Bonjour à tous mes lecteurs. Une chose d'abord que je voudrais éclaircir, suite à une remarque intéressante, c'est le passé d'Alice et son lien avec Shinki.
Si on regarde les faits, on voit qu'une des attaques finales de Shinki est utilisée par Alice. Dans Mystic Square, Shinki affirme que "tout Makai est créé par elle", permettant de supposer que Alice est la fille de Shinki, puisqu'elle réside dans Makai. Ceci n'est qu'une supposition, ZUN n'ayant laissé glisser aucune autre info à ce sujet. Un autre fait doit être pris en compte, le fanbook Perfect Memento in Strict Sense ou il est clairement affirmé que Alice est une Magicienne qui a originellement été humaine, contredisant la description de Immaterial and Missing Power, ou elle est définie comme un Yôkai par nature. Au vu de ces contradictions, j'ignore s'il s'agit d'un changement de continuité par l'auteur, d'une erreur lors de la réalisation du fanbook, ou si Alice a simplement été adoptée.
Toutes les spéculations sont possibles, à chacun de se faire une idée sur cette question non élucidée. Après tout, nous sommes dans une fiction.
Sans plus tarder, voici le chapitre suivant, que je glisse comme transition avant la reprise de l'intrigue. La relation évoquée entre les deux personnages est bien entendu une pure extrapolation. Et le rating n'est pas là pour rien.
Disclaimer : Touhou Project appartient à ZUN
Chapitre 13 : Les habitudes incongrues des yôkai sanguinaires
Tandis que la sorcière Marisa filait sur son balai en direction du manoir, une ombre noire s'agitait à proximité.
Les buissons frissonnaient, les petites brindilles craquaient, tandis que Rumia chantonnait gaiement en mâchonnant son dernier repas. Quel dommage qu'elle n'ait pas eu un peu de vinaigrette et de salade en guise d'accompagnement. Ca aurait donné un très bon goût, ces condiments s'accommodent parfaitement avec les phalanges.
Le démon à la veste noire et dont les cheveux étaient ornés d'un ruban rouge mâchouillait tranquillement un bras humain. Cela faisait plus d'un mois qu'elle n'avait pas pu tuer un homme, elle avait été gênée dans sa dernière tentative par le phénix immortel et voici qu'elle croisait un pauvre hère isolé.
Avec le ciel nocturne au dessus d'elle, Rumia se sentait parfaitement à l'aise. C'était toujours un plaisir que de massacrer joyeusement des humains en pleine nuit, avant de pouvoir les vider comme des poissons et de les dévorer.
La blonde errait dans la forêt, en sautillant de joie et en suçotant le cubitus. Rapidement, elle rencontra une de ses collègues yôkai qui tenait un stand de brochettes. Mystia Lorelei, à moitié oiseau de nuit battait tranquillement des ailes, faisant frétiller ses muscles en un geste qui pouvait être qualifié de sensuel. En même temps, la diva ailée chantait de sa voix cristalline pour attirer les clients et encaisser le maximum de devises.
D'un geste rapide, Mystia saisissait la viande sur la plaque chauffante, assaisonnant légèrement les plats avec une pincée d'épices. La cuisinière était renommée pour ses assaisonnements variés qui donnaient un goût exquis à tout ce qu'elle touchait.
Rumia s'approcha légèrement, sentant l'odeur de cuisson l'appâter de façon irrésistible. Elle reconnaissait ce fumet entre mille, puisque le hibou nocturne cuisinait diverses sortes de viande. Mystia vendait absolument toutes les sortes de viande possibles et elle devait encore avoir un ou deux humains dans la chambre froide. Evidemment, les rares clients humains ignoraient ce que l'oiseau de nuit servait, mais il était convenu entre toutes les créatures démoniaques au courant de ne pas révéler ce que le restaurant cuisinait en coulisses. Si ça s'ébruitait, comment pourrait-elle encore attirer des humains pour que ses fournisseurs puissent ensuite les abattre ? Bien sûr, ils étaient égorgés net à une distance respectable du bar et surtout, après qu'ils aient craché le maximum de pognon.
La blonde s'attabla au comptoir et salua son amie, finissant de se curer les dents avec l'os désormais totalement dépouillé de sa chair, vidé jusqu'à la moelle. D'un geste négligeant, elle jeta le bout de squelette dans la corbeille à détritus de la cuisinière.
- Bonjour Mimi-chan ! salua Rumia. Tu n'aurais pas encore quelques brochettes pour moi ?
- Tu n'as pas assez mangé ? gazouilla Mystia avec étonnement. Bon, si ça te fait plaisir, c'est toi qui vois. Allez, allonge les yens !
Le yôkai des ténèbres sortit quelques pièces qu'elle aligna sur le comptoir, s'y prenant tout de même à trois fois pour avoir un montant correct. Rumia est proche de son argent et elle sait parfaitement que la maison ne fait pas crédit et que la patronne considère que le reste est un pourboire.
La blonde saliva en voyant l'assiette de brochette être préparée devant elle. Une viande fraichement abattue, plantée sur des pics de bois et avec des épices. Mystia connaissait bien les goûts de Rumia et ajouta quelques feuilles de laitue et une poignée de riz pour accompagner la viande.
Dès que la diva retira ses doigts, ce qu'elle fit avec rapidité, la blonde succomba au plaisir et profita du repas exquis que l'oiseau lui avait préparé. La cuisinière termina tranquillement un autre plat et l'emporta vers la petite salle qui jouxtait son stand. Il y avait deux petites cabines qui permettaient d'avoir un peu plus d'intimité pour les clients le souhaitant.
La diva frappa à la porte et entra, apportant le plat sans se soucier du spectacle inconvenant qui se déroulait dans la pièce. Pour éviter que son espérance de vie ne tombe à quelques secondes, il valait mieux ne pas faire de remarques à la terrifiante Yûka Kazami. Mystia posa le plat sur la table, saluant poliment la yôkai des fleurs et n'adressa aucun autre regard à la seconde femme. Vu sa position, il était évident qu'elle ne méritait aucune considération. Il était également facile de deviner que ce spectacle ne devrait pas être raconté à qui que ce soit, le regard empli de cruauté de Yûka était suffisamment explicite et chargé de menaces pour cela.
L'une des banquettes de velours rouge sombre était occupé par le fanatique yôkai aux tournesols. Yûka était habillé de sa robe rouge à carreaux cramoisis, assortie à son gilet sans manches. Sa chemise blanche était fermée par des boutons en forme de tournesols et son ombrelle était posée contre le mur, toujours à portée de main. Le démon dont les cheveux verts coupés au niveau des épaules étaient légèrement ondulés, regarda le plat avec insistance avant d'y gouter avec lenteur, pour faire saliver sa compagne.
Les yeux de Yûka n'adressèrent pas un regard à l'autre, pour bien lui signifier quel était son rang. Après avoir lentement dégusté l'une des pièces de viande commandées, le démon tendit ses doigts à l'autre femme. Sans lui adresser un seul regard, la voix glaciale de Yûka claqua comme un fouet.
- Lèche, ordonna t-elle de sa voix trainante.
Wriggle Nightbug s'exécuta rapidement, ne tenant pas à impatienter sa maîtresse. Le yôkai insecte était assis sur le sol, vêtue uniquement de sa cape noire doublée de soie rouge. Il était évident que ce vêtement ne cachait absolument rien, les autres habits de l'insecte étant entassés sur le deuxième banc.
La jeune fille aux cheveux verts d'eau gardait les mains dans le dos, liées par une corde qui lui meurtrissait légèrement les poignets. Totalement nue, elle essaya de satisfaire les désirs de sa maîtresse, n'étant rien d'autre qu'un objet de plaisir utilisable à volonté.
La misérable insecte ne leva pas le visage, indigne de contempler le profond regard du démon des fleurs. Lorsqu'elle sentit la chaîne reliée à son collier se tendre, l'esclave s'inclina davantage devant sa cruelle amante. Le démon aux yeux luisants de sadisme retira sa chaussure et caressa les cheveux de son esclave, s'attardant sur les antennes. Cette partie extrêmement sensible permet aux insectes d'appréhender la réalité les entourant en captant les vibrations et les odeurs.
- Tu as faim ? demanda la dominatrice en sachant parfaitement que son esclave avait le ventre vide depuis la veille.
- Oui maîtresse, quémanda Wriggle, votre petite esclave à faim.
Le sourire de Yûka s'élargit, tandis que ses petits yeux reflétant la cruauté s'illuminaient. Avec une fausse négligence, la vicieuse yôkai tendit une brochette à son esclave.
Alors qu'elle allait se jeter sur la viande, une brûlure rappela l'insecte à l'ordre. Alors qu'une longue marque rouge apparut sur sa jambe droite, juste au dessous du tatouage en forme de fleur indiquant qu'elle était devenue la propriété de Yûka, Wriggle se maudit mentalement.
- N'as-tu pas oublié quelque chose, ma salope ? demanda le démon avec une voix doucereuse, tandis qu'elle caressait sa cravache de bambou.
Passant sur le terme dégradant dont sa maîtresse l'affublait quotidiennement, la plus jeune s'inclina.
- Pardonnez moi maîtresse, répondit elle humblement. Je vous remercie de bien vouloir partager votre repas avec la larve que je suis. Je vous remercie également de m'avoir rappelée à l'ordre en me punissant.
- Tu es pardonnée, finit la dominatrice après s'être octroyée quelques secondes de réflexion.
La plus jeune mangea le morceau et pendant quelques minutes, on ne put entendre que les bruits de mastication, entrecoupés de gémissements de plaisir. Yûka avait distraitement glissé son pied dévêtu dans les cheveux de son esclave, en caressant doucement les antennes. Elle savait parfaitement où appuyer, où chatouiller et où caresser pour faire connaître l'extase à sa petite fille de joie. Les gouttes de sueur sur la peau pâle, les frissons incontrôlées et les gémissements retenus indiquaient l'état proche de l'orgasme dans lequel la jeune femme se trouvait. Wriggle savait parfaitement que si elle jouissait sans l'accord de sa maîtresse, elle serait châtiée.
Qui aurait cru que l'insecte nocturne butineur aurait fini par devenir la soumise du démon aux tournesols ?
- Dis moi ma petite chose, s'enquit la plus vieille avec douceur, as-tu soif ?
- Oui maîtresse. Je vous prie de me donner à boire.
Satisfaite, Yûka attrapa le visage de la fille à genoux dont les poignets étaient liés et commença à lui faire glisser l'eau dans la gorge. Lentement, le filet d'eau désaltéra l'assoiffée qui avait la gorge et les lèvres sèches.
- Plus vite, s'il vous plait.
Elle avait oublié le « maîtresse ». Elle venait de prendre la parole sans autorisation. Rapidement, l'eau arriva à pleine vitesse. Wriggle n'arrivait plus à respirer et toussota, alors que le reste du liquide fut versé avec vigueur sur ses cheveux.
Crachotante, Wriggle croisa un instant les yeux de sa maîtresse. Les orbes de sang étaient si chargés de colère et d'irritation, que l'esclave sentit la peur agripper ses tripes et la clouer sur place. Frigorifiée par l'eau glaciale qui glissait sur son corps nu, la demi insecte appréhendait la réaction de la dominatrice.
Elle ne se fit pas attendre longtemps. Deux coups de cravache la frappèrent en pleine poitrine. Wriggle écarquilla les yeux sous la douleur, se mordant les lèvres pour ne pas crier, car cela ne ferait que mettre Yûka de mauvaise humeur.
- Ce n'est qu'un avant goût de la punition qui t'attend à la maison, annonça la femme aux cheveux ondulés, une pointe d'excitation dans la voie. Ne bouges pas d'ici, je vais payer.
Alors qu'elle s'apprêtait à sortir de la salle, Yûka se retourna avec un sourire cruel. La plus jeune envisageait sérieusement de remettre vite ses habits pour fuir le plus loin possible, mais son maigre espoir s'envola vite, lorsque la dominatrice se saisit du court pantalon bleu et de la chemise qui étaient empilés sur le deuxième banc.
Au fond d'elle-même, l'insecte savait que malgré la douleur, elle n'aurait pas pu fuir. Le lien si spécial qu'elle avait avec sa maîtresse l'empêchait de vouloir se soustraire à cette relation ou elle trouvait le plaisir par le biais de sa propre souffrance. Wriggle ne pourrait jamais briser le contrat qui la liait à sa maîtresse. La petite créature fragile avait été fascinée par le charisme de Yûka et elle avait fini par adorer celle qui était devenue sa protectrice et sa propriétaire. Vivre sans la présence si rassurante, et en même temps si terrifiante, de Yûka était devenu impossible pour l'insecte.
Lorsque Yûka rentra, elle annonça une partie du châtiment attendant la soumise.
- J'ai laissé tes habits à Mystia, annonça la sadique en se délectant de l'horreur qu'elle lisait dans les yeux de son esclave. Elle les gardera jusqu'à ce que tu les lui réclames. Je pense qu'il est temps d'officialiser notre relation aux yeux de tous.
- Mais, je ne peux pas sortir comme ça ! balbutia l'autre fille qui commençait à sangloter, comme si les larmes pouvaient avoir un effet sur Yûka.
- Oh, mais si tu vas le faire. Nous avons un contrat selon lequel, durant trois jours par semaine, tu t'engages à être ma propriété, à être ma chose et à m'abandonner tous tes droits. Dois-je te rappeler qu'il en va de même pour tes habits et pour l'intégralité de ton corps ?
Vaincue, la pauvre fille dont le sexe glabre commençait à s'humidifier, rougissait furieusement. Craignant d'être vue, la honte et l'angoisse montaient lentement, tandis qu'une infime partie d'elle-même frissonnait d'excitation.
- Tu pourras récupérer tes vêtements lorsque tu auras quitté mon domicile et que je t'aurais libérée, siffla perfidement Yûka. Mais en attendant que je te libère, tu obéiras à mes ordres. Compris ?
- Oui maîtresse, répondit Wriggle entre deux gémissements.
Les deux femmes se levèrent, l'une toujours maintenue en laisse et suivant humblement la dominatrice, les mains liées témoignant de son impuissance, tandis que des larmes de honte coulaient sur ses joues. A mesure que l'insecte soumis avançait vers les champs de tournesols bordant la demeure du démon sadique, la certitude que Yûka ferait un détour volontaire, certainement en passant par le village le plus proche, s'encrait en elle.
