Abarai Renji, âgé de 19 ans, allait dans une université comme les autres, avec des gens presque normaux. Bref, la normalitude (j'invente des mots quand je veux, nah) et le monochrome humain. Et à travers cette routine ennuyeuse, il ne se passait jamais rien d'extraordinaire. C'est la vie quoi.

- Reeeeeeeenji!

- Quoi encore?

- Regarde c'que je viens de dessiner.

Le roux leva les yeux de son exo de politique et les déplaça jusqu'à la feuille que lui tendait Rukia, son amie d'enfance.

- C'est moche, on dirait les gribouillis d'un gosse de deux ans. Je te le dit à chaque fois mais faut croire que t'aimes bien que je les dénigre tes fameux... Trucs!

- Va mourir, Ichigo m'a dit que c'était l'un de mes meilleurs.

- Il te raconte n'importe quoi pour que tu lui foutes la paix, imbécile. - Il ne l'aura jamais. Et en plus, on a décidé d'emménager ensemble, après l'université!

- Le pauvre.

- Tu peux bien parler. Personne ne veux de toi. T'as l'air d'un sauvage avec tes cheveux jusqu'aux fesses et tes tatouages.

- Moi je sais dessiner.

- Les enfants, dans le fond ! On est pas à la garderie alors vous fermez vos clapets et laissez les autres travailler en silence!

Le prof, un papi qui faisait juste boire du thé et ronchonner sur notre comportement, était encore une fois en train de nous pointer de sa tasse. Renji se demanda pourquoi ce vieux débris enseignait toujours, il devrait être à la retraite depuis au moins 40 ans mais semblait s'obstiner à donner ses cours soporifiques jusqu'à ce qu'il fasse une attaque en soulevant sa craie une fois de trop. Toutefois, son avertissement ne suffit pas à faire taire Rukia. Renji roula des yeux exaspérés.

- Je t'ai dit que mon grand frère était venu nous rendre visite?

- Il est réel, alors?

Rukia fit une tête blasée et répondit en faisant ressortir ses lèvres exagérément (3) :

- À ton avis, baka.

- Bah, j'ai entendu parler de lui à tout les jours depuis qu'on se connait -soit, 16 ans- et pourtant, je ne l'ai pas vu une seule fois!

- C'est normal, Nii-sama est un homme très occupé. Tu sais, être le patron d'une aussi grosse société est très prenant!

- Je sais, tu me le répètes à chaque fois.

- Si tu veux, ce soir, vient dîner à la maison! Y'aura Ichigo aussi.

- Rien a foutre de la carotte. De ton frère aussi, d'ailleurs.

- C'est pas gentil.

- Par contre, je veux bien venir manger. Ta mère cuisine si bien!

- Profiteur.

- Chialeuse.

- Égoiste.

- Imbé...

- Vous deux au fond, j'en ai marre de me répéter! Allez jacasser dans le couloir!

Les mots de Yamamoto-sensei firent s'arrêter leur dispute. Avec Renji et Rukia, c'était toujours comme ça, ils se chamaillaient pour un rien. C'est peut-être pour ça qu'ils étaient amis depuis si longtemps. La politique étant leur dernier cours de la journée, ils rentrèrent chez eux sans flâner plus longtemps. La maison de Renji était juste à côté de celle de la jeune femme, de la fenêtre de sa chambre, il pouvait l'espionner dans la sienne. Vous savez, comme dans les films américains. Sauf que lui, quand il avait tenté de s'y rendre au moyen d'une corde, il est tombé d'un étage la gueule en premier sur le trampoline qui décorait le jardin de Rukia et suite à un rebond mémorable, il est allé se fracasser contre la clôture de bois. Bilan: Un bras pété et des courbatures partout pendant un mois. Son conseil: à ne pas faire à la maison.

Et là, je suppose que vous vous demandez si Renji est amoureux de Rukia depuis la plus tendre enfance... C'est vrai, il l'aime d'un amour qui unit un frère à sa soeur. Le genre d'amour qui dure très très longtemps et qui ne ternie jamais vraiment. À vrai dire, le pauvre Renji n'a toujours pas eu de copine. À dix-neuf ans. Je sais, c'est pitoyable, mais y'a des gens, comme lui, qui sont destinés à être puceau à vie.

- Allez, à tout à l'heure. Dit à ta maman que j'ai une féroce envie de takoyaki.

- Tu mangeras ce qu'il y aura sur la table. À tout de suite, tête d'ananas.

Renji du user de toute sa volonté pour ne pas attraper le cailloux qui traînait à ses pieds et le balancer dans la gueule de la brune. Il se rendit chez lui et abandonna férocement ses chaussures dans l'entrée et de se diriger vers sa chambre... Il était légèrement énervé. Mais quand il le vit, vautré sur son lit tel un parasite, il ne put qu'exploser.

- MADARAME! QUESSE TU FOUS LÀ ENCORE!

- 'Lis des mangas.

- PAS DES MANGAS, MES MANGAS!

- S'pareil.

Furax, le roux attrapa le chauve par la peau du cou et lui fit faire un joli vol plané jusque dans le couloir.

- RENTRE CHEZ TOI, 'TAIN DE SQUATTEUR!

Soudain dénudé de sa bulle, Ikkaku se vit vêtir de sa véritable personnalité... Soit, turbulente et surtout bruyante.

- MAIS TA GUEULE. JE LISAIS TRANQUILLOS MERDE! ET SOIT GENTIL AVEC TON BEAU-FRÈRE PÉDALE!

- C'EST TOI LA PÉDALE QUI S'TAPE MON FRÈRE ENFOIRÉ!

- C'est pas faux.

Madarame c'était calmé aussi soudainement qu'il avait explosé. Sans doute en se rappelant de son chéri Yumichika. Renji eut un haut le coeur en pensa à son petit-frère adoptif entre les mains de ce pervers d'Ikkaku. Mais il n'y pouvait rien, Yumi' avait toujours eut des goûts douteux matière petits copains. Déjà, c'était au masculin, ensuite, il les aimait chauves et énergiques. Renji soupira en s'enfermant dans sa chambre. Il resserra le manga qui traînait sur son lit dans sa bibliothèque. En voyant le titre du volume et sa couverture, il se figea soudain. Non ce n'était pas à lui. Code Geass Knight avec sur la couverture un Schneizel qui touche d'une façon presque non catholique son petit frère Lelouch...

- Raaah! 'Tain de Rukia qui laisse ses mangas de perverse partout!

Il abandonna le livre avec ses comparses et se dirigea vers la fenêtre de sa chambre. Il l'avait ouvert sans douceur et remarqua que sa chère Rukia était avec son roux et qu'ils se léchaient passionnément les amygdales. Il soupira et se retourna vers quelque chose qui attira son attention. Dans le jardin, sous le cerisier, se reposait une magnifique créature aux longs cheveux d'ébène et au teint pâle. Son Kimono bleu et blanc lui allait à ravir et le livre gigantesque qu'elle tenait dans ses mains portait à croire qu'elle n'était pas une baudruche stupide. Elle avait les traits légèrement carrés pour une femme mais de si loin, il ne la trouvait que plus belle. Soudain ravi d'aller manger en la compagnie d'une si mystérieuse personne, il entreprit de se mettre sur son trente et un. Il prit une douche rapide, se lava les cheveux, se parfuma, s'habilla bien -pour une fois- et s'en alla chez sa copine avec une bouteille de vin à la main.

On lui ouvrit la porte après qu'il eut cogné deux fois. C'est la mère de Rukia qui lui ouvrit.

- Kuchiki-san! Merci de l'invitation!

- Nous sommes toujours ravis de t'accueillir, Renji-kun, tu le sais!

Le jeune homme donna la bouteille et alla droit à la chambre de sa meilleure amie. Il cogna et dit:

- Remontez vos culottes, j'entre!

Il fut accueillit d'un coussin dans la gueule.

- Imbécile, grogna Rukia, les bras croisés sévèrement sur sa poitrine.

Ichigo, blasé, le fixait méchamment. Renji remarqua qu'il avait reboutonné rapidement son pantalon. Il faillit exploser de rire, trop content de le priver de sexe. Il se rappela soudain la présence splendide dans le jardin.

- Rukia, coquine, ton frère est venu accompagné ou quoi?

- De quoi tu parles?

- Y'avait une créature de rêve dans ton jardin tout à l'heure.

- Hein?

- Elle lisait sous le cerisier!

- Ah ça! Nii-sama adore cet endroit!

- Nii-sama?

Le choc le frappa de plein fouet et la cruelle réalité le fit tomber à genoux.

- Nooooon. Ton frère... En kimono? Avec les cheveux super longs? Et... Et...

- Il est sexy hein.

Le pauvre Renji se prit la tête entre ses deux mains et couina:

- Noooooooooooooooooooooooooon. C'est pas vrai!

- Coup de foudre?

- Huhuhu.

Ichigo se marrait dans son coin et Rukia se retenait de ne pas se rouler de rire.

- Vous n'êtes que des êtres perfides et mesquins, se plaignit Renji en allant s'asseoir dans un coin de la chambre.

- Ça m'étonnes que tu connaisses de tels mots, baka no Renji.

- Tu peux bien parler, fraisinette.

Une voix monta soudain du rez-de-chaussée.

- Les jeunes, venez me donner un coup de main!

C'est à contre-coeur que Renji alla à la rencontre de ce fameux Nii-sama. Rukia dévala l'escalier et courut jusqu'à la cuisine pour sauter dans les bras de l'homme qu'il croyait être une beauté hors du commun quelques minutes plus tôt. Il fallait se l'avouer, Kuchiki Byakuya était très beau, mais il était incontestablement un homme. Renji soupira intérieurement, lui qui avait cru avoir trouvé son âme soeur.

- Nii-sama, je te présente Renji! Renji, Byakuya!

- Enchanté!

Renji avait poliment tendu la main avec un sourire qui cachait bien le désarroi dont il était envahi. Sa poignée de main lui fut rendu avec la froideur digne d'un blizzard.

« Ça s'annonce bien », pensa Renji, dépité.

Ce fut le dîner le plus glacial que Renji n'ai jamais vécut. Byakuya ne dit pas un mot et se contentait d'hocher de la tête à la fin des questions de Rukia qui fusaient de toutes parts. Renji ne fit que les observer en silence, se maudissant sans cesse d'avoir été si stupide. Et Ichigo, lui, se gavait sans prêter attention à ce qui se passait autour de lui. Rukia but un peu trop de vin et Ichigo du l'aider à aller jusqu'à sa chambre, laissant seuls le glaçon et Renji. Il l'ignora royalement, surement trop occupé à boire son thé pour entretenir une petite conversation avec le roux dépité. Il soupira bruyamment et rempli sa coupe de vin. Byakuya leva un sourcil, probablement choqué de voir le jeune homme boire autant.

- Je suis majeur, en passant, précisa Renji en buvant cul-sec le liquide rubis.

- Vous avez l'intention de vous enivrer ou...?

- En quoi ça vous regarde? Attendez, vous venez vraiment de dire une phrase au complet là ou je débloque?

- Je ne suis pas muet.

- Non, sans blague!

- Vous êtes d'une arrogance.

- Et vous! Vous vous pensez meilleur qu'un autre? Vous pétez plus haut que le trou ma foi!

Il semblait choqué de mes propos légèrement diffamatoires. Mais j'étais plutôt gentil avec lui, jusque là. Enfin, selon moi.

- Vous savez, je ne suis pas très sociable.

- Faut être un crétin congénital pour ne pas le remarquer, grogna Renji d'un ton sarcastique.

Les remarques de plus en plus cinglantes de Renji firent cligner presque imperceptiblement un oeil de Byakuya. Celui-ci se servit du vin à son tour, la première coupe de la soirée.

- On se dévergonde? Plaisanta Renji, moqueur.

- Je suis majeur également, Abarai-kun.

Le visage du roux s'éclaira en un sourire ravi. Étonnement, ce type lui plaisait. Il était sérieux, certes, mais son esprit aiguisé doublé de son intelligence faisaient de lui un homme somme toute intéressant. Les deux jeunes hommes se toisèrent et d'un défi tacite burent leur vin cul-sec. Tout était question de virilité.

Sauf qu'après une bouteille et demi bue en moins de trente minutes, la virilité, la dignité et même l'intelligence se barrent. Renji était couché sur le tatami de la cuisine et racontait sa vie avec émotion à la bouteille vide. Le passage sur ses amours perdus fut particulièrement touchant. Byakuya, à moitié vautré sur la table basse applaudie brièvement la fin du récit « les fantabuleuses z'aventures d'un crétin dépravé ». C'était ce dernier qui avait nommé l'histoire insipide du pauvre Renji. Et ce, même si le roux n'écoutait pas du tout les paroles du brun. Il était beaucoup trop occupé à... Il lèche vraiment la bouteille, là? La narratrice ne rêvait pas! Renji, le pur, le coincé du cul, le malchanceux, le pauvre Renji léchait la bouteille de vin goulument! Byakuya dessoûla un peu quand il vit son compagnon faire... Appelons une chèvre une chèvre, hein... Hum... Faire une fellation à la pauvre bouteille qui n'avait rien demandé. Le Kuchiki rougit instantanément et trouva soudain son slip un peu trop serré.

Son attirance pour les hommes ne datait pas d'hier. Il le savait depuis un moment déjà, sa soeur était également au courant. Mais bon, Renji était beaucoup plus jeune que lui, avait une nette préférence pour les gros seins (il l'avait appris dans « les fantabuleuses z'aventures ») et était tout sauf gay.

- C'est toujours dans des moments pareils que maman se barre et nous laisse seuls avec nos démons, grogna Byakuya en enfonçant sa tête entre ses coudes.

- Ou ça, les démons? S'inquiéta Renji en balançant l'objet qu'il léchait deux secondes plus tôt.

Un rire venant de l'étage empêcha Byakuya de répondre.

- Itsigo est en train de violer ta choeur, ch'pense.

Le brun lança son regard le plus terrifiant au jeune homme qui lui faisait face.

- Ah, le v'là, le démon! Il se cache dans tes yeux!

Renji se jeta en travers de la table pour aller voir le soit disant démon de plus proche.

Son souffle balaya le visage de son aîné et celui-ci du réprimer un frisson d'extase. S'il s'approchait un millimètre de plus, il allait lui sauter dessus comme un pervers en manque.

Et comme Byakuya était un pervers (secrètement, bien sûr) et qu'il était en manque, il fit ce que son coeur lui dictait de faire.

Chuuuuuuuu©

Renji figea en sentant les lèvres du frère de sa meilleure amie se poser sur les siennes. Son coeur battait la chamade si fort qu'il mit sa main contre lui pour l'empêcher de se barrer de sa poitrine. Byakuya se recula enfin, laissant le roux tout émoustillé se remettre un peu.

- Je pars demain pour Osaka. Je ne crois pas revenir ici avant longtemps.

- Ou veux-tu en venir, bafouilla Renji, aussi rouge que ses cheveux.

- Je me demandais si tu avais envie d'une aventure d'un soir...

Byakuya se surprit lui même à être si direct. Il sentit le sang lui monter au cerveau et se dit sur le coup que c'était mieux qu'il lui monte à la tête plutôt qu'à une autre partie de son anatomie. Décontenancé, Renji serait tombé de sa chaise, si les japonais s'asseyait dessus pour manger, de temps à autre.

- Euh, je, et bien...

- Je comprendrai, si tu refuses. Mais laisse moi te convaincre, d'accord?

- Allons, je...

Byakuya ne lui laissa pas le temps de parler et se mit en travers de la table pour l'embrasser une nouvelle fois. Il glissa une main dans ses cheveux, frôlant son oreille au passage et demanda l'accès avec un petit coup de langue sensuel. Renji ne résista pas et se sentit fondre sous la douceur que montrait Byakuya à son égard.

- Nii-nii-niiiiii-sama?

Le bégayement de Rukia se répercuta dans la pièce et le frère lâcha son innocente victime qui n'était pas vraiment contre.

La jeune femme les fixait avec un air scandalisé.

- Mais qu'est-ce que vous foutez? Renji! C'est mon frère! Et Nii-sama, c'est mon meilleur ami à la fin!

- Toi tu te fais bien une carotte, hein, et je ne dis rien, râla Renji, un peu de mauvaise humeur.

- Ichigo n'a rien a voir la dedans!

- Si! J'en ai marre de vous voir vous tripoter dans ma gueule alors que moi je suis toujours seul ! Et de toute façon, t'es pas ma mère alors, laisse moi vivre comme j'en ai envie!

- Nii-sama, dit quelque chose!

Un blizzard se leva dans la cuisine.

- Tout comptes faits, je rentre ce soir.

Byakuya était loin du genre d'homme à plaisanter et l'atmosphère glacée que sa réplique apporta les fit frissonner. Il alla à l'étage en bousculant un Ichigo en caleçon dans l'escalier et récupéra son sac. Il vêtit sa veste rapidement et s'en alla si vite que tout le monde était encore frigorifié quand le moteur de sa Porshe vrombit dans la rue.

- Merci Rukia! Gronda Renji en s'en allant à son tour, hors de lui.

Il rentra chez lui, claquant toutes les portes au passage. Pour une fois que quelqu'un lui montrait un quelconque intérêt, Rukia gâchait tout! C'était injuste! Il se jeta dans son lit, frustré à un tel point que son coeur lui faisait mal. Tout son corps était crispé.

Il ne le reverrait plus jamais.

Kuchiki Byakuya.

- Raaaah!

Il enfonça sa tête dans son oreiller et le serra à s'en blanchir les phalanges.

Cette nuit-là, Renji fit un rêve particulièrement érotique qui le mit dans tout ses états. Il s'était réveillé en sueur, bandé comme un taureau. Il eut envie de pleurer en y repensant.

« Merde! Comment peut-on tomber amoureux si vite! »

On donnait souvent l'image de la foudre, rapide et violente qui nous tombe dessus sans avertir. Elle fait mal, est éphémère et elle repart dans le néant, aussi vite qu'elle est arrivée. Il n'avait pas réussit à se rendormir. Il réfléchit donc. Longtemps. À l'aube, il s'habilla, prit une veste et ses économies et partit, le soleil levant l'accompagnant.

« Osaka, Osaka » disait la voix féminine provenant des haut-parleurs du train.

Renji descendit sans presse. Il était déjà fatigué alors que la journée commençait à peine. Il sortit de la gare et héla un taxi qui passait devant. Celui-ci s'arrêta et Renji y pénétra en spécifiant au chauffeur sa destination.

- Soul Society, s'il-vous-plaît.

- Oui, monsieur.

Après plus d'une heure, trafic oblige, il était arrivé. L'immeuble était immense, disgracieux gratte-ciel au milieu d'un parc. Ses multiples fenêtres reflétaient le soleil.

- Merci, fit le roux en payant le chauffeur.

Il sortit du véhicule et se tînt devant la porte pendant 5 bonnes minutes. Les aller-venues étaient plutôt rares, pour un building de cette taille.

- On est samedi, gros boulet, marmonna Renji en réalisant soudain.

Il se tapa dans le front et se demanda si Byakuya serait présent.

S'armant de tout son courage, il poussa la porte et pénétra dans un environnement zen et très chic. Derrière un long comptoir blanc, une jeune femme habillée de Chanel le fixait sans gêne.

- Puis-je vous aider, Monsieur.

Ce mot semblait lui avoir brûlé la langue.

- J'aimerais voir Bya... M. Kuchiki. Pouvez-vous m'indiquer l'emplacement de son bureau, je vous prie?

- Avez-vous prit rendez-vous?

- Non, je...

- Désolée, Monsieur, je vous prierais de prendre rendez-vous avec lui et de revenir ultérieurement.

- Soyez sympa! Je le connais très bien!

- N'importe qui peut affirmer cela. Si vous ne sortez pas dans les 5 prochaines secondes, j'appelle la sécurité.

- Mais!

- Oh Renji-kun!

Un grande blonde à la poitrine plus qu'opulente avançait vers lui avec de tout petits pas. Ses talons de 15 centimètres ne devaient pas lui faciliter la tâche et le son faisait écho dans tout le hall.

- Matsumoto-san! Ravi de vous voir!

Renji se retourna vers la femme de l'accueil et lui fit une grimace tout à fait immature.

- Que nous vaut ta visite! S'extasia Matsumoto Rangiku, toujours aussi excitée que d'habitude.

En fait, cette femme était une connaissance à lui et à Rukia. Ils allaient souvent boire du saké ensemble.

- Je suis venu voir ton patron!

- Oh, il est avec quelqu'un présentement mais je peux t'y amener quand même. Suit-moi!

Ils traversèrent un dédale de couloirs tous aussi bien décorés les uns que les autres et arrivèrent enfin devant la porte. LA porte. Les battements du coeur de Renji se firent de plus en plus rapides. Entrons, y'a une antichambre ou tu pourras patienter.

- Merci, Matsumoto.

Elle lui répondit d'un grand sourire en ouvrant la porte. Le mobilier était sobre mais de qualité et l'agencement contemporain de cette pièce simple en faisait tout son charme. Matsumoto m'indiqua une chaise et alla cogner à l'autre porte.

- M. Kuchiki? Quelqu'un souhaiterait vous voir, si vous êtes disponible.

La voix qui lui répondit était bien celle de Byakuya mais il semblait très essoufflé et..

- Aaaah! Plus-plus tard! Je suis... Occupé!

Les yeux de Renji s'agrandirent de stupéfaction alors que son coeur se désagrégeait. Il avait fait tout ce chemin pour tomber sur un Byakuya en train de baiser avec un autre?