- Oi, Ulqui! Chuchota Grimmjow.

- Quoi?

- Y'a un truc que j'ai toujours rêvé de faire.

Ulqui' leva un sourcil interrogateur. Grimmjow attendit que l'hôtesse de l'air passe et continua:

- Le faire dans les toilettes d'un avion.

Le brun se pétrifia. Il savait qu'une fois que son mari avait quelque chose en tête, il le faisait.

- Tu crois qu'ils vont nous laisser faire? Mais enfin Grimmjow! Ils ne sont pas stupides!

- J'y vais. Rejoins moi dans deux minutes, top chrono.

- Putain, c'est pas marrant! Après que tout le monde ait su ce qu'on vient de faire on va devoir se coltiner encore 5 heures de vol avec eux!

- T'auras qu'à serrer les dents.

Ulquiorra écarquilla les yeux et se recala dans son siège. En plus, ce serait lui l'uke?

- Oh non, j'préfère vraiment être seme... Marmonna-t-il, se récoltant un regard curieux de son voisin.

Il regarda sa montre. Voilà, ça faisait presque deux minutes. Il se leva et à peine il eut atteint les toilettes que la porte s'ouvrit et que Grimmjow l'attira à l'intérieur.

- Merde on tient à peine debout tout les deux, comment veux-tu qu'on...

Grimmjow l'embrassa quasiment violemment, le faisant taire. Il défit sa ceinture sans douceur et glissa une main dans son boxer. Il le caressa sensuellement, efficacement avant de baisser son pantalon et de le plaquer face au minuscule miroir. Sa main glissa sournoisement entre ses fesses alors que ses lèvres lui chatouillait la nuque. Il se dépêcha à le préparer. Quelqu'un ne tarderait pas à venir les déranger, c'était évident. Pressé et bouillant de désir, Grimmjow entra en lui brusquement. Ulquiorra retînt un gémissement de douleur et l'envie de lui hurler dessus. Le bleu aussi s'empêchait de faire du bruit, mais c'était très difficile. Conscient que ce n'était pas toujours agréable d'être le passif, le plus vieux empoigna le sexe de son mari fermement et fit de langoureux mouvements de va-et-vient. Ulquiorra émettait des petits bruits sourds et se mouvoir en lui fut tout à coup plus facile. Grimmjow accéléra donc, entendant à peine l'hôtesse qui cognait dans la porte et leur ordonnait de sortir. Ulquiorra se délivra dans ses mains et dans le petit évier et il ne tarda pas à l'imiter. Une fois terminé, ils se nettoyèrent rapidement et sortirent comme si rien n'était, se méritant le regard méchant de l'employée et des gens qui attendait pour aller pisser.

Grimmjow ne put s'empêcher de pouffer en voyant la tête ahurie de certaines personnes. Il embrassa Ulquiorra sur le crâne -car il le suivait- tout en glissant sa main dans la sienne. Puis il lui souffla:

- Merci, c'était sympa.

- J'ai mal au cul, enfoiré, rétorqua Ulquiorra en lui broyant les doigts.

Renji et Byakuya attendaient patiemment que le docteur arrive. Alors que le roux se disait que c'était long, il débarqua et prit rapidement place de l'autre côté de son bureau. Il déposa un biper devant lui et souffla:

- Dès que ce truc là vibre, tu débarques ici le plus vite possible.

La salive resta coincée dans la gorge de Renji.

- Oui.

- T'en fait pas, tout ira bien, le rassura Szayel avec un sourire.

- Si vous le dîtes, marmonna Renji, pas vraiment rassuré.

Byakuya passa une main sur sa tête, la caressant. Il savait que son copain était stressé à mort. Et lui aussi d'ailleurs.

Ils saluèrent le docteur en souhaitant ne pas le revoir trop tôt...

- Ulquiorrrrrraaaa! Ou es-tuuuu?

Le brun sortit la tête de sa chambre et tomba le nez dans le torse de son époux. Il se recula et découvrit Grimmjow, trop heureux de vivre avec une bouteille de champagne à la main. Il se redressa et demanda:

- En quel honneur?

- Parce que t'es un mec merveilleuuuux~.

- Mais pour de vrai?

Grimmjow serra les lèvres.

- Je te l'ai dit. Et aussi, parce que j'ai envie de champagne et que cette bouteille me fait de l'oeil depuis la première nuit ou je suis venu ici. Et encore mieux, suis moi.

Ulquiorra se laissa entraîner dans la salle de bain ou des bougies éclairaient le carrelage et le bain était rempli d'une eau doucement parfumés aux huiles essentielles.

- Tu ne m'avais jamais montré ton côté romantique, Grimm'.

- Je le cache bien.

Grimmjow ouvrit la bouteille de champagne -sans faire voler le bouchon, évidemment- et en servit une coupe à son amant avant de répéter le geste pour lui même.

- On trinque à quoi?

- À ta belle gueule, rétorqua Grimmjow en faisant tinter sa coupe contre la sienne doucement.

Ulquiorra prit une gorgée sans le lâcher du regard, un léger sourire sur les lèvres. Il déposa sa coupe sur le bord de l'immense baignoire et se dévêtit lentement. Les yeux de Grimmjow ne perdaient pas une miette du spectacle; il ne se lassait pas de voir son corps sans défauts dans toute sa splendeur. Hélas, il ne s'attarda pas trop et prit place dans le bain, soupira de bonheur quand la chaleur l'enveloppa. Grimmjow le rejoignit rapidement, ayant faim de ses lèvres. Doucement, l'érotisme se transforma en pornographie. La chaleur et la passion les enivraient plus que le champagne qu'ils avaient à peine touché. Leur amour était bien meilleur que cette boisson réputée comme luxueuse. Chacun de leur baiser était plus intense que le précédent, l'envie de l'autre qui les rongeait plus forte de jour en jour. Ulquiorra gémit le nom de son partenaire quand il se fondit en lui. Ses pensées disparurent et il ne se concentra que sur une chose. Il l'aimait. Plus que tout. L'eau du bain étant devenue tiède, ils en sortirent et continuèrent leur ébats dans la chambre.

Ils s'endormirent beaucoup plus tard, exténués mais heureux et satisfaits.

- Ulquiorra! Réveille-toi!

- Mh'quoi?

- Ça sens l'cramé!

- Hein?

- Putain y'a d'la fumée! Grouilles! Lèves-toi!

Les yeux collés, la tête dans le brouillard, Ulquiorra fit ce qu'on lui demandait et aussitôt, Grimmjow déposa un peignoir sur ses épaules et l'attrapa par la main. Il toucha la poignée de la porte mais elle n'était pas chaude. Il l'ouvrit et un épais nuage de fumée noire entra dans la chambre. Grimmjow poussa son mari au sol et lui ordonna de ramper jusqu'à la sortie. Les flammes se répandaient incroyablement vite, elle léchaient déjà le plafond au dessus d'eux. Grimmjow stressa. Allaient-ils réussir à sortir? Il sentait la main d'Ulquiorra qui lui serrait la cheville. Il accéléra un peu plus quand soudain, une partie du plafond s'effondra. La main d'Ulquiorra avait disparue. Il paniqua et se retourna, vit son bras à travers les décombres en flammes, l'attrapa et tira dessus de toutes ses forces. Par chance, il vînt à lui rapidement et Grimmjow, aidé par l'adrénaline, trouva enfin la sortie. Quand il ouvrit la porte, il y eut une explosion qui le projeta contre le mur de l'autre côté du couloir mais il resta alerte et courut à l'extérieur, Ulquiorra dans les bras.

Il arriva sur le trottoir, tremblant et ayant du mal à respirer. Il se reprit en fermant les yeux quelques secondes puis les ouvrit et les posant sur...

Le choc faillit lui faire échapper son amant. Il était grièvement brûlé et son visage noirci de suie ne cachait pas le sang qui coulait d'une plaie à la tête. Il le déposa au sol et tentait de réfléchir à ce qu'il devait faire. Il tremblait violemment et n'arrivait pas à parvenir à une quelconque conclusion.

- Appelez une ambulance et les pompiers MERDE! Cria-t-il aux gens qui commençaient à s'approcher et ceux qui sortaient encore de l'édifice.

Grimmjow, affolé tenta de prendre son pouls mais il tremblait trop pour être certain.

- Ulqui'. Ulqui! Ouvre les yeux!

Rien. Il posa sa tête contre son torse, dans l'espoir d'entendre quelque chose. Et il fut servit. Un battement, lent et irrégulier qui semblait faiblir de minute en minute. La respiration était inexistante. Comme désincarné, Grimmjow releva le menton d'Ulquiorra et le tînt avec son index et majeur, son autre main lui pinça le nez et il déposa sa bouche contre ses lèvres qui goûtaient la suie et le sang. Il souffla fort, faisant gonfler ses poumons inertes. Puis le laissa expirer. Il recommença, trois fois. Et les secours arrivèrent enfin. Il entendait les sirènes et le crépitement de l'immeuble qui était entièrement en flammes. Des cris retentissaient un peu partout autour de lui mais il s'en foutait.

- Y'a un blessé ici, hurla quelqu'un tout près.

Entre deux respirations, Grimmjow leva la tête et vit un ambulancier se pencher vers lui.

- Il...ne...respire...plus...

Une quinte de toux l'arrêta dans son explication. Ses poumons lui faisaient atrocement mal.

- Reposez-vous, je m'occupe de lui.

Grimmjow se laissa tomber sur les fesses et fixa le visage d'Ulquiorra. Il semblait dormir. Le bleu se leva soudain, se dirigea à grandes enjambées vers l'arbre le plus près et envoya son poing dedans de toutes ses forces .Il entendit un crac lugubre, des feuilles lui tombèrent dessus, une douleur atroce lui traversa tout le bras. Il laissa une larme rouler sur sa joue et se retourna vers l'endroit ou gisait son mari. Deux ambulanciers étaient en train de le mettre sur une civière tandis qu'un troisième lui faisait un massage cardiaque. Grimmjow accourut, pas plus calme, toujours aussi dans le brouillard dans sa tête.

- Je viens, ordonna-t-il à un des infirmiers.

- Je suis désolé, ce ne sera pas possible.

-C'est mon mari.

- Impossible, monsieur, navré. Nous allons l'amener à l'hôpital Saisekai Suita, c'est tout près.

Grimmjow, furieux, se retourna et chercha du regard quelqu'un qui ne semblait pas habiter le building qui était en train de brûler. Le vieux monsieur, assis sur son capot de voiture de l'autre côté de la rue semblait bien convenir à cette description.

- Oi jii-san!

- J'ai pas 100 ans, petit arrogant.

- Amenez-moi à l'hôpital du quartier. S'il-vous-plaît.

- Allez monte, le jeune.

Grimmjow le gratifia d'un hochement de tête. Et ils se mirent en route vers le centre hospitalier. Arrivé à destination, il n'eut pas la politesse de se présenter à la réception et se dirigea droit vers les deux battants avec inscrit en rouge dessus « Urgence ». Il ne faisait attention à rien qui l'entourait, il ne voulait que Lui.

-On vient d'apporter un mec! Ou est-il? Hurla-t-il assez fort pour que tout le monde grouillant dans cet espace l'entende.

Une infirmière vînt à lui et l'entraîna hors de la pièce. Elle lui expliqua patiemment la situation.

- Nous avons réussit à stabiliser son état cardiaque mais il est sous respirateur. Ce qui nous inquiète c'est ça blessure à la tête, elle semble grave et ils sont en train de lui passer un scanner.

- Il va s'en sortir, n'est-ce pas?

- Je ne peux pas m'avancer la dessus, je suis désolée. Mais nous ferons tout notre possible, je vous le promet.

Grimmjow hocha la tête machinalement, se sentant faiblir de plus en plus.

- Monsieur, asseyez vous là dedans.

Elle pointa une chaise roulante et Grimm' n'eut même pas l'envie de l'ignorer, il allait tomber s'il restait debout une minute de plus.

- Je vous amène voir un docteur, vous en avez besoin.

- Si ça vous amuse, lança le mari d'Ulquiorra en s'évanouissant soudain.

Quand Grimmjow ouvrit les yeux, ce fut pour découvrir un plafond blanc aveuglant. Un masque lui couvrait une partie du visage et ses poumons brûlaient un peu moins que lorsqu'il s'était évanoui.

- Vous vous sentez mieux? Demanda une voix féminine.

- Peut-être bien. J'aimerais aller voir Ulquiorra, s'il-vous-plaît.

- À ce propos...J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer...

Le coeur de Grimmjow se serra.

Pendant ce temps, Renji mangeait au resto avec Byakuya. Il regarda le plateau de sushi devant lui. Il n'en restait qu'un seul à l'otooro.

- Prend-le, fis Byakuya en déposant ses baguettes.

Ne se souciant pas plus que ça du brun qui lisait dans ses pensées, il attaqua le dernier morceau et le dévora.

- Comment ch'est trop bon, se réjouit le roux, la bouche pleine.

- J'me demande comment tu fais pour manger autant. Sans grossir.

- Ché pas. On rentre?

- Si tu veux.

- Je veux. J'ai envie de faire l'amour.

- Tu ne peux pas.

- Oh allez! On sera prudent!

- J'ai pas envie que tu claques alors c'est non.

- T'es pas drôle.

- Arrête de faire le gamin.

Renji lui tira la langue en enfilant son veston et c'est alors que le biper attaché à sa ceinture vibra. Renji fut d'abord surpris puis, un stress intense l'envahit.

- Byakuya.

Le brun, qui cherchait un truc dans ses poches de manteau, se retourna vers lui.

- Quoi?

- Ça vibre.

Byakuya eut un violent frisson mais, étant maître de lui même dans presque toutes les situations, il resta calme et dicta à Renji:

- Va m'attendre dans la voiture, j'arrive dans une minute.

Renji obéit et Byakuya prit un gros billet dans son porte-feuille qu'il donna à leur serveuse en lui disant de garder la monnaie. Il n'avait pas de temps à perdre, Renji devait être à l'hôpital le plus vite possible.

Il conduisit rapidement, sans toutefois trop dépasser les limites de vitesse et tout en restant très prudent. Une fois dans le parking de l'édifice, il se retourna vers son roux et lui dit:

- Reste calme, tout ira bien, d'accord?

La lèvre inférieure de Renji trembla un peu. Il était tétanisé par la peur. Byakuya le remarqua, défit sa ceinture et prit ses lèvres en otage. Il les dégusta lentement, pour bien en profiter.

- Je t'aime, Renji, et je resterai avec toi.

Le susnommé ferma les yeux et dit:

- Je t'aime aussi et...Merci.

Il leva les paupières, prit son courage entre ses mains et sortit du véhicule. Il se dirigea d'un pas sûr vers son nouveau coeur...

- T'es vraiment un chanceux, Abarai-kun!

- Vous trouvez, couina Renji en se tripotant les mains.

- Oui! Votre coeur est en ce moment même dans cet hôpital, c'est plutôt rare!

- Qu'est-il arrivé au pauvre type?

- Une blessure à la tête. En bref, il était mort du cerveau.

- Joie... Fit Renji, carrément crispé.

- Pas vraiment pour lui mais pour toi, oui! Alors, pour l'opération... Ce sera très long, 7 à 8 heures, voire plus. Mais saches que tu es entre bonnes mains.

- On peut commencer bientôt parce que je sens que je vais craquer.

4h23

Byakuya faisait les cents pas. Il était épuisé mais était beaucoup trop stressé pour dormir ou même se reposer. Cela faisait plus de 8h que Renji était sur la table d'opération. On était venu le rassurer vers une heure du matin que tout se passait bien. Depuis, silence radio. Et Byakuya ne cessait de s'inventer des scénarios tous les plus tragiques les uns que les autres. « Et si son corps le rejette? Et si le mec à qui il appartenait n'était pas net et que les médecins n'aient pas vu que ce coeur avait des problèmes quelconques? Et si il faisait une infection? Et si... »

Les risques dans une telle opération sont d'autant plus grands, ce dont Byakuya était entièrement conscient. Une porte grinça, tirant le brun de ses réflexions.

C'était le chirurgien, l'air épuisé mais content.

- Voilà, c'est terminé. Nous avons plus qu'à attendre en croisant les bras que le reste se déroule bien.

Le reste... Était énorme. Renji allait devoir rester pendant minimum 3 semaines dans une chambre entièrement aseptisée, visites restreintes car il serait très fragile aux attaques virales. Il allait prendre jusqu'à 17 médicaments par jour pendant un certain temps. Et pendant longtemps, il allait devoir éviter les lieux publics, porter un masque et tout plein de précautions du genre. La liste était longue.

Malgré tout, le plus difficile était passé.

- Vous devriez rentrer, conseilla le médecin, il ne sera pas lucide avant demain après-midi.

- Je vais quand même attendre qu'il se réveille, si vous le voulez bien.

Le chirurgien lui fit un sourire doux avant de s'en aller.

- Sa blessure à la tête est grave. Nous craignons pour ses fonctions motrices.

- Mais, il est vivant?

- Il est vivant. Mais sera peut-être paralysé à vie.

Grimmjow passa de la joie à l'horreur. À quoi bon vivre si c'était pour être dans un lit et d'attendre patiemment que la mort viennent nous chercher? La vie c'est de courir, de toucher, de voir le monde, d'aimer... Pas de voir le temps passer sans pouvoir faire quoi que ce soit.

- Vous avez dit peut-être. Pourquoi?

- Le cerveau est un drôle d'organe. Gardez espoir, monsieur Jaggerjack. Tout n'est pas perdu.

Plus tard, Grimmjow eut la permission d'aller voir Ulquiorra. Il était inconscient mais ne tarderait pas à se réveiller, selon les médecins. Grimmjow s'assit donc près de lui et attendit silencieusement, sa main caressant la sienne doucement. Un énorme bandage lui cachait la tête et plusieurs autres s'étendaient, éparses, sur son corps. Il avait été brûlé à l'épaule et aux jambes, mais ça guérirait.

- Grimm?

Le jeune homme sursauta. Ulquiorra le regardait, de ses yeux verts si perçants...

- Ou sommes-nous?

L'émotion serra la gorge du bleu et il s'empara des lèvres de son amant. Des larmes coulaient en rigoles sur ses joues.

- Pourquoi tu pleures? Pourquoi j'ai mal au crâne comme ça?

Grimmjow remarqua que son époux tenta de lever un bras mais il en fut incapable.

- J'arrive pas à bouger.

Grimmjow stressa. Une fois de plus.

- Essaie les doigts.

Rien.

- Les orteils?

Ah. Un soubresaut.

- Les chevilles?

Il réussit à les bouger également. Tout comme les jambes au complet. C'est alors qu'un docteur se pointa enfin. Il s'extasia du réveil d'Ulquiorra et de voir qu'il était plutôt en forme pour un mec qui avait passé à un cheveu de la mort. Il vérifia chaque partie de son corps pour découvrir qu'il avait simplement perdu la sensibilité et la mobilité du bras gauche.

- Vous êtes incroyablement chanceux, s'émerveilla l'adepte de médecine pour la quinzième fois.

- Je ne me rappelle même pas pourquoi je suis ici, je me réveille alors que j'ai mal partout et on me dit que je suis paralysé d'un bras. J'trouve pas ça génial, Docteur.

- Oh! Si ce n'est que ça! Vous vous êtes mangé une poutre sur la tête pendant l'incendie de votre appartement. Le cher monsieur à côté de moi à réussit à vous extirper de là, quitte à se faire cramer les sourcils... Ce qui est arrivé d'ailleurs... Et vous à sauvé la vie.

Grimmjow avait posé sa main dans son visage pour en effet remarquer que ses sourcils avaient presque tous disparus. De même que quelques cheveux. Il jura dans sa barbe.

- T'es encore sexy, Grimm'. T'en fais pas pour ça.

- Maintenant que tu dis ça, je m'inquiète pour un truc...

Le docteur aussi tendit l'ouïe.

- Est-ce que tu sens encore cette ...partie là?

Le bleu fit un geste vague vers la zone en question, faisant pouffer le médecin. Celui-ci se leva tout en leur lançant:

- J'vais vous laisser vérifier ça entre vous.

Et il s'en fut en rigolant.

Plus tard, Grimmjow croisa Byakuya à la cafétéria. Il était cerné jusqu'aux coudes et jouait avec son sandwich plus qu'il ne le mangeait.

- Qu'est-ce que tu fous là? Demanda le bleu en s'asseyant en face de son ex.

- Révolte de uke, répondit Byakuya sans levé les yeux.

- What the fuck?

- Si tu veux tout savoir, Renji vient de subir une greffe cardiaque.

La bouche de Grimmjow s'ouvrit en un « ooh » étonné.

- Et toi, t'es là pourquoi?

- Révolte de seme.

- Quoi! Tu t'es fais renversé de ton trône?

- Mouais. J'suis prêt à faire n'importe quoi pour lui et il en profite un peu. Mais plus sérieusement, il a été blessé dans les décombres de notre maison en flammes. Mais il va mieux, maintenant.

- Et beh. Drôle de coïncidence. Faudrait prendre un café un de ses jours, Grimmjow.

- T'as mon numéro. Enfin, quand j'aurais un nouveau portable.

Le bleu se leva avec grâce et retourna voir Ulquiorra, un plateau plein de bouffe dans les mains.

Et Byakuya le regarda s'en aller, un léger sourire aux lèvres.

O W A R I 3