Titre original : Draco Malfoy, a Story

Auteure : BlancheMalfoy

Traductrice : Falyla

Paring : Draco/Harry POV Draco

Rating : M

Disclaimer : Les personnages et les situations appartiennent à JK Rowling, l'intrigue de cette fic est de BlancheMalfoy. Je ne m'approprie que la traduction avec son accord bienveillant.

Sommaire : Après les événements du tome 7, Draco Malfoy n'est plus le même. Voici son histoire.

État de la fic originale : en cours, chapitre 11 en ligne

Note de la traductrice : Voici donc le chapitre 9 de cette fic. Les choses commencent enfin à bouger entre nos deux protagonistes…

Voilà, merci pour tous vos messages.

Bonne lecture.

L'histoire de Draco Malfoy

Chapitre 9

Le soir même, je suis une épave et j'ai des problèmes à dormir même après avoir pris une potion de Sommeil. Étonnamment, le jour suivant, je suis plus énergique et la tête pleine d'idées.

Astoria et moi parlons de nos intentions à Angel et Alfred. Les incroyables yeux verts d'Angel étincellent à la pensée de devenir notre fils. Alfred, d'un autre côté, semble plutôt maussade et sceptique. Je ne peux pas le blâmer. C'est un ado, après tout. De plus, sa vie n'a pas été facile. Dans son monde, les adultes ne sont pas dignes de confiance. Et pour rendre les choses pires, je suis un ancien Mangemort.

Je leur donne un délai suffisant pour y réfléchir. La réaction d'Angel est immédiate et adorable. Il met ses bras autour d'Astoria et la serre aussi fort qu'il peut. Ma femme manque de fondre en larmes.

Alfred ne dit rien. Je sais qu'il a besoin de temps pour prendre sa décision. Nous devons lui prouver que nous prendrons honnêtement soin d'eux alors qu'il y a à peine quelques jours, ce n'étaient que des étrangers.

La prochaine étape est d'appeler mes parents pour leur annoncer la nouvelle. Après avoir pesé le pour et le contre, je décide de mettre cette partie-là de côté pour l'instant. Je ne suis pas en état de voir un Lucius furax débouler au Manoir pour me dire que j'ai perdu l'esprit pour de bon.

La réaction de ma mère ne sera pas différente, du moins, je le crois. Je n'en suis pas sûr. Ma mère est devenue plus compréhensive avec les années. Pourtant, il y a encore le problème de l'héritage de Scorpius. Je suis absolument certain que mon père prendra cette adoption comme une trahison envers Scorpius. Je ne suis pas encore prêt à faire face à ses accusations hargneuses.

Je laisse les garçons avec Astoria et demande à trois elfes de maison de m'aider à faire une chose à laquelle j'ai pensé la nuit précédente tandis que je me tournais et me retournais dans mon lit. J'ai décidé de chercher parmi les vieilles possessions de mon grand-père pour voir si je trouve quelque chose à propos du Livre des Morts. Mon grand-père qui a été un grand amateur de magie noir était collectionneur également. Et même si les Aurors ont confisqué de nombreux articles dans le passé, nous avons gardé des livres anciens et de vieilles correspondances de famille dans une pièce secrète de la bibliothèque.

C'est amusant que penser à la réaction de Harry quand il comprendra que l'Auror responsable de surveiller le raid procédé sur ma maison après la guerre – cet homme est maintenant à la retraite – a été grassement soudoyé par ma mère pour lui permettre de garder certaines choses.

Il n'est pas facile d'entrer dans la pièce secrète. Je connais très bien les sortilèges qui la protègent et je sais comment y pénétrer sans trop d'efforts. En fait, je pense que le plus gros du problème, c'est la poussière, une chose dont il semble impossible de se débarrasser, même par magie. Je lance un regard furieux en direction de Swan, notre elfe de maison principale. Elle baisse les oreilles et fixe le sol comme si elle avait honte. Elle devrait en tout cas. Elle est payée maintenant pour garder un œil sur les autres afin qu'ils fassent le ménage correctement.

Et, avant que quelqu'un n'appelle le Département de la Régulation et du Contrôle des Créatures Magiques et ne s'en réfère à la Loi Hermione Granger sur La Protection des Elfes de Maison, vous devez savoir que je traite les miens très convenablement. Contre l'avis de mon père, je leur verse un salaire et je le donne des jours de congé. Ils ont même droit à des vacances ! Pour être tout à fait honnête, j'ai même de l'affection pour Swan, notre elfe de maison gouvernante. Elle est venue avec Astoria après notre mariage. Astoria l'aime beaucoup et c'est réciproque. Swan est loyale et je suis sûr qu'elle travaillera pour nous pendant longtemps. C'est une vraie perle et elle a de l'autorité sur les autres. Bien, je ne suis plus aussi insensible qu'avant. Bien que j'aie suivi les traces de mon père la plus grande partie de ma vie et traité les elfes de maison comme de la merde, je sais maintenant que c'est mieux comme ça.

Quand nous sommes finalement dans la pièce, je leur indique que chercher. Nous nous attaquons à une tâche ardue : séparer les livres et la correspondances qui mentionnent le Livre des Morts. Je passe pratiquement tout l'après-midi à lire de vieilles lettres jaunâtres. Toutes sont très intéressantes, certaines sont même dangereuses. Un livre essaie de mordre un des elfes. Un autre hurle si fort qu'un Auror débarque immédiatement dans la bibliothèque, la baguette prête. Je soupire puis j'ordonne à Swan d'expliquer le malentendu.

Ça ne marche pas. Cet Auror grassouillet, dont je ne me rappelle jamais le nom, essaie d'entrer dans la pièce, sans succès. Il devient fou furieux. Il parle avec ses collègues et quitte la bibliothèque après un moment.

J'observe tout de l'intérieur. Dehors, je peux facilement imaginer comme il doit être frustrant de regarder le mur sans rien distinguer. Je les entends grommeler mais je refuse de les laisser entrer. Je souris méchamment et ce doit être assez effrayant parce que l'elfe qui se tient à mes côtés frissonne un peu.

J'oublie tout quand une lettre plutôt épaisse retient mon attention. Elle vient d'un ami de mon grand-père qui a passé des vacances en Egypte en 1930. Mais, avant que j'aie pu la lire, ma pièce cachée est brusquement envahie.

Tous mes sens se retrouvent en alerte. Je sens quelque chose dans le haut de mon estomac et ma bouche se dessèche. Lentement, comme si de rien n'était, je plie la lettre et la tient serrée au creux de ma main avant de pivoter pour regarder Harry. J'aurais deviné qu'ils l'appelleraient. Je devine qu'au fond de moi, j'ai agacé cet Auror uniquement pour amener Harry ici.

Je ne suis pas surpris que Harry ait pu forcer cette planque si facilement. C'est lui qui est tout-puissant ici, le Grand Harry Potter. Il peut tout faire.

- On l'arrête, Mr Potter ? demande le grassouillet.

Je hausse mes sourcils.

- Et pour quels motifs ? je m'enquière en croisant les bras.

- C'est bon, Barry. Vous pouvez attendre dehors ? fait Harry d'une voix douce mais ferme.

Barry quitte la pièce mais non sans m'envoyer une œillade meurtrière. Harry et moi, on est seuls si on ne compte pas les elfes de maison encore présents. Je sens mon souffle se bloquer.

Harry parcourt des yeux la pièce secrète. Ses mains effleurent les livres posés sur la table d'acajou. Je suis des yeux ses doigts qui caressent leur couverture de cuir. C'est une vraie torture pour mes sens.

- Qu'est-ce que tu manigances cette fois, Malfoy ? Pour quelqu'un de malade, tu es plutôt énergique, ces derniers temps…

Je fais une grimace.

- Que dire ? Que je ne peux m'en empêcher ? C'est une bonne défense ? En outre, je ne suis pas vraiment en train de faire quelque chose. Je suis chez moi. Il y a un problème ?

- Eh bien, voyons…

Harry se rapproche, pas assez pour m'intoxiquer mais juste assez pour que son parfum envahisse mes narines et me titille avec son odeur masculine.

- Pour commencer, tu as une chambre secrète pleine de vieux parchemins et de livres suspicieux… Et mes hommes m'ont rapporté qu'ils ont entendu qu'horribles bruits venant d'ici.

Harry regarde les elfes de maison comme s'il s'attend à les voir blessés. Je me sens extrêmement offensé.

- Comme je l'ai dit précédemment, Potter, c'est ma maison. Je peux bien hurler comme une Banshee si j'en ai envie que personne n'y pourrait rien !

- Oh, alors, c'est toi qui hurlais ? Ça a l'air assez sympa comme loisir, Malfoy.

Il essaie de me foutre en rogne et ça marche plutôt bien. Salopard ! Je sens mon sang bouillir. Pourquoi n'y a-t-il que Harry Potter pour me faire ressentir ça ?

Il se rapproche encore plus, ce sournois petit enfoiré. C'est très difficile de respirer maintenant.

- Tu fais quoi ici ? me demande-t-il en adoptant toujours ce ton doux mais je sais que ça cache tout autre chose.

- Nettoyage de printemps.

- Mais bien sûr. Tu as quoi dans la main ?

Je resserre ma paume autour de la lettre et je hausse les épaules. Il avance d'un pas supplémentaire vers moi. Est-ce que la pièce est en train de rétrécir par hasard ? Je déglutis avec difficulté. Un autre pas, puis un autre encore et ce que je sais ensuite, c'est que nous ne sommes qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.

En tant qu'habile Attrapeur, il essaie promptement de m'arracher la lettre mais j'ai été Attrapeur moi aussi. Peut-être que je n'étais pas aussi doué que Harry mais j'ai moi aussi d'excellents réflexes. Je m'arrange pour m'éloigner de lui. Je ne suis pas aussi rapide à cacher mon visage troublé et mon souffle saccadé quand nos corps se touchent et que nos bouches sont si proches que, pendant un instant, je pense à me pencher pour l'embrasser.

Je suis dingue.

- Il y a quoi dans la lettre ?

- Ça ne te regarde pas.

- Oh, vraiment ?

Il est devenu stupide ou quoi ? Il ne réalise pas à quel point il est proche de moi ? Il ne se rend pas compte de ce qu'il me fait ? Connard insensible !

- Je peux confisquer tout ce qui se trouve ici, Malfoy.

- Bien sûr que tu peux. Tu es le Grand Harry Potter. Tu peux faire tout ce que tu veux, je murmure.

Peut-être que ma voix a pris un ton un peu trop sexy à mon goût. Harry hausse un sourcil. Il essaie encore une fois de me prendre la lettre. Franchement, ça devient assez puéril.

- Tu n'as pas besoin de te montrer menaçant, Potter. Au cas où tu te le demanderais, tu peux employer un sort. Un sortilège simple devrait le faire.

C'est moi ou il a l'air de s'amuser ? Avec un sourire, Harry récupère enfin la lettre. Curieusement, il ne recule pas. Il persiste à me torturer avec son corps comme s'il sait très exactement quelle sorte de pouvoir il a sur moi.

Ses yeux verts quittent les miens une minute pour déplier et lire la lettre. Je soupire. Je suppose que je pourrais moi aussi utiliser un sort pour la lui reprendre mais ce serait plutôt pathétique si je me m'écroulais d'épuisement devant lui. Je ne me serais jamais humilié à ce point. Alors, je le laisse lire la missive même si j'ignore totalement de quoi elle parle.

C'est drôle d'observer les différentes réactions qui passent sur son visage tandis qu'il la parcoure – surprise, dégoût, dégoût extrême et finalement mépris.

- Alors, c'est ça… commente-t-il à la fin. Tu recherches des indices sur le Livre des Morts.

Mon cœur se met à battre la chamade.

- Je ne t'ai pas dit de rester en dehors de ça ? insiste-t-il.

- Je ne t'ai pas dit que je m'en fichais ? je rétorque.

- Tu es si têtu, Malfoy ! J'espère qu'au moins tu as changé d'avis à propos des choses que tu m'as dites hier.

- Et pourquoi ça ? J'ai dit que je le ferai ! Je tiens toujours parole ! Et cesse de me regarde comme ça ! De plus, j'en ai déjà parlé à Astoria et aux garçons. Angel est ravi.

Harry soupire.

- J'espère que tu sais ce que tu fais. L'adoption est une affaire sérieuse.

- Mais je suis sérieux, Potter ! Je ne plaisanterais pas avec une chose comme ça !

- Tu te mets en danger.

- Plus que je ne le suis déjà ? Bref, tu peux me rendre la lettre maintenant, que je puisse finir de la lire ?

- Désolé mais j'en ai besoin.

Ça, ça me fait perdre mon sang-froid pour de bon. Je balance la Prudence par la fenêtre et je lance un Accio pour la récupérer. Elle vole jusqu'à moi mais, avant que je ne puisse mettre la main dessus, Harry la reprend avec un contre sort. Que ces sortilèges soient maudits. Je décide d'employer un moyen physique cette fois. Cette idée est nulle pour de nombreuses raisons et l'une d'elle est que Harry Potter est plus fort et en bien meilleure santé que moi. Nous tombons par terre, ce qui effraient les elfes de maison. Harry n'a aucune peine à me maîtriser. Mes poignets sont maintenus sur le sol par ses solides mains. Maintenant nos corps se touchent complètement.

- Ne deviens pas présomptueux. Tu n'es pas assez fort, me murmure-t-il.

- Cette lettre est à moi !

- Plus maintenant. Tu devrais te montrer plus discret si tu veux que personne ne sache ce que tu es en train de faire.

- Rappelle-toi une chose, Potter. Où que tu iras, j'irai.

Il me dévisage avec stupéfaction.

- C'est une menace ou tu essaies de m'emballer avec ce genre de réplique ?

Je ris nerveusement. Mon cœur va sortir de ma poitrine à tout instant.

- C'est juste un fait. Je pars à la recherche du Livre des Morts, je déclare.

- Cesse de te montrer si borné !

- Cesse de me provoquer [1] alors !

Il me fixe maintenant, encore plus surpris.

- Je ne te provoque pas.

- Bien sûr que si !

Silence.

Mon corps commence à se montrer ouvertement très satisfait par le fait d'avoir Harry au-dessus de moi. Je panique et essaie de m'échapper. Harry resserre ses bras autour de moi. Il s'amuse à mes dépens. Je me demande s'il trouvera toujours amusant de sentir mon érection contre sa jambe.

- Potter…

- Malfoy…

Ça ne dure qu'une fraction de seconde mais je peux jurer que je vois du désir dans ses yeux qui brillent comme des joyaux. Je me sens fondre de l'intérieur. Ses iris semblent m'inciter à capturer ses lèvres avec les miennes et à me laisser aller.

Okay, c'est officiel maintenant. Je suis très excité et je sais que Harry peut sentir à quel point. Je m'attends à ce qu'il me repousse et soit convenablement choqué. Cependant, il ne fait rien. Il se contente de me dévisager avec ses foutus yeux merveilleux. Est-ce qu'on peut avoir un orgasme rien qu'en étant fixé si intensément ? Je vais probablement connaître la réponse dans quelques secondes.

Je décide de tenter ma chance. Et, au diable, le reste. Mes lèvres s'entrouvrent et je lève la tête. J'effleure doucement les lèvres de Harry et c'est assez pour le faire se lever comme s'il avait été frappé par un sortilège Impardonnable.

Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Sans doute les deux.

- Ce n'est pas drôle, dit-il finalement en caressant ses lèvres d'un geste absent.

- Ce n'était pas censé l'être, je marmonne en me levant aussi, avant de le fixer sans honte.

Néanmoins, je suis secoué. Les pupilles de Harry sont froides comme la glace. Cependant, alors que je le dévisage attentivement, je réalise que les choses ne sont pas ce qu'elles semblent. Je suis presque certain qu'il est aussi secoué que moi. La différence entre nous, c'est qu'il est bien meilleur que moi pour prétendre qu'il va bien. Moi, d'un autre côté, je ne peux empêcher mes mains de trembler.

- Ce jeu devient plutôt dangereux… me déclare Harry.

Je hausse un sourcil.

- Un jeu ? Et qui joue ici, exactement ?

Il sourit amèrement.

- La vie est vraiment étrange, me dit-il mystérieusement. On a été séparé depuis si longtemps… Mais maintenant, tout recommence.

- Qu'est-ce qui recommence ? je demande.

Je suis perdu et irrité.

- Pourquoi tu cesserais pas de parler par énigmes pour dire ce que tu penses vraiment, Potter ?

- Parce que ce ne serait pas une si bonne idée.

- Harry…

L'appeler par son prénom l'atteint assurément. Est-ce que j'ai correctement interprété les signes ? Est-il intéressé ? Est-ce que ça signifie que nous… Peut-être dans le passé… Je ne peux même pas y penser.

Le fichu téléphone mobile de Harry sonne et nous interrompt. Je serre les poings afin de calmer ma colère. Je veux maudire cette saleté de gadget et le réduire en miettes. C'est encore pire quand je comprends qui est en conversation avec lui. Ginny Weasley.

Harry ne parle pas beaucoup. Il se contente d'écouter et quand finalement il dit quelque chose, c'est d'une voix tellement basse que je doute même que Ginny l'aie entendu.

Lorsqu'il raccroche, nos yeux se croisent. Nous sommes stupides. Et le plus stupide des deux, c'est moi, évidemment. Pendant un bref instant, j'ai vraiment cru que peut-être, juste peut-être, je n'étais pas tout seul avec cette obsession malsaine.

Mais c'était juste un rêve. J'ai besoin de me recentrer. Ce que j'ai lu entre les lignes ne peut être vrai. Ça ne se peut pas, tout simplement. Parce que si c'est le cas… Qu'est-ce qui m'arriverait si notre attraction était réelle et mutuelle ? Qu'est-ce qui nous arriverait à tous les deux ?

- Potter, je crois que…

- Il est temps pour moi d'y aller, il me coupe. Je prends la lettre avec moi.

- Attends une minute. Tu ne peux pas simplement…

- Et je prends le reste aussi.

Hein ? Mais qu'est-ce qu'il croit ? Qu'il va prendre toutes mes possessions en plus de mon cœur et mon âme ?

Si Harry pense que je vais le laisser s'en aller comme ça, il se trompe lourdement. Il n'a aucun droit de prendre ce qui m'appartient sans injonction du Ministère. Sans y réfléchir à deux fois, je lance un sortilège sur la porte avant que les Aurors postés à l'extérieur ne réalisent ce qui se passe.

- Tu vas vraiment me compliquer la tâche ? demande Harry, sa baguette déjà prête dans sa main.

Je souris méchamment. C'est sûr que je ne vais pas lui faciliter les choses. Je me suis montré déjà bien trop gentil et il ne m'a même pas remercié. Ma main se resserre sur ma propre baguette. Je me demande pendant un moment ce qui est arrivé à mon ancienne baguette, celle qui avait été prise et soumise par l'homme qui me fait face. Harry Potter m'a même pris ma foutue baguette. Je n'ai jamais plus été le même sans elle. Pour ce que j'en sais, Harry et ma vieille baguette se sont magnifiquement entendus. Ironique, non ?

- Tu crois vraiment que c'est malin d'employer la magie contre moi ? s'enquière-t-il en haussant les sourcils.

Une fois de plus, je réalise qu'il y prend plaisir. Je jette un sort sur cet enfoiré mais je l'égratigne à peine. Et savoir qu'il ne me prend pas au sérieux me rend fou furieux et je perds mon sang-froid. Je ne laisserais pas tomber tant qu'un de mes sortilèges ne l'a pas frappé d'une manière ou d'une autre.

Il les esquive tous avec facilité. En fait, à chaque sort que je lance, Harry semble devenir plus fort tandis que moi, je m'affaiblis.

À la fin, la pièce secrète est à demi détruite et les papiers volent partout. Les elfes de maison sont partis depuis longtemps. J'entends les Aurors hurler de l'autre côté de la porte. Je ne peux m'empêcher de penser que Harry a besoin de meilleurs agents.

Finalement, je tombe à genoux. Ma magie m'a anéanti. Je n'ai pas jeté autant de sortilèges depuis un bon moment. Je ferme les yeux et je sens la présence de Harry à mes côtés. J'essaie de le repousser mais je suis trop faible. Harry me prend dans ses bras. Ma dernière pensée avant que je ne m'évanouisse est que mourir dans les bras de Harry Potter ne serait pas si mal, après tout.

NdT :

[1] to tease en vo, qui se traduit aussi par taquiner, titiller, agacer mais aussi par allumer ou aguicher. Il y a donc là un double sens à connotation sexuelle difficile à rendre en français

À suivre…

Voilà. Ça vous a plu, déplu ? Des questions ? Laissez-moi un petit message et n'oubliez pas que pour vous répondre, une adresse e-mail ou un compte Ffnet est nécessaire. Sans ça, je n'ai que votre pseudo et je ne peux rien faire.