Titre : Quand la famille s'en mêle, chapitre 4.
Rated : K
Genre : Familly
Note : Rien à dire de spécial, à part bonne lecture comme toujours !
…
La lumière se fit très aveuglante, et à peine eu-t-elle ouvert les yeux qu'elle les refermat aussitôt, laissant un petit gémissement s'échapper de sa bouche. Et quelqu'un fut là pour l'entendre. Une main prit la sienne, rassurante, chaude. Une voix l'appela, émue, heureuse.
- Melian, bon sang tu te réveille enfin !
La lumière qui transperçait ses paupières fit d'un coup moins agressive.
- C'est bon, tu vas pouvoir ouvrir les yeux, mais doucement.
La vois était douce et familière.
La jeune fille se sentant en confiance entreprit d'ouvrir lentement ses paupières.
Son regard tomba donc aussitôt sur un visage magnifique ornée de boucles brunes un peu mal coiffées, et de magnifiques yeux bleus océan un peu fatigués.
Son jeune esprit scientifique en déduit qu'elle dormait depuis au moins deux ou trois jours.
Et que la magnifique, et très maternelle femme était restée là tout ce temps, à veiller sur son sommeil.
Un nom seulement lui vint à l'esprit, et de sa bouche et ses lèvres sèches elle parvint à murmurer :
- Maman…
Un sourire étira le visage d'ange de la personne en face d'elle, qui s'était finalement assise sur le lit et n'avait pas lâché sa main.
Elle ne s'était pas trompé, visiblement.
- Oui ma puce, je suis là. Tu te souviens de ce qui s'est passé ?
Se souvenir ? Non, elle ne se souvenait de rien.
Elle voyait juste que son jeune corps fragile était relié à toute sorte de machines, par de petits tuyaux.
- Non… Que s'est-il passé ?
- Justement, nous l'ignorons. Comme tu n'est pas descendue déjeuner il y a trois jours, Nikola est monté dans ta chambre, pour voir si tu étais levée.
- Et ? demanda-t-elle en se frottant les yeux de sa main libre.
- Et il t'a trouvée inconsciente aux pieds de ton lit. Il t'a immédiatement amenée ici, à l'infirmerie et m'a appelé.
- Ah bon ? Et c'est tout ? Je suis restée endormie pendant trois jours sans raison apparente ?
- Oui, c'est à peu près ça. Je t'ai examinée, fais des tests à partir de ton sang, tu n'as rien.
- Bien. Et quand pourrais-je sortir ?
- Cela dépendra de comment tu te sentiras. Pour le moment tu te repose encore.
- Bien, si tu penses que c'est nécessaire.
- ça l'est. Et, euh…
- Oui ?
Elle hésitait, cela se voyait.
- Je voudrais juste que tu saches…
- Oui, dis-moi ?
Elle se lança, même si elle n'avait pas vraiment l'air sure d'elle.
- Lorsqu'il t'a trouvée, Nikola a eu très peur, même s'il ne te le diras jamais, tu comptes beaucoup pour lui à présent.
- C'est bien vrai ? Tu ne me fais pas une blague ?
- Non, crois moi, cela se voyait.
- ça alors, je ne m'y attendais pas.
Elle se mit à bailler, et ses paupières se firent lourdes.
- Bon, je vais te laisser dormir.
Helen se leva, mais la petite main refusa de lâcher la sienne.
- Non, reste près de moi, je t'en prie.
La centenaire parut bouleversée, mais se rassit.
- B…bien. Si tu insistes.
Les yeux de l'enfant se fermèrent, et sa voix en un murmure prononça :
- Je t'aime maman.
C'est à peine si elle entendit la réponse d'Helen.
- Moi aussi ma puce, moi aussi.
Il était tard, elle était fatiguée, mais Melian allait mieux.
Elle s'autorisa à s'allonger près de la petite, son corps tout au chaud contre le sien.
Instinctivement la tête de l'enfant vint se poser sur sa poitrine, un bras entourant sa taille.
Elle en fut sérieusement émue, mais Dieu que c'était bon et agréable.
Une telle proximité avec un être si fragile.
Elle entoura enfin l'enfant de ses bras et ferma les yeux.
Mais avant de sombrer dans un profond sommeil, elle murmura à l'oreille de la petite :
- Si vous saviez comme nous nous sommes attachés à vous, mes chéris…
Puis elle s'endormit.
C'est ainsi que Nikola les trouva lorsqu'il vint s'assurer que sa tendre aimée allait bien.
Et, probablement ne l'avouerait-il jamais, cette image fut la plus belle chose qu'il lui vait été donnée de contempler.
