Bonjour à toutes et à tous !

Je vous souhaite un joyeux Noël. Désolé pour le temps entre la parution du 1er et du 2e chapitre, j'espère que celui-çi vous plaira !

Enjoy !


Chapitre 2: La fuite

Depuis l'horrible vision, le docteur Bergevin ne quittait plus la jeune fille, passant ses journées entières à ses côtés. Elle avait fini par lui décrire ce qu'elle avait vu, et à son grand étonnement, il devint encore plus pâle qu'il ne l'était déjà. Malgré tout ses efforts, le docteur Bergevin ne l'avait encore jamais vu sourire. Il avait interdit toute séance d'électrochocs prévues pour guérir la monstruosité de la jeune fille.

Un après-midi, il lui annonça qu'il lui réservait une surprise. Il lui demanda de fermer les yeux, puis la guida dans les couloirs de l'institut. La dernière porte qu'il ouvrit déversa un tel flot de lumière et de sons que Mary Alice du se retenir de ne pas ouvrir les yeux. Il la guida encore quelques mètres, puis la prévint qu'elle pouvait enfin regarder.

Il l'avait emmené dehors.

Après des mois de solitude et d'enfermement dans sa cellule, Mary Alice redécouvrit l'extérieur. L'institut possédait un magnifique jardin, en bordure d'un bosquet. Aucun mur ne délimitait le terrain, les responsables de l'établissement ne le jugeant pas nécessaire vu que les malades ne sortaient jamais. Après avoir accordé un sourire éblouissant au médecin, elle s'aventura vers un parterre de fleurs. L'une d'elle dégageant un parfum délicieux, elle la cueillit et la plaça derrière une oreille. Malgré le fait que le soleil soit caché par des nuages, Mary Alice pouvait sentir ses rayon réchauffer sa peau. C'était tellement agréable !

Malheureusement, cette sortie fut de très courte durée : le docteur Bergevin eut un comportement étrange, il se tourna vivement vers les bois alentours, et un son étrange émanait de sa gorge. C'était comme s'il grondait... Soudain, il attrapa la jeune femme et la précipita à l'intérieur. Mary Alice, de nouveau confrontée à l'obscurité des bâtiments, eut l'impression d'être aveugle. Il la renferma dans sa cellule sans ménagement, l'abandonnant dans son incertitude et son obscurité.

Au début, elle l'appela d'une petite voix, presque timide, mais fur et à mesure de ses appels, l'intensité de sa voix montait, ses appels se firent de plus en plus oppressants.

Il l'avait abandonnée. Lui aussi.

De nouveau seule dans l'obscurité et submergée par ses peurs, Mary Alice, perdit de nouveau la notion du temps, désespérant le retour du docteur Bergevin.

Finalement, il revint la voir mais à la grande surprise de la jeune femme, il lui annonça quelque chose d'incompréhensible. Il se rua dans la cellule et la prit fermement par le bars.

- Vite Alice, on doit partir !

- Quoi ?

- Alice ! Ne perdons pas plus de temps, tu cours un terrible danger !

- Mais ...

- Vite ! Dépêches-toi !

Et il l'entraina dans les couloirs, dans un décor d'horreur. Des corps gisaient ça et là, sans vie. Certains étaient tordus dans de sinistres positions alors que d'autres étaient entourés de mares de sang. Mary Alice détourna la tête en voyant toute cette couleur écarlate et cette mort omniprésente autour d'elle.

Soudain, elle revit dans un flash tout ce rouge...

Rouge...

Fuir...

Non ! Impossible ! Pas celle-là !

Après une interminable course contre la montre, ils finirent par sortir. La lumière inonda les yeux de la jeune femme et l'aveugla un court instant. Mais un instant pendant lequel, elle ne vit pas que le docteur Bergvin l'entrainait vers les bois et se prit les pieds dans une racine.

Elle s'écroula par terre, et dans un réflexe typiquement humain, elle tendit ses mains en avant tentant vainement de se protéger. En vain car elle se tordit la cheville et s'entailla les mains .

Lorsqu'elle se retourna vers le docteur Bergevin, elle remarqua une nouvelle et étrange lueur briller dans ses yeux devenus sombres en l'espace d'un instant. Il regardait avec avidité les mains de Mary Alice où perlaient quelques gouttes de sang...

- Docteur ?

- ...

- Docteur Bergevin ??

- ...

- euh... Louis ?

En entendant son prénom, le docteur Bergevin sursauta et releva les yeux dans ceux de la jeune femme.

- Je veux que tu saches que je ne te veux aucun mal Alice, commença-t-il, seulement il se pourrait que je faillisse à ta confiance. Je peux devenir incontrôlable et dans ce cas, il faudra que tu me fuies, le plus rapidement et le plus loin possible. Est-ce que tu m'as bien compris ?

- Oui, mais... , répondit-elle d'une petite voix.

Ne lui laissant pas le temps de terminer sa phrase, il la prit dans ses bras et se mit à courir à une vitesse vertigineuse pour la jeune femme. Il courrait tellement vite qu'elle ne distinguait que des couleurs floues autour d'elle. Les arbres étaient devenus de véritables trainées vertes et marrons. Mary Alice ferma les yeux et resserra sa prise autour du cou glacé de l'homme qui se disait être son médecin mais qui semblait être bien plus. Beaucoup plus.

Ils arrivèrent finalement devant une grotte sombre et humide. Louis la déposa à terre, délicatement. La jeune femme commença alors à le questionner.

- Que se passe-t-il Docteur ? Pourquoi avons-nous fuit ? Et puis,qu'est-ce que nous fuyons ?

- Je suis désolé Alice, mais je ne peux rien te dire sauf que tu cours un danger de mort, encore plus si je t'explique tout.

- Alors autant tout me dire !

- Non. Je...Je n'en ai pas le droit...

- Mais enfin, pourquoi ?

- Je...bon d'accord, je vais te dire quelque chose. Tu ...Comment dire...Tu possèdes quelque chose que les personnes comme moi convoitons. L'homme qui nous traque le veut à tout prix et par n'importe quel moyen.

- Mais je ne possède rien du tout ! Mes parents me craignent et m'ont déshérité. Je ne possède absolument rien.

La jeune femme tenta de se relever mais en vain, sa cheville lui faisait trop mal.

- Tu devrais te reposer, le danger est écarté...pour l'instant.