Un gémissement monta ce qui prouva à Renji ce qu'il redoutait tant. Il ne put qu'exploser.
- Byakuya, t'es qu'une PUTE! Hurla Renji en sortant de l'antichambre.
Il s'en alla, la fureur le faisait bouillir. Il n'avait qu'une envie, découper le mec qui osait se farcir son coup de foudre. Il s'arrêta soudain, donna un coup de poing au mur mais comme cela n'apaisa pas sa colère, il fit demi tour. Il passa devant Matsumoto qui l'avait suivit et défonça presque la porte du bureau de Byakuya d'un coup de pied. Elle était verrouillée, évidemment, ce qui le mit encore plus en rage.
- Sors de là!
La porte s'ouvrit, elle était de travers et une peu cassée mais elle grinça à peine. Byakuya, à moitié habillé et échevelé avait l'air de très mauvaise humeur mais changea toutefois d'attitude quand il reconnut Renji.
- Toi...
- Qui c'est ce connard? Demanda soudain un grand type aux cheveux anormalement bleus qui poussa Byakuya en retrait.
Son attitude possessive mit encore plus la rage au roux.
- Et toi t'es qui? Demanda-t-il en grognant.
- Grimmjow. Le reste ne te concerne pas alors dégage, j'ai pas fini ce que j'étais en train de faire.
- Espèce de gros dégueulasse j'vais t'exploser ta gueule !
Renji, en prononçant ses mots, c'était jeté sur Grimmjow mais Matsumoto parvînt à l'arrêter juste à temps.
- Ça suffit, Renji-kun.
- NON, J'VAIS LE DÉCOUPER CETTE ENFLURE DE SALOPARD DE MERDE!
- Pauvre gamin, retourne chez toi ou je te fais bouffer tes dents!
- Grimmjow, arrêtes.
C'était Byakuya qui avait parler d'un ton ferme.
- Qui c'est ce gosse, Bya, merde!
- C'est le meilleur ami de ma soeur alors si tu lui touches, tu ne remettras plus jamais les pieds ici, est-ce que tu m'entends?
- Ouais mais pourquoi il nous fait une crise de jalousie!
- Rentre chez toi. Je te contacterai plus tard.
- Mais...
- Va-t-en. Je ne répéterai pas.
Grimmjow, l'air d'un tueur en série, passa à côté de Renji qui en eut la chaire de poule. Ce type n'était pas à prendre à la légère.
- Matsumoto, sors aussi. Ferme la porte en même temps.
La jeune femme acquiesça et s'en fut. Puis Byakuya regarda son invité droit dans les yeux.
- Qu'est-ce que tu fous là, Abarai?
- Je... Hum... Tu sais avec ce qui c'est passé hier...
Au grand dam du roux, le brun pouffa.
- Quoi?
- Tu traverses la moitié du Japon à cause d'un petit partage de salive? T'es amoureux ou quoi?
Il se moquait de lui ouvertement.
- Oui.
La réponse brusque et très honnête de Renji refroidit considérablement Byakuya. Il se tut et se raidit.
- Je suis tombé amoureux dès le premier regard.
- Arrêtes, on se croirait dans une télésérie bidon.
- Mais je suis sérieux, Byakuya.
- Moi aussi je le suis quand je te dit d'arrêter!
- Non, je ne peux pas arrêter de t'aimer.
Renji s'était dangereusement approché de lui et s'apprêtait à glisser une main dans ses cheveux. Byakuya l'en empêcha, les yeux fixés au sol.
- Laisse-moi, Renji. Rentre chez toi et oublie moi.
- Non.
- C'est un ordre.
- Pourquoi? C'est ce type? Grimmjow? Cet espèce de primate dégénéré est ton petit-copain, c'est ça?
- Non, il n'est rien pour moi sinon celui qui m'aide à me soulager de temps en temps.
- Ton amant, en clair.
- Et alors?
- Tu n'as personne dans ton lit le matin? Personne qui te soutient et t'aime?
- Non. Mais c'est moi qui ai choisi d'être seul.
- Pourquoi?
- Ça ne te regarde pas. Maintenant, barre-toi, s'il-te-plaît.
- Je ne peux pas simplement partir.
- Je vais t'aider, alors.
- Hein?
C'est ainsi qu'un Byakuya de fort mauvaise humeur et à moitié nu traîna un Renji gesticulant et hurlant à travers les couloirs de l'immeuble. Les employés s'arrêtèrent dans leur travail en voyant leur patron dans cette drôle de situation. Byakuya atteignit enfin la porte pivotante, jeta Renji dedans, la fit tourner et regarda sa secrétaire.
- Si tu le laisses rentrer une autre fois ici, t'es virée.
La jeune femme lui fit un sourire crispé et appela sans plus attendre la sécurité en regardant son patron retourner à son bureau d'un pas traînant et las.
Renji était très en colère d'avoir été ridiculisé de la sorte mais en même temps, il était blessé de s'être fait rejeter par Byakuya. Il ne s'était jamais imaginé rentrer bredouille. Mais il n'avait pas vraiment le choix. Il avançait donc lentement vers la gare. La tête ailleurs, il rentra dans une jeune femme qui marchait très vite. Elle s'excusa brièvement et continua sa course. Renji soupira, abattu. Décidément, ce n'était pas sa journée. Il opta donc pour s'arrêter dans un petit café pour manger et boire cette boisson chaude qui lui ferais le plus grand bien. Sauf que, lorsque vînt le moment de payer ses consommations, il remarqua que son porte-feuille avait disparu. Son portable avec.
- C'est pas vrai, fit le roux en palpant toutes les poches qu'il avait.
La caissière garda son casse-croûte et Renji du partir, plus piteux que jamais. Dans son porte-feuille il y avait son billet de train, en plus. Il soupira. Il était coincé dans une ville qu'il ne connaissait pas, sans portable et sans argent et la seule personne qui aurait pu l'aider l'avait mise à la porte sans douceur.
Mais quelle journée était merdique! La seule consolation de Renji... Il faisait beau soleil.
Cinq heures plus tard...
Renji, trempé par une averse intense se résigna à retourner voir Byakuya, vaincu par sa poisse. Il ne sut pas si Dieu avait eu pitié de lui, mais la secrétaire censée le jeter dehors était absente et il put aller sans encombre jusqu'au bureau du brun. Il tapa doucement à la porte branlante sur l'unique gond qui lui restait.
- Oui? Fit une voix à l'intérieur.
Renji ouvrit et ne regarda même pas l'homme en face de lui. Il se contenta de fixer la moquette.
- Je t'avais dit de ne plus revenir! T'es sourd ou quoi?
Renji ne répliqua pas, trop épuisé. Il se contenta de s'agenouiller au sol et de demander:
- J'aimerais rentrer chez moi.
- Qu'est-ce que tu attends?
- Je me suis fait voler mon portable et mon porte-feuille. J'ai pas un rond. Tu es le seul qui puisse m'aider en ce moment alors s'il-te-plaît.
Il inclina la tête un peu plus, de peur que sa requête soit rejetée.
- Imbécile. Y'a plus de train à cette heure.
Renji l'entendit se lever mais ne bougea pas un cil. Il sentit un truc doux lui tomber sur la tête.
- Sèche toi avant d'attraper froid.
Ahuri, car la chance tombait enfin en sa faveur, Renji obéit, le coeur un peu plus léger.
-Arrête de sourire comme un attardé et va t'assoir là bas, je termine ce rapport et nous partons.
Il avait bien dit « nous »? Le sourire de Renji s'élargit encore plus.
Son rapport achevé, Byakuya, son veston sur le bras, fut suivit par un Renji limite surexcité jusqu'à sa voiture.
- Ou va-t-on?
- Chez moi. Je vais prendre des sushis au passage.
- Des sushis?
- Je suppose que tu es mort de faim et il m'arrive aussi de manger, tu sais.
- Je croyais que tu te nourrissais de thé et de chair humaine.
- Ridicule.
- Mais pas complètement faux. Tu peux compter tes conquêtes sur tes doigts?
- Je sais compter sans les doigts, idiot.
- Arrête de faire l'innocent.
- Non.
- Tu vois, t'es un mangeur d'hommes.
- En quoi ça te regarde?
- J'aimerais bien me faire dévorer par toi, c'est tout.
Byakuya émit un grognement pittoresque en serrant les lèvres.
- J'étais soul. Oublie ça.
- Je ne suis pas ton type?
- Tu es trop jeune.
- Et toi trop vieux.
Byakuya jeta un regard en coin au roux, l'air de dire « méchant ».
- Écoutes. Je n'ai pas envie de m'impliquer avec personne et cette relation n'aboutira à rien. Tu ne te feras que du mal là dedans.
- Parce que toi tu ne t'attaches pas?
- Non.
- J'y crois pas.
- Non, je ne retomberai plus jamais amoureux. Et je suis sérieux.
Byakuya avait été catégorique et une silence pesant s'installa entre eux.
- Je peux te poser une question? Tenta Renji avec douceur.
- Non.
- Ah.. Euh...
- Tais-toi un peu Abarai.
- Euh, si tu veux...
- Atchaaaaaaaaaaaaaaaaaa!
Renji s'essuya le nez en reniflant et recommença à manger.
- C'est vachement beau, chez toi, Byakuya.
- T'es un peu trop familier avec moi, je trouve. Et à t'entêter à bouffer au lieu de te défaire de tes vêtements trempés, tu as attrapé froid. Je te félicite.
- C'est pas un p'tit rhume qui va m'tuer. Et on s'est déjà embrassés, c'est pire que de t'appeler par ton prénom, t'es pas d'accord?
Renji renfourna 3-4 sushis avant de s'arrêter pour de bon, calé. Byakuya sirotait son thé, les sourcils froncés de mécontentement. Renji sourit et se laissa tomber sur son tatami. Et oui, le richissime Byakuya n'avait pas de chaises pour s'asseoir autour de sa table.
- T'sais, Byakuya, j'ai rarement vu un être aussi ennuyant et sérieux.
- De qui parles-tu?
- De toi. Et arrêtes de faire comme si t'étais stupide, ça m'énerve. Tu sembles si parfait, si conservateur, si intelligent...
- Oh. Arrêtes de me flatter, ça m'énerve. Dis-moi plutôt qu'est-ce que tu attends de moi.
- Rien du to... ATCHAAA! Mouchoirs en urgence!
L'enrhumé tenait sa main devant sa bouche et son nez en agitant l'autre de haut en bas. Avec un soupir profond et un regard blasé, Byakuya se leva récupéra la boîte de mouchoirs et lui lança sans délicatesse. Il s'appuya le dos contre le comptoir de stainless de la cuisine et attendit que le déluge soit terminé avant de lui dire:
- Je vais dormir. Toi, tu dors là.
Le brun avait pointé le sofa. Une couverture et un oreiller qui semblait bien moelleux l'attendaient. Renji ronronna presque, la journée avait été trop longue et le rhume lui avait prit ce qui lui restait d'énergie.
- D'accord, Monsieur l'Grincheux!
Le roux se dirigea vers son petit nid douillet tout en enlevant son t-shirt. Byakuya ne put s'empêcher de se rincer l'oeil mais il se rattrapa en secouant la tête et alla s'enfermer dans sa chambre. Il devait résister à son charme. Parce que s'il se rapprochait encore un tout petit peu de Renji, il savait ce qui se passerait.
Il tomberait amoureux.
Et il se devait d'éviter ça à tout prix.
Renji n'arrivait pas à dormir. Il était exténué, ses yeux lui brûlaient, son nez coulait comme les chutes Niagara, bref c'était pas la joie. Il se retourna pour la millième fois et ses yeux se posèrent sur l'horloge numérique plus loin. 2h27.
- Raaah!
Il n'avait qu'une envie en plus! Violer Byakuya pendant son sommeil. Il émit un petit rire diabolique. Il était congelé, ses dents claquaient ensemble. Il ne pouvait le supporter plus longtemps. Il se leva, trop vite car il était étourdi, et se rendit jusqu'à la chambre du brun sur la pointe des pieds. La porte ne grinça pas quand il l'ouvrit. Dans le noir, Renji distingua la forme imposante du lit de « sa Majesté » l'Iceberg et s'y faufila sans vergogne. Il remarqua immédiatement que Byakuya dormait sur le dos, les mains le long de son corps.
« Même quand il dors il est coincé, c'est pas vrai! » pensa le roux en glissant le bout de ses doigts sur les abdominaux du plus vieux. Il les trouva doux et bien sculptés... Comment résister à ça?
- Mais qu'est-ce que tu fous là bordel de merde?
Le ton indigné de Byakuya fit réaliser à Renji ce qu'il était en train de faire. Il lui avait pris la main et l'avait tordue avec fermeté.
- Je t'ai posé une question!
- J'ai envie de toi. C'est tout.
- Mais bon sang! Je t'ai dit non!
Soudainement, Renji se sentit faiblir et s'affaissa dans le lit.
- Renji?
Inquiet, Byakuya posa sa main sur l'épaule de son compagnon et la découvrit brûlante.
- Renji? Est-ce que ça va?
Toujours sans réponse, il se leva et alla ouvrir la lumière, histoire de voir un peu. Il découvrit simplement un Renji endormit et brûlant de fièvre dans son lit.
- Génial, grogna le brun en poussant un nouveau soupir.
Il alla chercher une compresse froide, la lui mit dans le front et prit place dans le fauteuil à côté de son lit. Il n'avait vraiment pas l'intention de céder à ses envies et d'aller se blottir contre le corps bouillant du roux, non, il devait tenir le coup.
Il finit par s'endormir dans son fauteuil, épuisé de veiller sur Renji...
Renji se réveilla en sursaut. Il était trempé de sa propre sueur et sa respiration était trop rapide pour être normale. En résumé, il ne se sentait pas bien du tout.
- T'es réveillé? Demanda une voix que Renji eut du mal à identifier.
- J'sais pas trop, couina le malade.
Il posa son regard sur Byakuya, décoiffé, cerné et l'air inquiet par dessus le marché.
- T'es qui?
- La fièvre te fait délirer?
- Nan, tu n'es pas le Byakuya que je connais.
- Pourquoi dis-tu ça?
- Parce que. Hum. Mon Byakuya à moi, l'est parfait. Même après une nuit blanche.
- T'es complètement idiot. T'as déjà vu quelqu'un de beau, le matin, après deux heures de sommeil dans un fauteuil?
- Arrêtes de détruire mes rêves et mes espoirs!
Byakuya poussa un long soupir avant de se lever, un truc blanc à la main.
- Rassure-moi, qu'as-tu l'intention de faire avec ça, s'inquiéta Renji en reculant vivement.
- ... C'est un thermomètre... Il sert à prendre la température. T'es toujours comme ça, ou tu es décérébré juste quand tu es malade?
- Te moques pas~~.
Byakuya roula des yeux désespérés. Pourquoi était-il coincé à s'occuper d'un pareil crétin pendant son seul jour de congé? Il lui tendit le thermomètre en lui ordonnant de le mettre sous sa langue. L'autre marmonna quelque chose qui ressemblait à « Mais je suis pas un gosse je sais comment on fait ». Mais bon, le pauvre Renji avait raison de délirer; il faisait beaucoup de fièvre.
- Je dois avoir des médicaments à quelque part. Ne bouges pas.
- Comme si j'avais l'intention d'aller courir sur les champs Élysées avec 20 euros de
bonbons à la main. Et de tout bouffer la même journée. Baaaaka. N'empêche, j'ai envie de jujubes mais grave.
Renji parlait tout seul, isolé dans son monde de barbe-à-papa et d'arc-en-ciel. Comme quoi, la fièvre peut rendre débile. Ou juste faire ressortir son côté gai (gay?) et trop kitsh. Il éclata de rire, se roula sur son matelas et... Tomba du lit comme une bouse.
- Hnnnnn, grogna le jeune homme, le souffle coupé.
- Euh... Ça va? Confortable, le parquet?
- C'est plus drôle du tout.
Renji c'était retournée sur le dos et fixait le brun d'yeux méchants. Un semblant de sourire apparut sur les lèvres fines de Byakuya et il tendit la main, pour aider notre malade à se relever. Mais, évidemment que Renji se sentit faible et tomba entre les bras puissants de son compagnon. Comme ils étaient presque de la même taille, sa bouche se retrouva à quelques millimètres de la sienne. Il les fixa un peu et le regarda dans les yeux.
- J'ai envie de t'embrasser, fit remarquer Renji.
- Ah bon?
Byakuya n'en pouvait plus. Il en avait assez de se retenir.
- Ça tombe plutôt bien.
Renji n'eut même pas le temps de froncer les sourcils que le plus vieux c'était emparé de sa bouche, sa langue caressa la sienne. La passion les enflammèrent, leur corps tout entier dansaient l'un contre l'autre. Ils se déshabillèrent, très rapidement. Non, vraiment, les vêtements dans des moments comme ça sont de trop. Tout se déroula comme sur un nuage. Renji, un peu assommé par la fièvre se laissa faire. Il n'avait pas assez de force pour le dominer et de toute façon, il ne l'avait jamais fait alors il ne voulait pas décevoir le brun. Sa lucidité lui revînt quand il sentit le sexe de son partenaire le pénétrer.
Tout plaisir avait disparu.
- Arrêtes. Arrêtes!
Byakuya glissa ses mains de chaque côté de son torse et remonta jusqu'à son visage.
- Détend toi un peu, tu me fais mal aussi.
- Non, je ne veux plus! Enlève-toi!
Byakuya fut un peu choqué.
- Qu'est-ce qui te prend?
- Je... C'est ma première fois!
Renji c'était reculé jusqu'à avoir le dos au mur. Il semblait vraiment mal à l'aise.
- Oh. Je vois... Excuse moi de t'avoir brusqué.
Byakuya se leva, particulièrement frustré. Il faut révéler qu'avec Grimmjow, le dominant, ce n'était pas lui, et qu'il avait envie depuis un moment de changer de rôle. Ayant grand peine à retenir son mécontentement, il enfila son peignoir et sortit de la chambre. Renji le suivit.
- Pourquoi tu réagis comme ça! Je suis désolé!
- Parce que ça fait 3 jours que tu m'aguiches et quand je décide de peut-être tenter quelque chose avec toi, tu me rejettes comme une vierge effarouchée!
- C'était vraiment douloureux...
- Mpphmm. Je sais. On s'habitue.
Le visage rouge de fièvre de Renji vira à l'écarlate.
- Ça fait bizarre de parler de ça, chuchota-t-il, timide.
Byakuya, ne put résister à sa bouille trop mignonne. Il s'approcha et déposa un doux baiser sur son front.
- Oublions tout ça, d'accord?
Renji lui répondit d'un léger sourire. Puis, sans crier gare, il s'effondra.
Byakuya, en tant qu'homme célibataire et solitaire, ne sut quoi faire. Renji n'était pas tellement léger et de le transporter jusque dans son lit alors qu'il était mou comme une limace de 1m80 le fit transpirer. Et ensuite? Que devait-il faire? Il stressa et chercha son portable. Il avait grand besoin de conseils.
- Ouuaaiis? Répondit une voix traînante.
- Salut, Grimm'.
- Oh, et si ce n'était pas le bâtard qui m'a oublié hier soir? Que me vaut l'honneur de ton appel?
- Je suis navré, pour hier. Je voulais te demander comment on fait baisser une fièvre très forte rapidement.
- Hein? T'es malade?
- Non pas moi.
- Ne me dis pas que cet enfoiré...
- Répond moi!
- Un bain glacé? Et je te croyais intelligent, n'importe qui sait ça!
- J'y ai pensé, le problème c'est qu'il est inconscient et je n'arriverai pas à le porter jusque là tout seul!
- Il a dormit chez toi?
- Viens plutôt me donner un coup de main au lieu de chialer.
- Pff. Peut bien crever c't'enfoiré, je m'en contrefiche.
- T'es jaloux ou quoi?
- Ouais.
- T'as pas de raison de l'être. Je ne t'appartiens pas.
- J'le suis quand même.
- Tais-toi et amène tes fesses.
- Merde Bya' tu m'fais chier! Il est 6h du mat' et toi tu m'emmerdes avec la fièvre d'un gosse qui te veux! J'm'en bat les couilles!
- C'est toi qui est chiant à me hurler dessus alors que j'ai presque pas dormi de la nuit. Viens et arrêtes de râler.
- Biip, biip, biiip.
- Aaaah, ce qu'il m'énerve!
Le brun jeta son téléphone sur le fauteuil avec un soupir. Il regarda l'épave brûlante sur son lit, une main pensive sur le menton. Vu les efforts surhumains qu'il avait fait pour mettre Renji dans son lit, fallait être Hulk pour le traîner jusqu'à la salle de bain. Une brillante idée lui vînt à l'esprit... Pourquoi ne pas simplement le couvrir de glaçons? Il se mit à l'action et alla chercher le sac de glace qui traînait dans le fond de son congélo. Au tout début, cette attention était pure et sans arrière pensée mais plus les secondes filaient et plus l'esprit de Byakuya imaginait un scénario que l'on pourrait qualifier de torride. Un sourire diabolique éclaira son visage d'habitude impassible et il entreprit sans vergogne d'exécuter son plan. Il aurait ce qu'il voulait.
Il prit un gros glaçon entre ses doigts fins et le posa derrière l'oreille de Renji. Celui-ci frémit, sans se réveiller. Il le fit glisser sur son torse, doucement et la chaire de poule s'installait derrière son passage. Il fit durcir ses tétons pour ensuite les réchauffer avec sa langue. Le glaçon fondant toujours en main, il entreprit un périple vers le sud. Renji frissonna et ouvrit les yeux quand la main gelée du brun caressa ses bourses.
- C-c-c-c'est f-f-f-froid, grelotta le malade.
Byakuya déposa un doigt sur ses lèvres, lui intimant le silence. Sans le lâcher du regard, il prit le glaçon en bouche et embrassa le corps bouillant de Renji de part en part. Il fit durcir son sexe d'une main avant de glisser sa langue froide dessus. Renji laissa échapper un gémissement. Sans pitié pour la situation du roux, Byakuya entama un mouvement de haut en bas, faisant jouer le glaçon, qui devenait de plus en plus petit, et sa langue sur la virilité du plus jeune. Les exclamations de Renji se faisait plus fortes et plus longues, il semblait apprécier les attentions de Byakuya. Sauf que le brun avait du mal à se contrôler, le brouillard du désir s'épaississait et lui embrouillait l'esprit. Sans pouvoir s'arrêter, il agrippa fermement les cuisse de Renji et les poussa contre son ventre. Sa langue se fit plus aventureuse, elle alla se perdre dans l'intimité moite et brûlante de son partenaire. Renji se cabra légèrement à ce contact étrangement froid et excitant.
- Tu risques d'avoir froid, murmura Byakuya en glissant deux doigts et le glaçon en lui.
Renji fut parcouru d'un frisson intense. Cette sensation était tout ce qu'il y a de plus contradictoire; froide mais torride, désagréable mais délicieuse. Byakuya agitait ses doigts, les appuyant sur sa prostate par moments. Renji s'était emparé des draps et tirait dessus, façon d'extérioriser son plaisir sans crier. Il haletait, toutefois, et son souffle saccadé excitait Byakuya encore plus. N'en pouvant plus, celui-ci retira ses doigts doucement, et demanda dans le creux de l'oreille de Renji:
- Est-ce que je peux?
- Soit doux.
Byakuya lui répondit en s'emparant de ses lèvres tout en le pénétrant doucement. Une fois en place dans cet endroit à la fois doux et chaud -malgré le glaçon qui y était peut de temps plus tôt- il lui laissa le temps de s'habituer de sa présence en cessant tout mouvement. Or, le roux n'était pas de cet avis.
- Bouges.
Byakuya ne se le fit pas dire deux fois et se mouvoir dans son amant le fit fondre intérieurement. Il avait le plus grand mal à contrôler ses coups de reins. Il avait envie de le pénétrer profondément, violemment, de se fondre en lui. Renji s'était saisi de ses fesses, lui laissant sans aucun doute des traces. Lui aussi, semblait en vouloir plus. Il ne se retînt pas plus longtemps. Des gémissements étouffés emplirent la pièce alors que Byakuya faisait monter Renji au 7e ciel pour la première fois. Ce fut du rapide mais également pour Byakuya, il ne put se retenir très longtemps. Ce dernier n'eut même pas le temps d'embrasser Renji encore une fois, il s'était déjà endormi, les joues rougit par l'amour et la fièvre.
- Si c'est pas mignon! Fit une voix derrière Byakuya.
Le brun se retourna d'un trait pour tomber dans le regard de Grimmjow, adossé au cadre de la porte, les bras croisés et l'air pas super content...
Byakuya se sentit soudain mal à l'aise et même menacé. Avec Grimm', tout était possible!
