Salut tout le monde !
Je vous présente la suite 34e chapitre et la suite entre Ron et Sophie.
Bonne Lecture.
Merci à Clyde Black.
Elliot : L'accouchement de Pansy est pour bientôt, promit.
Gwen : Je pense que l'accouchement sera plus bouleversant qu'épique.
MathildeD : Et pourtant Ron n'a pas encore atteint le fond en ce qui concerne la nullité.
Angedechu : Je suis désolée si la suite de cette fiction de déçoit. Paut-être que c'est parce que je me concentre sur Ron.
Chapitre 34 : Marque ton territoire.
Ron se réveilla de très bonne heure. C'était une habitude qu'il avait prise depuis qu'il travaillait avec ses frères. Il se leva et se prépara. Quand il entra dans la cuisine, il vit Harry et Hermione préparant la table du petit déjeuner.
-Salut…
-Salut Ron. Tu te lèves tôt dis-moi, constata Harry.
-Oui. Même l'été, c'est effrayant.
-Tu as le temps de manger quelque chose avant de partir ? demanda Hermione.
-Juste un toast je pense.
Ron se servit et prit un verre de jus avec. Il commença à manger sous les regards curieux d'Harry et Hermione. Ça commençait à l'embarrasser.
-Un problème ?
-C'est tout ce que tu manges ? demanda Harry.
-Je n'ai pas très faim.
-Tu n'es pas malade au moins ? s'inquiéta Hermione.
-Mais non ! Je vais bien.
Hermione ne put s'empêcher de vérifier la température de Ron. D'habitude Ron mangeait, s'empiffrait, se goinfrait et là, il se contentait d'un vulgaire toast sans confiture.
-Il va bien, constata Hermione.
-C'est ce que je viens de dire.
-Désolée. Tu veux de la pâte à tartiner ?
-Hermione ! protesta Harry.
-Quoi ?
-Alors il y a droit et pas moi ? C'est pas juste !
-La vie est injuste Harry.
-Je crois que je vais m'en passer, intervint Ron. Ça fait longtemps que je n'en ai pas mangé.
Ron finit de boire son jus de citrouille. Il se leva prêt à aller au magasin.
-Tu vas lui parler ? demanda Hermione.
-Je vais essayer.
-On croise les doigts.
Ron sourit et quitta la maison des Black. Seuls dans la cuisine, Harry balança un torchon à la figure d'Hermione.
-J'ai le droit à ma journée pâte à tartiner !
-Pas avec ta copine qui finit mes pots en douce !
-Tu es mauvaise.
-C'est ma pâte à tartiner et personne n'y touche !
-Même pas Malefoy ?
-Même pas Drago.
-Menteuse !
-Jaloux !
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Ça faisait déjà une heure que Ron était dans le magasin. Il attendait l'arrivée de Sophie avec impatience. Il voulait lui parler, lui dire qu'il acceptait d'être avec elle. Qu'il n'avait pas peur et qu'il ne la ferait pas souffrir.
Quand il avait raconté ce qui s'était passé la veille à ses frères, ces deux derniers s'étaient moqués de lui. L'espace d'un instant, il avait préféré les paroles des Serpentards.
Sandra arriva une heure avant l'ouverture du magasin. Elle lança un « Bonjour les Jumeaux ! ». Ron crut que son cœur allait s'arrêter quand il entendit sa voix. Elle passa à côté de lui et lança un vague « Salut » avant d'aller dans la réserve. Il décida de la suivre. Sophie était en train d'ouvrir des cartons. Elle était déjà prête pour la mise en rayon.
-Ça va ? demanda-t-il.
-Ça pourrait aller mieux.
Elle continua de déballer les cartons et alla dans le magasin. Elle ne voulait pas lui parler. Elle ne voulait pas le voir. Ça lui rappelait la veille et la honte qu'elle avait subit, même s'ils n'étaient que deux à ce moment là. Ron l'avait suivit avec le restant d'article.
-Je voulais qu'on discute de ce qui s'est passé hier. Tu sais…
-Ne t'inquiète pas Ron. Je crois que j'ai compris.
-Ah oui ?
-Oui. Je ne suis pas faite pour toi. Je ne suis qu'une élève de Poudlard et toi tu es un futur étudiant qui est déjà indépendant financièrement. Je ne pouvais pas croire que je te plairais. Tu as besoin d'une fille plus mature. Une fille comme Hermione.
-Quoi ? Mais non je… Sophie…
-Ne t'inquiète pas Ron. Demain je retourne à Poudlard. On sera loin l'un de l'autre et je pense qu'on finira par s'oublier avec le temps.
-Mais je ne veux pas t'oublier…
-Mais si. C'est la meilleure solution. C'est ce qu'il nous faut. Dès ton entrée au CEMS, tu trouveras une fille qui fantasmera littéralement sur les apprentis Aurors et moi… et bien moi, j'essaierai de tomber amoureuse d'un élève de Poudlard. Comme toutes les autres filles.
-Sophie, ce que je voulais te dire c'est que…
-Sophie ! On te donne ton après-midi pour te prépare pour Poudlard ! lui dit Fred.
-Oh ! Merci c'est gentil à vous les Jumeaux ! Vous me réengagerez l'été prochain ?
-Bien sûr !
Sophie retourna à ses affaires tout en ignorant Ron. Elle ne l'avait absolument pas laissé parler. Elle lui avait constamment coupé la parole, lui faisant comprendre que c'était mieux ainsi. Qu'il trouverait mieux et qu'elle trouverait mieux également. Sauf que Ron ne voulait pas qu'elle trouve mieux. Ron ne voulait pas qu'elle trouve mieux que lui ! Il voulait qu'elle l'accepte avec ses qualités et surtout ses défauts !
Durant toute la matinée, Ron tenta de lui parler mais avec le monde qui était présent dans le magasin, il ne put trouver un instant pour discuter avec elle et quand il pensait qu'elle écoutait, elle filait à l'anglaise.
Au moment de son départ, Sophie serra les jumeaux dans ses bras, prit son salaire et s'en alla en faisant quand même un signe de la main à Ron avant de disparaitre dans la foule du Chemin de Traverse. Ron ne pouvait pas quitter le magasin comme ça. Il était donc impuissant. Il ne la reverrait plus. Il en était sûr. Il fusilla ses frères du regard et partit s'occuper d'un client âgé d'à peine 14 ans faisant un ravitaillement de pastilles de Gerbe. Voici un élève qui avait prévu de louper plusieurs cours une fois arrivé à Poudlard.
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-Elle a dit quoi ?
-Ne me demande pas de répéter, Parkinson. Merci.
-Mais tu n'as pas insisté ?
-C'est que… j'ai appris qu'insister n'était pas assez bon pour moi, dit Ron en regardant Hermione.
-C'est de ta faute Granger ! s'emporta Pansy. Tu brises la vie sentimentale de Weasley !
-C'est bon, je me sens assez coupable comme ça !
-Ce n'est de ta faute Hermione. C'est moi. Je ne sais pas quoi faire. Elle s'en va demain. Demain ! Je suis maudit.
-Je t'en pris Weasley, tu n'es pas maudit, tu es crétin ! Une fille se jette dans tes bras et tu la repousses. Ne t'étonne pas si elle préfère mettre de la distance après ça ! lui dit Drago.
-Qu'est-ce que je dois faire, alors ?
-Saute-lui dessus.
-Pansy arrête avec ça ! s'emporta Harry. Ron ne fera jamais ce genre de chose !
-Toi, je ne te parles pas ! Toi, tu m'as sauté dessus, tu m'as mise enceinte et maintenant tu veux que je reste au Manoir parce que je t'encombre !
-Non, je veux que tu ailles au Manoir pour ne pas être seule quand je serai au CEMS. Tu es presque à terme Pansy ! Je n'ai pas envie que tu accouches alors que tu es ici !
-Foutaise ! Tu veux te débarrasser de moi Potter ! Aïe !
-Quoi ? Tu as mal ? C'est le bébé ? Une contraction ?
-Quand tu me contraries, tu contraries le bébé et j'ai mal ! C'est tout. Aïe !
-Et bien arrête de piquer des crises de nerfs ! Tu auras moins mal !
Cette mini-dispute jeta un froid dans la maison. Harry et Pansy n'arrêtaient pas de se jeter des mots à la figure depuis plusieurs semaines. Sans doute le stress de la venue du bébé qui était pour bientôt. En attendant, Ron n'avait toujours pas résolu son affaire.
-Je pense que Pansy n'a pas tout à fait tort, dit Drago.
-Comment ça ?
-Je ne dis pas qu'il devrait sauter sur elle. La pauvre. Je crois qu'elle ne s'en remettrait pas. Je pense juste que Weasley doit foncer et… marquer son territoire.
-Marquer son territoire ? demanda Hermione. C'est-à-dire ?
-L'embrasser dans un lieu assez public pour faire comprendre aux autres que cette personne lui « appartient ». Marquer son territoire.
-Tu as fait ça ? demanda Ginny à Blaise.
-Tout le monde fait ça ! répondit-il. Même vous les filles. Il y a forcément un moment où vous l'avez fait avec nous. De manière inconsciente ou pas.
-Tu as marqué ton territoire avec moi, donc ?
-Bien sûr. Notre premier baiser en public, dans la grande salle et devant Potter.
-Oui, je me souviens, dit Harry
-C'était pour te faire comprendre que tu l'avais perdu.
-C'était pour ça ? Moi qui croyais que c'était pour énerver mon frère.
-Aussi…
-Tu vois Weasley, reprit Drago, tu n'as plus le choix. Tu vas devoir marquer ton territoire à King's Cross ou un autre le fera. Et là tu l'auras définitivement perdu. Je suppose que ce n'est pas ce que tu veux.
Ron ne répondit pas tout de suite mais la réponse était pourtant évidente. Non, Ron ne voulait absolument pas la perdre. Il ne l'avait déjà pas gagné. Il se souvient de la première fois qu'il l'avait vu, toute timide et rougissante. Elle cherchait un travail pour avoir un peu d'argent de poche pour l'année suivante. Elle avait expliqué aux Jumeaux qu'elle les vénérait depuis le jour où ils avaient quitté Poudlard sous la direction d'Ombrage. Elle était en troisième année. Ron avait découvert ces deux derniers mois une jeune fille intelligente mais qui aimait beaucoup rire de tout et n'importe quoi. Il s'était imaginé sortir avec elle, un jour où ils avaient joué aux échecs après la fermeture du magasin. Mais il avait vite laissé tomber cette idée, pensant à Hermione. Il la trouvait aussi trop jeune pour lui, plus jeune que sa sœur. Selon lui, elle avait mieux à faire que de vouloir sortir avec lui. Mais Ron avait visiblement eu tort.
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Le lendemain matin, Ron avertit ses frères qu'il serait en retard. Fred et Georges le menacèrent de le virer mais il n'y prêta aucune attention. C'était une chose qu'ils n'arrêtaient pas de lui dire alors qu'il se débrouillait très bien dans son travail.
Il se retrouva à King's Cross puis à la voix 9 ¾. Il y avait beaucoup de monde. Beaucoup trop de monde. Puis il se souvint d'Hermione lui disant « Bonne chance. Tu peux le faire. Marque ton territoire » Il pouvait le faire. Il pouvait le faire ! Ron regarda l'heure : 10h35. Vingt-cinq minutes. Comment la trouver en vingt-cinq minutes.
Ron commença à arpenter le quai, courir, marcher, sauter. Il criait parfois « Sophie ! » Certaines têtes se retournaient mais ce n'était pas la Sophie qu'il cherchait. Ron commençait à avoir de plus en plus peur. L'heure passa et il ne la voyait pas. La vapeur s'échappa du train…
A ce moment là, Ron décida de tenter le tout pour le tout. Il monta dans le train et tant pis s'il partait pour Poudlard avec lui. Il arpenta également le train et les compartiments. Il fallait qu'il la trouve. Il se le devait ! Ou il la perdrait.
Elle était là. Dans le compartiment avec une de ses amies. Elle était plus belle que jamais, pensa Ron. C'était maintenant ou jamais. Maintenant ou jamais ! Il entra dans le compartiment. Sophie leva les yeux de son magazine, étonnée.
-Sophie…
-Ron ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es pas à la boutique ?
-J'irai plus tard. J'ai une chose plus importante à faire.
-Ah oui ? Qu'est-ce que c'est ?
-Marquer mon territoire.
-Quoi ?
Ron prit la main de Sophie, la forçant à se lever et l'embrassa fougueusement. Le coup du « marquage de territoire » était assez raté vu qu'il n'y avait que l'amie de Sophie et quelques passants qui regardaient. Mais Ron s'en fichait. Il embrassait Sophie et elle ne le repoussait pas. A la fin du baiser, Sophie en fut toute retourner et s'assit sous le choc. Ron ne savait plus quoi dire ou faire. Maintenant qu'il l'avait embrassé, que devait-il se passer ?
-Je… j'espère que… tu passeras une bonne année et que… tu ne m'oublieras pas… à la fin. Salut.
Ron quitta le train en se traitant d'imbécile. Il n'avait absolument rien arrangé. Pansy le tuerait si elle le savait ou accoucherait sur place. Marquer son territoire ? Connerie ! Ce n'était qu'un baiser de rien du tout ! Comme la fois passée. Il l'avait perdu. Il espérait qu'elle ne l'oublierait pas mais ça allait forcément se passer dans les bras d'un quelconque élève de 17 ans qui se croyait sûr de lui uniquement parce qu'il était en dernière année.
-Ron Weasley !
Ron reconnut sa voix et se retourna. Il put constater que Sophie, qui avait quitté le train, était… en colère.
-Comment oses-tu ? Comment oses-tu venir ici, monter dans le train, m'embrasser et partir comme si de rien n'était ! Pour qui tu me prends pour vouloir… « Marquer ton territoire ! » Je ne suis pas du gibier !
-Sophie je…
-Je ne te comprends pas ! Il y a deux jours, tu me faisais comprendre que toi et moi ce n'était pas possible parce que tu avais peur de tout foutre en l'air et aujourd'hui tu espères que je ne t'oublie pas ? Mais qu'est-ce que tu veux à la fin ?
-Toi ! C'est toi que je veux ! Depuis… des semaines je n'arrête pas de penser à toi. A me dire si tu m'apprécie vraiment et si tu veux bien de moi. J'admets que j'ai fait une erreur en te repoussant il y a deux jours mais je suis là aujourd'hui ! Je suis là, devant toi te demandant pardon et te demandant si… si je…. Pardonne-moi Sophie…
Elle resta immobile un instant. Elle ne répondit pas, s'imprégnant des paroles de Ron et du bruit de la foule. Elle avait l'impression d'avoir quitter son corps. Son esprit lui disait de foncer sur Ron mais son corps restait immobile. Face à cette absence de réponse, Ron en conclut qu'elle ne voulait pas de lui. Il se retourna donc et sans alla. Le train siffla une fois, ce qui sembla réveiller Sophie.
-C'est d'accord !
Ron s'arrêta croyant n'avoir pas bien entendu.
-C'est d'accord !
Ron se retourna et s'avança vers Sophie qui en fit autant avant de se jeter sur lui pour l'embrasser. Là il avait réussit. Il pouvait marquer son territoire devant tout les élèves de Poudlard. Devant tout ces mecs de 17 ans qui avaient des vus sur Sophie : sa nouvelle petite amie.
-Je t'enverrai des lettres tout les week-ends, dit Sophie.
-Je te répondrai, je te le promets. Je viendrai à Pré-au-Lard pendant tes week-ends de sortie.
-Avec des beignets au chocolat ?
-Oui, avec des beignets aux chocolats, répondit-il en souriant.
Ils s'embrassèrent à nouveau mais le train siffla une seconde fois. Ça allait être le départ. Sophie se sépara de Ron et monta dans le train. Il resta sur le quai jusqu'à ce que le train soit invisible de son champ de vision. Ce fut heureux et avec une sensation de légèreté que Ron alla à son dernier jour de travail avant son entré au CEMS.
Fin du chapitre.
Alors, Ron est-il toujours un boulet ou un boulet chanceux ?
A samedi prochain.
Gouline971.
