- J'ai très envie de te cogner, là, tout de suite.
Grimmjow n'était pas le genre d'homme qui réfléchissait avant d'agir. S'il prévenait Byakuya comme ça, c'est que quelque chose l'empêchait de le faire. Le brun c'était relevé, c'était couvert avec pudeur et fit face au bleu.
- Grimm', tu vas vraiment me faire une scène?
- Ça fait 3 ans qu'on couche ensemble, Byakuya. Faudrait peut-être commencer à penser que ce qu'il y a entre nous c'est plus que du sexe.
- Le seul sentiment que j'éprouve pour toi c'est une légère amitié. C'est tout.
- Pourquoi tout ce temps alors?
- Parce que t'es doué mais penses-tu vraiment que tu aies été le seul, depuis 3 ans?
- Parce que ce n'est pas le cas?
- Tu es d'une naïveté incroyable, Jaggerjack.
Qu'il l'appelle par son nom de famille indiqua tout de suite au bleu que sa relation avec Byakuya prenait fin. Il mettait un mur entre eux et même lui aurait du mal à le faire tomber.
- Tout ce qu'on a vécu, c'était de la merde pour toi?
- Non, mais c'est terminé.
- T'as toujours été un bâtard, je vois pas pourquoi je suis si surpris. Mais bon, je t'aimais bien, malgré ton côté « j'adore manipuler les gens et m'en servir de tout les moyens possibles ».
Grimmjow lui fit un léger sourire et chuchota une dernière chose avant de partir:
- Ne le fais pas trop souffrir, ton gamin, il risque de pas s'en remettre.
Et il ferma la porte.
Byakuya soupira et ferma les yeux, quelques secondes.
Les cerisiers étaient en fleurs. Il faisait un peu frais et c'est pourquoi Byakuya avait posé son blouson sur ses épaules. Elle était magnifique ce jour-là; ses cheveux noirs tombaient librement sur ses épaules, ses joues étaient roses, sa robe flottait au gré du vent et moulait son ventre dur et gonflé.
Elle se retourna vers lui avec un sourire resplendissant. Il déposa un baiser sur son front et la regarda s'en aller vers sa copine, de l'autre côté de la rue; elles allaient faire un peu de shopping et les hommes n'étaient pas la bienvenue.
Quelqu'un klaxonna, des crissements de pneus retentirent. Il y eut un bruit incroyable, puis le sifflement d'un objet qui vole très rapidement. Horrifié, il assista, impuissant à la tragédie qui se déroulait sous ses yeux. Deux voitures s'étaient rentrées dedans à toute vitesse et un morceau de ferraille avait volé vers la jeune femme. Il transperça sa chaire comme du beurre, la coupant presque en deux au niveau du ventre.
Byakuya couru vers elle, affolé, en larmes. C'était trop tard, il le savait. Alors il la prit dans ses bras, ses yeux fixés dans les siens pour ne pas regarder plus bas. Pour ne pas voir la cruelle vérité. Puis elle s'était endormie paisiblement, ne réalisant même pas qu'elle allait mourir alors que ses tripes gisaient sur le trottoir. La gorge de Byakuya trembla. Des larmes coulaient inlassablement sur le visage serein de sa femme...
C'était fini. Il venait de la perdre, elle et sa fille.
Byakuya secoua la tête pour se sortir cette image de la tête. Suite à cet accident tragique, il s'était promis de ne plus jamais aimer. Perdre la personne avec qui on partage notre vie, notre amour, nos secrets est simplement insupportable. Il tourna le regard vers Renji qui dormait profondément. Ses muscles bougeaient au rythme de sa respiration. Il était tout sauf un être fragile... Mais il avait cru la même chose de Grimmjow.
Byakuya pouffa. Grimmjow... Il avait fait tout une histoire mais Byakuya savait que ce soir, il y aurait un ou deux mecs dans son lit, prêts à tout pour le satisfaire. Non, il ne jouerait pas le sentimental bien longtemps.
Renji se retourna et murmura un truc incompréhensible. Byakuya ne pu retenir un léger sourire. Pour lui, il était prêt à faire une exception...
- Mais t'as pas intérêt à crever avant moi, sinon je débarque en enfer te latter les couilles, grogna Byakuya en allant se faire un café à la cuisine.
L'odeur de nourriture en train de cuire tira Renji de son sommeil comateux. Guidé par son estomac, il rampa jusqu'à la cuisine. Byakuya, en tenue d'Adam, faisait à déjeuner. Le délicieux fumet et le corps de Dieu de Byakuya fit baver Renji, toujours à terre. Il tendit une main vers le brun en couinant.
- J'ai la daaaaaaaaaaaaaaaaaalle.
- Tu veux faire une terrasse?
- Baaaaaaaka. Si je mange pas dans la seconde je disparaîtrai!
- Si tu disparais, je pourrai au moins finir!
- C'est cruel. Et tu fais toujours ça? Demanda le roux en trouvant le force de se redresser.
- De quoi?
- Cuisiner la quéquette à l'air?
- Je suis chez moi. Si j'ai envie de passer l'aspirateur à poil ou de me vêtir d'un costume de maid pour laver la cuvette, je le fais. C'est tout.
- Mais...
- Pas de mais.
- Laisse-moi finir!
- Mh.
- C'est sexy, roucoula Renji en déposant un baiser entre ses omoplates.
- S'tu le dit.
- J'suis énervé. Très énervé. Énervé. Énervé. ÉNERVÉ.
Grimmjow tournait en rond dans son salon. Il avait besoin de faire quelque chose pour se changer les idées.
- J'vais me souler à mort. Gnyéhéhé.
L'idée trouvée, il prit son veston et marcha d'un pas décidé vers le bar non loin de chez lui. C'était lundi soir et il fut surpris par le monde qu'il y avait dans la petit salle. Il fit signe au barman et se commanda un verre. Alors qu'il buvait tranquillement, son regard ratissait la pièce, cherchant une conquête potable. Homme ou femme, peu importait. Il stressait un peu, cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas passé quelque chose avec quelqu'un d'autre que Byakuya. Ses yeux se posèrent soudain sur un homme. Ses yeux verts étaient perçants, il était magnifique avec ses cheveux noirs mi-longs et son costume puait la classe. Puisant son courage dans l'alcool, il finit son whisky cul-sec et se dirigea vers le bel inconnu qui était assis seul à sa table et qui semblait observer une rousse aux seins immenses.
- Tu ne vas pas lui parler? Demanda Grimm' pour casser la glace.
Il se retourna vers lui lentement et le fixa l'air de dire « T'es qui tu me veux quoi? ». Grimmjow ne put que penser qu'il aimait particulièrement les icebergs.
- Elle est trop bruyante, répondit enfin l'apollon.
- Ah. Et alors?
- Ça m'énerve. Comme toi d'ailleurs.
- Sympa. J'm'appelle Grimmjow!
- Si tu le dis.
Sachant comment agir avec ce type de personnalité froide, Grimm' ne se découragea pas.
- Et à qui ai-je l'honneur?
- Ulquiorra.
Ce dernier se retourna en ignorant totalement le bleu.
- Que fais-tu dans un bar si tu n'aimes pas le bruit?
- Elle m'a forcé à venir.
- Elle?
Ulquiorra toisa Grimmjow.
- Que veux-tu?
- Euuuuuhh.
- Rien. Voilà. Tu peux partir.
- Est-ce que tu es en couple avec « elle ».
- Non.
- Est-ce que tu l'aimes?
- Est-ce que ça te regardes?
- Soit gentil! J'me suis fait plaqué comme un déchet! J'ai juste envie de me changer les idées!
- Va agacer quelqu'un d'autre.
Cette réplique sortit sur le même ton que toutes les autres. Ulquiorra semblait particulièrement blasé et encore plus froid que Byakuya. Grimmjow sourit, voilà un défi à sa hauteur!
- Nan, c'est toi que j'ai envie d'agacer.
- T'es gay?
- Oui, un problème contre ça?
- Si tu t'es décidé de me draguer, oui.
- Je te plais pas?
- C'est pas la question.
- T'es hétéro?
- Plutôt.
- T'as déjà fait des trucs avec un mec?
- Faudrait déjà que j'en fasse avec une fille...murmura Ulquiorra tout bas.
Mais cette phrase ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. Complètement abasourdi par cette déclaration insolite, Grimmjow sentit sa mâchoire se décrocher.
- T'es...puceau.
- Aargh. Ta gueule.
- SÉRIEUX? T'as quel âge?
- Ça ne te regarde pas.
- Allez, steuplait! J'suis trop curieux!
- Vingt...quatre, hésita Ulquiorra avant de tourner le regard, embarrassé.
Complètement surexcité, Grimmjow se leva, couru chercher de quoi boire et revînt près d'Ulquiorra. Il déposa le pichet de bière fraîche avec fracas sur la table, se foutant royalement d'en mettre partout et il remplit le bock de son compagnon avec enthousiasme.
- Raconte-moi tout!
- Justement, y'a rien a raconter.
- Mais si! T'as jamais eu de copine au lycée?
- Non.
- Pourquoi?
- Je les faisais toutes fuir.
Fronçant les sourcils jusqu'au menton, Grimmjow exigeait des détails du regard.
- Je suis moins froid qu'à mon adolescence. Je te laisse imaginer le reste.
- Ouais d'accord, tu les congelais sur place.
- Mais de loin, elles étaient toutes folles de moi.
- Dommage.
- Bah, ce que l'on ne connait pas ne peut pas nous manquer, hein.
- C'est triste.
- Pas tant que ça. Et d'ailleurs, pourquoi je parle de ma vie privée avec un inconnu?
- Je suis du sel.
- Quoi?
- Je fais fondre la glace, fit fièrement Grimmjow en se tapant le torse.
Quand Renji rentra chez lui, ce fut le bordel total.
- RENJIIIIIIIIIIIIIIIIIII T'ÉTAIS OU MON BÉBÉ J'ÉTAIS SI INQUIÈTE!
- Hetoooo... J'suis désolée de t'avoir causé du soucis, mais je me suis fais volé mon portable et mon porte-feuille, du coup...
- Mais, ou es-tu allé? Fit la maman de Renji avec un regard très sévère.
- Voir un ami à Osaka.
- Tu n'aurais pas pu me prévenir, petit écervelé! Mataku t'es comme ton père toi!
- Me compare pas à ce fou, s'il-te-plaît.
Il eut un fracas pas possible dans la cage d'escalier et Yumichika débarqua comme un cinglé en gueulant:
- -saaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan!
Puis il se jeta dans les bras de son frère adoptif en reniflant.
- Ne refait plus jamais ça! Couina le cadet en essuyant ses larmes d'un revers de la main.
- Si je le referai à tout les week-end.
Yumichika et Unami, la mère de Renji, s'échangèrent un regard perplexe.
- Pourquoi donc?
- Je suis amoureux, expliqua Renji doucement.
Puis, il laissa en plan sa famille pour aller rêvasser dans sa chambre, un sourire idiot collé à ses lèvres.
Manque chapitre 11 sur blog. 'tain de pc d'marde.
- J'AI MAL AU CUUUL! Gueula Grimmjow dès qu'il ouvrit les yeux.
Ulquiorra se redressa, paniqué et bredouilla:
- Quoi-qui-comment?
Il ne comprenait pas trop pourquoi quelqu'un se trouvait dans sa chambre... Non dans son lit... À poil? Il détourna le regard et se pinça le bras sans pitié.
- Aieeeuhh.
Ce n'est pas la douleur de s'être pincé qui le fit couiner mais plutôt de savoir qu'il était bien réveillé.
- Qu'est-ce t'as à chialer de si bon matin?
- T'es quiiiiii, geignit le brun en se recouvrant la tête d'un drap.
- Euuuh? Ça va pas? Ne me dit pas que t'étais tellement bourré hier que tu ne te rappelles plus de rien?
- Si, je me rappelle, mais j'aurais préféré avoir oubliéééé.
- T'es pas drôle comme mec.
- Et en plus, j'ai mal au crâneeeeuhh.
Grimmjow le foudroya du regard. Lui qui s'était donné corps et âme pour lui plaire, il n'avait même pas eut droit à un câlin matinal voire à plus. Il se leva donc, frustré de l'attitude débile d'Ulquiorra et partit à la recherche de ses vêtements dans la salle de bain. Il les retrouva vite mais ils étaient encore trempés de leur aventure dans la douche de la nuit dernière.
- Ulquiorra, tu pourrais me prêter un truc à mettre? Mes fringues dégoulinent encore.
- Huuuuuuuuuu, se plaignit le plus jeune, invisible dans le lit.
Grimmjow roula des yeux exaspérés et retourna vers celui avec qui il avait passé une nuit vraiment mémorable. Il lui arracha la couette dont il se caparaçonnait et lui prit le menton fermement entre ses doigts.
- Regrettes-tu?
- C'EST ÇA LE PIRE.
Cette phrase remua les tripes du bleu. Son expression changea, il se sentit vraiment comme un objet que l'on jette après utilisation. Sauf qu'Ulqui' n'avait pas finit de parler.
- Grimmjow, je ne regrette pas. Pas une seule seconde. Laisse moi juste me faire à l'idée que je suis gay alors qu'hier matin je bavais sur les seins d'Orihime d'accord?
- Oh. Je vois.
- Regarde dans la commode, si tu veux de quoi t'habiller. Si ça te va, évidemment.
- C'est ce qui m'effraie.
- Soul Society bonjour, comment puis-je vous aider?
- J'aimerais être transféré au bureau de Monsieur Kuchiki, s'il-vous-plaît.
- Un instant je vous prie.
Renji tournait en rond dans sa chambre, le combiné collé à l'oreille. Une sonnerie retentit à nouveau. On décrocha enfin.
- Soi Fon secrétaire du Président Kuchiki, bonjour. C'est pour un rendez-vous?
Renji roula des yeux exaspérés, il avait du parler à 5 personnes différentes avant celles-ci et il en avait un peu marre.
- Est-ce que je pourrais parler à Byakuya, pitié?
- De la part de...?
- Son petit ami.
Il y eut un long silence.
- Je n'ai pas été informée de ce fait, laissez-moi vérifier, je vous prie.
Renji soupira. Que c'était chiant!
- Petit ami-san?
- Oui?
- Il a dit de rappeler plus tard.
- ÇA FAIT 20 PUTAINS DE MINUTES QUE JE M'ÉCHINE À LE JOINDRE ALORS PASSEZ LE MOI! TOUT DE SUITE.
- ... Oui. D'accord.
Il dut attendre encore cinq bonnes minutes avant d'ENFIN entendre la voix de Byakuya.
- Oui?
- MERDE, C'ÉTAIT LE TEMPS!
- Pourquoi t'as pas téléphoné sur mon portable?
- Euuuh, en fait, je ...
Il entendit son interlocuteur rigoler à l'autre bout du fil.
- Te moques pas, enfoiré, c'est pas drôle du tout.
- Sinon, tu voulais quoi?
- Entendre ta voix.
- Tu sais Renji, j'aime les hommes et y'a une raison particulière à cela.
- Je t'écoute.
- Ils ne bavassent pas comme les femmes.
Renji se sentit soudain mal à l'aise.
- Tu insinues que je bavasse comme une femme?
- T'es pire. Tu m'appelles 15 fois par jour pour rien. Tu m'envoies tellement de mails et de texto que ma boîte est pleine.
- Mais tu me manques!
- Et je te manquerai même si tu me lâches un peu.
- Tu ne m'aimes plus, c'est ça?
- Bouleeeet. Oh, mon client est arrivé, je te laisse.
- MAIIIS!
- Biiiiip, biiiip, biiiiip.
- PUTAIN!
Renji raccrocha et lança le téléphone de toutes ses forces. Il rebondit sur le lit et fit un bond admirable vers la fenêtre. Or, celle-ci était ouverte. Hasard, il entendit un puissant:
- AIEEEUUUH!
Il se pencha, ne voulant pas se faire voir et se dirigea vers la fenêtre. Il regarda chez sa voisine discrètement.
- Pffhahaha, pouffa Renji en se couvrant la bouche d'une main.
Ichigo se massait le crâne férocement. Il s'était apparemment mangé le téléphone en pleine tête.
- RENJI PAUV' CON POURQUOI TU ME LANÇES DES TRUCS MERDE! ÇA FAIT MAL BORDEL!
- HAHAHA!
Renji se roulait sur le sol, les mains sur les abdos.
- Haha, Ichi haha, t'as trop pas de haha de bol hahahahhaha!
- VA TE FAIRE FOUTREEEEEEUHHH !
- !
Son fou rire se calma un peu et il regarda son plafond, les bras en croix. Alors qu'il riait 2 secondes plutôt, il ne s'en sentait que plus seul maintenant. Il réalisa soudain quelque chose. L'amour à distance, c'est craignos. Et il se dit qu'il devait agir pour que ça change...
Rukia enfilait rapidement ses baskets pour se rendre à côté chez son meilleur ami. Elle était un peu inquiète par le texto mystérieux qu'il venait de lui envoyer: « Viens me voir, j'ai à te parler. ». Que voulait-il? Elle entra dans la maison sans même cogner, c'était un peu comme sa maison aussi. Elle monta rapidement à l'étage et pénétra dans la chambre de Renji comme un coup de vent. Première chose qui lui mit la puce à l'oreille: tout était bien rangé. La seconde: un sac de sport l'air plein à exploser reposait près de son lit.
- Tu pars en vacances en plein milieu de l'année scolaire?
Renji lui fit un sourire navré qui remua les tripes de la brune.
- Je déménage.
- QUOI? Tu vas abandonné les cours comme ça? Pour aller ou? Pourquoi?
- J'ai réussi à me faire transférer à l'université d'Osaka.
- Osaka? Que vas-tu foutre à Osaka merde! T'y connais personne!
- Écoute, c'est un peu délicat à t'expliquer mais je... Suis tombé amoureux.
- Qu'est-ce qu'y'a de délicat la dedans?
- De ton frère.
Rukia fit une mini-crise cardiaque et s'assit brusquement sur le lit du roux.
- T'es sérieux? Fit-elle, les lèvres un peu tremblantes.
- Oui. T'inquiètes pas, je t'appellerai souvent et je viendrais passer un week-end sur deux ici.
- Alors tu choisis l'amour plutôt que l'amitié?
- L'amitié existe pour réparer les pots cassés de l'amour, à ce qu'on dit. Et je sais que toi tu seras toujours là. Par contre si lui je le laisse en liberté, il va s'enfuir.
Rukia eut un léger sourire.
- Tu vas me manquer, tu sais. Tu pars quand?
Renji lui tapota la tête gentiment et répondit de la voix la plus douce qu'il pouvait:
- Demain matin.
- Oh. Tu vas habiter avec Nii-sama?
- Non, je ne crois pas qu'habiter avec lui soit une bonne idée. Il y a de jolies résidences, ou je vais. Je vais m'y installer.
Le coeur serré de tristesse, Rukia entoura la taille de son ami de toujours et posa sa tête sur sa poitrine.
- Ce n'est qu'un au revoir, tenta de se rassurer la jeune femme.
- Évidemment, renchérit le roux en lui rendant son étreinte.
- J'ai une réunion dans une heure, tu viens me chercher ensuite? On pourrait se faire un resto...
- Biensûr. Mais c'est une réunion de quel degré d'importance pour que tu mettes le smoking Dolce & Gabbana?
Grimmjow avait compris que les vêtements d'Ulquiorra étaient classés en ordre de valeur dans le placard. Or, le susnommé arrivait en tête de liste et le bleu n'osait même pas demander quel en était le prix.
- Ce soir, je vais prendre le thé parmi mes ennemis, ça risque d'être fort sympathique.
- Tu souffleras une petite insulte bien amère à ce cher Kuchiki de ma part.
- Évidemment.
Grimmjow lui sourit tout en le regardant enfiler la fameux costume. Il était confortablement assis sur le bord du lit et le spectacle qui s'offrait à lui était de toute beauté.
- T'es vachement beau, dans celui-là.
- Tu trouves?
- On dit merci, normalement.
Il se leva et alla entourer sa taille de ses bras musclés pour ensuite déposer un baiser sur sa nuque.
- Dans une heure, ta réunion? Demanda le plus grand des deux en glissant une main perverse dans son pantalon qu'il venait juste d'enfiler.
- Attend, j'enlève tout, j'ai pas envie de le froisser.
Grimmjow attendit sagement en retrait, se régalant du pseudo-striptease que lui offrait son amant. Quand Ulquiorra eut finit, leurs lèvres se retrouvèrent en nouveau et ils firent l'amour pour la 3e fois de la journée...
Grimmjow attendait devant l'hôtel. Il tapotait des doigts sur sa cuisse. Ça commençait à être long. Il fut soudain surpris par une main qui lui agrippa violemment l'épaule et le fit se retourner .
- Ah. Si ce n'est pas le gamin.
Grimmjow avait prit sa tronche la plus blasée pour observer Renji de la tête au pied. Il était rouge de colère et son t-shirt rouge tout moche lui donna l'impression de faire face à une crevette furieuse.
- Enfoiré, que fais-tu ici? Si t'es venu pour lui, tu peux toujours crever.
- J'en ai rien à foutre de cette raclure de merde de Byakuya alors va jouer ailleurs, tu m'agaces sévère.
- COMMENT L'AS-TU APPELÉ?
- Putain, retient toi un peu, t'as vu comment les gens te regarde? Si tu veux rester à côté de lui, t'as intérêt à serrer les fesses et te comporter nickel parce que sinon j'te jure que tu vas juste servir d'objet sexuel en cachette.
- T'es un mec pourri.
- Sympa. Mais retient mes conseils, petit. Pour ton bien. Sinon bonne soirée.
Grimmjow attendit quelques secondes et vit Ulquiorra sortir d'un pas noble, la tête haute et un léger sourire aux lèvres. Il semblait heureux pour un mec qui redoutait une boucherie. Le bleu lissa son costard et tendit son bras à son amant. Ils avaient tout les deux décidé d'officialiser leur relation, même si cela signifiaient d'être agresser par les journalistes et autres. Ils avaient le droit de vivre librement non?
Grimmjow se retourna une dernière fois vers Renji et lui fit un grand sourire. Il n'avait jamais été si heureux de toute sa vie.
