Titre original : Draco Malfoy, a Story
Auteure : BlancheMalfoy
Traductrice : Falyla
Paring : Draco/Harry POV Draco
Rating : M
Disclaimer : Les personnages et les situations appartiennent à JK Rowling, l'intrigue de cette fic est de BlancheMalfoy. Je ne m'approprie que la traduction avec son accord bienveillant.
Sommaire : Après les événements du tome 7, Draco Malfoy n'est plus le même. Voici son histoire.
État de la fic originale : en cours, chapitre 9 en ligne
Note de la traductrice : bonjour, j'étais donc en vacances pour 3 semaines et me revoilà avec mon chapitre hebdomadaire. Merci pour tous vos messages d'encouragements, j'apprécie vraiment ce soutien.
Bonne lecture
L'histoire de Draco Malfoy
Chapitre 3
Le grand auditorium du Manoir Junian est bondé. Sur la scène, Matilda Junian demande le silence. Puis elle commence la même vieille rengaine. Ses paroles ont l'air un peu cyniques lorsqu'elle présente Harry et je me demande s'il s'en rend compte. Mais à quoi a-t-il bien pu penser en acceptant de pénétrer dans l'antre du serpent ?
Sous quelques applaudissements intéressés, Harry Potter entre sur la scène, élégamment vêtu d'une robe de sorcier faite sur mesure, d'un pull vert parfaitement assorti à ses yeux et d'une cravate Gryffondor. Ce dernier accessoire est clairement une provocation après tout, ce club n'admet que des ex-Serpentard. Je souris quand je vois une lueur d'espièglerie dans ses yeux.
Je dois avouer que je ne fais pas très attention au discours en lui-même. Je ne peux pas détacher mes yeux de Harry. Je veux prendre mon temps pour admirer son séduisant visage, ses pupilles vertes qui brillent à chaque mot qu'il prononce, ses cheveux rebelles qu'il a tenté en vain de dompter, ses lèvres qui bougent si sensuellement et finalement le son de sa voix qui m'enveloppe comme un filtre d'amour.
Nos regards se rencontrent des douzaines de fois et chaque fois, je sens mon cœur battre un peu plus vite et son visage rougir. À chaque coup d'œil, je me sens plus vivant. J'adorerais employer la Légilimencie et avoir un aperçu de son esprit. Je sais que Harry n'a jamais été doué en Occlumencie. C'est pourquoi je suis bien certain de n'avoir aucun problème à entrer dans sa tête. Bien sûr, ça ne l'empêcherait pas de me maudire pendant au moins un siècle.
Un sourire s'échappe de mes lèvres et nos yeux se croisent une fois de plus. Harry me regarde, intrigué, peut-être se demande-t-il ce que je trouve de si drôle alors que le sujet dont il parle est si sérieux. J'aime l'idée que ça le rend furieux. Je préfère qu'il me regarde de travers plutôt qu'avec son habituelle indifférence.
Son speech dure un peu plus d'une demi-heure. Les applaudissements sont minimes et Harry ne semble pas très content de ce manque d'enthousiasme général. Le fait qu'il est assez naïf pour croire qu'il peut adoucir leurs cœurs de pierre me donne envie de bondir sur scène pour l'embrasser. En dépit de tout, Matilda fait savoir que tout ce que Harry a dit est merveilleux et elle promet de verser une généreuse contribution à la Fondation des Enfants Nécessiteux.
En premier lieu, je ne comprends pas pourquoi Harry a besoin de leur aide. Normalement, tous ces salauds ne daignent même pas lui accorder un seul regard. Ils le tolèrent à peine. Et c'est exactement ce qu'un journaliste du Chicaneur – qui a maintenant Luna Lovegood comme rédacteur en chef, qui est depuis toujours dévouée à Harry – lui demande.
Je me rapproche un peu pour connaître sa réponse ça m'amuse énormément de voir les regards abasourdis de quelques sorciers qui ont entendu l'impertinente question.
- Ce que nous voulons est que notre communauté toute entière se rassemble et nous vienne en aide, commence Harry. Particulièrement maintenant que notre délinquance juvénile s'est accrue. Je pense que nous sommes tous fautifs. Ces enfants ne se seraient pas tournés vers le crime si nous avions prêté attention à leurs besoins.
Je suis si près que je peux sentir son parfum viril.
- Le fait que ces garçons et filles sont des enfants et petits-enfants d'ex-Mangemorts ne fait qu'empirer le problème, poursuit Harry avec fougue. J'espère vraiment que tout le monde soutiendra notre cause.
- Eh bien, je pense que c'est très hypocrite de votre part, intervient Ulian Karl, un sorcier dans la quarantaine qui n'a pas rejoint le Seigneur des Ténèbres mais pas l'Ordre du Phénix non plus.
Mr Karl est l'exemple parfait que quelqu'un qui n'a jamais pris position. C'est assez étrange qu'il s'adresse à Harry si brutalement.
- Hypocrite ?
La voix de Harry est en colère mais ses yeux paraissent sereins. Je m'approche le plus possible. Son parfum me submerge entièrement maintenant.
- Mais oui, hypocrite ! Votre fondation a été crée il y a vingt ans et ce n'est que maintenant que vous décidez de vous occuper de ces enfants en particulier.
- Mr Karl, comme je l'ai dit précédemment, réplique Harry en le dévisageant poliment mais froidement, je sais que nous sommes en tort. Mais cependant, vous semblez oublier qu'il y a vingt ans, ces enfants n'étaient même pas nés. Et j'aurais vraiment espéré qu'une certaine partie de notre monde sorcier ne tournent pas le dos à leurs familles.
C'est une vraie attaque frontale et j'ai peur que Harry ne se fasse expulser sous une pluie de sortilèges mais ce n'est pas le cas. Manifestement, personne n'en a le courage. Ils attendront plutôt son départ pour le lyncher et l'exclure des cercles les plus influents. Comme si Harry en a quelque chose à faire.
- Mais bien sûr qu'ils ne seraient pas les bienvenus ici ! s'exclame Mr Karl, outré.
Il est vraiment très courageux.
- Ce qui corrobore juste l'idée que certains d'entre vous, messieurs, êtes tout aussi hypocrites, n'est-ce pas ? contre-attaque Harry, en se référant aux sorcières et sorciers qui ont soutenu le Seigneur des Ténèbres depuis les coulisses et qui s'en sont sortis sans aucune poursuite.
Je m'amuse beaucoup. Mr Karl jette une œillade meurtrière à Harry qui sourit en retour avec une innocence toute factice. Je me pose la question : Matilda y a-t-elle réfléchi à deux fois avant d'introduire Harry dans son club de snobs ? Je la regarde et elle semble étonnamment calme. Je fronce les sourcils en me demandant ce qu'elle a réellement à l'esprit.
À ce moment-là, je décide d'être téméraire. Mes niveaux de magie ont beaucoup baissé depuis que je suis malade. Je peux formuler de simples sortilèges mais être trop fatigué mais les plus complexes me mettent à genoux. Malgré tout, je décide d'employer la Légilimencie sur Matilda.
Je m'avance vers elle et j'use de mes charmes pour attirer son attention. Mes yeux trouvent les siens et, un bref instant, je peux voir dans son esprit tordu. Je vois une réunion secrète avec des sorciers encapuchonnés et masqués. Ces masques sont très similaires à ceux que portaient les Mangemorts. Je cligne des yeux et le sort est brisé. Heureusement, Matilda n'a rien remarqué. Je suis devenu plutôt bon avec ce genre de magie. Ma démoniaque tante Bellatrix a été une merveilleuse enseignante.
Je sens mon corps s'affaiblir. Je ne veux pas que quiconque le voie alors je m'excuse et je trouve refuge dans une pièce vide. Ma vision est floue. Je m'appuie contre un pilier de marbre et je suis sur le point de laisser la gravité me faire choir quand une solide paire de bras me retient avant que je ne tombe sur le sol.
Si seulement je pouvais voir plus clairement. Je sais que c'est Harry à cause de son parfum mais essentiellement à cause de la manière dont mon corps réagit à son toucher. Je frissonne de plaisir et non de douleur comme il pense probablement. Ce que je sais ensuite, c'est qu'il m'étend sur le sofa le plus proche et qu'il s'agenouille devant moi. Il a l'air sincèrement inquiet. Mon cœur s'adoucit.
- Malfoy, ça va ? Tu es encore plus pâle que d'habitude, il s'enquiert en touchant doucement mon front.
Je ne suis pas un homme religieux mais si un dieu existe, je voudrais qu'il fige cet instant dans le temps.
Malheureusement, mon cerveau refuse de m'aider à parler. J'ai peur que les sons qui sortiront de ma bouche soient aussi étranges qu'inintelligibles, ce qui me donnera l'air encore plus pathétique.
- Je vais appeler quelqu'un, il m'annonce en se levant.
Je ne sais pas comment mais mes mains s'agrippent à sa robe comme des serres et refusent de le laisser s'en aller. Ce serait sans doute hilarant si ce n'était pas aussi tragique. Ma vision revient lentement à la normale. Le monde ne tourne plus autour de moi. Je regarde Harry qui semble inquiet et confus mais aussi un peu irrité.
- Malfoy ?
- Je vais… mieux maintenant, je prétends d'une voix rauque.
Nous nous dévisageons pendant ce qui semble des heures mais ce ne sont probablement que quelques secondes. Les yeux vert émeraude étincellent d'une étrange façon. Finalement, il fixe mes mains qui le retiennent encore et je rougis en le relâchant.
Je ne crois pas que je me suis senti plus embarrassé de toute ma vie. Je serais ravi si le sol voulait bien s'ouvrir et m'engloutir.
- Je vais bien, je répète en me redressant si vite que je manque d'assommer Harry.
J'ai envie de m'enfuir mais je ne vais pas bien du tout. Harry m'attrape dans des bras quand je trébuche.
- Franchement, Malfoy, tu as une mine horrible. Tu ferais bien de t'asseoir.
- Non, ça va, j'insiste, tout en évitant ses yeux et en essayant en vain de me libérer de son emprise.
- C'est évident que tu ne vas pas bien ! Tu veux bien cesser d'être aussi borné ?
Il est plus fort que moi alors ça lui est facile d'avoir le dessus sur moi. Je finis à nouveau sur le sofa en soupirant d'agacement.
- Je vais appeler ta femme.
- C'est totalement inutile. Je suis sérieux, Potter. Il me faut juste un peu de repos et je serai comme neuf.
Je ne serai jamais été aussi bien que maintenant mais ça, il n'a pas besoin de le savoir.
Il croise les bras, l'air aussi furieux que moi.
- Ça n'en a pas l'air.
- Mais les apparences peuvent être trompeuses, Potter, je dis avec un sourire affecté. Merci de t'inquiéter pour moi mais…
- Je ne suis pas inquiet, il me coupe.
C'est brutal et je me sens blessé.
- Alors pourquoi est-ce que tu restes ? Pourquoi tu es venu m'aider ? je rétorque.
- Hasard complet. De plus, j'aide les gens, quels qu'ils soient. C'est mon truc, il me répond en haussant les épaules.
Je grommelle et il ricane.
- Sois sérieux, Malfoy. Tu es certain que tu ne veux pas que j'appelle quelqu'un ?
- Tout à fait, Potter.
Il soupire. Nous restons silencieux pendant un moment. J'ai cru qu'il allait partir mais à la place, il s'installe à côté de moi. Ses yeux me dévisagent, je peux le sentir. Je rougis. Qu'est-ce qu'il voit ? Que le morveux de jadis est devenu un homme malade et délicat ? Que son vieil ennemi n'est plus rien ? Je serre les poings. Je suis furieux contre moi de ne pas avoir le courage de me tourner pour lui faire face.
- Pourquoi tu es venu ici aujourd'hui ? je demande. C'est le dernier endroit où je pensais te voir.
- Il y a des endroits pires que celui-ci, comme la Vallée de la Mort en Roumanie ou la Montagne des Géants ou tout endroit où se trouvent les Détraqueurs, il plaisante.
Je souris faiblement, mon cœur se sent plus léger quand je remarque son sourire. Alors, je le regarde enfin. Harry parait détendu. Son visage est serein. Cependant, en y regardant de plus près, on peut voir qu'il y a des cernes sous ces yeux magnifiques et qu'il a l'air fatigué.
- Tu as perdu beaucoup de poids, il me sort à ma grande surprise.
Je ricane même si mon cœur bat comme un fou.
- C'est moi ou tu as fait attention à ma beauté ?
Harry grimace.
- C'est impossible de ne pas remarquer comme tu as changé…
Je crois que je rougis mais je fais semblant de rien.
- Mais tu ne t'inquiètes pas, tu te rappelles ?
Il rit.
- Absolument.
C'est à mon tour de faire une grimace.
- Par contre, Potter, toi, tu as pris du poids.
Harry hausse ses sourcils comme s'il n'en croyait pas ses oreilles.
- Je suis en pleine forme, Malfoy ! Je me dois de l'être ! Ça fait partie de mon boulot !
Oh, oui, il est merveilleusement en forme. Même s'il est recouvert de sa robe noire, je sais que, dessous, il y a un corps de dieu grec. Harry est bien charpenté, je le sais très bien. Je l'ai vu en habits moldus. Je sais très exactement ce que cache sa robe de sorcier. Malheureusement, je ne peux pas lui faire connaître ma vraie opinion.
- Bon, sérieusement, Potter, pourquoi tu es là ? j'insiste.
Je suis aussi courageux que Mr Karl. Comme c'est choquant !
- Tu as dormi pendant mon discours ou quoi ? il me demande, amusé.
- Bien sûr que non ! j'objecte avec indignation malgré moi.
Harry semble remarquer mon lapsus mais il ne dit rien, il se contente de me dévisager, une lueur réjouie dans le regard.
- Si tu as entendu ce que j'ai dit alors tu sais pourquoi je suis là.
- Tu n'as pas besoin de leur soutien.
- Tu en parles comme si tu ne faisais pas partie de leur groupe.
- C'est le cas, je lui assure.
Il me regarde comme si c'est difficile à croire. Mes lèvres s'ourlent d'un sourire amer.
- Astoria, ma femme, aime venir à quelques unes de leur réunion. Je n'y étais pas allé depuis un moment.
Je commence à lui expliquer et je me réprimande instantanément pour ça. Qu'est-ce que ça peut lui faire, de toute façon ?
- Alors, tu es venu uniquement pour moi, il déclare pour me provoquer.
Nos yeux se rencontrent et je me demande si sa provocation est due au fait que les choses ont toujours été ainsi entre nous ou s'il est réellement en train de flirter avec moi. Mais bien sûr, il ne flirte pas. Ça n'arriverait jamais. Je fais vraisemblablement fausse route.
- Je suis là pour Astoria.
Il reste silencieux un instant puis dit :
- Tu penses qu'ici tout le monde s'en fout, hein ?
C'est plus une affirmation qu'une question. Pourtant, je décide de répondre.
- Pas exactement. Je sais qu'Astoria s'en soucie et peut-être une autre demi-douzaine. Mais je ne crois pas que qu'ils t'ont invité ici parce qu'ils sont vraiment intéressés par ta cause, aussi noble soit-elle. Rappelle-toi que ces sorcières et ces sorciers sont tout sauf nobles…
- On ne peut pas vraiment dire qu'ils m'ont invités. Hermione essaie depuis longtemps de venir y faire un discours. Ils ont finalement accepté à condition que ce soit moi qui fasse le speech à sa place.
- Ils n'ont pas laissé entrer Granger, c'est ça ?
Les yeux verts de Harry s'assombrissent considérablement.
- Ils n'auraient pas osé faire une chose pareille. J'ai été catégorique sur ce que je voulais et je la voulais avec moi. Mais, à la fin, c'est elle qui ne pouvait pas venir.
Tandis je repense à cet épisode et combien la voix de Harry avait dû être glaciale alors qu'il faisait face à ce problème, je souris. Bien sûr que ce tas de bons à rien n'a pas eu le courage d'interdire à Granger de souiller leur précieux petit club de sa présence. Elle est, après tout, la meilleure amie de Harry. Et ce que Harry veut, il l'obtient. Sans mentionner que Granger est vraiment une sorcière brillante. Pourtant, n'est-ce pas étrange que le club les laisse entrer justement maintenant ?
- Tu ne penses pas que c'est bizarre ? je m'enquiers, verbalisant ainsi mes craintes.
- Quoi donc ?
- D'être invité, ici et maintenant. Pourquoi maintenant ?
- Pourquoi pas ?
Il hausse les épaules.
- Je suppose qu'ils ont finalement réussi à faire entrer dans leurs petites têtes que nous ne pouvons pas nous enfermer dans notre monde minuscule et ne pas nous attendre à ce que les choses nous affectent tous. Ces garçons et ces filles ne sont que des gamins mais ils créent un dommage considérable parce nous avons oublié de les surveiller.
La voix de Harry est amère, il est clair qu'il se blâme pour ce qui se passe. Je ne sais pas pourquoi. Après tout, il ne peut pas être responsable pour tout le monde, encore moins pour ce qui est arrivé aux familles des ex-Mangemorts. Personne ne les voulait dans les parages. Ma propre famille souffrait du préjudice de sa propre espèce.
- Ne pas va pas penser qu'ils sont gentils, Potter, je dis.
- Je peux t'assurer que je ne le crois pas une seconde, Malfoy. Mais le fait est que nous avons besoin de toute l'aide possible. Je ne suis pas venu ici pour l'argent. Je suis venu parce que je ne veux pas voir créer un autre Voldemort.
À la mention du nom du Seigneur des Ténèbres, je sens des frissons me parcourir l'échine. Harry est sans doute la seule personne qui peut dire son nom à haute voix si calmement. Je ne peux même pas y penser sans trembler.
- Ne me dis pas que tu as encore peur du nom de Voldemort, Malfoy, constate Harry avec surprise.
- Bien sûr que non ! je mens mais, malheureusement, je ne suis pas très convaincant.
Il rit et deux adorables fossettes ornent son visage. J'ai envie de le serrer très fort contre moi.
- Je suis tout à fait sérieux, Potter, tu devrais faire attention à Matilda.
Harry me dévisage intensément. Je me demande s'il est passé maître en Legilimencie et s'il est en train de pénétrer mon esprit. Si c'est le cas, je vais essayer de l'en empêcher, même si ça doit me tuer. Pourtant, je ne sens aucune intrusion de sa part. Cependant, je parie qu'il aurait bien aimé.
- Tu sais quelque chose que je ne sais pas ? il me demande avec une innocence toute feinte.
- Je ne sais pas ce que tu sais.
Il rit sans humour.
- Ne joue pas au mariole avec moi, Malfoy. Si tu sais quelque chose…
- Mais ce n'est pas le cas. C'est juste que…
J'entends un bruit à l'extérieur et je m'interromps. L'idée que quelqu'un nous espionne me fait frémir. Je me lève cette fois, prêt à m'échapper. Harry se lève aussi et m'empêche de partir.
- Malfoy…
Mon cœur bat la chamade quand je rencontre ses yeux. Je ne devrais pas avoir peur du passé mais c'est le cas. Je n'arrive pas à cacher l'épouvante dans mes yeux pour tout ce qui est arrivé et qui pourrait se produire encore. Je ne veux pas que Scorpius ait à traverser ce que j'ai vécu.
- Sois prudent, Potter, je lui recommande.
Et je pars avant de me ridiculiser.
Harry ne me suit pas et je ne m'y attends pas. Avec un soupir, je vois Astoria et dès qu'elle regarde vers moi, elle sait qu'il est temps de rentrer à la maison. Nous ne transplanons pas, je suis trop faible pour ça. Au lieu de ça, nous voyageons par Cheminette.
Lorsque nous arrivons, je vais droit dans ma chambre. Je veux me cacher du monde, comme d'habitude. Comme si une telle chose est possible.
Je m'assois sur mon lit, tout en trouvant difficile de croire qu'il y a peu de temps, j'étais tout proche de Harry. Je lui ai parlé. J'ai senti son odeur virile. Je l'ai vu sourire.
Je ferme les yeux. Je ne veux penser à rien. Je ne veux pas penser à mon obsession pour Harry. Et je ne veux pas non plus penser à ce que j'ai vu dans la tête de Matilda. J'espère que ça ne veut rien dire.
Pourtant, pendant mon sommeil, j'ai un horrible cauchemar, les Mangemorts sont revenus pour tuer Harry.
Je dois faire quelque chose. Je dois m'assurer que les Mangemorts appartiennent au passé. Mais comment ? Mon père ? Je doute qu'il puisse me dire quoi que ce soit. Lucius interdit toute conversation déplaisante sur le passé.
Je me relève, en sueur. Je vais à la fenêtre et regarde la lune qui règne seule dans le ciel.
Il y a bien un endroit où je pourrais obtenir les informations que je veux. Je suppose donc que je vais aller faire un petit tour du côté de l'Allée des Embrumes.
À suivre…
Voilà. Ça vous a plu, déplu ? Des questions ? Laissez-moi un petit message et n'oubliez pas que pour vous répondre, une adresse e-mail ou un compte Ffnet est nécessaire. Sans ça, je n'ai que votre pseudo et je ne peux rien faire :(
