Bonjour
Disclamer : Les personnages, les lieux ne m'appartiennent pas et sont la propriété de J.K. Rowling.
Rating : M.
Résumé : Harry a fait une erreur, cela lui fera endurer une visite au plus profond de l'être qu'est Severus Snape, pour le meilleur et pour le pire.
Pour le Meilleur et pour le Pire
Severus se relevait, droit, les muscles de son dos tendus, son coeur battant à vive allure, ses pensées tourbillonnants dans son crâne, protégés de tous ceux qui aurait eu la bonne idée d'essayer de lire dans son esprit. Mais le souvenir n'était pas protégé contre l'intrusion de deux visiteurs qui lisaient en lui comme dans un livre ouvert.
Maître, Maître... cette appellation me donne envie de vomir.
- Mon fidele Severus, approche, tonna un homme brun aux yeux ébènes.
- A vos ordres, Maître.
L'ancien Serpentard et nouveau professeur à Poudlard, s'approcha de l'homme qui venait de lui envoyait des 'Doloris' jusqu'à ce qu'il tombe à genoux dès son arrivé. Severus prit l'ourlet de la robe de sorcier du Mage Noir pour l'embrasser, la frollant de ses lèvres alors que son regard onyx croisait celui supérieur de Tom Riddle. Severus inspira silencieusement du nez, prenant une forte goulée d'air avant de laisser sa bouche narré son rapport.
- Deux sorciers indépendants ont été la cause de notre semblant de malheur, Maître. Je me suis chargé moi-même de leur cas. Malfoy devrait arriver dans quelques instants, je l'ai chargé de trouver une place pour cacher ces deux corps.
- Tu laisses les tâches ingrates aux sous-fifres, voilà ce que j'aime chez toi Severus, cependant...
Le jeune potionniste de vingt ans crispa sa mâchoire alors qu'une main s'abattait sur sa joue, la faisant claquer alors que les multiples pointes empoissonnés que portait le Lord Noir sur sa main emprisonnés du gant venimeux, entaillaient avec élégence sa peau. Un sourire cruel se dessina sur les lèvres fines et pâles du Seigneur des Tenèbres.
- Vois-tu, par ta faute et ton impulsivité qui aurait dû te valoir une place chez les Rouge et Or, nous allons perdre du temps. Je vais devoir demander à Lucius de retourner voir nos précieux cadavres pour qu'il les envoie par cheminette à ces précieux sorciers de l'Ordre du Phoenix. Ne t'inquiète pas Severus...
La main non ganté, sans pointes venimeuses, flatta la joue égratinné de Severus qui retint une grimace de douleur, car le vent sur sa joue le faisait déjà souffrir, et que les doigts glacés de Tom Riddle appuyaient suffisamment de leurs pulpes sur ses blessures pour que la douleur lui rende la vision floue. Mais il ne devait pas bouger, malgré la douleur.
- ... Je ne toucherais pas à ta précieuse Lily Potter. Tu peux disposer ! Nagini viendra pour te soulager de tes brûlures dans quelques heures.
Potter. Lily Potter. Pardonne moi d'avoir voulut faire du zèle face à l'homme que je considérais comme un père. Pars, loin, ammène ton fils avec toi. Je n'aurais jamais dû entendre cette prophétie il y a trois mois.
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- Ainsi, c'est bien vous qui avez dit à Voldemort pour la prophétie.
Severus leva un sourcil, grimaçant légèrement. Cela avait été sa première erreur, la première raison qui le poussa à se punir lui-même en devenant espion au compte de l'Ordre. Tout cela pour se rachetter.
- Oui. Je n'avais pas tout entendu de la prophétie, seulement le début. Il y avait deux enfants potentionnellement aptes à être celui de la prophétie. Vous et Neville Longbottom. Chance ou non, vous seul avez été "choisit" par Tom Riddle comme enfant de la prophétie. Je voulais sincèrement que Lily soit épargné de tout cela. Et il semblerait que ma pensine ne veuille pas vous le prouver.
Harry tourna son regard vers le changement de décor qui montrait Severus Snape dans toute sa grandeur, parlant avec ... Quirell ! Un troupeau de nouveaux élèves apparurent et Harry n'eut pas de mal à se reconnaître parmi les petites têtes paniqués et aux yeux exorbités qui n'en revenaient pas d'être dans la noble école de sorcellerie qu'était Poudlard.
- Je pense que votre pensine veut me montrer ce que j'ignore et non ce que je sais, Professeur. Je croyais de plus, que ce n'était pas comme une pensine.
- Je ne sais pas quel autre nom lui donner.
Harry opina alors que son regard se dirigeait vers la table des Professeurs, dans le souvenir d'un homme qui semblait plus blessé et fragile qu'il ne le pensait.
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- Voi... Voilà Mon...Monsssieur Po...Potter !
Le professeur de potion qui convoitait depuis trop de temps le poste de Défense contre les Forces du Mal, posa ses coudes sur la table, ses yeux fusillant le front où devait se trouver la cicatrice en éclair de ce tendre Potter.
D'ici je peux voir ses émeraudes. Il a fallut qu'il hérite de tes yeux Lily...
Severus fronça ses sourcils alors qu'il voyait le Choixpeau s'éterniser sur la tête du jeune Harry. Il se rappella sa propre expérience, le Choixpeau avait espéré le mettre dans la maison des Rouge et Or, mais la détermination de Severus eut raison de celle du Choixpeau.
Il voulait me mettre chez les Gryffondors pour me protéger... Cela aurait pu sauver des vies... J'aurais peut-être dû y aller. Lily, peut-être t'aurais-je sauvé ainsi ? Je n'aurais jamais entendu cette prophétie... Pourquoi tout me semble tout juste commencé ? Pourquoi ai-je cette impression que ce n'est que le commencement ?
- GRYFFONDOR
Severus poussa un léger soupir de soulagement. Il aurait pu mieux surveiller le jeune Potter si il avait été dans la maison dont il était le directeur. Mais quelque chose lui disait que le jeune Potter allait être sauvé par cette maison. Son regard coula sur la table des Gryffondors. Ces Rouge et Or impulsifs qui savaient si bien aimer autrui. Ces Rouge et Or qui sauvaient la veuve et l'orphelin. Il sauverait l'orphelin, la mère était perdue depuis dix ans à cause de ces vils Serpentards. A cause de lui. Son regard onyx s'endurcit pour quelques instants avant qu'il redevienne vide. Il chuchotta à Quirell qu'il allait quitté la table et qu'il souhaitait reprendre leur conversation plus tard.
Le potionniste se leva, alors qu'il voyait le jeune Potter se tenir le front en grimaçant. La cicatrice. Severus ferma les yeux brièvement, si rapidement que personne ne pouvait voir son geste remplit de tristesse, à part une personne, un homme à la barbe et cheveux argentés, aux lunettes en demi-lune qui savait pardonner à ceux qui l'ont mérité et ceux qui était prêt à payer pour des crimes qu'ils avaient même pas commis.
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Harry eut un sourire ému alors qu'il jetait un regard en coin vers son Professeur. Cet homme souffrait, et il souffrirait toujours pour des actes commis il y a des décennies et dont il n'était pas le principal auteur. Le petit brun âgé de seize ans soupira, attirant l'attention du potionniste qui afficha une mine ironique, prêt à se moquer de son étudiant. Mais devant le visage sévère de son étudiant, il n'osa plus rien dire de sarcastique. L'étudiant semblait lui reprocher quelques choses et devant les souvenirs dévoilés, le Professeur comprenait que le jeune homme puisse lui en vouloir amèrement.
- Vous vous méprenez Pro... Severus.
L'enseignent sursauta légèrement face aux paroles du jeune homme. Pourquoi avoir utilisé son prénom ? Il ne devait pas être familié ! On ne l'autorisait pas ! On vouvoie son Professeur, le nomme par son titre et son nom de famille mais surement pas par son prénom ! Harry comprit où menait les pensées de Severus puisqu'il leva une main pour empêcher son ainé de parler, pour s'expliquer.
- Je connais vos moindres pensées, vos moindres secrets à cause de cette expérience des plus curieuses. Je pense qu'il est donc plus logique que je vous nomme par votre prénom et que j'oublie votre titre. Je garde évidemment le vouvoiement car vous êtes supérieur à moi mais il me semble que je sois suffisamment proche de vous pour vous nommer ainsi, Severus.
- Vous avez raison... Harry. Il me semble plus juste qu'on se nomme ainsi.
Harry opina avant de s'expliquer sur son air sévère et sérieux.
- Vous devez arrêter de vous en vouloir d'une chose où vous avez été entrainé sans votre pur consentement. Je peux concevoir le fait de vouloir plaire à un homme que vous prenez comme un père, et je suis surement le dernier à pouvoir vous en blamer. Vous avez voulus donner à l'homme qui vous donnez une raison de vivre en quelques sortes, une information pour qu'il soit fier de vous. Il l'a été, je le sais. Vous êtes entré dans ses favoris à partir de ce moment là. Mais il est de ces personnes qui blessent par amour. Plus vous êtes proche de lui, plus il vous fait souffrir. Vous avez compris que tardivement qu'il n'était pas le père que vous vouliez, vous avez compris trop tardivement que vous veniez de donner la mort à mes parents et à moi-même. Il vous a promit de ne pas tuer Maman, mais lorsqu'elle s'est mis devant lui, il l'a achevé sans même hésiter une seule seconde. Et il a disparu. Et il ne reste plus qu'une tombe dans Godric's Hollow. Mais ce n'est pas de votre faute Severus. Vous n'êtes pas celui qui a donné l'adresse de la cachette de mes parents. Vous n'êtes pas celui qui a prononcé "Avada Kedavra".
- J'aurais pu éviter cela, soupira Severus, soufflé que son élève le défende ainsi alors qu'il était précédemment le premier à hurler qu'il était l'assassin de ses parents.
- Non, vous ne pouviez pas. Cela vous a dépassé rapidement, qui pourrais-je blamer ? Vous savez, mes parents, j'aurais voulus me souvenir de leur sourire bienfaiteur, de leur amour, de leur bras, de leur voix autrement que par des cris d'effrois, j'aurais voulus qu'on parle longuement, de mon adolescence, de mes notes, qu'ils me guident dans la vie ! Mais n'ai pas eu tout cela. De leur part, je n'ai eu que le nom, le physique, le mental, une prophétie, des cris et quelques images, mais rien d'autres. C'est horrible ce que je vais vous dire Severus et je ne l'ai dis à personne... Mais tout cela ne me manque pas. Mes parents ne me manquent pas. Car je ne les ai pas eu, je ne me souviens pas. Je veux les voir, être avec eux, je donnerais tout pour les serrer dans mes bras, mais ils ne me manquent pas Severus. Vous ne m'avez rien enlevé, car je ne les ai pas eu. Et ne me dites pas que je les ai eu jusqu'à mes un an ! Je ne me souviens plus.
Severus détourna le regard, car il n'arrivait pas à cacher ses sentiments, ses émotions. Il savait que si Harry le voyait, il verrait une infinie tristesse, bonheur et remerciement dans les yeux. Car le jeune homme ne lui en voulait pas. C'était surement la dernière chose qui lui manquait pour qu'il finisse de guérir. Il se sentait libre. Bien plus libre que depuis que le gamin lui ait enlevé ses chaines en tuant Voldemort.
Oui elle est assez courte, je sais :x
J'ai eu quelques ennuis en ce moment, désolée d'avoir posté si tardivement. Je suis en vacances, je vais donc essayer de poster quelques chapitres pendant ces deux semaines ^^
Bisouuuuus !
Je vous aime,
Occlumensia
