Quatrième drabble avec pour mot : détective.
Même disclaimer, même pairing.
Weakness In Dark Alley
Le détective appuya sur la gâchette, le coup partit et John, ancien militaire de son état, pourvu de réflexes rapides se jeta sur Sherlock et ils se précipitèrent dans la piscine. Le souffle de l'explosion fit s'effondrer des blocs de béton qu'ils tentèrent d'éviter au mieux dans l'eau.
John n'avait plus d'air, mais il devait encore se décaler sur la droite pour éviter de se faire écraser par un morceau de plafond. Il relâcha le CO2 retenu dans ses poumons, et sentit qu'on l'attrapait par la main.
La surface, il l'atteignit enfin et pu reprendre une grande inspiration. Il remercia Sherlock d'un coup de tête et regarda autour de lui. Pas de Moriarty. Quelques corps, sûrement les snipeurs. Au loin, on pouvait entendre les pompiers et la police, arrivant en grandes pompes sur les lieux de l'incident. Incendie. Explosion. Drame.
« John, appela Sherlock, vient par là, il faut sortir de l'eau. »
L'interpellé suivit le détective et ensemble, ils se dirigèrent vers une brèche dans le mur, qui leur permit de s'enfuir un peu plus loin, dans une ruelle sans éclairage. Ils s'adossèrent à un mur, prenant de grandes bouffées d'air, pour libérer leurs poumons de la poussière et des cendres inspirées.
Ils se décollèrent du mur au bout de quelques minutes et entreprirent de remonter la longue rue noire pour rentrer à Baker Street. Soudainement, Sherlock s'arrêta et attrapa le bras de John pour le stopper et le rapprocher de lui.
« John, quand je t'ai vu sortir du vestiaire, j'ai … Je n'arrivais pas à croire que ça aurait pu être toi. J'ai été surpris et déçu, et très, très en colère. Et quand tu as montré la bombe j'ai eu un moment de soulagement et une peur intense.
- Sherlock …
- Non, laisse moi continuer. Je n'avais jamais ressenti ça John. Pour n'importe qui. J'ai vraiment eu peur pour toi. Peur que tu y restes. Je … »
Le détective ne pu finir sa phrase. Ses mains tremblaient, ses yeux brillaient. Il tenait toujours le bras de John. Il desserra son emprise et laissa glissa sa main doucement vers celle du médecin qu'il effleura. Il allait mettre fin au contact lorsque John réagit et retint les doigts qui allaient filer. Il regarda leurs mains, releva les yeux et lu dans ceux de Sherlock de la surprise et surtout beaucoup d'incompréhension.
Il poussa Sherlock contre le mur assez violemment, et l'embrassa fougueusement. Il se décolla de ses lèvres mais ne s'éloigna pas. Ses mains étaient posées sur la poitrine du détective et sentaient les battements effrénés du cœur de Sherlock.
« Je sais ce que tu penses, je ne fais pas ça parce qu'on vient d'échapper à la mort Sherlock.
- Je n'en doute pas John. Maintenant tais-toi et recommence. »
Le médecin s'exécuta en attrapant le cou et les cheveux trempés du détective qui ne resta pas inactif. Ce dernier arracha la chemise du pantalon et commença à défaire la ceinture. D'un coup sec, en tenant le pantalon, il colla John à lui et tourna pour le mettre contre le mur. Il déboutonna le pantalon et glissa ses mains sous sa chemise tout en l'embrassant dans le cou, mordant la peau humide, au goût de javel. Une main appuyant sur le torse, il glissa l'autre vers l'entrejambe, qu'il caressa à travers le tissu. Il sentit l'érection se manifester et passa sous les couches de vêtement. Le contact de la main glacée sur son sexe fit pousser à John un cri de plaisir.
Sherlock faisait glisser sa main doucement, comme une lente torture. Il regardait John dans les yeux, avec un petit sourire malin. Il accéléra le rythme et sentit que John commençait à ne plus tenir sur ses jambes. Il passa sa main libre entre lui et le mur et encercla le médecin de son bras au niveau des fesses. Il se pencha dans son cou et mordit la chair tendre. Il accéléra encore le rythme et sentit John se libérer dans sa main dans un gémissement.
Il du le retenir à deux mains pour qu'il ne tombe pas sous l'effet de son orgasme et des diverses émotions de la soirée. Le médecin s'accrocha avec peine au cou qui s'offrait à lui.
« John, ça va aller ?
- Je crois que oui. J'ai besoin de sommeil. Et d'une douche. Et de m'expliquer avec Sarah.
- On rentre. Et au diable Sarah s'il te plaît.
- Sherlock ?
- Oui ?
- Tu crois qu'un taxi va accepter de nous prendre ? On est trempés.
- Voyons John, tu es en plein malaise ! »
