Bonjour ! Voici le chapitre qui suit la beuverie de nos héros !

Merci à Avya, MathildeD et à Ero-Chikachu

Chapitre 12 : Gueule de bois quand tu nous tiens

Le lendemain matin, la première personne à se réveiller fut Harry. En se redressant il eut un horrible marteau piqueur qui cognait dans sa tête. Harry se dit qu'il ne toucherait plus jamais à une goute d'alcool de sa vie. En regardant autour de lui, il découvrit des corps allongés sur le sol du séjour. Cinq corps et des tas de vêtements éparpillés comme si on était sur un champ de bataille.

Harry se leva avec difficulté et se dirigea vers la cuisine. Plus jamais de chez plus jamais. Ce n'est pas la première fois qu'Harry buvait et plus que de raison, mais ça n'avait jamais été jusqu'à se retrouver à dormir sur le sol d'un salon. Le point positif était qu'il n'avait rien oublié de la veille. La victoire bien sûr, la beuverie et…

-Salut.

Harry se retourna et se retrouva face à une Pansy à moitié réveillée et couverte d'une chemise qu'il ne commençait que trop bien.

-C'est ma chemise, dit-il.

-Désolée, j'avais froid et c'est la première chose que j'ai trouvé dans le foutoir du salon.

-Il ne fallait pas te déshabiller.

-J'avais chaud et je n'ai pas été la seule vue l'état du séjour.

Elle entra dans la cuisine et s'assit en bout de table.

-Qu'est-ce que tu veux ?

-Qu'est-ce que tu me proposes ?

-Du thé, du lait, du café, du jus de citrouille, des toasts, des biscuits, de la pâte à tartiné – quoi que si moi je ne peux pas en prendre, ça m'étonnerais que toi tu puisses - et le must du must : la potion anti-gueule de bois.

-Je crois que je vais prendre la potion anti-gueule de bois.

-Deux potions anti-gueule de bois, c'est parti !

-Tu devrais en faire six.

Harry commença à sortir le chaudron et les ingrédients pour la potion miracle de la journée. Pansy était restée assise et le regardait faire. Dos à elle, Harry ne s'en rendait pas compte. Plus le temps passait, moins Pansy le regardait, elle le matait… vers le sud. Elle se rendit compte que ivre ou pas, elle avait eu raison, Harry Potter avait un joli petit derrière. Vraiment joli.

-Très joli…

-Quoi ? fit Harry en se retournant.

-Pardon ? fit Pansy comme si elle venait de se réveiller.

-Tu as dit quelque chose non ?

-Oh ! Je… je parlais toute seule ! J'appréhende notre retour au Manoir. L'angoisse !

Harry fronça les sourcils et lui tendit un verre de potion. Pansy put calmer ses rougeurs et son rythme cardiaque tout en buvant. Quelle idée de dire à haute voix qu'Harry avait un beau petit derrière.

-C'était une sacrée soirée, dit Harry, en s'asseyant en face d'elle.

-Oui. C'était chouette. Vous êtes des cachottiers les petits lions.

-C'est-à-dire ?

-Vous savez lever le coude.

-On a tous nos petits secrets.

-Même Hermione ! ajouta Pansy ravie. Elle m'a étonnée. Londubat doit faire des efforts par contre.

-Le pauvre. Ce n'est pas son style de vie. Sa pauvre grand-mère lui a appris les bonnes manières.

-Une chance.

Harry et Pansy se permirent de rire.

-En fait, j'avais raison hier soir, commença Harry.

-Raison à propos de quoi ?

-De toi. Tu n'es pas vraiment une brindille. J'ai une petite douleur à l'épaule depuis mon réveil.

-Oh ! Sache Potter que si je n'avais pas un restant de gueule de bois, je te balancerais ma potion à la figure.

-Je plaisante.

-Ce n'est pas drôle. Tu complexes toutes les filles de ton entourage. Que vas-tu dire à Ginny ? Qu'elle ressemble à un furoncle sur pieds avec ses taches de rousseurs ?

-Tu es méchante Parkinson. Ce sont ses taches de rousseurs qui m'ont fait craquer.

Pansy baissa la tête un peu honteuse. Quelle jolie comparaison venait-elle de faire pour Ginny. La conversation s'arrêta quand Neville arriva à son tour dans la cuisine. Il avait les cheveux plus en bataille que ceux d'Harry et avait un joli caleçon avec des grenouille dessus. En voyant ça, Pansy voulut éclater de rire. Un vrai tue-l'amour. Avait-il seulement déjà eu une copine ?

-Bonjour Neville, dit Harry. Bien dormit ?

-Bof.

Harry lui servit un verre de potion qui lévita vers Neville. Il s'assit et mit sa tête entre ses mains.

-Ça ne va pas ?

-Ma grand-mère va m'étrangler. Si elle savait ce que j'ai fait ! Elle ne sait même pas où je suis ! Où on est, en fait ?

-Chez moi, dit Harry. Anciennement la maison des Black. L'ancien QG de l'Ordre.

-Ça va alors, soupira Neville de soulagement. Je pourrais lui dire ça. Le QG de l'Ordre. Elle va me tuer !

-Mais non ! Bien sûr que non Londubat. Tu as juste bu plus que de raison. Mais tu ne t'es pas retrouvé à poil en train de danser dans l'Allée des Embrumes.

Neville regarda Pansy en écarquillant les yeux. Cette fille était complètement folle selon lui.

-Vas-y mollo Parkinson, lui dit Harry. Tu parles à Neville.

-Désolée.

-Est-ce que j'ai dis que j'épouserais Ginny ? demanda Blaise en arrivant.

-Oh oui.

Il tituba jusqu'au chaudron qui avait une odeur qu'il ne connaissait que trop bien.

-Heureusement qu'elle n'était pas là, lui dit Pansy. Ça se trouve vous vous seriez mariés cette nuit. Ça aurait été marrant. J'aurais été demoiselle d'honneur !

-Arrête Pansy. J'étais soul. J'ai raconté n'importe quoi.

-Non. L'alcool délie les langues.

-C'est un bon point pour moi.

Pansy regarda Harry sans comprendre avant de rougir en se rappelant le « joli petit derrière ». Elle se cacha presque pour finir son verre alors qu'Harry se pinçait les lèvres pour ne pas rire.

-Dites, vous avez vu la position dans laquelle Drago et Granger dorment ? demanda Blaise avec un sourire en coin.

-Non.

-Venez.

Blaise emmena la petite troupe dans le salon pour voir ça. Il n'y avait rien d'extraordinaire. C'était même mignon. Hermione dormait contre le torse de Drago qui la tenait par la taille.

-Un appareil photo, dit Blaise. Il faut immortaliser ça.

-Arrête, lui dit Pansy. Ils sont chou.

-Tu te transformes en guimauve, lui prévint Harry.

-Je me demande comment ils en sont arrivés à dormir comme ça ? questionna Neville.

La question resta sans réponse car on frappa à la porte. Harry alla regarder par la fenêtre.

-Merde !

-Qui c'est ?

-Molly… et Ron! répondit Harry en se précipitant vers Hermione et Drago. Hermione… Hermione…

Celle-ci se réveilla en douceur. La première tête qu'elle vit fut Drago. Elle ne réagit pas sur le coup mais sursauta juste après.

-Du calme, lui dit Harry. Malefoy debout !

Un autre coup à la porte. Tout le monde se leva.

-C'est quoi le problème ? demanda Drago en se tenant la tête.

-Aucun, lui dit Harry. Montez à l'étage, tous ! Toi aussi Neville. Molly connait ta grand-mère.

Neville écarquilla les yeux et fila comme une fusée avec ses affaires suivit de Pansy et Blaise. Seul Drago était à la traine.

-Prend ma chemise, dit-il à Hermione.

-Merci.

-Vas-y Malefoy, insista Harry. Je vous envoie le chaudron tout à l'heure.

On frappa une troisième fois.

Harry courut dans la cuisine, servit un verre de potion pour Hermione et fit léviter le chaudron et d'autre verre pour les lèves-tard.

-Allez, bois Hermione.

-J'ai envi de vomir…

-Allonge-toi sur le canapé et ne bouge pas. A la limite, fais semblant de dormir. Molly et Ron sont derrière la porte.

-Oh non…

-Et si.

Hermione s'allongea sur le canapé avec la boisson en se disant « plus jamais ». Harry ouvrit la porte avec un sourire radieux en disant « Bonjour Molly ! Salut Ron ! »

-Salut, fit-il.

-Entrez.

Harry leur céda le passage et ferma la porte d'entrée en soupirant.

-Oh Hermione ! Bonjour ! Comment vas-tu !

-Pas… très bien…

En fait, la tête d'Hermione lui faisait horriblement mal et la voix joyeuse de Molly ne lui était jamais parue aussi forte.

-Elle a mangé quelque chose de pas très frais, expliqua Harry. Il faut qu'elle se repose.

-Bien sûr, comprit Molly. Je suis juste venue vous apporte un plat. Alors, la fête s'est bien passée ?

-Nous n'y sommes pas allés. On a fait la fête à notre manière.

-Oh je vois. Tu vois Ron ! Tu aurais pu aller les voir ! Il pensait qu'il n'aurait pas pu entrer au CEMS. Mais comme vous n'y êtes pas allés…

Hermione avait fermé les yeux en espérant que son mal de tête s'en irait. Elle pensa au fait qu'elle avait passé une super soirée à rire et à plaisanter avec les Serpentards et Neville. Elle s'était sentie… libre. Elle se sentait libre. Elle pensa à Pansy se faisant soulever par Harry. Un sourire se dessina sur son visage.

-Tu souris. Ça faisait longtemps.

Le dit sourire, disparut du visage d'Hermione quand elle reconnut la voix de son locuteur. Elle fit un effort pour ouvrir les yeux et vit Ron au dessus de sa tête.

-Bonjour, dit-il en souriant.

-Bonjour, fit-elle en fermant les yeux.

-Harry dit que tu es malade.

-Je suis en pleine forme, ça ne se voit pas ?

Hermione finit son verre et pria pour que Ron s'en aille. Elle était célibataire et plus amoureuse. Elle l'avait dit la veille et le pensait. Mais elle voulait qu'il dégage. Elle ne supportait toujours pas de le voir.

Ron la regarda de la tête au pied, s'attardant sur ses longues et fines jambes pâle qu'il aimait tant. Il aurait voulu s'assoir à coté d'elle mais il savait qu'Hermione aurait reculé.

-Elle est un peu courte ta chemise de nuit.

-Ce n'est pas une chemise de nuit. Ce n'est qu'une chemise.

-La tienne ?

-En quoi ça te regarde, Ron ? A quoi ça va te servir de savoir si c'est ma chemise ou pas ? Et puis tu n'es pas si bête, tu connais la réponse ! Mais j'ai peut-être tord. Ça ne sera pas la première fois.

Hermione se rappela soudainement qu'elle portait la chemise de Drago. Elle avait dormit dans ses bras ! Elle s'y était sentit bien. Elle se souvenait de la façon dont elle en était arrivée là. Elle s'était allongée parterre et avait sentit le bras de Drago autour d'elle. Elle s'était retournée pour le voir. Ils s'étaient regardés quelque seconde et Drago l'avait rapproché de lui pour dormir.

-Bon je vais y aller. Remets-toi vite ma chérie, lui dit Molly.

-Merci…

-Tu peux rester si tu veux Ron.

-NON! hurlèrent Harry et Hermione.

Les intrus les entendirent enfin et décidèrent de prêter l'oreille.

-Pourquoi ? demanda Molly étonnée. Il y a un problème ?

-C'est que… on doit faire le ménage et… La maison est salle. Très, très salle.

-Mais Hermione va mal. Ron peut rester pour t'aider Harry.

-Non, ce n'est pas la peine. Vraiment. Je vais me débrouiller. Et puis j'ai un devoir à terminer. Ron va s'ennuyer.

-Bon, d'accord. A la semaine prochaine alors.

-Pars devant maman, j'arrive.

Molly fit une bise à Harry et sortit de la maison. Ron se positionna devant Harry en fronçant les sourcils et en devenant de plus en plus rouge.

-Tu couches avec elle ! affirma-t-il. J'en ai la preuve !

-Ah oui ? Vraiment ? J'ai hâte que te me la dise.

-La chemise qu'elle porte. Elle est trop grande pour être la sienne. C'est la tienne !

-Désolé de te décevoir. Tu te trompes Ron.

A l'étage, Pansy montra Drago du doigt. Lui-même toucha la chemise qu'elle portait. Pansy préféra hausser les épaules.

-Alors à qui elle appartient ?

-A quelqu'un Ron ! répondit Hermione avec exaspération. A quelqu'un !

-Je… Hermione j'ai… juste envi de savoir…

-Qu'est-ce que tu veux savoir ? Cette chemise appartient à un étudiant du CEMS avec qui j'ai passé la nuit. Il est parti et m'a laissé sa chemise. Tu vois Ron, je n'ai pas arrêté de vivre !

Tout ça était faux bien sûr. Ou légèrement arrangé, de quoi faire mal à Ron et ça fonctionna. Ron s'en alla en claquant la porte. Hermione pensa qu'elle ne pouvait pas avoir aussi mal à la tête que maintenant. Entre la mère qui parlait fort et le fils qui claquait les portes, elle était servit.

-Ce n'est pas beau de mentir, lui dit Harry en s'asseyant au pied du canapé.

-Me dit mon arracheur de dent préféré.

-Oh ça va…

-Il m'énerve Harry ! J'en ai marre qu'il veuille tout savoir sur tout. On est plus ensemble !

-Tu es toujours amoureuse ?

-Non. Tu sais, tout irait mieux s'il arrêtait d'être aussi…

-Jaloux ?

-Oui.

Harry alla chercher les intrus du dessus. La voix était libre à présent.

-Vous avez peur des Weasley ? demanda Drago d'un air moqueur.

-On n'a pas envi que la maison se mette à exploser, c'est tout.

-Je te rends ta chemise, dit Hermione à Drago en le voyant.

-Tu peux la garder. Tu me la rendras demain.

Encore un peu gênée, Hermione baissa la tête. Drago lui caressa délicatement le visage. Il ne savait ce qui lui avait pris, mais il savait que s'il continuait à la regarder, il l'embrasserait.

-Toi aussi l'alcool t'a délié la langue, lui dit Pansy. Tu n'aimes plus Wesaley. Blaise veut épouser Ginny et Potter te trouve grosse et moi flasque des fesses.

-Ah ! Ah ! Je préfère ne pas répondre à ça, dit Harry.

Neville fut le premier à s'en aller en priant pour que sa grand-mère ne lui tire pas les oreilles en rentrant. Le trio de Serpents était un peu à la traine. Entre et Drago et Hermione qui se regardaient à peine et Hermione qui respirait le parfum de Drago sur la chemise, Blaise qui se remémorait le « un jour j'épouserais Ginny Weasley » et Harry et Pansy qui pensaient « fesses flasques » et « joli derrière », ils n'avaient pas vraiment envi de se séparer.

-J'ai bien dormi, annonça Hermione sans savoir pourquoi.

-C'est pas une première, lui chuchota Drago.

Il lui fit un clin d'œil et Hermione rougit. C'était vrai. Ce n'était pas la première fois qu'elle dormait aussi bien et dans ses bras. L'année passée, c'était déjà arrivé.

-Je plaisantais, dit Harry à Pansy. Tu n'as pas du tout les fesses flasques. Pour une apprentie Aurors ce serait inadmissible.

-Harry Potter, paresserais-tu ton temps à me reluquer ?

-Je pourrais te poser la même question Pansy Parkinson. Disons que je rétablis juste l'ordre des choses. Je ne suis pas un goujat.

Encore un chuchotement qui la faisait rougir. Mais que lui arrivait-il ? Pansy n'avait pas l'habitude d'avoir ce genre de sensation avec de simples paroles et surtout, de la part d'Harry Potter !

Fin du chapitre.

Alors alors ? Petit verdict ?