Mot : steak
Corps à corps.
« … Steak de ch'val, steak de ch'val, steak de ch'val-val-val … »
La petite fille chantait en tapant dans ses mains sur le rythme de la comptine lorsque l'homme arriva derrière elle et la prit en otage. John se sentait impuissant. Sherlock arriva derrière lui, armé du glock et visa.
« Sherlock non ! Tu vas la tuer. »
Sherlock le regarda, commença à baisser son arme tandis que l'homme en sortit une de sa poche et tira. John hurla de toutes ses forces :
« SHERLOCK NON. »
Il se redressa brusquement. Il se trouvait dans sa chambre, dans son lit, trempé de sueur. Il n'avait pas fait de cauchemars depuis qu'il avait emménagé à Baker Street. Il tentait de reprendre sa respiration et de calmer ses nerfs quand Sherlock fit irruption dans sa chambre.
« John ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Rien. Pourquoi ? Qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ?
- Je t'ai entendu hurler mon nom.
- Quoi ? Oh je … J'ai fait un mauvais rêve.
- Un cauchemar.
- Oui un cauchemar. C'est la même chose.
- Non un mauvais rêve ne fait pas crier dans son sommeil. Qu'y avait-il ?
- Je … Tu allais tuer un homme qui tenait une petite fille dans ses bras et au moment où tu as hésité, il a tiré sur toi.
- Oh. Ce n'est pas … John ? »
Le médecin était retombé sur son lit, pris de vertiges. Sherlock pris son pouls, faible, sa température, normale.
« Wow, j'ai besoin de sommeil moi.
- De sucre surtout. Bouge pas je vais t'en chercher. »
Quelques instants plus tard, le détective revenait avec un verre d'eau sucrée dans les mains et le tendit à John.
« Berk.
- Tiens c'est marrant, je n'avais encore jamais vu un médecin rechigner devant un « traitement ».
- Peut-être mais l'eau sucrée, c'est dégueulasse.
- Tu bois. Sinon je te le fais boire de force.
- J'aimerai bien voir ça. »
Sherlock posa le verre, monta sur le lit, s'installa sur les cuisses de John, s'appuya sur son torse pour coincer le bras gauche, réussi à faire passer le bras droit derrière le dos du médecin, puis le bras gauche subit le même traitement, ils étaient retenus par la main de Sherlock qui attrapa le verre et l'approcha du visage de John.
« C'est bon, c'est bon, je le bois. »
Sherlock relâcha le bras gauche le temps qu'il avale l'intégralité du verre -non sans faire des grimaces- mais resta en position, l'idée d'un petit combat avec le médecin ne lui déplaisant pas.
John compris les intentions de Sherlock en voyant son regard brillant et attendit quelques instants pour reprendre des forces. Il fit passer son bras gauche devant le cou de son adversaire et attrapa l'épaule. Il dégagea son bras droit et avec sa main, il poussa sur la hanche pour faire basculer Sherlock sur le côté, se retrouvant ainsi au-dessus de lui, un bras le long de ses épaules, une main sur la hanche. Il sentit ses jambes se coincer dans l'étreinte de celles de Sherlock et ses poignets retenus par les doigts du détective. Il su, à ce moment là, qu'il allait perdre.
Sherlock les refit basculer et prit l'avantage du combat. Son visage se tenait à quelques centimètres de celui de John. Il souriait de sa victoire mais rapidement, son sourire s'évapora. Il sentait que la situation lui échappait, la tension sexuelle présente augmentait.
« Augmentation du rythme cardiaque, accroissement de l'afflux sanguin dans la partie inférieure de mon corps, réaction inattendue mais agréable au niveau du bassin. Attirance évidente pour le médecin devant moi. Je suis foutu, pensa Sherlock.
D'un autre côté, son rythme cardiaque est lui aussi élevé, il a pris un air sérieux, ses pupilles sont dilatées, et je pense ne pas me tromper en disant que c'est son érection que je sens pointer sur mon ventre. Donc attirance réciproque. Fiabilité de ma déduction : environ 60%. Il pourrait n'être excité que par le combat. Mais c'est un militaire donc peu probable. Rectification : 75%. Vérification de la théorie ? Nécessaire. Plan d'attaque : … Inconnu. »
« Sherlock ?
- John. »
Le détective approcha un peu plus ses lèvres de celles du Dr Watson. Ce dernier déglutit difficilement et ferma les yeux. Sherlock l'embrassa, délicatement et sentit son cœur s'emballer, il rompu le contact, ne savant pas vraiment quoi faire maintenant, son cerveau étant gelé par le plaisir qu'il ressentait.
John libéra un de ses poignets, attrapa le cou de Sherlock et le rapprocha de lui pour recommencer l'expérience. Il entrouvrit les lèvres pour glisser sa langue et sentit Sherlock suivre le mouvement. Leurs deux organes se rencontrèrent et commencèrent à se découvrir, danser ensemble. Le baiser se fit moins doux, plus pressant. A bout de souffle, ils se séparèrent. Sherlock appuya son front sur celui de son partenaire et ferma les yeux, reprenant difficilement sa respiration.
« Sherlock, murmura John, tu vas me le payer ! »
Je ferais peut-être une suite à ce drabble, si jamais je trouve de l'inspiration.
J'espère que vous connaissez tous cette comptine qui a bercé mon enfance ! Et pour ceux qui reconnaissent mais qui ne connaissent pas ce vers en particulier, c'est surement parce qu'il y a plusieurs versions ... ^^
