermione vivait avec Harry. Le coup du gratin qu'elle avait aimé allait déboucher sur des explications.

-Hermione ? Tu as vu Hermione ?

-Je… c'est que… Elle vit au Square avec moi, en fait.

Molly arrêta d'éplucher ses légumes et regarda Harry. Soit il en avait trop dit, soit il n'en avait pas dit assez.

-Hermione vit avec toi ? répéta-t-elle pour être sûre qu'elle avait bien entendu.

-Heu… et bien… oui mais…

-Ron ?

On put entendre Ron sortir de sa chambre et descendre les escaliers. Quand il arriva, Harry remarqua l'œil au beurre noir de Ron. Y avait-t-il été si fort ?

-Oui maman…

-Tu savais qu'Hermione vivait au Square avec Harry ?

Ron regarda Harry puis sa mère et répondit par l'affirmatif.

-Oui.

-Pourquoi tu n'es pas parti avec eux ? Ça pourrait être bien.

-Non. Je ne préfère pas. Peut-être l'an prochain quand je reprendrais mes études. Pour le moment, je préfère rester ici.

-Et j'espère que tu le feras. Savoir que tu travailles avec Fred et Georges ne me plait pas particulièrement. Mais dis-moi Rony, tout va bien avec Hermione ?

-Oui maman, soupira-t-il.

Harry fut surpris par le mensonge de Ron. Il aurait quand même pu dire à sa mère que c'était finit entre eux, sans pour autant expliquer pourquoi. Hermione l'avait bien fait. En tout cas Molly se contenta de cette réponde.

-Tu as vu ça, Harry ? Mon Ron a reçu un cognard perdu dans l'œil la semaine dernière.

Si seulement elle savait que le cognard perdu c'était lui. Ron l'invita à le suivre. Ils étaient dans le salon et n'osaient pas prendre la parole.

-Hermione n'est pas venue ? risqua Ron.

-Elle n'a pas envi de te voir. Elle n'allait donc pas venir ici et sachant qu'elle pourrait te croiser. En fait, je suis désolé pour… ton œil.

-Tu ne l'étais pas sur le coup.

-C'est vrai. Je n'ai pas apprécié ce que tu as dit sur Hermione. C'est parti tout seul. Mais je ne vais pas recommencer Ron. Mon poignet a pris un sacré coup aussi.

-Je suis sûr que j'avais raison, dit Ron. A propos d'Hermione et toi.

-Ron arrête….

-Je suis sûr que vous êtes ensemble.

-Tu sais quoi ? Oui ! Tu as raison ! J'ai profité de la tristesse d'Hermione pour coucher avec elle. C'est ça que tu veux entendre ? Franchement Ron, ne soit pas si bête ! Je te le répète comme l'année dernière, Hermione est ma sœur et je protège ma sœur.

-De moi ?

-Pour le moment, oui.

-Comment va-t-elle ? dit-il au bout d'un moment.

-Elle est heureuse d'aller en cours. Ça lui permet de t'oublier. Mais la nuit elle pleure. Elle se cache mais je l'entends.

En fait, non seulement il l'entendait, mais il la voyait aussi. Au bout de la troisième nuit de pleure, Harry avait été dans la chambre d'Hermione et avait tenté de la consoler une bonne partie de la nuit. Quand il croyait qu'elle ne pleurait plus, ses larmes coulaient toujours en silence. Bien sûr, il garderait ça pour lui. Ron y verrait encore une forme de séduction. Quand il sut qu'Hermione pleurait tout les soirs à cause de lui, son visage changea tout de suite. Harry vit Ron devenir triste et coupable.

-Je suis désolé de ce qui s'est passé. Je ne suis pas ce qui m'a pris.

-Moi je sais. Tu n'as pas eu confiance en Hermione et tu as voulu te venger de quelque chose qu'elle n'avait pas fait. Il faut que tu assumes et que tu passes à autre chose, parce qu'Hermione ne reviendra jamais vers toi.

-Qu'est-ce que tu en sais ?

-Je la connais et mieux que toi apparemment.

Pendant ce temps Hermione se trouvait sur une terrasse de café du Chemin de Traverse. Elle était passée rentre visite à ses parents dans la matinée. Elle leur avait raconté sa semaine pendant le petit déjeuner. Mais quand ses parents lui posèrent des questions sur sa relation avec Ron, Hermione inventa une excuse bidon de dissertation à faire alors qu'elle leur avait annoncé qu'elle s'avançait dans ses devoirs.

Elle avait donc fuit la maison de ses parents pour éviter la conversation et se trouvait maintenant seule sur le Chemin de Traverse à lire l'actualité du jour.

-J'aurai cru que tu serais avec Potter…

Hermione leva la tête pour voir qui lui adressait la parole. Ce n'était que Drago. Elle avait envoyé un hibou en quittant la maison de ses parents pour savoir ce qu'il faisait de sa journée et s'il pouvait la rejoindre à cet endroit. Au début elle avait pensé à Harry, mais elle savait qu'il était avec Ron. Pansy était en train d'élargir ses relations plus charnelles qu'humaines et Blaise, non seulement il l'aurait envoyé balader, mais en plus Ginny lui en aurait voulu d'accaparer son petit-ami. Il ne lui était resté que Drago, en espérant que lui non plus n'était pas occupé par une quelconque…relation.

-Tu es là, dit-elle d'un ton neutre.

-Oui. Ce n'est pas un hologramme. Vas-y, touche.

Drago lui tendit son bras comme preuve. Hermione soupira d'exaspération et reprit sa lecture. N'aimant pas être ignoré, Drago lui arracha le journal des mains.

-Eh !

-Je n'aime pas être invisible aux yeux des autres, tu le sais. Alors Miss Granger, que se passe-t-il ?

-Rien.

Hermione prit ses affaires et s'en alla. Elle ne savait pas pourquoi elle avait demandé à Drago de venir la rejoindre. C'était ridicule.

-Granger ! Granger !

-Laisse tomber Malefoy. Merci d'être venu mais je préfère être seule.

-Pas de ça avec moi, Granger. Tu m'as contacté, je suis venu, je reste. Qu'est-ce qui ne va pas ?

Hermione ne répondit pas. Elle fut presque hypnotisée par le regard transperçant de Drago. Elle baissa la tête et sentit encore les larmes arriver. Il semblerait qu'elle avait une source intarissable de larmes. Drago le remarqua et changea de visage. Il se sentit mal à l'aise. La seule fille qu'il avait vu pleurer qu'il arrivait à consoler, c'était Pansy. Et c'était rare.

-Allez, viens, dit-il.

Drago la pris par le bras et transplana. Ils se retrouvèrent hors de Chemin de Traverse, dans un parc qui ne se trouvait pas très loin. Il y avait très peu de personne autour d'eux. Surtout des parents avec leurs enfants. Drago emmena Hermione jusqu'au pied d'un arbre où il l'incita à s'assoir. Hermione essuya ses larmes et tourna la tête quand Drago s'assit à côté d'elle.

-Où on est ? demanda Hermione essuyant ses larmes.

-Dans un parc. C'est là que j'étais tout à l'heure. C'est calme. Tu ne veux toujours pas me dire ce qui ne va pas ?

-Je n'ai rien.

-Tu m'as contacté.

-En dernier recours.

-Bon. Je peux m'en aller donc ?

-Non !

Alors que Drago était sur le point de se lever, Hermione lui agrippa le bras pour qu'il reste à côté d'elle.

-Poudlard me manque, c'est tout.

-C'est tout ? fit-il étonné.

-Oui.

-C'est vrai ce mensonge ?

-Je….

C'était une question piège que Drago venait de lui poser. Une question qu'elle-même lui avait posée quand ils étaient à Poudlard. Hermione esquissa un sourire.

-Je suis sûr que ces pleures sont à cause d'un crétin de rouquin se nommant belette puante. Je me trompe ?

-Oui.

Drago soupira et prit ce « oui » pour un « non ». Personne ne parla pendant un petit moment. Drago attendait juste que la Gryffondor se mette à parler. Il n'était pas Harry, elle n'allait donc pas se confier si facilement.

-Je n'aime pas ce que je suis devenue, commença-t-elle. Je suis devenue une pleurnicheuse depuis la fin des vacances. Je suis devenue Mimi Geignarde et je n'aime pas ça. D'habitude je suis forte ! Je ne me laisse pas abattre ! Je ne sais pas ce qui m'arrive ! J'aimerai revenir en arrière, être encore à Poudlard et être Hermione Granger de Poudlard.

-D'après ce que j'ai compris tu l'es toujours. Blaise n'en peut plus de toi. Tu es toujours l'ancienne Granger, le rat des bibliothèques et mon « souffre douleur » préféré (Hermione lui lança un regard noir. Drago sourit). Mais tu as subit un mauvais coup cet été et c'est ça qui te rend… vulnérable.

-Je n'aime pas ça.

-Je comprends. Mais ça passera. Tu es une fille forte qui va vite surmonter sa peine. J'en suis persuadé. Laisse le temps à tes émotions de faire le point.

Hermione acquiesça et se laissa aller contre l'épaule de Drago. D'abord surpris, il passa son bras autour d'elle.

-Dit un mot de ça à quiconque, dit à n'importe qui que je me repose sur toi et tu es mort Malefoy.

-Ne t'en fait pas Granger. Je ne dirai à personne que tu m'aimes. Ah ! Tarée !

Fin du chapitre.

Alors ? Que pensez-vous de ce premier week-end en tant qu'étudiant ?

A samedi prochain !