Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Setsu Agency et aux parties associées.

Genre : Tss tss je ne dis rien de plus (sauf dans la résumé :D).Ah oui, ce n'est pas un UA.

Rating : T

Résumé ? Restrictions budgétaires. Preventers... à terre ! (et atterrés :p)

Micis ! A toutes les personnes qui ont pensé à moi et qui ont mis un petit mot.

Fic pour qui ? : Pour Lysa ! Parce que tu es juste extraordinaire et que tu m'as fait beaucoup de bien (et non pour ceux qui lisent, ce n'est pas classé X :p) Merci beaucoup, vraiment. Un peu de rigolade qui fait réfléchir un tout tit peu :) et gros bisous.

Un poutou en plus : pour Fredka, L'Ensorceleuse, Mifibou, Naughty Luce, NauSS (hey choupie ! J'espère que tout s'est bien passé) et ma Lunanamoi ^^

Escritouillée en sirotant mon thé vert. C'est fini !

Blague à part je suis perfectionniste dans ma nawakerie. J'aime bien quand c'est équilibré, et tout mettre maintenant aurait pu être indigeste alors j'ai allégé la chose. Désolée pour l'attente !


Thé Toi

T

3/3 Thé-Haine-Thé

T

QG de Sank des Preventers, 18 juin AC 205, aux environs de 15h00

T

Quand Heero Yuy ne voulait vraiment pas vous laisser passer…

Vous ne passiez pas.

Apparemment Maxwell le comprenait aussi.

A son regard moins « j'en ai rien à carrer de ce que tu penses »…

A sa tête légèrement penchée sur le côté telle une tourterelle apathique…

Au pli moins ironique de ses lèvres entrouvertes…

A sa main décidée sur son épaule – qui n'avait rien à faire là, mais à quel moment.. ? - Heero voyait…

Et merde. Il voyait qu'il allait essayer de négocier.

Il allait essayer de la jouer cool plutôt que volcanique.

S'il devait obtenir quoi que ce soit de Yuy ce ne serait ni à l'usure, ni avec les cris. C'était pour cela que Heero voulait le clash.

Pour mieux clore la conversation.

Sauf que ça ne prenait pas.

T

- Je peux pas être productif si je suis desséché. T'imagines une plante sans eau ?

T

Dégager la main, vite. Maxwell était en train...

d'essayer de le secouer comme un prunier ?

T

- Fais comme le cactus. Stocke.

- Je vais te cactusser le fio… enfin, euh…

- Chassez le naturel…

- Hein ?

- Avale ta salive.

- … T'es chiant depuis que t'as arrêté de fumer, toi !

T

Ne pas répondre. Ne pas se laisser entraîner sur ce terrain-là.

Pas que le sujet soit sensible.

Ni le sujet, ni lui d'ailleurs.

Rien à foutre.

Effectuer son travail dans de bonnes conditions c'était être professionnel.

Non.

Effectuer son travail dans la mesure du possible devenait exceptionnel.

Si Maxwell n'y mettait pas du sien ils n'allaient pas s'en sortir – ou plutôt il n'allait pas s'en sortir.

Gérer Maxwell et ses envies…

Gérer son envie d'en mettre une à Maxwell

Avoir envie de lui en mettre une était normal, ça n'avait rien à voir avec son sevrage.

Objectivement il était difficile à ignorer.

Non, il n'était ni plus chiant, ni chiant. Personne ne le lui avait fait remarquer.

Bon, personne n'aurait forcément osé mais c'est le principe.

Qui ne dit mot consent. Qui parle trop en subira les conséquences.

Maxwell était de mauvaise foi de toute façon.

Non mais il le trouvait chiant ? Qui se fout de qui ?

Ne pas répondre, donc. Utiliser son arme de destruction massive.

Celle de Heero Yuy ? Le haussement de sourcil.

Ça avait le don de faire sortir Maxwell de ses gonds.

T

- …

- Putain j'y suis pour rien si la bouilloire est derrière toi et qu'on n'a pas le droit de changer de place parce que c'est un manque de discipline !

- La vie est une lutte de tous les instants.

- Fous-toi de ma gueule. Te rappelle que la plupart du temps tu m'ignores ou tu m'envoies chier quand je te demande de me passer l'eau ou simplement d'appuyer sur le bouton...

T

Bingo.

Les décibels montent…

Et Yuy sourit.

T

- Quand tu ne m'éjectes pas de ma place alors que je travaille.

- … Ou de la remplir.

- C'est pas à moi de le faire, Maxwell.

- Justement. J'y suis pour rien si on est rackettés en prise et que la seule de libre pour la bouilloire elle soit derrière toi.

T

Et les décibels augmentaient encore et encore…

Et la nuque façon tourterelle apathique avait envie de se redresser, mais restait sage, sage.

Et la bouche rieuse avait envie de redevenir audacieuse mais elle biaisait, biaisait.

Et le regard violet avait envie de s'étrécir, de l'envoyer se faire foutre.

Mais il restait légèrement agrandi, espiègle. C'était un regard d'adolescent négociant un scooter avec un adulte.

Il abattait ses cartes avec finesse.

Chasser le naturel il revient par les mots.

Abattre, oui. Un assassin ne se mettait jamais sur pause.

Les mots étaient des armes. La bouche de Maxwell était son arme de destruction massive.

Mais Heero était un sniper.

T

- Achète-toi une bouilloire de voyage.

- Je te rappelle qu'on n'a pas le droit d'amener des choses extérieures ici. La bouilloire je l'utilise parce qu'elle a 2000 ans comme ce putain d'immeuble. Le thé, le sucre et les pignons je les utilise parce qu'ils ont le même âge !

T

Ah, Maxwell n'a pas tort…

Yuy croise les bras plus fort.

Et monte d'un niveau. Haussa le sourcil plus haut.

T

- … Et c'est moi qu'on appelle OGM? Et depuis quand tu respectes le protocole.

- Depuis que le salaire paye mon loyer. Euh, attends, t'as dit mort au protocole, là ? C'est vrai, j'oublie que t'es pas Wu Fei… et c'est dommage d'ailleurs, il est plus facile…

- …

- … à faire chier. Donc t'es flexible ! Vu que t'es pas content on switche de place, on dit que ça vient de toi puisque t'es si rebelle. Tu cigognes Réléna pour te faire pardonner, et roule !

T

Ce n'était pas la première fois qu'ils avaient cette discussion.

Et irrémédiablement la réponse était la même.

T

- Hmm… Non.

- Comment ça, non ? Je croyais que t'en avais marre des va et vient dans le dos ?

- Je suis bien là.

- Ben faudrait savoir !

- Je sais.

- Voilà ! Vendu ! Je fais des efforts et tu penses qu'à ton fric !

T

Maxwell cligne des yeux.

Deux fois.

Essaie de ne pas rire, la colère faisait dire n'importe quoi dans un moment de vérité.

La vérité faisait dire n'importe quoi même si chaque mot était juste.

Le ton de Duo était très petite femme d'intérieur alors que rien à voir.

Et au moment où les mots s'étaient échappés de sa bouche, il l'avait compris.

Ah parler sans réfléchir…

Et les mots avaient été attrapés par des oreilles affûtées, par un cerveau habitué aux tangentes.

Le problème avec le rire c'est qu'il désamorce les bombes et avait tendance à détruire les arguments les plus sérieux.

Comme un fou rire quand on fait l'amour. Difficile de redémarrer même si on rit à deux.

Tout à refaire.

Et Heero Yuy savait faire feu de tout bois.

Il tenait un cesser-le-feu.

Le principe d'une arme de destruction massive étant de détruire massivement…

Mais rien n'empêchait cette arme d'être retournée contre soi.

Rebondir, donc.

T

- Euh, Chérie… si on ne pensait pas au fric l'immeuble aurait été rasé et on aurait un vrai gouvernement fantôme.

T

Maxwell cligne des yeux. Une fois.

Yuy hausse un sourcil et étire son rictus.

Maxwell secoue la tête, se sort de la transe antarctique, casse le trampoline.

T

- Ha. Ha. Ha. En attendant j'te propose et tu veux jamais !

T

Ou pas.

Attention à ce que tu dis, Maxwell…

Tu n'as pas proposé…

T

- Si tu m'avais proposé d'arrêter le thé, je t'aurais dit « hn » de suite.

- …

- Et pour ce qui est de switcher… si je bouge je ne pourrais pas recharger mon ordinateur. Et les rallonges c'est hors budget.

T

Et toc.

15-0.

Thé-nis.

T

- Ouais. T'es le champion olympique des conversations qui ne mènent nulle part.

- Look who's talking.

- T'es en train de me dire qu'on peut pas changer la situation. On y peut rien, quoi. Donc je peux boire mon thé pour décompresser et être opérationnel.

T

Maxwell aurait dû être marchand de tapis.

Il était temps de ressortir le haussement de sourcil made in Yuy.

Plus haut le sourcil.

Plus perçant le regard.

Plus serrés les bras, sur la poitrine.

Détacher chaque mot.

T

- Tu. Es. Opérationnel. Avec. Ou. Sans. Thé.

- Mais je peux l'être plus.

- Oui, sans thé.

- Tu viens de dire que j'étais opérationnel avec ou sans. Accorde tes chakras, darling.

T

15 a.

T

- Tu es efficace mais ton efficacité n'est pas optimale. Tu restes opérationnel mais tu l'es moins.

- Je fais mon boulot pareil !

- Si c'est pareil, ça change quoi que tu en prennes ou non ?

- … Tu sais très bien ce que je veux dire, Yuy !

T

30-15.

T

- Non. Tu bois, tu bosses, tu pisses. Tu bois, tu bosses, tu pisses. Tu bois, tu bosses, tu pisses. Tu as de la chance qu'on ne pointe pas nos sorties naturelles. Ton efficacité serait multipliée si tu perdais moins de temps en conjectures.

- Putain t'as que ça à foutre ?

T

30 a.

T

- Je te retourne le compliment, Maxwell.

T

40-30.

T

- Je bosse !

- Moi aussi.

- Je te savais pas concierge, 'Ro. On en apprend tous les jours.

- Pas concierge. Observateur.

- J'ai quand même le droit d'aller pisser, non ? Tu veux pas me rationner le gland, aussi ?

T

40 a.

T

- Ta vessie, c'est les chutes du Niagara.

T

40 a avantage Yuy.

T

- Le thé c'est diar… diré… diuré… bref ça fait pisser, quoi.

- Hn.

- Tu es le plus sexy des dames Pipi. Te donnerais une pièce next time.

T

40 a avantage perdu. Oops.

T

- Bref… si t'étais pas si obnubilé par mes allées et venues, t'admettrais que le thé me booste et si ça booste, ça me fait logiquement travailler plus, tout ça… sans thé ça le fait un peu moins, je resterais performant mais moins, donc si je fais une bonne baisse je plombe les stats même si toi tu les éclates.

T

40 a avantage Maxwell.

T

- …

- C'est comme dans les relais, on est 4 à courir mais si le bâton tombe, y a plus de course et les autres peuvent plus courir même s'ils sont bons. C'est injuste comme ça.

T

Ah les exemples à la... made in Maxwell.

Arme de destruction massive vs arme de destruction massive.

Yeux contre bouche.

Joli.

Où comment se faire balader.

Comment amener Heero Yuy là où Duo Maxwell l'avait toujours voulu.

Si « on n'y peut rien » pourquoi en discuter ?

Si mes stats peuvent être meilleures, pourquoi me contrecarrer ?

Sois raisonnable, fais comme je pense.

Fais ce que je dis pour notre bien même si ça t'emmerde.

C'est dans notre intérêt commun.

Ça aurait même pu marcher.

T

- Et je décompresse comment moi du stress que tu me mets ?

- Ben bois du thé ?

- ?

- Ah merde, tu détestes… recommence à fumer ?

T

Sois raisonnable, fais comme je pense.

Parfaitement logique.

Parfaitement politique.

Brillant.

T

- Et aller dehors ?

- Prends du narguilé ! On n'a pas le droit aux clopes mais le narguilé c'est pas dans le règlement. Y a écrit nulle part qu'on peut pas utiliser du narguilé dans nos bureaux. Et ouais, pas con !

- …

- En plus tu peux l'aromatiser. Si tu mets de la menthe ça fera presque comme moi.

T

Sois raisonnable, faisons comme je dis.

Tu vois, y a des solutions !

Maxwell était redoutable.

Il faisait de grands gestes avec les bras, s'animait beaucoup.

T

- On ne peut rien amener d'accessoire de l'extérieur, Maxwell.

- Bah jusqu'à preuve du contraire t'avais le droit de fumer même s'ils faisaient tout pour que tu le fasses pas donc t'as le droit d'amener du tabac.

- Hn.

- On fait tout dans le respect du règlement, tu vas voir c'est tout simple. On peut customiser la bouilloire ! Avec elle plus des trucs déjà cassés, on peut se créer un narguilé du pauvre ! Vive le recyclage ! C'est écolo, récréatif et ça aide à bosser ! On a pas le droit de détruire mais y a pas écrit qu'on pouvait pas construire ?

- Mais…

- Un peu de tabac, un peu de menthe d'ici, t'en mourras pas, regarde-moi, je pète la forme !, un peu d'huile de coude et roule.

T

La main de Maxwell se pose à nouveau sur son épaule, confiante.

Trop confiante.

La main vole pour la seconde fois, mais ne semble pas s'en offusquer.

A la logique Maxwell on oppose la logique Yuy.

T

- Si la bouilloire pouvait être déplacée j'aurais pris en considération ton point de vue. Mais elle ne peut l'être. Transformer notre bureau en chicha club peut empiéter sur notre productivité.

- On faisait ça dans le désert avec Quatre et ça nous a jamais empêché de bosser !

T

Lisser les plis sur les épaules, l'une après l'autre, de la paume de la main, d'un geste sec.

Gauche.

Droite.

Lisser les pans de la chemise sur ses pectoraux.

Passer la main dans ses cheveux hirsutes.

40 a avantage perdu.

T

- Il faut essayer pour savoir, Maxwell. Et essayer, c'est perdre du temps. De plus, optimiser l'utilisation de la bouilloire ne changera pas le fait que tu doives me déranger pour l'utiliser.

T

Faire pivoter la tête, à gauche.

Débloquer la nuque.

Pivoter la tête à droite.

Débloquer la nuque.

Se redresser.

40 a avantage Yuy.

T

- Mais avec du tabac tu seras plus détendu donc tu le sentiras moins passer ?

- Je te sentirais toujours. Ne remets pas en question mon comportement, mais le tien. Ne réveille pas mon addiction pour renforcer et masquer la tienne. Raisonne-toi, comme l'agriculture.

- ...

- N'oublie pas que nous faisons de la guerre écolo, Maxwell. N'oublie jamais le contribuable dans tes plaisirs solitaires.

T

Tendre les bras droit devant soi.

Croiser les doigts et les faire claquer.

S'étirer.

Lever les bras.

S'étirer.

Faire claquer les épaules.

Dénouer les doigts.

T

- Je suis raisonnable ! C'est toi qui…

- …

T

Faire pivoter la chaise pour se remettre face à son plan de travail.

Signifier sans violence que les dents resteraient à leur place, merci.

Signifier sans un mot que le temps de parole était écoulé, qu'il n'y avait définitivement pas de négociation possible.

Signifier physiquement que la conversation était terminée.

Recommencer à taper.

Avantage confirmé.

Point taken.

Jeu, set et match.

Yuy semble avoir gagné cette parti de thé-nis.

Même si ça va finir en squash.

T

- Oh, je te parle !

- On avait fini, Maxwell.

T

Solide comme un roc.

Droit dans ses boots.

Rigueur militairoriste Yuyesque.

Mais les roues de la chaise empêchaient toute résolution de se tenir pourvu qu'on soit rapide.

Et Maxwell l'était.

En un dixième de seconde la main était de nouveau sur l'épaule de Yuy…

Et hop, de nouveau face à face.

T

- Says who?

T

Droit dans ses boots ne signifiait pas en appui, on plantait rarement ses chaussures sur le sol quand on était assis.

On se contentait de les poser.

Grave erreur.

Grave erreur que d'avoir fixé un écran même quand on avait son ennemi en périphérie, même s'il n'était pas dans son dos.

T

- Says Heero Yuy.

T

La main sur l'épaule ne voulait pas être ôtée, se foutait de recréer un faux-pli.

Le regard était hypnotique, le sourire, heeronique.

Celui qu'il donnait à Yuy quand il lui opposait une fin de non recevoir.

Un sarcasme sensuel aux confins du foutage de gueule.

La tête était redressée, la tourterelle lui chierait sur la tête.

La tourterelle ne souffrait pas être ignorée.

Le pseudo regard trêve, trêve de plaisanterie.

Le regard pseudo biche revient en mode full bitch.

Maxwell range définitivement la négociation dans un tiroir.

La main s'enfonce sur l'épaule.

T

- Toi t'as trop regardé les films de tes ancêtres. J'en ai rien à foutre que quand J t'a monté il a inclus une fonction fer à repasser et si tu craques de partout je connais un super ostéo. Aieuh !

T

Duo Maxwell, dans toute cette démonstration d'hormones, de testostérones et de choses vraiment connes avait légèrement oublié un petit détail.

Les êtres humains, en général, avaient deux mains.

Passé l'effet de surprise Heero Yuy hausse un sourcil avant de se servir de sa main surprise pour les enrouler autour d'un poignet fort.

La main de Maxwell ne bouge pas d'un iota.

Mais la sueur froide glisse de son front.

Bataille de regard qui tue à défaut de cri qui tue mais avec le sourire.

T

- Et toi tu t'es cru insensible à la douleur.

T

Mais la main reste en place.

Enfin, les deux mains restent en place.

Plutôt, les trois mains.

Il en restait une de libre, même si Maxwell avait un peu trop mal pour s'en rendre compte sur le moment.

Immobilisé par la douleur.

Pas immobilisé tout court !

T

- Lâche-moi.

- Sérieusement, Maxwell… tu ferais quoi si je passais mon temps à aller et venir dans ton dos ?

- Ben je ferais pas la planche.

- Nanni ?

- Je veux dire… je me déplacerais, quoi. Comme tu le faisais 5/10.

- Oh. Dans ce cas on va se mettre… en situation.

T

Maxwell écarquille les yeux.

Yuy desserre sa prise mais garde le poignet dans sa main et se lève.

Puis il chasse la chaise d'un coup de hanche, lâche temporairement Maxwell pour le retourner contre la table.

T

- Ca se passe pas tout à fait comme ça…

- C'est comme ça que je le ressens. Pose les mains sur le clavier.

T

Puis il passe derrière lui et pose les mains sur les hanches de Duo, lequel a un sursaut avant de prendre appui sur la table.

La bouche de Yuy murmure à son oreille.

T

- Tape quelque chose.

- Me tente pas.

- Ouvre un éditeur de texte. Pose tes doigts sur le clavier et tape quelque chose.

- …

T

Maxwell avait du mal à lâcher la table.

Il était tendu.

Les mains de Yuy allaient et venaient sur une trajectoire de 10 centimètres le long de ses flancs.

Avec une symétrie de douceur inhumaine, une synchronisation automatique sensuelle.

La rigueur pouvait être insoutenable de douceur.

On qualifiait Heero Yuy de robot, mais les robots n'avaient pas de souffle.

Maxwell se découvrait masochiste alors que la peau de sa nuque était caressée par le vent.

T

- Si tu ne peux pas le faire, je vais le faire à ta place.

- …

T

Dont acte.

Une main quitte le flanc droit de Maxwell.

Un doigt expert tape une commande un logo crève l'écran, suivi d'une page blanche.

T

- Maintenant, tape.

- …

T

Les doigts sur le clavier se placent sur la main droite de Maxwell, pour la décramponner.

Ils y arrivent difficilement, ce qui semble sortir le propriétaire de sa torpeur.

La main droite est déposée à un cheveu du clavier.

T

- Tape, Duo.

- Je peux pas…

- Hmm ? C'est dur, hein ?

T

La main de Yuy reprend alors place sur le flanc, profite pour tirer la chemise pour mieux toucher la peau.

Ce n'était pas du jeu.

Mais c'était ses règles à lui.

T

- C'est dégueulasse ! C'est pas ce que je fais !

- Mais c'est comme ça que je le vis. Tous les jours. Plusieurs fois par jour. Ton odeur, ta chaleur. Ta présence. Tes mots dans mon dos.

- …

T

Ventre contre reins.

Mains qui glissent sur le ventre.

Voix qui coule dans l'oreille.

T

- Mot pour mot. « Heero allume… la bouilloire… »

- …

- « Heero chauffe-moi l'eau, steup… »

- …

- « Hmm c'est trop bon… t'es sûr que t'en veux pas ? »

- …

T

Maxwell retient sa voix.

T

- Tape, Duo…

- C'est bon…

- Hmm ?

- J'arrête de passer dans ton dos et je comprends que ça te saoule. Pardon.

T

C'était sincère.

Et en même temps… c'était un peu frustrant.

T

- Tu n'as jamais essayé de m'allumer à aucun moment ?

- Pourquoi faire ? Pour t'allumer il faut déjà le vouloir !

- … Et tous tes sous-entendus…

- Tout est sous-entendu quand on est intéressé. C'est flatteur pour mon petit cul c'est sûr !

- ...

- Le prend pas mal, hein, mais jusqu'à il y a 2 minutes t'étais l'arbre qui me cachait la forêt de thé. Tu réfléchis pas avec tes deux super neurones ?

- Pas assez irriguées pour mettre le doigt dessus.

- Je savais que t'étais un grand malade mais là c'est du grand art. Tu kiffes les mecs relous, toi ?

- Je kiffe les mecs chiants quand ils sont sexe. Pourquoi ça t'étonne. Je suis ptet monté à l'envers mais j'ai tout ce qu'il faut… tu devrais le sentir.

- C'est sûr que c'est pas ton intelligence qui pointe, là. On va dire que c'est les manifs.

T

Les mains de Heero mettent la pression.

Elles défont un à un les boutons-pressions.

La chemise s'ouvre et un corps se cambre.

L'autre suit le mouvement pour mieux s'emboiter.

La natte glisse sur l'épaule droite.

La main près du clavier ne tapera jamais rien.

T

- Parlant de pointer…

- Hmm ? Tu vas vite en besogne.

- Mais non, mais non. Et tu ne dis pas non…

- Pourquoi je dirais non si j'ai envie aussi ?

- Parfait. Les toilettes…

T

Maxwell se raidit.

Dans le mauvais sens.

Yuy laisse son souffle caresser sa nuque.

Dans le bon sens.

T

- Tu t'es cru dans un film ou quoi ?

- Non, baka.

- Qu'est-ce que tu viens me parler de toilettes ? Tu casses le moment, là !

T

La voix de Yuy se fait factuelle.

Ses gestes se font sexuels.

C'était dur de savoir où donner de la tête.

T

- Les toilettes et la cigarette sont les seules « activités » qui échappent à la pointeuse. Et comme tu ne fumes pas… peut-être avais-tu besoin de cette opportunité pour sortir poser tes bombes furtives ? Brillant…

- Attends. Tu te sers de la tension sexuelle entre nous pour me faire parler ou t'as vraiment envie ?

T

Yuy avait toujours été honnête avec Maxwell.

Ce n'était pas maintenant qu'il allait arrêter.

Surtout si près du but.

T

- Une pierre, deux coups.

- Une pierre dans le calbut' et un nœud pap'au bout surtout.

- Je peux pas simuler ce que j'ai dans le pantalon.

- Non. Par contre tu simules bien la connerie. Tu penses sérieusement que j'ai besoin de 8x5 minutes pour poser une bombe ?

- Non. Mais 8x5 minutes pour poser 10 bombes à des endroits stratégiques…

- C'est un éboulement, 'Ro…

T

Ah ouais…

De toutes les croyances farfelues.

T

- C'est du travail de pro. C'est la conséquence, non la cause. C'est de la diversion pour passer pour l'éternel baka qui travaille dur et aime attirer l'attention parce qu'il s'ennuie. Tu passes pour un con parce que ça t'arrange, c'est ta couverture.

- …

- Mais quand on te côtoie, quand on te connaît… on le sait. Tu ne fais jamais rien sans raison, Duo. Tu n'as pas sincèrement cherché à me séduire, bien que le dommage collatéral soit agréable. Si ce n'est pas ça alors c'est autre chose.

- La soif, peut-être ? Pourquoi je chercherais encore à boire du thé s'il n'y a plus rien à exploser ?

T

Ne pas se laisser détourner même quand le corps ondule.

Ne pas se laisser détourner même quand les mains s'affolent.

Même quand la voix s'étiole.

T

- Pour parfaire ta couverture. Pour parfaire mon discours officiel s'il y a enquête interne. « Duo Maxwell est sorti souvent dans le cadre de son contrat. La pointeuse peut en témoigner »

- … C'est tiré par les cheveux et je sais de quoi je parle.

- Tu bois beaucoup, tu élimines. Enquête ridicule, inutile et insultante. Mauvaise publicité si ébruité. Affaire classée. Un témoin qui n'a rien vu mais dont la parole n'est pas à remettre en question. Un témoin qui n'a rien vu mais qui peut témoigner. Ce n'est pas stupide, Duo, c'est du génie pur.

- … Si tu le dis…

- De plus nous étions ensemble quand il y a eu le pseudo éboulement. Nous sommes l'alibi de l'autre. Un plan digne de Quatre.

T

Enoncé logique, théorie…

T

- Si c'est digne de lui, pourquoi ce serait pas lui ? Ou Tro ? Ou même toi vu que Wu n'est pas là ? On a tous intérêt à faire quelque chose, pourquoi si déterminé à m'accuser ? T'as juste pas envie de te taper un con, c'est pour ça que tu me donnes un esprit que j'ai ptet pas ?

T

Théorie foireuse ?

T

- Je n'ai que des présomptions. Je ne t'accuse pas. Je subodore.

- Hein ? Je schnouffe des bras ?

T

Yuy secoue la tête et sourit malgré lui.

Un vrai sourire.

Il n'arriverait à rien aujourd'hui.

Quoique.

T

- Tourne-toi, baka.

- Hmm ?

- Je veux te sentir…

- Oh… tu veux voir si je sens la poudre, hein ? Décolle-toi de mon dos si tu veux que j'y arrive.

T

Dont acte.

Yuy pouffe comme un enfant.

Mais il est un adulte.

Il veut un adulte.

Il aura cet adulte.

La frustration s'en va quand on arrête d'aller dans le mur.

Quand les tensions accessoires s'estompent pour qu'une seule compte.

Maxwell se retourne.

Les yeux sont d'un violet violent, presque noir, un brin espiègle.

La plaque militaire ne brille pas.

Le rictus est hypnotique.

La chemise glisse sur les épaules.

Les yeux de Yuy s'assombrissent.

Le sourire de Maxwell devient électrique.

T

- Je veux surtout la faire parler. Je veux que ça explose. Je vais allumer la mèche.

- C'est déjà fait, 'Ro…

- Gare aux feux d'artifices.

T

Oh oui ça sentait la poudre et le souffre.

La bouche, au goût de thé bien trop sucré est happée.

Les corps sont déplacés pour avoir plus d'espace.

Le lieu n'avait rien d'une merveille mais un feu d'artifice était beau n'importe où.

Même contre une porte.

Dès lors que la principale est ouverte.

T

- Heero… t'étais si déterminé à bosser, pourquoi on bosse… pas…

T

Les dents de Heero sont sur le lobe de l'oreille de Duo quand il répond.

T

- Cas de force majeure.

T

Un sourire et des yeux qui roulent dans leurs orbites.

T

- Ah, tes bes…oins…

- Nos besoins. Toi, tu as eu le thé. Je t'ai, toi. Je prends ma pause en une fois. On partira plus tard et tu pointeras. Encore et encore…

T

La chemise de Heero pointera au chômage.

Duo venait d'en arracher tous les boutons.

Pas grave. Always prepared Yuy en avait une de rechange.

T

- …

- Et si tu crois sérieusement que je vais te laisser faire des va et vient dans mon dos pour rien, Duo…

- …

- Tu l'as rêvé en Full HD.


Une heure plus tard… (ils n'avaient pas droit à plus)

T

Comme toutes les premières fois nées d'un désir impérieux…

C'était un peu raté.

Enfin, pas raté, pas mal. La prochaine fois serait mieux mais le meilleur souvenir sera la première fois pour eux.

Parce qu'ils avaient gardé leurs boots et leurs chaussettes.

Parce que c'était trop fort.

Parce que c'était trop court.

Parce que c'était trop drôle, aussi.

Parce que très complices.

A la fois objectivement raté mais trop bon.

A refaire définitivement. Dans de meilleures conditions !

C'était un peu raté mais pour eux c'était torride.

Ils avaient fini pantalon aux chevilles contre une porte.

Ils avaient fait leur fête aux consoles perpendiculaires.

Duo avait des bleus aux fesses.

Heero, des griffures.

Heero avait respiré chaque centimètre de peau de Duo.

Duo avait goûté tout ce qui était à sa portée, à s'en rendre ivre.

Ils en voulaient encore.

Et là ils sont au pied de la porte, sur leurs chemises.

Heero assis et Duo allongé sur ses cuisses.

C'était le seul endroit où l'un et l'autre pouvaient être côte à côte, chaleur contre chaleur.

Après un corps à corps rien n'était plus impersonnel qu'une chaise.

T

- On l'a fait dans une cuisine pourrie. C'est lamentable.

- Hn. Pour une fois j'aurais plaisir à venir…

- Oh, écrase…

- … bosser ici.

T

Une main qui caressait de longs cheveux dénoués.

Un visage aussi satisfait que dépité.

T

- Parlant de bosser… on ferait mieux de s'y remettre…

- Hn.

T

Pas convaincu ce « hn »

Maxwell se redresse.

Il est temps de s'y remettre, oui.

T

- Plus vite on s'y remettra, plus vite on remettra ça.

- Hnn.

T

Un baiser sur le nez.

Heero ne bouge pas.

T

- Je rallume nos ordis.

- Hn. Je nous fais un thé.

- Ah tu vois ! That's my man.

- Indeed. On n'a juste pas d'alcool. On fait avec.

T

Maxwell se met debout et récupère sa chemise.

Heero suit et attrape ses lèvres.

Une langue trop bien pendue était prisonnière consentante.

Un baiser mangé, une claque sur une fesse qu'il s'était approprié puis Heero redevient Yuy.

Maxwell lui rend la claque avant qu'ils ne remontent leurs pantalons.

Maxwell va dans le placard de Yuy pour prendre un t-shirt d'entraînement.

Ensemble ils créent une nouvelle routine. Ça leur paraît naturel.

Dire qu'au début travailler ensemble revêtait du calvaire…

What a difference a day makes?

La bouilloire chauffe, les ordis ne sont plus en veille.

Une messagerie interne se manifeste.

Maxwell hausse un sourcil.

T

- Hey on a un message de Tro'.

- Hn ? Mon ordinateur bug pour la énième fois.

- Ah mais la vie continue, babe. C'est pas parce qu'on y a droit que le papa noël a résolu non problèmes ! Le mien me fout la paix, profitons-en…. YEAH !

- Hn ? Qu'est-ce qu'il dit ?

- Je le savais ! Je le savais !

- Quoi ?

- Quat' a craqué ! Ce rat, je l'aime ! Fais du rab de thé avec rab de sucre !

- Non mais même avec du sucre, c'est dégueulasse ce truc.

T

Maxwell renifle.

T

- Heero t'as aucun goût.

T

Yuy sourit et le fixe intensément.

T

- Je préfère avoir une bonne vue. Et sinon pour le narguilé ?

T

Ils se remettent au travail entre deux gorgées infâmes pour l'un, magique pour l'autre.

T

Quatre Winner était devenu le rat le plus cool du monde quand il avait menacé de racheter un à un les Preventers pour créer sa milice et déclencher une guerre nucléaire parce que « ce n'était plus possible »

Le facteur « ne plus pouvoir travailler dans des conditions optimales avec l'agent Barton à cause de vos conneries » avait été déterminant.

Curieusement ils avaient tous, dans les 10 jours recouvré un QG neuf et écologique, parce qu'être écolo c'était important et que les contribuables avaient trouvé cette opération « aussi salutaire que généreuse »…


2 semaines plus tard, en direct de Néo Matignon

T

- On prend les mêmes et on recommence…

- Duo…

- « Libérez les locaux, ne glandez pas sur not' dos ! »

- « Ouais, libérez les locaux bande de fumiers ! »

- « Ah ça reproche à leurs soldats, à ceux qui suent pour nous, de se la couler douce mais ça vit dans des palaces !

- C'est fou l'opinion publique quand même.

- 'Ro, ta gueule, te fait pas remarquer espèce de vendu du système.

- « Libérez les locaux, ne glandez pas sur not' dos ! »

- Oui aux gnons pour reprendre l'pognon, oui aux gnons, pour reprendre l'pognon, oui aux…

- Duo… tu peux les encourager plus discrètement ?

- 'Ro on est censé les surveiller et on peut difficilement être discrets si on fait le fine bouche à une manif'.

- « Euh ils font quoi, là ? On dirait qu'ils évacuent la nouvelle chambre des ministres. »

- « Vous entendez pas la sirène ? Y a une alerte à la bombe ! »

- Duo…

- Pourquoi ce serait encore moi ? Pour la énième fois, je suis pas le seul à savoir manipuler des explosifs ! Et c'est une alerte jusqu'à preuve du contraire, c'est ptet…

T

Enorme explosion.

Yuy lève les yeux au ciel.

T

- …

- Et puis y a pas de morts – enfin pour l'instant – c'est chouette, hein ! Mais malheureusement, je fais rarement boom dans le propre.

- …

- Ils en font une gueule ces vieux chameaux… de quoi ils se plaignent ? Ils feront un tout petit déménagement pour redorer leur blason. Je leur souhaite d'avoir une belle image.

- Tu es diabolique.

T

Le sourire se fit mutin.

Avec un soupçon de plus.

T

- C'est la politique, chouchou. Ils ont quoi déjà « une superbe bâtisse classée monument historique » à leur disposition… qui sera restaurée entièrement avec leurs deniers. Pacte de non endettement, tout ça, à l'initiative de Quat'…

- …

- et avec la reconstruction – parce que je suis sûr qu'ils sont soulagés que ce patrimoine tienne encore debout malgré les euh éboulements…, y a suffisamment de travail pour enrayer une bonne partie du chômage…

- …

- et si les travaux durent aussi longtemps que pour la construction de la Chapelle Sixtine…

- Hn. Autant dire que les employés auront le temps de mourir avant d'en voir la fin…

- Enfin 'Ro, c'est juste un CDI ! Tout le monde est content, c'est super !

T

T

Et pour la petite histoire…


Immeuble WinWarEco Preventer (appelé WoW – World of Winner par les intimes :D)

Bureau du Lieutenant-Colonel Maxwell, même jour

T

Un bureau écolo high-tech, derrière lequel le lieutenant-colonel se trouve.

Un fauteuil de cuir végétal, un bureau de bois noble suffisamment grand pour y mettre le principal : un ordinateur, son portable, ses téléphones, son thé. Et ses pieds. Un long canapé d'angle sur lequel il pouvait se détendre.

Une plante verte.

Le téléphone sonne.

Il décroche à la première sonnerie.

T

- Maxwell ?

- Bonjour Duo, c'est Réléna.

T

Une voix racée.

T

- Bonjour princesse ! L'enquête préliminaire n'a rien donné pour le moment. Nous en saurons plus quand l'équipe de Heero aura fini les prélèvements – si toutefois on arrive à trouver quelque chose parce qu'il ne reste plus rien de Neo Matignon.

- Des siècles et des siècles d'art disparu… quelle tragédie…

- T'aurais préféré toi et pas l'art ?

- Tu as raison, Duo, il faut relativiser.

- Ouais parce que si tu veux des témoignages du temps t'as qu'a attendre tes rides. A part ça, comment va ?

T

Un sourire satisfait.

T

- Comme quelqu'un qui s'est débarrassée de la concurrence, qui a atomisé les sages et qui en est ressortie grandie pour avoir soutenu « le bras armé et protecteur du peuple ». Et toi ?

- Comme quelqu'un qui a récupéré un lieu de travail parfait avec une augmentation et un mec canon en prime. Sans oublier plein de bon thé et un bureau à moi que je partage quand je veux. Ça entretient la flamme.

- Ca s'appelle le jackpot.

- Yeah baby.

T

Un petit silence.

Le temps de se préparer un petit thé ?

T

- Merci infiniment d'avoir attiré l'attention de Heero sur toi. Je sais que tu tiens à la vérité et je suis sincèrement désolée que tu aies eu à mentir.

T

Quel beau discours…

A quoi jouait-elle ?

A se dédouaner par téléphone ?

T

- Je n'ai jamais menti, princesse. J'ai créé les bombes. Tu les as déposées. Du travail d'équipe.

- Du travail de pro.

T

Hm…

T

- Je t'adore Rel et je t'ai filé un coup de main avec plaisir…

- Dans nos intérêts communs.

- Mais avec plaisir quand même. Remets-nous un vent « indépendant de ta volonté » comme tu as su si bien le faire et tu te mangeras un tsunami. C'est pas parce que je pardonne que j'oublie, ni les autres d'ailleurs. Okay, sweetie ?

T

Une salive avalée trop doucement pour que ce soit naturel.

Le naturel aurait été bruyant mais plus digne car plus franc.

C'était une déglutition politique.

T

- J'ai bien compris le message, Duo.

- Dans ton propre intérêt Madame La Présidente du conseil… ne nous tourne plus jamais le dos.

- Bien, lieutenant-colonel.

- Good.

T

Et le sourire affable revient.

Les souffles ne se retiennent plus.

La voix redevient douce, enjôleuse.

Amicale.

T

- …

- …

- Sinon sérieusement, c'est toi qui a mis la bombe à Néo Matignon. Pas la peine d'envoyer Heero chercher pour rien.

- … Parce que c'était pas toi avec un fournisseur barbare-marché noir ?

T

T

OWARI


J'espère que ça vous aura plu, surtout à toi Lysa !

Alors ? Qui a mis les autres bombes d'après vous ? Moi je saiiis :D

A pluch' tout le monde !

Mithy *mais en pont (travaillé :D)*