Ceci est une abomination. Mais c'était un petit défi : Slash Lestrade/Anderson. Désolée ...
Just Once More Please
Prochaine étape : son lit. Lestrade rentrait chez lui. Il avait passé le début de sa soirée à relire les rapports de son équipe à propos de leur dernière affaire où Holmes avait, encore une fois, été brillant. Il soupira en passant la porte et jeta négligemment ses clés sur le petit meuble.
Il entra dans son salon en retirant sa veste. Il desserra sa cravate et ouvrit quelques boutons de sa chemise en se servant un verre de bourbon. Son appartement était toujours plongé dans le noir mais il en connaissait les recoins par cœur. Il se dirigea vers la cuisine, ouvrit le frigo, en sortit une bière et la lança vers un coin très sombre de son appartement.
« Ce sont plutôt les méthodes de Sherlock ça, dit-il en s'asseyant dans son canapé.
- Il n'est pas là, on n'a aucune affaire en cours et il faut que tu en parles quand même.
- Que veux-tu Anderson ?
- Je devais te parler.
- Tu sais que je peux t'arrêter ?
- Tu ne le feras pas.
- Non. Mais ce n'est pas l'envie qui m'en manque. De quoi tu veux parler ? »
Anderson s'approcha et vint s'asseoir auprès de son supérieur. Il bu une gorgée de bière et laissa sa tête reposer contre le dossier du canapé, la penchant vers Lestrade.
« Je n'ai pas oublié tu sais.
- Moi si. Et j'étais très bien comme ça.
- On ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé non plus …
- Écoute, jusqu'ici j'y arrivais très bien, pourquoi ressasser les erreurs du passé ? Personne n'est au courant, même Sherlock ne l'a jamais deviné, ça s'est produit une fois, c'est tout et aujourd'hui il faut passer au dessus.
- Alors pour toi ce n'était qu'une « erreur » ? demanda le médecin légiste en murmurant, baissant la tête.
- Oui. Je n'ai jamais voulu que ça se produise, mais c'est arrivé. C'était bien, mais il faut passer à autre chose et oublier. Je suis ton supérieur hiérarchique, ne l'oublie pas. Et je pense effectivement que c'était une erreur, pour cette raison.
- Je n'arrive pas à me sortir cette soirée de la tête.
- On était bourrés. Et ton histoire avec Sally ne te suffit pas ?
- Sally c'est … juste pour passer le temps, pour t'oublier.
- Quoi ?
- J'aurais aimé qu'on ait l'occasion de …
- Stop. Ça fait trois ans. Tu dois passer à autre chose.
- Je n'y arrive pas. On était saouls, tu l'as dis, et parfois je me demande ce qu'il en aurait été si on ne l'avait pas été.
- Tu ne serais pas là aujourd'hui.
- Oui peut-être. Je devrais y aller. »
Anderson se leva et se dirigea vers la porte. Lestrade faisait tourner le liquide ambré dans son verre, les yeux dans le vague quand, en entendant la porte s'ouvrir, il se leva d'un bond et rejoignit le médecin légiste, le retenant par le bras, claquant la porte et le plaqua contre elle.
« Une dernière fois, c'est tout ce que je peux t'accorder, murmura-t-il à son oreille, la voix tremblante. »
Il plaqua ses lèvres sur celles du médecin, glissa ses mains dans son dos pour le rapprocher de lui et retira la chemise du pantalon. Il lui fit enlever sa veste et le poussa sur le canapé.
« Par contre, reprit le DI en retenant les mains baladeuses d'Anderson, c'est moi qui fixe les règles. Compris ? »
Le médecin légiste hocha la tête avant de repartir à l'assaut des lèvres mais fut de nouveau stoppé.
« Après ça, tu m'oublies, on redevient collègues, et bon Dieu, tu iras chercher du réconfort dans les bras d'un autre homme c'est clair ?
- Oui ça va j'ai compris. »
Lestrade lança un petit ricanement ironique avant d'aller goûter le cou de son partenaire, puis son torse, descendant toujours plus bas.
/
Lestrade retira son patch de nicotine et le jeta sur la table basse. Il trouva un paquet de cigarettes dans le tiroir et en alluma une, assit sur le bord du canapé, ne daignant pas jeter un regard à Anderson qui se rhabillait lentement.
« Je croyais que tu arrêtais ?
- Après une soirée comme ça je peux bien m'en autoriser une.
- Ouais. Je comprends.
- Maintenant il faut que tu partes. Va retrouver ta femme, Sally ou une quelconque personne.
- Je …
- Va-t-en. »
Anderson se leva, furieux de l'attitude du DI et sortit en claquant la porte. Lestrade souffla en cachant son visage dans ses mains. Il n'avait pas prévu ça. Et il le regrettait, encore une fois. Il avait été dur avec le médecin mais ça serait plus facile de l'oublier en lui en voulant de l'avoir traité comme un chien.
Il avait accepté pour lui, pas pour faire plaisir à Anderson. Mais bien pour lui, pour se libérer de toute la tension qu'il accumulait au bureau, de l'énervement qu'il ressentait contre Sherlock, …
Il s'allongea sur le canapé, jeta son mégot dans son verre de bourbon vide et s'endormit, en pensant qu'il aurait bien besoin de quelqu'un sur qui il pourrait compter pour lui changer les idées. Instinctivement, l'image d'un homme bien particulier s'imposa à son esprit et c'est un sourire aux lèvres qu'il s'endormit.
FIN
