Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Setsu Agency et aux parties associées.

Genre : Tss tss je ne dis rien de plus (sauf dans la résumé :D).Ah oui, ce n'est pas un UA.

Rating : T

Résumé ? Restrictions budgétaires. Preventers... à terre ! (et atterrés :p)

Micis ! A toutes les personnes qui ont pensé à moi et qui ont mis un petit mot.

Fic pour qui ? : Pour Lysa ! Parce que tu es juste extraordinaire et que tu m'as fait beaucoup de bien (et non pour ceux qui lisent, ce n'est pas classé X :p) Merci beaucoup, vraiment. Un peu de rigolade qui fait réfléchir un tout tit peu :) et gros bisous.

Escritouillée en sirotant mon thé vert. Posté en 3 parties (parce que c'est plus équilibré. Sisi, mangez 5 fruits et légumes par jour :D).

Blague à part je suis perfectionniste dans ma nawakerie. J'aime bien quand c'est équilibré, et tout mettre maintenant aurait pu être indigeste alors j'ai allégé la chose.

Pour la compréhension du texte : tout ce qui est en italique s'est passé avant que ne commence l'histoire.


Thé Toi

T

2/3 Promiscui-thé

T

QG de Sank des Preventers, 18 juin AC 205, 08h00 au début de l'histoire

T

Avant les pilotes et Yuy étaient des compagnons d'infortune.

Aujourd'hui ils étaient des compagnons de galère, à l'exception de Winner qui était un rat sauf quand il payait ses tournées (underground, des militaires inutiles qui boivent publiquement un coup entre potes avec leur propres deniers ce n'était pas politiquement correct. Où allait l'argent public ? Rien à voir ? Dites ça au Peuple de Sank qui se lève tôt et qui lit le journal)

Et depuis 3 mois Heero et Duo bossait dans « ça »

Dans une cuisine reconvertie en bureau organisé en L.

T

- 'Rrrr.

- Hn ?

- Hm ? Oh, j'ai pas dit 'Ro. Je grogne, ça fait 5 fois que mon portable freeze.

- Il va falloir faire une demande d'achat.

- Pour que je l'ai dans deux ans ? Hmph. Ceci est une mission pour… Démerdator !

- Et ça nécessite que tu ouvres ta chemise, Maxwell ?

- Toi, t'as jamais vu Superman. Ou t'as pas de miroir. Et puis fait chaud.

- On est en juin, Maxwell.

- Fait soif.

- Les robinets gouttent. Sers-toi.

- Quand fait chaud et soif faut boire chaud.

- L'eau chaude fuit.

- Me f'rais bien un tit thé…

- … Et sinon tu l'as eu le rapport de Chang ?

T

A la place d'une grande table il y en avait 2 petites à tiroir – des consoles… à l'image de l'édifice : suranné -, l'une formant un angle droit avec l'autre.

Sur chacune, quelques dossiers – pas trop, sinon trop lourd et pas de place, un téléphone et un portable.

T

- Le pauvre Wu a été parachuté sur le terrain d'office : pas de pilote 06, pas de binôme arbitraire…

- « Le pauvre » préfère « mourir sur le terrain avec honneur que de travailler dans un cagibi ».

- Tu le présentes comme une chochotte, 'Ro.

- « Le Pauvre » a une prime de risque.

- T'es jaloux, hein, 'Ro minet ?

- Je tolère 'Ro. Et tu n'as qu'une vie. Et non. Il couche avec Une et elle est sur place.

- Brr tu viens de me congeler, là… bon, tu t'décales, que je puisse faire chauffer l'eau ? Thanks, bud' !

- …

T

Zen, rester zen.

Tous les dossiers avaient en théorie une version numérisée, seulement l'ordinateur éternel n'existant pas malgré les avancées considérables (ça tuerait le marché), il fallait en conserver une version imprimée (que l'on reprocherait aux Preventers parce que l'écologie c'était important, que le papier avant c'était des arbres et que ça coûtait très cher même recyclé)

« Imprimer seulement si c'est utile » c'est bien. Mais même si c'est utile… c'est pas bien, c'est jeter l'argent et la nature par les fenêtres au nom de la guerre.

Preventers = Guerre. On faisait des raccourcis comme ça.

T

- « Faites l'amour, pas la guerre, pas besoin des Preventers ! Faites l'amour, pas la guerre, pas besoin des Preventers !»

- Putain y a *encore* une manif en bas…

- « Ouais ! Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'po-gnon ! Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'pognon !»

- On en a tous les jours depuis qu'on est là. Mieux vaut entendre ça que d'être mort.

- Hein ? Depuis quand tu veux vivre, toi ?

- Dit le recordman toute catégories des suicides ratés.

- « Li-bé-rez les lo-caux, ne glan-dez pas sur not' dos ! »

- C'était pas des suicides, 'Ro ! C'était des tentatives de mort au champ d'honneur ! C'est le bouton qui fonctionnait jamais.

- Tu avais un Gundam Cheap. Deathscythe devait être subventionné par l'Etat.

- « Faites l'amour, pas la guerre, pas besoin des Preventers ! Faites l'amour, pas la guerre, pas besoin des Preventers !»

- Qui c'est que tu traites de Cheap ? Ton Gundam était des nôtres, il s'est fait défoncer comme les autres alors la ramène pas.

- « Li-bé-rez les lo-caux, ne glan-dez pas sur not' dos ! »

- Mais moi je veux bien les libérer les locaux ! C'est pas les locaux qu'il faut libérer, c'est nous ! Heyy ! Libérez-nous !

- C'est temporaire.

- T'es comme les cons en bas, toi ? Tu crois tout ce qu'on te dit ?

- Je crois en moi, Maxwell. Ce n'est peut-être pas temporaire pour nos employeurs. Mais il y a des limites à ce que je peux faire pour l'argent. Et pour la sécurité collective.

- 'Sont en train d'user ma patience ces cons à prendre racine. Je leur aurai balancé de l'eau si j'avais pu ouvrir cette putain de fenêtre.

- Ce n'est pas écologique. Tu ne peux pas faire pousser des hommes.

- … T'as raison. Plutôt que de gaspiller l'eau, autant la boire. Ah, y en a encore dans la bouilloire. Tu peux appuyer sur le bouton, steup ?

- « Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'po-gnon ! Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'pognon ! Non aux Gnons !»

T

Quoiqu'ils fassent ils n'auraient pas raison dans une période électorale qui leur était défavorable.

T

- « Li-bé-rez les lo-caux, ne glan-dez pas sur not' dos ! »

- Putain ça fait une heure, là. C'EST PAS BIENTOT FINI CE BORDEL ! ON S'ENTEND PLUS PETER !

- Maxwell… ils ne t'entendent pas. Et ne t'écoutent pas. Et tu devrais faire de même. On n'a du pain sur la planche.

- C'est un peu normal dans une cuisine, nan ?

- ... Je vais te le mettre ce pain. Il avance le dossier...

- Tu sais c'qu'il te dit le dossier ?

- Il me dit : « je veux rejoindre la pile des affaires classées et commencer mon ascension sociale jusqu'aux archives ».

- « Li-bé-rez les lo-caux, ne glan-dez pas sur not' dos ! »

- Mais on glande pas, bordel ! On sert à rien mais on n'a pas « rien» sur la table. On a des dossiers. Des dossiers, des dossiers et encore des putains de dossiers. Des rapports, du matos au rabais, des insultes et les poches trouées pour faire le job.

- ...

- « Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'po-gnon ! Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'pognon ! Non aux Gnons !»

T

Quoiqu'ils fassent ils n'auraient vraiment pas raison dans une période électorale qui leur était défavorable.

T

- Un taudis classé patrimoine historique et qui doit « rester en l'état hormis la dérogation obtenue pour un léger blindage des vitres qui ne vous coûtera gracieusement rien » sous peine que le gouvernement s'auto-paye une amende… et c'est nous les schizos ?

- Amende, Maxwell, qui « nécessiterait un prélèvement de 97% de notre salaire jusqu'à la fin de nos jours et, dans l'hypothèse où nous aurions des héritiers, ceux-ci devraient rembourser sur au minimum 5 générations ».

- « Faites l'amour, pas la guerre, pas besoin des Preventers ! Faites l'amour, pas la guerre, pas besoin des Preventers !»

- Faites des moutards qu'ils disaient… Quoique. Au pire, t'en fais un à Léna - ou 29 si tu fais ça par correspondance et pas à la old school - et roule, ça annulerait l'auto-dette fictive et on défonce tout.

- Je suis old school comme tu dis. Et je n'irais pas jusque-là pour rester imposable sur mon revenu.

- Jusqu'à faire un môme ? Tu sais que c'est déductible !

- « Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'po-gnon ! Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'pognon ! Non aux Gnons !»

T

Quoiqu'ils fassent ils n'auraient jamais raison dans une période électorale qui leur était défavorable.

Surtout avec des médias orientés.

T

- C'est pas l'enfant le problème, si je peux l'assumer. Non, c'est la mère.

- Quoi, tu peux pas la lever, Heero ?

- Pour elle ? Chaque fois que je la vois je pense que je lui ai offert un nounours. Avec le meilleur entraînement du monde, mon mental ne suit pas. Qu'est-ce que tu fais ?

- Je remplis la bouilloire, pourquoi ? Tu peux la reposer sur son socle et appuyer sur le bouton, steup ?

- Hn. J'ai besoin de tes conclusions sur le rapport de Chang.

- Ok, ça va prendre une min. … Euh… c'est celui de l'affaire SHARKS ? La planque de 2 mois sur 300 pages ?

- Dans ce cas bonne lecture, Maxwell. Je pense que tu peux te rasseoir, un coursier le récupère dans une heure.

- Et pourquoi tu m'l'as pas dit plus tôt ?

- Je t'ai demandé si tu avais eu le rapport de Chang.

- T'as pas précisé lequel ! Putain et c'est maintenant que tu me le files ?

- Il fallait bien que je le lise.

- …

- « Faites l'amour, pas la guerre, pas besoin des Preventers ! Faites l'amour, pas la guerre, pas besoin des Preventers !»

T

Deux hommes derrière deux consoles formant un angle droit. Gare à la tangente.

Dans un si petit espace mieux valait ne pas être face à face.

Maxwell avait derrière lui un placard à balai et à sa gauche un réfrigérateur en panne tous deux reconvertis : le premier, en placard à archives, le second, à fourniture.

Dans son tiroir il avait ses trésors : une partie de ses armes, du sucre, des chewing-gums, du thé et des pignons de pin transgéniques et sûrement radioactives (ces... choses auraient dû être retournées à la poussières, la date de péremption remontant à plus de 2000 ans. Mais c'était bien là. Pour n'importe quel être vivant ça aurait été mortel. Mais il s'agissait de Duo Maxwell)

Face à lui, à quelques mètres, il y avait une cuisinière hors-service collée à un évier du mal.

Yuy… avait derrière lui un placard à mugs avec une bouilloire, une machine à café et au-dessus une fenêtre d'où se suicider était impossible (ne serait-ce que l'ouvrir quand il faisait chaud – ou pour décourager des manifestants - était peine perdue, même pour lui)

Dans son tiroir il avait une partie de ses armes, des patches, des boules Quiès et des boules antimites.

A sa gauche, à quelques mètres, il y avait la même cuisinière et le même évier du mal.

Mais oui un évier du mal, vous savez ce que c'est. Les robinets fuient et les plombiers aussi. On leur avait déjà reproché, d'ailleurs, aux Preventers : il n'y avait pas de guerre, ils n'avaient rien à faire. Ils avaient donc le temps de réparer des robinets.

Réléna avait approuvé devant la caméra. Mais derrière, elle leur avait simplement demandé de bien vouloir faire un effort puisqu'ils étaient polyvalents, qu'elle n'avait pas le budget pour financer un professionnel, que ce serait déraisonnable.

Au regard meurtrier qu'elle reçut, elle décida de laisser couler.

T

- « Li-bé-rez les lo-caux, ne glan-dez pas sur not' dos ! »

- Je veux être le binôme de Quat'bibi… je l'aime, il a des vrais locaux, lui. Et puis m'a appris plein de trucs. Se détendre sous une tente… siroter un bon thé à la menthe bien sucré, avec des pignons de pin… c'est lui qui m'a appris qu'il fallait boire chaud quand on avait hmm chaud… ça m'rend nostalgique…

- T'as la nostalgie précoce. T'en as pris un il y a une heure.

- T'as raison, 'Ro. Le meilleur moyen de pas vivre dans les souvenirs c'est de s'en recréer. Je vois que t'es occupé, te dérange pas je vais ré-appuyer. En fait si, dérange-toi un peu, steup…

- …

- Quoi ? Une urgence ?

- Je viens de recevoir un message de Barton.

- … Vas-y, fais-nous bisquer, Clowny ! Ce salaud profite de son statut de binôme VIP pour être 5 jours/5 dans les locaux de la Winner.

- Tu voulais pas y être il y a deux minutes ?

- J'm'en fous !

- Hn. Apparemment la fête est finie. Les conseillers en image de Winner lui ont suggéré d'insister sur ses actions pacifistes. Faire venir un Preventer dans ses locaux en cette période serait contreproductif.

- Et tu sais ça comment ?

- « Je viens de recevoir un message de Barton »

- … Prends-moi pour un con.

- Hn.

- Toi je vais te... bref. Il a écrit tout ça sur le message ?

- Il est quelque peu dépaysé par son nouvel espace de travail.

T

Travailler dans ces conditions… même si elles étaient loin d'être optimales, il fallait objectivement reconnaître qu'il y avait pire.

T

- « Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'po-gnon ! Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'pognon ! Non aux Gnons !»

- … Tu veux dire qu'il est dans son bureau officiel ? L'ex cabinet de douche à l'autre bout ? Y a une JUSTICE !

- Hn. Puisqu'il est un binôme tout seul on lui a donné une petite pièce.

- MAHAHAHAHAHA !

- Mais avec du matériel Winner pour qu'il puisse rester en étroite relation avec son binôme.

- Et à part se plaindre de son cabinet de douche high-tech, il dit quoi ? Parce que euh le fait qu'il soit redescendu sur terre, je m'en fous en fait. Ah t'as bougé ! Tu vois quand tu veux ? Hmm… thé…

- « Pre-ven-ters, men-teurs, Pre-ven-ters, men-teurs ! »

- Ah, ils ont changé de disque. Et j'aime pas ce disque.

- ...

T

Ça aurait même pu être acceptable avec beaucoup d'effort : dans un environnement exigu, dans des conditions « extrêmes » il fallait observer une attitude extrêmement précautionneuse.

Notamment une attention extrême à se faire le plus petit possible, mettre tout en œuvre pour ne pas gêner l'autre dans son travail.

T

- Bon, là il me faut un thé, je sature.

- Tu ne viens pas d'en prendre un ou plutôt, 36 ?

- Et t'es ma mère depuis ? T'as pas envie de pisser, que je puisse me servir sans te saouler ?

- Et tu es ma vessie depuis ?

- Je sais pourquoi ces connards manifestent… C'est pas ce matin que Réléna doit passer avec les médias pour faire sa pub ?

- Hn, à 11h30.

- Il est 11h22. Et elle est toujours ponct… bah où tu vas ? Je croyais que t'avais pas envie, 'Ro ?

- Tu as hypnotisé ma verge.

- Les voies de Réléna sont impénétrables. T'as pas l'droit de fuir les caméras plus de 10 minutes, buddy ! Hm, va bientôt plus me rester de pignons…

- « Li-bé-rez les lo-caux, ne glan-dez pas sur not' dos ! »

- « Faites l'amour, pas la guerre, pas besoin des Preventers ! »

- « Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'po-gnon ! Non aux Gnons ! Ren-dez-nous l'pognon ! »

- « Pre-ven-ters, men-teurs, Pre-ven-ters, men-teurs ! »

- « Ré-lé-na avec nous, dé-ba-rra-sse-nous des vo-yous, Ré-lé-na, avec nous, dé-ba-rra-sse-nous des vo-yous ! »

T

Don't crack over pressure...

Main dans la main dans la tourmente, concentré, droit au but, pour ne pas laisser la situation porter sur le peu de nerf qui leur restait.

Ce n'était pas une mission impossible.

Ce n'était pas impossible quand on avait les mêmes méthodes de travail.

Ce n'était pas impossible avec des méthodes différentes mais une volonté d'adaptation.

Ce n'était pas impossible avec des efforts.

Mais quand on faisait des efforts sur tout… sauf ce qui clochait, vraiment…

T

- La pauvre Rél est arrivée avec un sourire en plastique et leur a sorti un je vous ai compris.

- Hn. Il y a des limites aux limitations de budget. Le peuple aime l'absence de signe extérieur de richesse. Mais défendre un pays en paix dans le dénuement le plus total n'instaure pas un sentiment de sécurité.

- Ouais, un peu comme si on lançait des patates bio sur des Gundams. Enfin, pas les miennes.

- En effet, Maxwell, les tiennes sont un contre-exemple.

- C'était mieux du temps où on était terroristes : on n'avait pas à faire du marketing politique à 2 balles. Chapeau aux Sages. Avant y avait les emplois fictifs, maintenant y a les locaux fictifs. Putain nos locaux font de la figu.

- Hn.

- Hm ?

- Je suis en train de lire une dépêche.

- Et c'est moi le fainéant… et elle nous traite de menteurs la dépêche ?

- D'après le tout dernier sondage hypnos suite au discours de Réléna, il semblerait que le peuple préfèrerait ne *pas* avoir à financer nos locaux avec leurs impôts : il serait prêt à faire grève pour que l'on travaille de chez nous plutôt que d'un immeuble vétuste.

- Ah bon ? Ils pensent à nos conditions de travail maintenant ?

- Le mur s'est effrité peu avant le speech et des pierres sont tombées sur les manifestants. Certains affirment avoir entendu comme une déflagration, mais il n'y a apparemment pas assez de dégât pour qu'il y en ait eu. Ou alors c'est le fait d'un professionnel.

- Des blessés ?

- 30.

- Un pro qui mettrait une bombe avec Réléna dans le coin et qui tue personne ? Il a que ça à foutre ? Et t'as senti une secousse, toi ? Et l'immeuble tient encore, c'est juste pas possible et c'est le pro qui parle. Nan les mecs ont eu peur et ils ont rêvé le boom.

- Hn. Ils ont concrètement réalisé qu'il y avait des limites aux économies.

- Héhé, c'est un argument percutant. Ça va être chaud à rattraper, ça. Comme on nous a sucré les logements de fonction, et que nos apparts on les paye avec not' salaire, ça entre dans le « privé ». Et ces connards de Sages l'ont bien profond parce qu'il…

- leur est interdit de se servir de notre vie privée pour leur campagne sous peine de poursuite.

- Comme dirait Quat' : Sheh ! A force de suivre les sondages à la con ça pouvait que se retourner en plein dans leur gueule. Ça se fête ! Et comme on n'a pas l'droit de boire…tu pourrais ?

- Hn.

T

Si seulement c'était de temps en temps…

Ça aurait pu être bien, hein ? Toutes les conditions étaient à peu près réunies pour que ça se passe relativement correctement.

Mais partager le bureau d'un homme qui travaillait bien, beaucoup et qui, si on le laissait faire, se levait toutes les vingt minutes pour prendre sa drogue.

Un homme qui passait systématiquement derrière soi pour aller remplir la bouilloire, la reposer, appuyer sur le bouton qui fait un clac en plastique, se servir un mug et se rasseoir avec du boulot par-dessus la tête et des manifestants c'est juste impossible.

T

- Je comprends pas ce « hn », buddy.

- Hn.

- Je comprends toujours tes hn.

- Hnégatif. Tu viens de manger, ça va te faire digérer. Tu vas être amorphe.

- … J'appelle pas « mâcher un chewing-gum jusqu'à ce qu'il soit blanc », manger, Yuy.

- …

- Décale-toi un peu, steup.

- Hn.

- Ok.

- ?

- Merci, t'es un frère.

- … Ne. Refais. Jamais ça.

- Ben tu te décidais pas à te décaler ! Alors je t'ai décalé. Et tu t'es pas pris la cuisinière, te plains pas. Top les roulettes, hein. T'inquiète, je te remettrai à ta place.

T

Yuy pouvait se mettre à la place de Maxwell d'une certaine manière.

Yuy aussi avait une addiction : il fumait. Pourquoi ? Travailler pour Une et Réléna Peacecraft ? C'était meurtre avec préméditation. Il avait beau avoir eu une jeunesse particulièrement difficile, meurtrière et sadique entre Odin et J, jamais rien ne l'avait préparé à travailler pour une femme. A plus forte raison, deux.

Maxwell ne fumait pas. Il était interdit de fumer dans les locaux et il était contreproductif de prendre 5 minutes par heure sur son temps de travail pour aller fumer, même s'il y avait droit.

Avec la configuration actuelle, il lui fallait en effet 5 minutes 58 pour sortir des locaux.

Et c'était dommage. Yuy ne prenant pas de pause, il en venait à ne plus coha-bi-ther.

Mais à subir la promiscui-thé.

T

- Putain d'ordi qui rame... bon je vais m'faire un thé en attendant.

- On va te mettre une perfusion, Maxwell, ce n'est pas possible.

- Sérieux... Ton avis sur ma conso de thé c'était mignon 5 minutes, mais là ça me saoule, ok ? Et on peut pas apporter de choses extérieures, tu te rappelles ?

- Je vais négocier une dérogation avec Réléna.

- Ah parce que tu peux la lever maintenant ? C'est plus non aux gnons c'est oui à l'oignon ?

- Je n'ai qu'à penser à toi pour être motivé. Ton thé, là, ça ne va plus être possible.

- Ils m'ont lessivé le cerveau, j'ai besoin de ma dose.

- J'm'en fous.

- Et je dois t'écou-ther parce que ?

- Chut.

- Quoi ?

T

Il avait donc très logiquement arrêté de fumer. Et non, ce n'était pas ça qui le rendait complètement irascible. Non s'il avait été irascible, il serait parti éliminer le Gouverneur.

Ok, en fait il n'avait pas le temps de le chercher. Et il avait essayé de proposer plus de 50 cents mais les autres sages avaient posé leur véto.

T

- Thé-toi. Y a pas à discu-ther.

- 'Ro minet sort ses griffes... je vais te les arracher, moi.

- Je suis pas d'accord avec les manifestants... oui aux gnons... quand je les mets.

- Depuis tout à l'heure tu m'cherches.

- C'est toi qui me cherches depuis des mois, Maxwell.

- Je fais mon boulot, je fais chier personne.

- Tu n'es pas tout seul. Si tu n'es pas content échange ta place avec Barton.

- Tu sais très bien qu'on peut pas, merde !

- Hn.

T

Il n'était pas irascible, non.

N'importe qui serait agacé par un va et vient perpétuel dans son dos.

Sans mauvais jeu de mot.

T

- Tu m'saoules quand tu fais ta gueule de babouin ! Ton air supérieur te rend con on te l'a jamais dit ? J'y suis pour rien si on t'emmerde, pourquoi tu te venges sur moi ?

- Parce que tu m'emmerdes avec ton thé.

- T'as un contentieux avec la menthe c'est ça ? J a déséquilibré le feng-shui de tes ancêtres ? Pète un coup, fais une thé-rapie, ça déstresse. Allez, zou.

- Non.

- ... Pourquoi je te demande en fait ?

- Tu as raison, c'est stupide. Parce que tu ne passeras pas. Tu ne passes plus derrière moi. Tu te démerdes autrement. Plus de va et vient dans mon dos.

T

Il avait été suffisamment patient aujourd'hui et avant aujourd'hui. Pour toute une vie. En plus il avait vu Réléna et le capital faire avec avait explosé.

Il irait au clash : Maxwell avait dépassé sa consommation habituelle – consommation qui augmentait avec la charge de travail et le stress.

Il comprenait mais là, là…

Ça n'allait pas être possible.

T

- Att...

- Cette conversation est the-rminée.

T

Sa chaise roule jusqu'au placard.

Ses pieds bloquent tout mouvement.

Ses bras se croisent sur sa poitrine.

Ses yeux prennent une expression type « mission » (ok, ça, ça change pas)

No pasará.

Et quand Heero Yuy ne voulait vraiment pas vous laisser passer…

Vous ne passiez pas.

T

T

Tsuzuku 2/3


J'espère que ça vous aura plu, surtout à toi Lysa !

La suite et fin bientôt (je ne mais plus de date, je les respecte relativement en général mais là je n'ai pas bcp de temps -hmm taf... -)

A pluch' tout le monde !

Mithy *fatiguée*