Coucou !

En ce jour de Noël je vous mets en ligne la suite !

Un thème que beaucoup de personne attendent !

Bonne Lecture !

Merci à Licious, mehr03, 19hermy93, Avya, mathildeD et Mia Granger-Malfoy.

Chapitre 19 : Chez les moldus.

Pansy se trouvait au CEMS. Elle était plus précisément dans les tribunes du Terrain A de Quiddich, là où la Justice s'entraînait. Elle voyait Harry et Drago à l'occasion.

Elle avait toujours trouvé que Drago était un bon attrapeur. Elle était d'ailleurs la première à le soutenir quand ils étaient à Poudlard. Mais quand les Serpentards devaient jouer contre les Gryffondors, Pansy savait pertinemment que Drago n'attraperait jamais le vif d'or. Tout simplement parce qu'Harry était beaucoup plus doué. Elle ne pouvait pas le nier. Il avait une rapidité et une agilité que Drago n'avait malheureusement pas et elle pouvait encore le constater en voyant Harry attraper deux vifs en moins de 10 minutes.

A la fin de l'entraînement, Pansy attendit Harry devant les vestiaires. Mais ce ne fut pas lui qu'elle vit en premier.

-Tu m'attendais ? lui demanda Drago.

-Pas vraiment. Il faut que je parle à Potter.

-Qu'est-ce qu'il t'a fait ?

-Rien. Il faut que je lui parle, c'est tout.

Pansy entra dans les vestiaires sous les avertissements de Drago. Elle se trouva dans un lieu remplit de sueur de testostérone et de beau corps bien battit. Elle traversa le couloir en se faisant siffler de part et d'autre et tomba enfin sur Harry qui était sur le point de mettre son T-shirt.

-Potter, enfin je te trouve.

-Tu n'as pas remarqué que tu es dans les vestiaires des hommes ?

-Ah oui ? Je n'avais pas fait attention, dit-elle en gardant ses yeux rivés sur le torse d'Harry. Il lui semblait bien que c'était la première fois qu'elle le voyait d'aussi près.

Suivant le regard de Pansy, Harry baissa son T-shirt.

-Bon, qu'est-ce que tu veux ?

-C'est toi qu'elle veut, crétin ! lui hurla un de ses équipiers.

Harry préféra ne pas répondre.

-Tu m'as filé un rencard mais pas d'heure ni de lieu de rendez-vous. Je me demande si tu y tiens vraiment à ce moment sans « Quiddich ».

-Toi, tu sembles y tenir, lui dit Harry.

-Pas du tout.

Mais Pansy rougissait, preuve qu'elle mentait. Elle se détestait quand elle faisait ça. Pourquoi rougir devant Potter ? Harry ne put que sourire en voyant ça.

-Alors ? insista Pansy.

-Dix-huit heures au Trois-Balais, ça te va ?

-Au Trois-Balais ? Attends, tu ne vas quand même pas me dire que tu vas m'emmener boire une birraubeure comme à Poudlard ? Si c'est le cas je préfère annuler !

-Ce n'est pas mon intentons.

-Alors où on va ?

-Tu le sauras bien assez tôt.

Harry s'apprêtait à sortir de vestiaire.

-Et comment je m'habille ?

-Quoi ?

-Comment je m'habille ? Je ne sais pas où tu m'emmènes alors forcément je ne sais pas ce que je porterai.

-Dis-moi, tu te rends autant la tête quand tu sors avec quelqu'un d'autre ?

-Non…

-Alors fais comme d'habitude. Je ne t'emmènerai pas à l'opéra. Tu peux être rassurée.

Pansy s'en alla sans un seul mot de plus. Harry sortit à sa suite

-Qu'est-ce que Pansy te voulait ? demanda Drago.

-Rien d'important. Ta copine est juste un peu folle. Espérons que ça s'arrange avec le temps.

000

Harry finissait de se préparer. Il ne savait pas trop ce qui lui avait prit de filer un rencard à Pansy Parkinson. Peut-être parce qu'il en avait envi ? Non. Ça ne tenait pas la route. En tout les cas, il avait déjà prévu son programme pour la soirée. Il se demandait juste si elle allait apprécier ce qu'il avait l'intention de lui faire découvrir.

Bref, ce n'était pas important. Lui allait sans doute passer une bonne soirée. Il se précipita vers la porte d'entrée et ralentit en voyant Hermione devant.

-Tu es bien beau, dis-moi.

-Merci.

-Tu as même essayé de te coiffer ! Où tu vas et avec qui ?

-Tu le sauras bien assez tôt. Ou peut-être pas.

-Tu sors avec une fille ?

-Au revoir !

-Tu rentres à quelle heure ?

-Tôt, promis.

-Je préfèrerais que tu rentres tard, en fait.

-Pourquoi ?

-Ben… Drago ne va pas tarder à arriver…

-Hermione !

-Quoi ! Il veut me voir et moi aussi !

-Et si je ne sortais pas, tu crois que je l'aurais laissé venir ici pour que toi et lui…

-J'aurais été chez lui.

-Quoi ! Au Manoir ?

-Ben oui. Il a une jolie chambre…

Harry croyais rêver.

-Bon j'y vais.

-Comment elle s'appelle ?

-Au revoir !

Harry quitta la maison et transplana jusqu'à Pré-au-Lard. Il se dirigea vers le Trois-Blais où se trouvait déjà Pansy. Elle avait un long manteau mais Harry pouvait imaginer quelle portait une robe – noire. Harry avait un peu de mal à le croire mai elle était déjà… jolie.

-Tu es en retard, lui dit-elle.

-Je suis désolé. Un léger petit problème avec Hermione. Bon, tu es prête ?

-Où on va ?

-Chez les moldus.

Pansy éclata de rire pensant à une bonne blague. Mais elle s'arrêta net en voyant qu'Harry ne riait pas avec elle.

-Tu plaisantes ?

-Non.

-Non mais attends ! Je ne peux pas passer la soirée chez les moldus ! Regarde comment je suis habillée, dit-elle en ouvrant son manteau. Harry n'avait pas eut tort, sa robe était bien noire.

-Ne t'inquiète pas. Il y a pire.

-Bon. Il ne me reste plus qu'à aller me changer, dit-elle en s'éloignant pour transplaner.

-Non ! Mais… Parkinson, je t'interdis de transplaner !

-Tu m'interdis ? Personne ne m'interdis Potter ! Je fais ce que je veux ! Et je ne veux pas aller chez les Moldus !

-Tu me déçois. Et moi qui pensais que tu n'étais plus comme ces autres pestes de Serpentards. Tu as toujours la même mentalité, pas vrai ? Toujours dégouter par les moldus ? Ça me répugne. Tu ne veux pas aller chez les moldus ? Très bien. Je ne te retiens pas. Rentre chez-toi. Continue de sortir avec des Sorciers qui ne pensent qu'au Quiddich et qui n'ont pas d'autres sujets de conversation. Pour ma part je compte bien faire le programme que j'avais prévu pour nous. Bonne soirée !

Harry s'en alla. Mais qu'est-ce qu'il avait cru ? Faire un tour chez les moldus ? Bien sûr qu'elle aurait refuser. Parkinson, changer ? Ce n'était pas parce qu'ils étaient à la limite de l'amitié, qu'Hermione était une fille de moldus et qu'elle sortait avec Malefoy, que ces gens-là étaient capable de passer quelques heures avec des personnes dépourvus de pouvoirs magique.

Au moment où il décida de transplaner, Harry entendit un « Potter ! » assez puissant. Elle pensait sans doute que le ton de sa voix allait lui faire peur. Harry resta immobile un instant et se retourna. Il trouva devant un Pansy en colère, mais qui essayait de se contenir.

-Un : Je ne suis pas une peste ! Ne m'insulte plus de peste, c'est clair ? Deux : Les moldus ne me dégoûtent pas. Tu crois que je serais amie avec Hermione si ça avait été le cas ?

-Je…

-Je ne t'ai pas demandé de parler ! Et trois : Je n'ai jamais été chez les moldus. Ça… ça m'effraie d'y être, c'est tout.

-Wow, fit Harry au bout d'un moment. C'est si dur à admettre ? D'avoir peur de l'inconnu ?

-Oui.

Pansy tourna la tête. Harry la fixait du regard et elle ne voulait pas qu'il la voix les yeux remplit de larmes. Elle ne savait d'ailleurs pas pourquoi elle voulait pleurer. Il ne l'avait jamais vu pleurer. C'était… bizarre. Ces paroles lui auraient vraiment fait aussi mal ?

-Bon, on y va ? dit-elle.

-Tu veux vraiment y aller ?

-Oui. Je n'ai pas envi de mourir idiote. Allons-y.

-Essuie tes larmes. On va croire que je t'ai frappé.

Pansy le fit et s'agrippa au bras qu'Harry lui offrait.

-Je suppose que tu ne connais pas le cinéma ?

Elle fit non de la tête.

-Ça va changer.

Ils transplanèrent.

000

Ils étaient maintenant dans le monde des moldus. Tous les feux, les voitures, les gens qui traversaient la rue dans tout les sens. Pansy en avait le tournis.

-Ça y est j'ai vu. C'est super le cinéma, on peut rentrer maintenant ?

-Non. Tu n'as rien vu du tout. Tu restes près de moi.

-Ne t'en fais pas. Je n'ai pas envi de me perdre dans ce zoo.

Ils traversèrent sur le passage piéton et se retrouvèrent face à un grand cinéma. Pansy se demandait ce qu'elle faisait ici. Ah oui, elle voulait prouver à Harry, qu'elle n'était pas une peste qui avait les moldus en horreur.

-Avec un peu de chance, les séances n'ont pas encore commencé. Une comédie ça te tente ?

Pansy hocha la tête tout en regardant autour d'elle. Harry acheta deux tickets. Pansy se trouva devant un tas de distributeur qu'elle trouvait bizarre. On y mettait une pièce dans la fente et un cylindre sortait. Un cylindre bizarre puisqu'il y avait de la boisson à l'intérieur.

-Tu veux quelque chose ? lui proposa Harry.

Pansy ne répondit pas. Elle était en train d'observer la machine à pop corn qu'elle trouvait assez spéciale. Les gens mangeaient ça à la main ! Soudain le maïs explosa, Pansy sursauta.

-Non, je ne veux rien, dit-elle enfin.

Harry éclata de rire et l'emmena dans une des salles. Ils s'assirent vers le fond de la pièce. Il y avait peu de personne ce qui ravit Harry. Il n'avait jamais vraiment apprécié quand il y avait plein de personnes.

-Tu sais ce qu'est un film ?

-Comme dans un appareil photo ?

-Oui, c'est ça. C'est comme une photo animée qui dure plus longtemps et qui raconte une histoire.

-Longtemps comment ?

-Le film le plus long que j'ai vu durait 3h15.

-3h15 !

La plupart des cinéphiles présents regardèrent Pansy qui rougit.

-Autre point, continua Harry, quand le film va commencer, les lumières vont s'éteindre et il faudra que tu te taises ou à la limite que tu chuchotes. Oh, et enlève ton manteau. Tu risques d'avoir chaud.

-Non.

-Pourquoi ?

-Je suis ridicule habillée comme je suis.

-Tu racontes n'importe quoi, soupira Harry en sentant la conversation revenir sur le tapis.

-Non ! Je suis ridicule !

-Tu vois la personne deux rangs devant nous ?

Pansy regarda une fille aux cheveux jaunes et orange.

-Ça c'est ridicule. Toi, tu es juste en robe. Allez, enlève ton manteau.

Pansy le fit. Ici elle ne se sentait pas du tout en sécurité. Elle ne pouvait même pas utiliser la magie comme elle le voulait. La barbe !

A chaque fois que quelqu'un entrait dans la salle, elle regardait la sorti de secours. Toutes les personne qui entraient avaient ces cylindres avec de la boisson et ce pot de maïs dangereux qui éclatait à la figure.

-On a le droit de manger ici ?

-C'est presque une obligation. C'est dans la culture moldu. Quand on va au cinéma, on achète de quoi grignoter.

-Ces trucs qui éclatent ?

-C'est très bon tu sais.

-Tu en as déjà mangé ?

-Oui et je ne suis pas mort.

-Bon.

-Tu es sûre que tu n'en veux pas ?

Pansy secoua la tête pourtant Harry se leva. Pansy lui attrapa le bras presque, paniquée.

-Où vas-tu ?

-Je reviens dans cinq minutes. Garde ma place.

Pansy se retrouva seule et nerveuse. La salle se remplissait de plus en plus et Harry n'arrivait pas. Les lumières s'éteignirent et l'écran s'alluma. Pansy gigotait dans tout les sans pour voir si Harry arrivait.

-Bonsoir, entendit-elle avant de sursauter. Pansy se retrouvait à côté d'un jeune homme d'à peu près son âge, un peu plus grand qu'Harry, les cheveux brun et des yeux bleus clairs. Il semblait la dévorer du regard.

-Bonsoir, dit-elle non sans un mouvement de recul.

-Ça fait cinq minutes que je te vois seule et je me disais que tu pouvais nous rejoindre mes amis et moi, dit le jeune homme en montrant sa bande d'ami quelque siège devant.

-Non… non merci, dit Pansy mal assurée. J'attends quelqu'un…

-Oh ! Eh bien ce « quelqu'un » ne semble pas prêter attention à toi. Si j'étais ton rencard, je ne te lâcherai pas d'une semelle. On t'a déjà dit que tu étais ravissante ?

Par Merlin, mais où se trouvait-elle ? Pourquoi il ne le laissait pas tranquille, cet imbécile de moldu ? Et où était Potter bon sang ? Les annonces publicitaires défilaient et le film allait bientôt commencer !

-Alors, ça te dit de nous rejoindre ? demanda-t-il en se rapprochant alors que Pansy touchait sa baguette par précaution.

-Non, ça ne lui dit pas. Merci, au revoir !

Pansy fut soulagée de voir Harry arriver et lâcha sa baguette. Le jeune homme jaugea Harry du regard.

-T'es gentil mais c'est ma place. Alors tu te lèves, tu vas rejoindre tes amis et tu vas la laisser tranquille.

-C'est ton copain ? dit-il en se tournant vers Pansy.

-Ouais, je suis son copain et si tu ne dégages pas de là, il risque de t'arriver des bricoles.

-C'est un menace ? fit-il en se levant.

-Un avertissement.

-Il a déjà faillit tuer pour moi, lança Pansy mi-innocente mi-provocatrice. Le jeune homme regarda Pansy puis Harry qui se pinçait les lèvres pour ne pas rire à la tête que cet adolescent faisait. Il peut être très violent quand on insiste un peu trop, n'est-ce pas chéri ?

-Oui, très violent, dit Harry en faisant craquer son cou.

Le jeune moldu déglutit. Harry semblait avoir un air menaçant, Pansy avait un sourire assez effrayant. Harry passa sa main à l'intérieur de son manteau et le jeune recula de peur qu'il en sorte quelque chose de dangereux. Lorsque le générique commença, il s'en alla. Harry pu enfin s'assoir.

-Les moldus… Ils croient tout ce qu'on leur raconte, dit Pansy.

-Heureusement que je t'avais dit de garder ma place, chérie.

-Mais je suis désolée mon cœur, je ne pensais pas que tu prendrais autant de temps. Franchement Potter, où est-ce que tu étais ? dit-elle en haussant le ton.

-Chut…

-Où est-ce que tu étais ? dit-elle plus bas.

-Je suis parti chercher ça, répondit Harry en lui montrant le pop corn et le soda. Tu en veux, mon ange ?

-Non !

-Allez goute, amour.

-Tu veux me tuer c'est ça ? Je te hanterai si ça arrive. Et puis arrête de m'appeler comme ça !

-Mais c'est ce qu'un garçon dit à sa copine, non ? Maintenant goute, trésor.

Pansy mit sa main dans le pot, prit quelque pop corn et les mit en bouche. C'était sucré. Elle trouva ça délicieux. Harry lui tendit ensuite le « cylindre métallique » et lui demanda de boire. C'était aussi sucré et pétillant. Ça la surprit.

-C'est une cannette de soda.

-Je veux regarder le film, dit-elle en le narguant.

Le film semblait intéressant et drôle. Harry riait, Pansy aussi. Sauf quand certaines expressions étaient trop compliquées pour elle. Dans ce cas là, Pansy fronçait les sourcils et regardait Harry qui lui expliquait ce que ça voulait dire. Elle trouvait ça drôle ou vulgaire.

Deux heures plus tard, le film se termina. Ils étaient maintenant hors du cinéma. L'air froid fouetta leur visage.

-Alors qu'est-ce que tu en as pensé ? demanda Harry.

-C'était une expérience intéressante. C'est comme aller au théâtre en fait.

-Exact. Tu es prête ?

-Où on va cette fois ?

-Tu vas voir

Harry lui prit la main et ils transplanèrent dans un autre endroit. Ils étaient dans une autre rue, beaucoup plus sombre et plus calme que la précédente.

-Je suis sûr que le pop corn n'a pas remplit ton estomac.

Ils entrèrent dans un pub-restaurant assez intime et chaleureux.

-Assied-toi, lui dit Harry.

-Harry Potter ! s'exclama un homme derrière le bar. Toi ici ! Comment vas-tu ? Ça fait longtemps.

-Oui je sais. Je n'avais pas prévu de revenir. Tu as de la chance.

-Dis-moi, c'est une jolie jeune fille que tu nous amènes là. Ta petite-amie ?

-Ah ! Certainement pas ! répondit Pansy.

-Elle n'a pas l'air de t'apprécier.

-Ce n'est pas un problème. Je m'en accommode. Tu nous prépare un fish 'n' chips ?

-Un seul. Tu n'es pas d'argent ?

-Bien sûr que oui c'est juste… (Harry se pencha vers l'homme et chuchota) Elle n'en a jamais mangé et snob comme elle est, elle pourrait refuser le manger en me sortant un excuse bidon. Je ne veux pas faire de gâchis. Si elle aime j'en prendrais un autre.

-Qu'est-ce que tu lui racontes Potter ? Pourquoi il me regarde comme ça ?

-Ok je vois, dit-il. Je t'apporte ça. Pas commode.

-A qui le dis-tu.

Harry s'assit à côté de Pansy qui lui lançait des éclairs avec ses yeux.

-Comment il te connait ? Tu es aussi célèbre chez les moldus ?

-Je venais souvent ici l'été, mais ça fait plus d'un an que je n'y ai pas remit les pieds. Je n'habitais pas très loin en fait.

-C'est vrai ? Tu me montreras ?

-Si tu veux.

Dix minutes plus tard, un pat de fish'n'chips arriva devant eux Pansy fut assez dégoûter par l'aspect du plat mais Harry lui demanda – non lui ordonna – de gouter.

-Les sorciers ont la tarte à la citrouille et les moldus ont les fish'n'chips.

Pansy trouva ça bon en fin de compte. Pas habituel, mais bon. Harry en commanda un autre.

000

-Mes parents ont, pendant longtemps, servit le Seigneur des Ténèbres et puis l'année dernière, je leur ai fait une sorte de révélation. Quand ils m'ont dit que je devais avoir la marque, je me suis rebellée. Je leur ai demandé de faire la même chose. Ils n'ont pas voulu de peur qu'il me tue. Ils ont décidé de rester à ses côtés jusqu'au bout. Quand tu as vaincu Voldemort, la chasse était ouverte et ils ont dû fuir. Pour leur vie, pour moi. C'était ça ou le baiser du détraqueur.

-Tu sais où ils sont ?

-Non. Ils communiquent avec les parents de Drago mais pas avec moi. Je sais juste qu'ils vont bien.

-Mais Lucius Malefoy était le bras droit de Voldemort. Il a même essayé de me tuer.

-Lucius a retourné sa veste pur sauver Narcissa et Drago et comme il travaille au Ministère, il a pu être libéré et acquitté. C'est un brave homme. Un peu coincé, mais drôle. A sa façon.

-J'ai un peu de mal à le croire.

Après avoir dîné Harry l'avait emmené sur une aire de jeu et ça faisait déjà une bonne heure qu'ils étaient sur les balançoires à discuter.

-Alors, où est-ce que tu habitais ? demanda Pansy.

-C'est la seule maison qui clignote.

-Oh. Tu as des gens extravagant dans ta famille.

-Ils ne sont pas de ma famille, dit-Harry plus dur qu'il ne l'aurait voulu. C'est la maison de mon oncle et ma tante. Ils ont aussi un fils. Ils me trouvaient bizarre et me détestaient pour ça.

-Bizarre ?

-Leur façon de dire que je suis sorcier. J'ai vécu onze ans dans le placard sous l'escalier.

-Mais c'est cruel !

-Pas pour eux.

Harry se tût et se balança de plus en plus fort. Il ne se sentait pas très bien. Se rappeler de ce temps ne lui faisait pas du bien. Il sentit une boule se former au fond de sa gorge. Pansy le regarda avec une profonde tristesse. Elle n'aurait pas dû insister pour voir où Harry habitait.

-Tes parents te manquent, dit-elle.

-Les tiens ne te manquent pas ?

-Désolée. C'était une question stupide.

-Ce sont eux que j'ai mis dans le médaillon que tu m'as offert. Mes parents, Sirius Black et Rémus Lupin.

Harry enleva le médaillon et le donna à Pansy. Elle vit deux photos. Une des parents d'Harry avec lui étant bébé et une avec Rémus et Sirius quand il devait avoir quinze ans.

-Ils sont tous morts pour moi A cause de moi.

Pansy s'était arrêtée de se balancer. L'espace d'un instant elle crut que c'était elle. C'était elle qui avait perdus ses parents, elle qui était à présent orpheline. Elle regarda à nouveau Harry. Elle se rendit compte qu'elle ne le connaissait pas. Elle ne connaissait pas ce Harry. Le Harry Potter orphelin qui souffrait de tous les malheurs qui s'était abattu sur lui. Elle ne voyait que le Harry Potter célèbre qui ne voulait que se faire remarquer par la population magique et qui aimait ça. Mais ce Harry-là n'existait pas. Il n'avait jamais existé.

-Je suis désolée, dit-elle.

-Pourquoi ? Tu n'as rien fait.

-A Poudlard on te détestait parce tout le monde t'adulait. On n'aurait jamais dû. C'était puéril.

-Au moins tu le reconnais.

-Je suis sûre que Drago et Blaise aussi.

-Peut-être. On devait y aller.

Pansy lui rendit son médaillon. Ils sortirent de l'aire de jeu et transplanèrent. Ils étaient à présent devant le Trois-Balais, qui maintenant était fermé à double tour.

-Ce n'était pas ce que j'avais prévu. Je veux dire… j'ai oublié de t'emmener sur Oxford Street. C'est raté.

-Non. Non. C'était bien. Ça change des autres rencards que j'ai pu avoir et puis tu n'as pas prononcé une seule fois ce sport que les sorciers adorent tant. Sauf au début de la soirée. Mais ça ne compte pas. Ça fait du bien.

-Je t'en pris.

-Et puis c'était marrant au final, quand l'autre s'est assis côté de moi. J'étais prête à l'expulser avec ma baguette, si tu n'étais pas venu.

-Oh, vraiment ? dit Harry amusé. J'aurai bien voulu voir ça. Ça m'aurait évité de commettre un crime, chérie.

-Oh, arrête avec ça, Potter !

-C'est toi qui a commencé, mon cœur.

-Oui, mais c'est toi qui continue !

-J'adore t'énerver, annonça Harry.

Un ange passa. La déclaration d'Harry installa un léger malaise entre aux. Ils ne savaient plus trop quoi faire. Rester ou partir ? Ils ne voulaient pas partir. Il fallait retarder le moment.

-Je voulais…, dirent-ils en même temps.

-Vas-y, dit Harry.

-Non toi…

-Je suis désolé si… si je t'ai blessé tout à l'heure. Je m'en excuse.

-C'est pas grave. Je voulais m'excuser aussi. J'ai vraiment été peste, c'est le mot. Tu as fait ça pour moi et tout ce je trouve à dire c'est de retourner chez moi.

-Tu n'as pas à t'excuser.

Un autre silence. Il n'avait plus rien à dire.

-Tu… tu veux que je te raccompagne ? proposa Harry.

-Non. Ça va aller ne t'inquiète pas. Il faut juste que je transplane.

-Bon. A demain alors.

-Oui. A demain.

Harry lui tourna le dos et marcha en laissant le froid lui fouetter à nouveau le visage. Il avait besoin de faire une petite balade avant de rentrer. Et puis, Malefoy était sans doute encore au Square avec Hermione. Il valait mieux attendre.

-Potter !

Harry s'immobilisa encore. Il se demanda ce qu'il avait bien pu faire encore une fois. Il n'osait pas se retourner. Pourtant il le fit. Il fut écrasé au sol par une Pansy essoufflée.

-Tu as voulu me tuer ! dit-il pris au dépourvu.

-J'y suis allée un peu fort, désolée.

-Je confirme. Qu'est-ce que…

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'elle l'embrassa fougueusement. Harry eut un mouvement de recul mais fut très vite prit dans cet élan de passion qu'apportait ce baiser. Pansy arrêta de l'embrasser et regarda Harry d'un air désolé.

-Je crois que je n'aurais pas dû, dit Pansy en se redressant.

-Je crois que si…

Harry le retint pour reprendre leur baiser, toujours au sol. A ce moment là, l'un des deux décida de transplaner avec l'autre.

Fin du chapitre.

J'espère que ce chapitre vous a plu !

Je vous dis encore Joyeux Noël !

A mercredi !